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Sony VPL-VW550ES : un vidéoprojecteur 4K/Ultra HD compatible HDR10 et HDR HLG,

VPLVW550ES

Sony Professional profite du salon IFA de Berlin pour présenter sa troisième génération de vidéoprojecteur 4K avec le Sony VPL-VW550ES, une petite évolution du VW520ES,lui aussi une évolution du VW500ES. Pas de grosses nouveautés donc, on reste sur des panneaux SXRD de 4096 x 2160 pixels, mais une amélioration du contraste, du Motionflow, une compatibilité HDR HLG pour les diffusions Broadcoast. Malheureusement, ce sera l’unique vidéoprojecteur présenté lors de ce salon, toujours pas de modèle en dessous de la barre des 5000 €…

Sony  VPL-VW550ES : un vidéoprojecteur 4K/Ultra HD compatible HDR10 et HDR HLG 

Le vidéoprojecteur Sony VPL-VW550ES est donc une évolution du VPL-VW520ES que nous avions testé cette année. Il s’agit d’un vidéoprojecteur Tri-LCD, toujours basé sur trois panneaux SXRD avec une matrice 4K native (4096 x 2160 pixels). Son connecteur HDMI 2.0a accepte les signaux 2160p à 24, 50 et 60 im/s. Si le signal 2160p24 est bien géré en 10 bit, le 2160p60 est toujours limité au YCbCr 4:2:0 et 8 bit par couleur. Cette année, en plus du HDR10, Sony rajoute la compatibilité HDR HLG (Hybrid Log-Gamma) développée par la BBC et NHK afin de proposer des contenus Broadcast HDR. Le HDR HLG utilise une courbe de transfert EOTF non linéaire qui peut être décodée en HDR10 par les diffuseurs compatibles HDR10 et en SDR par les diffuseurs non compatibles HDR. Une sorte de signal HDR rétrocompatible SDR. Reste à savoir si l’affichage HDR10 a été amélioré depuis l’an dernier, car cette technologie peine à convaincre en vidéoprojection et n’est d’ailleurs toujours pas utilisée en salle de cinéma, contrairement à la 3D. Autre précision, le vidéoprojecteur est toujours compatible 3D RF et WHDI, mais les lunettes et le module de liaison sans fil sont optionnels.

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On retrouve le processeur X-Reality Pro 4K et donc l’upscaling 4K et le traitement vidéo Reality Creation qui offre de très bonnes performances de mise à l’échelle et traitement des sources UHD et 4K natives. Il dispose toujours de la fonction Mastered in 4K qui permet d’améliorer encore un peu plus l’upscaling 4K des Blu-ray Mastered in 4K signés Sony Picture. Et on retrouve également, l’algorithme TriLuminos qui permet de remastériser les couleurs en Wide Gamut sans étirer les coordonnées pour ne pas dénaturer les couleurs, saturations et teintes de peau (un procédé qui donne de très bons résultats,même si évidemment ce n’est pas parfait, loin d’une captation native en DCI ).

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Les améliorations apportées au VPL-VW550ES concernent une luminosité de 1800 lumens et le contraste dynamique qui passe à 350 000:1. On retrouve la même lampe longue durée qui promet jusqu’à 6 000 heures de fonctionnement en mode lampe bas. Le Lens-Shift, le zoom et le focus sont toujours motorisés. Il est également possible d’aligner les trois panneaux SXRD avec une précision de l’ordre du 0,1 pixel. Notez aussi, une mémoire de zoom et une fonction V-Strech.
Sony annonce également avoir amélioré la fluidité de son Motionflow, qui était déjà une référence, mais il reste toujours aussi limité en présence de contenus 4K ou Ultra HD avec lesquels seul le mode IMPULSION est disponible. Ce mode est plus précis, mais manque de fluidité comparé aux modes Cinema ou Bas par exemple. En revanche, on retrouve le Smooth Gradation qui permet de réduire considérablement les effets de postérisation pour offrir de très beaux dégradés.

Toujours présent, le système de calibration automatique qui offre des résultats corrects même si rien ne remplace une calibration manuelle faite par un professionnel ou un amateur avisé.

Caractéristiques Techniques du VPL-VW550ES :

