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JVC DLA-ZL1 : vidéoprojecteur 4K laser THX 4K Display, HDR10, technologie Blu-Escent

JVC DLA-ZL1

La concurrence arrive enfin. Après avoir teasé son nouveau vidéoprojecteur 4K il y a quelques semaines, JVC profite du salon IFA 2016 pour dévoiler officiellement le JVC DLA-ZL1, un superbe vidéoprojecteur 4K Laser compatible HDR10. Malheureusement, ce modèle reste encore une fois réservé à l’élite,puisque son prix devrait avoisiner les 25 000 €. Les plus optimistes diront que c’est deux fois moins cher que le VPL-VW5000ES de Sony, pour un châssis plus facile à intégrer.

JVC DLA-ZL1 : vidéoprojecteur 4K laser, HDR10, technologie Blu-Escent

Le JVC DLA-Z1 représente parmi ce qu’il se fait de mieux d’un point de vue technologie à l’heure actuelle avec une source laser et des panneaux 4K natifs, c’est à dire de 4 096 x 2160 pixels, comme les vidéoprojecteurs 4K de Sony. L’exploit vient aussi de la miniaturisation des composants qui a permis de proposer une optique moins grosse et un châssis moins encombrant que les vidéoprojecteurs 4K actuels. JVC a utilisé 5 lentilles de dispersion de 10 cm chacune afin d’éviter les aberrations chromatiques, proposer une meilleure homogénéité et un lens-shift motorisé plus efficace. On trouve également de toutes petites matrices DILA de 0.69″ (les matrices de Sony font 0.74″ à titre comparatif). Ceci permet également de proposer un écart interpixels très réduit (-31%) et donc forcément une meilleure résolution visuelle avec un grain plus fin. Reste à savoir si en réduisant cet écart ils ont réussi à conserver un contraste interpixel très élevé ce qui est essentiel pour la qualité de l’image.

Lors du teasing de JVC, le fabricant mentionnait la technologie Blu-Escent. Il s’agit en fait de la source lumineuse employée dans ce vidéoprojecteur, une source laser avec diode bleue très puissante qui permet d’offrir un niveau de luminosité annoncé à 3000 lumens afin de conserver un pic lumineux très élevé sur les grandes diagonales, mais aussi pour les séances en HDR10.

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En effet, le JVC DLA-ZL1 est compatible HDR10, mais malheureusement toujours pas de compatibilité Dolby Vision, même s’il faut bien avouer qu’avec 3000 lumens on est encore loin de pouvoir reproduire le pic lumineux nécessaire pour exploiter 100% du rendu HDR10 et encore moins du rendu Dolby Vision qui nécessite un pic lumineux de 4000 nits. Cela dit, comme le souligne justement Jacko en commentaire, en vidéoprojection le HDR10 exploite un pic lumineux aux alentours de 100 nits, probablement pour ne pas trop dégrader la profondeur du noir. Quoi qu’il en soit, la technologie Dolby Vision permet aussi et surtout l’utilisation de métadonnées dynamique qui pourraient grandement améliorer la qualité d’affichage HDR en vidéoprojection. Par contre, un problème plus important se pose pour offrir un rendu HDR de qualité en vidéoprojection, le contraste ANSI qui est souvent trop faible. De ce côté là, JVC annonce un contrôle dynamique et très performant de la source laser qui a permis d’offrir un contraste dynamique infini, ce qui est assez étonnant. Quoiqu’il en soit, le plus important avec l’affichage HDR c’est le contraste ANSI, pas vraiment le contraste dynamique. L’utilisation de la diode laser Blu-Escent a également permis de proposer jusqu’à 20 000 heures de fonctionnement.

En dehors de ça, JVC annonce que le DLA-ZL1 est capable de couvrir 100% de l’espace couleur DCI/P3 grâce à la combinaison de leurs deux nouvelles technologies Cinema Filter + Blu-Escent. Tout le monde sait que le Blu-ray Ultra HD est basé sur le gamut BT.2020 (qui serait couvert à 80% par le DLA-ZL1), mais il faut rappeler que, même si c’est effectivement un flux BT2020 qui est envoyé au diffuseur, les films sont toujours captés en DCI/P3 natif, et donc les capacités de ce vidéoprojecteur seraient largement suffisantes pour le moment. L’essentiel est de pouvoir calibrer l’appareil en Rec.2020, ce qui est probablement le cas ici.

Le JVC DLA-ZL1 est certifié ISF et THX 4K Display. JVC a encore amélioré sa technologie MPC (Multiple Pixel Control) afin d’améliorer l’upscaling des contenus 1080p, mais également la netteté des images en 4K ou Ultra HD natif. On retrouve la compensation de mouvement Clear Motion Drive qui, là aussi, a été améliorée pour fonctionner en 4K natif et offrir plus de précision lors des travellings et images en mouvement. Cette année, le Clear Motion Drive est compatible 2160p/60 en 4:4:4 !

