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Premiers Blu-ray Dolby Vision : un gain qualitatif, mais des limites…

Le Dolby Vision offre des détails dans les scènes sombres superbes sur le TV OLED E6V de LG !!

Nous en parlions lors des divers articles dédiés aux appareils compatibles Dolby Vision, les premiers Blu-ray Ultra HD encodés en Dolby Vision seront lancés sur le marché lors de ce premier semestre 2017. Lors de la sortie des premiers titres, les divers appareils compatibles recevront également leur firmware pour apporter ce format comme le ZD9, ou le lecteur OPPO UDP-203EU.

Lionsgate, Universal Pictures et Warner Home Vidéo seront les premières maisons d’édition à commercialiser les tout premiers disques Ultra HD Blu-ray encodés en Dolby Vision + Dolby Atmos. Pour rappel, le Dolby Vision propose du HDR avec métadonnées dynamiques afin d’optimiser chaque scène au niveau des couleurs, gradation, luminance, contraste et dynamique. Il permet des encodages en 12 bits par couleur, et exploite une gamme dynamique de 0.005 à 4000 nits dans un premier temps (le but final étant 10 000 nits).

Cela dit, j’espère que ces Blu-ray seront bien en 12 bit, mais j’en doute. Du moins, toutes les vidéos Dolby Vision que j’ai reçu pour mes tests sont encodées en 10 bits YUV 4:2:0… A confirmer donc, mais de toute façon nos TV utilisent des dalles 10 bits, donc même si l’apport du 12 bit serait visible, il ne serait pas exploité au maximum. Dommage, car cela permet de réduire considérablement les effets de banding dans les halos lumineux, ou postérisation avec des dégradés plus fins. L’encodage 12 bit apporte également plus de nuances et un gain en profondeur de champs et dynamique assez étonnant ! C’est à se demander si l’apport du 12 bits vs 8 bits n’est pas plus visible que l’apport de la définition UHD vs HD.

Pour avoir visionné quelques démos en HDR10, puis en Dolby Vision, l’apport qualitatif est indéniable. Malheureusement, pour en profiter pleinement, il faut évidemment un lecteur et un téléviseur compatibles. D’autre part, il se pose le souci de l’exploitation de la courbe EOTF (luminance HDR pour faire simple). En effet, aucun téléviseur n’était capable d’afficher un pic lumineux de 4000 nits pour exploiter pleinement le Dolby Vision ou même le HDR10 encodé en 4000 nits. Un remapping est opéré par le téléviseur pour afficher une balance des blanc correcte en fonction de la coure de luminance du TV.

A vrai dire, peu de TV sont capables de faire un remapping correct en HDR10, en dehors de rares TV comme le Sony ZD9. Du coup, les films en HDR10 encodés à 4000 nits offrent souvent un rendu HDR moins équilibré qu’avec les Blu-ray encodés à 1000 nits(comme des blancs cramés ou une image trop lumineuse et des scènes nocturnes qui ressemblent à des scènes de diurnes. Cependant, en toute logique l’encodage en Dolby Vision permettra d’améliorer ce souci avec un remapping de meilleure qualité grâce à ces fameuses métadonnées dynamiques.

Bref, ce qui est certain, le Dolby Vision apportera un gain qualitatif très appréciable, mais sera loin de pouvoir délivrer toutes ses capacités. Actuellement, les seuls lecteurs Blu-ray UHD compatibles Dolby Vision disponibles sur le marché sont les Philips BDP7502, LG UP970, OPPO UDP-203EU et probablement le lecteur prochain lecteur Sony UBP-X800 (à confirmer pour ce dernier). Pour ma part, je pense que les premiers Blu-ray UHD Dolby Vision seront lancé au mois de mars en même temps que les firmwares des divers appareils compatibles Dolby Vision. Prochaines étapes, le Dynamic HDR, le Dynamic HDR12, …

LG UP970, probablement l’un des lecteurs Dolby Vision les plus abordables…

33 commentaires

  1. avatar
    theo555 /

    En effet Dolby à fait cela pour que tout le monde comprenne. Sur ce point je suis d’accord avec eux, c’est une manière de montrer que le bluray utilise un vieux standard qui en 2017 est devenu anachronique.
    Bien sûr les débuts sont laborieux et à mon avis ça va être le binz pendant au moins 5ans pour la branche cinéma(pour la branche télévision je sens qu’on va rire :lol: )mais avec les données dynamique quand les histoires de gros sous seront réglés, cela devrait être plutôt pérenne à l’échelle des technologies.

    Cela ne veut pas dire que l’on va être éblouie à chaque film, ce n’est pas l’envie des pro, même si les intérêts derrières y pousse.
    Pour les films fait correctement on gagnera en crédibilité, c’est à mon avis un bon point.
    Je ne doutes pas que les fabricants mettront un réglage plus fin permettant de niveler le niveaux des effets HDR pour plaire à tout le monde, les données le permettent. Pour le moment c’est un peu la foire avec des réglages comment dire… outrancier.

    Après il est vrai que certaines avancés sont plus ou moins visible, comme tu le dis au cinéma c’est du DCI-P3 voir du 12bits, qui est diffusé en plus d’être beaucoup moins compressé qu’un bluray. Pour autant je n’ai vu personne dire qu’il voyait une meilleur colorimétrie qu’en bluray. :mrgreen:

    @ Tony 27: Ce sont les limites pour le film pas forcement pour une scène en particulier. Ce serait en effet illisible et bien trop violent.
    Les 10 000(à terme) peuvent représenter un soleil. Les 0.005 pourront être utile pour certaines scènes de films comme Alien.
    Ce sont surtout des limites, c’est seulement comme cela qu’il faut le voir je pense.

    C’est comme quand tu fais un film, tu règles ta camera pour une scène et tu t’aides d’éclairage artificielle pour augmenter la lisibilité. Si tu faisais ton film en une fois avec un seul réglage, tu n’aurais pas une aussi bonne image qu’actuellement sur les grosses prods.

  2. avatar
    Tony 27 /

    @ theo555: au cinéma tu voie pas la différence car l image est trop grande, les couleurs sont dilués.

    Sinon vue que le cinéma utilise du DCI, si tu le regarde sur PC avec le sRGB ou REC709 le rendu sera différent suivant l espace de couleur. sauf si cela été ré-étalonné.

    Donc avec la norme DCI-P3 il y aura plus d étalonnage pour l UHD contrairement au Blu-ray

    Le dolby vision est très intéressant, si les pro font pas n importe quoi, en tous cas je suis sur que l on va dans la bonne voie, mais ils faudra bcq de temps que cela se stabilise.

    Déjà qu ils nous fassent de bonne histoire, c est le plus dure je pense :wink:

  3. avatar
    Jacko /

    Malheureusement il y aura toujours une différence colorimétrique.

    Le DCI cinéma à un point blanc à D63, le DCI3P contenu dans le REC2020 un point blanc à D65. Cela veut dire un ton général différent (plus chaud en DCI cinéma) et des axes différents sur le CIE.

    Les objectifs de gamma ne sont pas les mêmes.

    On a moins de différences qu’avec le BR classique, mais ce n’est pas l’exacte reproduction de l’image cinéma non plus.

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