  • Vidéoprojecteur 4K 3D
  • 3D Ready : technologie active avec synchronisation RF (lunettes en option)
  • Compatible HDR : HDR10 et HDR HLG
  • Trois panneaux TriLCD SXRD 4096 x 2160 pixels (0.74″ x 3)
  • Nombre de pixels : 26 542 080 (4096 x 2160 x 3) pixels
  • Processeur X-Reality Pro 4K : traitement vidéo et upscaling 4K et 3D 4K Reality Creation
  • Mastered in 4K : optimisation de l’upscaling 4K des Blu-ray Masterd in 4K (issus de master 4K)
  • TriLuminos : algorithme qui remasterise les couleurs en Wide Gamut
  • Contraste dynamique on/off : 350 000 : 1
  • Luminosité : 1 800 lumens
  • Nouveau Motionflow avec efficacité variable selon la source :
  • Source 1080p 2D et 3D : modes Haut/Bas, Cinema, Impulsion, TrueCinema, Combinaison
    source 2160p : mode Impulsion uniquement
  • Taille d’image : de 60″ à 300″ selon le recul et le zoom
  • Deux connecteurs HDMI 2.0a : HDCP 2.2, BT.2020, 2160p en 24,50 et 60im/s (signal 20160p/60 limité au 4:2:0 et 8 bit par couleur)
  • Entièrement compatible avec le Blu-ray Ultra HD : BT.2020, YCbCr 4:2:0, 10 bit par couleur et HDR10
  • Inputlag amélioré depuis l’an dernier (35 ms sur el VPL-VW520ES)
  • Fonction Contrast Enhancer & Adanced IRIS 3 Control
  • Modes Bright TV & Bright Cinema (pour utilisation en salle semi-éclairée)
  • Émetteur 3D RF intégré
  • Lens Shift motorisé : V:+-85% et -80% / H:+/-31%
  • Zoom motorisé : x2,1
  • Focus motorisé
  • Auto Calibration et Manual HSV Colour Correction
  • Alignement des pixels par couleur (RVB).
  • Picture Memory Position : mémoires de zoom
  • Lampe au mercure de 280 W (6000 heures en mode lampe Bas)
  • 2 x HDMI 2.0a, Mini D-Sub, YUV, RS232C, IR in, port USB pour mise à jour firmware, port Ethernet (RJ45, 10 et 100Base-TX)
  • En option : lunettes 3D RF (TDG-BT500A) – Transmetteur WHDI IFU-WH1 (transmission HDMI sans fil)
  • Dimensions : 495,6 x 195,3 x 463,6 mm pour 14 kg

Pour avoir testé de nombreux vidéoprojecteurs 4K Sony, c’est toujours un superbe spectacle et une immersion unique. Quel spectacle grandiose ! Même si la technologie HDR10 ne m’a clairement pas convaincu en vidéoprojection, touts technologies confondues, les vidéoprojecteurs 4K de Sony offrent une image exceptionnelle que ce soit pour visionner des Blu-ray 1080p et d’autant plus des Blu-ray Ultra HD ! Malheureusement, le prix est toujours aussi inaccessible. Chaque année on espère une démocratisation, l’arrivé de concurrent, mais 4 ans après mon test du VPL-VW1000ES, les prix n’ont pratiquement pas bougés. En effet, le Sony VPL-VW550ES sera disponible au mois d’octobre en finition blanche ou noire et au prix indicatif de 9 999 €. A quand un modèle sous la barre des 5000 € ?!

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6 commentaires

  1. avatar

    Toujours pas de gamut étendu DCI ?
    L’espace colorimétrique normalisé supérieur au REC709 reste donc exclusif au VPL-VW1100ES et au VPL-VW5000ES ?

  2. avatar
    lebot33 /

    Auteur du commentaire JackoToujours pas de gamut étendu DCI ?
    L’espace colorimétrique normalisé supérieur au REC709 reste donc exclusif au VPL-VW1100ES et au VPL-VW5000ES ?

    Salut Jacko

    As tu vu une intervention de THXRD sur cinetson concernant le HDR et le REC 2020?

  3. avatar

    @lebot33

    Non, il dit quoi ?

  4. avatar
    Lebot33 /

    Je te met le lien je n’ai pas tous lu je n’ai pas encore eu le temps.(d’ailleurs je ne m’en rappelais plus mais Emmanuel Piat était intervenu juste avant )

    http://www.cinetson.org/phpBB3/viewtopic.php?f=2&t=36084&start=390

  5. avatar

    Mouais … comme d’hab’ THXRD se braque sur une vision unique relative à SA conception du homecinema, c’est à dire des systèmes de très grande taille et très coûteux (une continuité de son activité professionnelle chez Soft ADS).
    Il y a du vrai dans ce qu’il dit, mais aussi pas mal d’erreurs.

    Concernant le HDR, il est faux de dire qu’un projo grand publique ne peut pas fournir 100 NITs, car c’est possible. Il est vrai de dire que c’est possible sur de « petits écrans » … sauf que la moyenne de taille d’écran en HC c’est dans les 2,6m, ce qu’il entend par « petit » représente cette valeur moyenne.

    Mais le problème n’est pas là !
    100 NITs est pour une image de 12m environ ce qui représente une puissance lumineuse globale en lumens énorme.
    Il y a une corrélation de valeur inverse avec le pic lumineux nécessaire et la puissance lumineuse totale induite par la taille de l’écran. En d’autres termes, plus l’écran est petit et plus le pic lumineux doit être grand. Donc pour nous il faudrait plutôt 250 NITs minimum.
    D’autre part, la cible de pic lumineux HDR10 qui va servir à établir la courbe de transfert EOTF dépend aussi du résiduel de luminance mesuré dans le noir. C’est pour cette raison que les OLED peuvent appliquer le HDR10 à 540 NITs alors que les LED nécessitent 1000 NITs. Or ! Un projo HC grand publique délivre un contraste séquentiel supérieur aux projo ciné + l’application de contraste dynamique optique et électronique qui améliore encore les noirs. Ces éléments sont favorables à un pic lumineux HDR10 visant des objectifs à la baisse. Toutefois, la taille de l’image restant très en dessous des tailles des ciné, le pic lumineux devra encore être supérieur à 100 NITs.
    Il faut aussi tenir compte de la nature de la toile qui dans certains cas pourra favoriser le HDR10. Plus l’environnement, il va s’en dire qu’une salle dédiée aidera grandement à son optimisation : moins de résiduel de Lumière dans les noirs (pas de réflexion lumineuse des murs) = meilleur contraste = meilleur gamma = HDR10 optimisé.
    Le vrai problème est donc de savoir quel pic lumineux à atteindre en tenant compte de la résiduelle de luminance et de la taille de l’écran. Cela veut aussi dire que si on voulait bien faire les choses, il faudrait un outil permettant d’indiquer les objectifs et d’adapter la courbe EOTF au cas par cas. C’est bien entendu tout à fait possible, cela revient à faire un calibrage contextuel.