Comme chez Sony, on retrouve l’Auto Calibration Function qui permet de calibrer l’appareil automatiquement. Une petite option appelée “Screen Adjust Mode » permet de prendre en compte la couleur de l’écran de projection utilisé pour améliorer les résultats de cette calibration automatique. Le JVC DLA-ZL1 est lui aussi équipé d’un mode “Low Latency Mode” pour réduire l’inputlag afin d’offrir une meilleure expérience avec les jeux. Avec cela, on retrouve les fonctions habituelles de mémoire de zoom, pour ajuster l’alignement des pixels, ou encore Screen Mask. L’appareil embarque des connecteurs HDMI 2.0a compatibles HDCP 2.2, 18Gbps, BT.2020, HDR10 et YCbCr 4:4:4 10 bit.

Caractéristiques techniques du JVC DLA-ZL1 :

  • Vidéoprojecteur 4K (4096 x 2160 pixels)
  • Matrice DILA de 0.69″ avec écarts interpixels réduits de 31%
  • Nouvelle optique en aluminium avec lentille de 10 cm de diamètre
  • Certification THX 4K Display et ISFccc
  • Compatible HDR10
  • MPC (Multiple Pixel Control) nouvelle génération : améliore l’image des sources 1080p, Ultra HD et 4K
  • Low Latency Mode : réduction de l’inputlag
  • Clear Motion Drive : compensation de mouvement compatible 2160p/60
  • Laser Blu-Escent avec diodes bleues
  • Luminosité : 3000 lumens
  • Contraste dynamique annoncé comme infini
  • Contraste ANSI non communiqué
  • Cinema Filter + Blu-Escent : 100% du DCI/P3 et 80% du Rec.2020
  • Calibration automatique avec prise en charge de la teinte des écrans de projection (Screen Adjust Mode)
  • Dynamic Light Source Control
  • Lens-shift motorisé : 100% vertical and 43%
  • Focus et zoom motorisé
  • Connecteurs HDMI 2.0a compatibles 18gbps, BT.2020, HDR10, HDCP 2.2

JVC devrait communiquer son prix et sa disponibilité bientôt, mais on parle d’un prix aux alentours des 25 000 €.

Source : AVForum

9 commentaires

  1. avatar

    3000 lumens pourraient permettre un bon rendu HDR10 à condition de rester raisonnable sur la taille de l’image et en tirant le moins possible sur le zoom.

    25.000€ ne me choque pas, mais hélas cela reste bien cher pour le HCphile type.
    Disons que l’alternative face aux Sim² est intéressante, sans compter le VPL-VW5000ES.

    Je serais assez satisfait d’un Epson LS20000 avec plus de puissance lumineuse pour le HDR10, intégration du DolbyVision et accès au gamut le plus étendu qui doit avoisiner les 80-85% du REC2020.
    Pas besoin qu’il soit 4k natif, juste sous la barre des 10.000€ !

  2. avatar

    Note sur la réflexion du HDR et du DolbyVision.
    La cible HDR10 en vidéoprojection est 100 NITs, je ne sais pas ce qu’il en est du DolbyVision, mais cela doit être entre 200 et 300 NITs.

    Comme je l’ai expliqué ailleurs, cette spécification est lié au cinéma pro dont les tailles d’écran tournent autour de 12m.

    En HC nous sommes dans une moyenne de 2,5-3,5m.
    Dans ce cas il faudrait 250-300 NITs pour le HDR10, aucune idée de la correspondance fonctionnelle pour le DolbyVision, mais c’est forcément très en dessous des 4000 NITs demandé sur une TV.

  3. avatar

    @Jacko – Merci de ces précisions Jacko, je vais préciser ça dans l’article .

    Cela dit, Pour ma part, par expérience suite aux tests de TV HDR/Dolby Vision, sans surprise je me suis rendu comte que plus que le pic lumineux c’était surtout le contraste ANSI /intra-image qui influait le plus sur la qualité du rendu HDR.

    Selon toi, quel niveau de contraste ANSI on peut espérer atteindre avec ce type de vidéoprojecteur ?

  4. avatar

    @Jacko – Je rajouterai également ceci :

    Pour ma part, j’ai tout de même l’impression que si on limite le pic HDR10 à 100nits sur VP, c’est un peu à cause de l’incapacité des vidéoprojecteurs à afficher un rendu HDRde qualité, car tout simplement si on monte au-delà de 100 nits, le noir devient tout gris et l’image perd totalement en dynamique.

    Jusqu’ici je n’ai jamais vu un vidéoprojecteur offrir un rendu HDR de qualité. La dynamique de l’image est trop limitée pour du HDR, autant se contenter de SDR.