    Le REC2020 … dire que cela n’existe pas est une erreur de compréhension. Le REC2020 est un gamut normalisé, non seulement il est documenté mais il s’agit d’un espace colorimétrique qui existe et se voit. nous ne sommes pas dans l’ultra violet ni l’infra rouge. Tout espace colorimétrique peut être reproduit en intégralité ou partiellement par un diffuseur. Il peut être traduit par une couverture normalisée puis clipée sur l’espace non affichable ou « simulé » en usant d’une non linéarité des axes du CIE, ce qui revient à intervenir sur un 3D LUT et viser une technique par optimisation des moyennes de DeltaE.
    Alors il est vrai qu’à l’heure actuelle on peut espérer 80% de couverture du REC2020 (peut être plus avec une source de lumière tri-LED). Qu’en sera t il dans quelles années ? Après tout il y a peu de temps les TV ne pouvaient pas afficher mieux que du REC709 et peu de projo était compatible DCI.

    Il est aussi vrai de dire que le REC2020 n’existe pas sur les enregistrements … enfin ce n’est pas tout à fait vrai. Un film masterisé cinéma numérique sera effectivement DCI, mais c’est un fait actuel et que dire de l’avenir ? Par contre tout film sur pellicule peut afficher un espace colorimétrique plus vaste que le DCI, une numérisation native REC2020 et HDR est alors tout à fait pertinente.

    On ne peut pas juger de l’intérêt du REC2020 ni du HDR en vidéoprojection HC, car la mise en pratique de l’UHD est trop récente. Une approche pertinente du problème tendrait en fait à évaluer le gain apporté par l’UHD en terme de gain de densité d’information (résolution supérieure et encodage 10 Bits), en gain de colorimétrie (REC2020) et en terme de dynamique de l’image (HDR). Sur TV le plus évident est le HDR, le REC2020 s’illustre que si on fait un comparatif A/B instantané car la variante d’espace de couleur est moins évidente à percevoir.
    En projection il est vrai que c’est plus ténu, car justement rares sont les cas d’une bonne mise en oeuvre du HDR. Il faut surtout retenir que c’est le début et qu’il sera pas possible d’exploiter un projo en HDR comme on le fait en SDR. Déjà l’objectif théorique de 30 FL (100 NITs) vs 16 FL (50 NITs).
    On pourrait alors se poser la question « mais pourquoi le SDR à 50 NITs en HC marche et il est basé sur le ciné pro qui lui même demande cette valeur et le HDR pose des difficultés ? » Tout simplement parce que le type de gamma du HDR n’est en rien comparable avec celui du SDR et que la gestion des luminances à différents IRE n’a plus rien à voir. Cf les gamma classiques, même non linéaires et l’incidence liée à la courbe EOTF.

    Donc un VPL-VW550ES plus lumineux sera un plus.
    Le sera t il assez pour afficher parfaitement du HDR ? Je pense que nous n’y sommes pas encore …

  6. avatar

    Dans un autre commentaire THXRD affirme également que le REC709 est largement suffisant pour « montrer » les couleurs nécessaires. Il faut remonter aux début des premiers afficheurs numériques, le REC709 avait été établi pour normaliser les limites des écrans LED et plasma de l’époque. Car si on compare le REC709 au gamut NTSC, on se rend compte que cet ancien gamut fait pour les CRT (donc des afficheurs analogiques) est bien plus grand.
    L’UHD propose une prestation supérieure aux capacités des diffuseurs d’images et il est vrai que cela peut sembler perturbant car c’est une première. De plus des éléments sont appelé à évoluer, notamment avec le HDR dynamique.

    Je trouve dommage que les échanges soient focalisés sur le constat d’une situation actuelle et qu’ils ne sont pas ouvert sur l’avenir. toute l’industrie, quelle soit ciné ou HC, a évolué et évoluera toujours. Il est évident que progressivement les diffuseurs TV ou projo, finiront par atteindre les performances requises et que les contenus suivront. Après tout, cela fait déjà un moment qu’une TV ou qu’un projo dépasse les spécifications du full HD !
    Il n’y a pas de raison pour que cette progression s’arrête !

    Globalement je n’approuve pas entièrement les arguments de THXRD ni ceux de Piat.

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