    Enfin, ce n’est que mon avis… :)

  5. avatar

    C’est une bonne remarque. D’ailleurs je pense personnellement que la mise en oeuvre du HDR en videoprojection devra aussi être déterminée par le contraste ANSI. Cela induit la capacité à conserver un bon noir. A l’instar des OLED, plus la residuelle dans les noirs est basse et plus le ANSI sera bon. Par déduction, le pic lumineux HDR nécessaire sera moins haut. Sachant que 100 NITs a de forte chance de rester la référence minimale.

    Ta question est ardue, un ANSI superieur à 550 serait déjà un bon score. Mais est-ce suffirant pour influer la nécessité du pic lumineux HDR liée à la taille de l’écran ?
    On en revient toujours au même problème : il nous manque une table de référence qui indiquerait le pic lumineux en fonction de la taille de l’image pondérée du ANSI. Ou un EOTF intégré au projo qui serait adaptatif par rapport à la taille de l’écran et le pic lumineux mesuré.

  6. avatar

    @Jacko – Ça c’est pas bête ! C’est clair que pour le moment les valeurs données pour profiter du rendu HDR sont trop figées et ne prennent pas en compte de nombreux paramètres (profondeur du noir, contraste ANSI, technologie de diffusion, grandeur de l’image, etc)..

    Il est évident que sur un OLED qui affiche 800 nits on a un meilleur rendu HDR que sur un LED qui affiche 1600 nits.

    Il est également évident que plus l’image est grande, moins on a besoin d’un niveau de luminosité élevé.

  7. avatar

    Auteur du commentaire Nicolas Bécuwe@Jacko – Je rajouterai également ceci :

    Pour ma part, j’ai tout de même l’impression que si on limite le pic HDR10 à 100nits sur VP, c’est un peu à cause de l’incapacité des vidéoprojecteurs à afficher un rendu HDRde qualité, car tout simplement si on monte au-delà de 100 nits, le noir devient tout gris et l’image perd totalement en dynamique.

    Jusqu’ici je n’ai jamais vu un vidéoprojecteur offrir un rendu HDR de qualité. La dynamique de l’image est trop limitée pour du HDR, autant se contenter de SDR.

    Enfin, ce n’est que mon avis… :)

    La référence de 100 NITs est véritablement liée à un manque de recule des constructeurs et une absence de documentation adaptée. Si un projo à un bon ANSI monter le pic lumineux ne va pas penaliser le rendu du contraste. On peux obtenir de très bons résultats sur un JVC mais il faut trituer les ajustement de gamma et moduler le paramètre de contraste. Le HDR sur projo démontre des problèmes car : du côté Sony tout est figé et indexé sur une cible à 100 NITs. On ne peut pas intervenir facilement. Chez JVC on « bricole » un EOTF à partir du gamma D. Mais l’avantage est de pouvoir intervenir dessus sur plusieurs paramètres. On triche en dehors de la norme mais le résultat final est plus convaincant. On table donc sur une adaptation qui tient compte de l’ecran, du pic lumineux atteint et du gamma. C’est assez proche de la solution la plus viable, mais il faut faire sans documentations. L’approche est fonctinnelle mais encore arbitraire. :)

  8. avatar

    Auteur du commentaire Nicolas Bécuwe@Jacko – Ça c’est pas bête ! C’est clair que pour le moment les valeurs données pour profiter du rendu HDR sont trop figées et ne prennent pas en compte de nombreux paramètres (profondeur du noir, contraste ANSI, technologie de diffusion, grandeur de l’image, etc)..

    Il est évident que sur un OLED qui affiche 800 nits on a un meilleur rendu HDR que sur un LED qui affiche 1600 nits.

    Il est également évident que plus l’image est grande, moins on a besoin d’un niveau de luminosité élevé.

    Ca nous amène à un paradoxe. La hausse en lumens permet d’afficher une plus grande image SDR. Ca a toujours été le but d’un vp puissant. Avec l’UHD, cela ne fera que légitimer le HDR mais sur des tailles d’image raisonnables. Il faudra choisir entre une image SDR de grande taille ou une image HDR de taille raisonnable. Sinon arriver à des projo ultra lumineux et aborfable avec une bonne maîtrise des contrastes.
    Par chance c’est bien plus simple sur une TV.

  9. avatar
    BlackArmor /

    Échanges de très haute volée !

    Merci à vous 2 pour toutes ces précisions…

    Tiens ça me rappelle qu’il y a dix ans déjà, je faisais l’acquisition du fameux JVC HD1 pour remplacer mon Barco 1209s…que le temps passe vite !

    Et lui même successeur du tout aussi fameux (à l’époque…) HD2K qu’un ami à moi avait acheté en 2004…

    Aujourd’hui plus de VP et j’attends avec impatience le « OLED » grande taille qui me fera craquer…

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