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Test Onkyo TX-NR656 et TX-RZ810 : un prix du simple ou double pour quelles performances ?

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Pour changer un peu, j’avais envie de vous proposer un test différent, mais qui ne représente pas mon nouveau protocole.  Voilà 7 ans que je teste des amplis home cinéma et tous les ans c’est un peu la même chose. Vous savez ce que je pense des amplis Onkyo, il suffit de lire les tests du TX-NR646 et RZ900 de 2015 et rajouter les nouveautés. Donc pour changer, j’ai voulu comparer deux amplis de cette gamme 2016, le TX-NR656 (environ 600 €) et le TX-RZ810 (environ 1200 €). En effet, ces deux amplis 7.2 proposent à peu prés les mêmes fonctions, mais le prix  passe du simple au double pour une certification THX,  une fabrication plus qualitative et 20 Watt de plus par canal. Nous allons donc voir si ce prix est justifié et si le RZ810 peut faire oublier le RZ900 vendu pratiquement au même prix actuellement. Evidemment,  je vais également faire le tour des nouveautés avec un nouvel OSD assez sympa, l’AccuReflex, une amélioration de l’algorithme AccuEQ, améliorations multimédia, la fonction FireConnect et de légères améliorations audio. 

Rapide présentation des amplis TX-NR656 et TX-RZ810

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Sur le papier, les amplificateurs Onkyo TX-NR656 et TX-RZ810 semblent très proches ! Tous deux sont des modèles 7.2 compatibles DTS:X et Dolby Atmos 5.1.2, avec les mêmes fonctions, la même calibration AccuEQ et AccuReflex, tous deux sont dotés de la fameuse technologie « Dynamic Audio Amplification », du même DAC AKM avec filtrage 32 bit, du même circuit VLSC (Vector Linear Shaping Circuitry pour un rendu analogique plus naturel avec moins de bruit),  et du circuit PLL (Phase Locked Loop) pour réduire le jitter en entrée SPDIF. Les spécifications officielles annoncent une certification THX Select2 Plus et 20 Watt par canal de plus sur le RZ810, mais nous savons tous que ces chiffres ne veulent pas dire grand chose et ne correspondent à aucune mesure rationnelle. Une mesure effectuée avec 1% de THD, ce qui est très élevé et inécoutable et avec un seul canal en action ce qui n’arrive jamais en utilisation courante. Bref, on ne va pas refaire le monde maintenant et même à puissance égale certains amplis peuvent offrir une qualité audio bien meilleure que d’autres.

Il est vrai que la différence de prix s’explique en partie par la certification THX sur le RZ810 (qui se paye), une meilleure qualité de fabrication et une électronique un peu plus élaborée avec des composants qui coûtent forcément plus chers (j’ai d »ailleurs abordé l’apport des modes THX en détail lors du dernier tests d’enceintes Magnat THX). On note également que 4 Kg et 140 watts de consommation maximum de plus pour le RZ810 (le NR656 pèse 10 kg pour 570 Watt,). Cela dit, est ce que ces différences apportent un réel plus à l’écoute et justifient un prix multiplié par deux ? Le plus important, c’est tout de même le rendu sonore, surtout que le NR656 m’a semblé offrir une meilleure tenue en puissance que le TX-NR646 avec une écoute moins fatigante à fort volume (le NR646 s’essoufflait assez rapidemment au-delà de 60dB). C’est même étonnant, car la consommation maximum a été revue à la baisse. Cela dit, Onkyo aurait amélioré le rendement de ses alimentations à découpage de technologie Dynamic Audio Amplification (en Classe A/B). C’est à dire que pour une même consommation, la puissance RMS est un pue plus élevée. Les mesures officielles du NR656 ont  légerement évoluées avec un SNR annoncé à 106 dB au lieu de 100 dB l’an dernier, et on remarque un nouveau transformateur H.C.P.S un peu plus imposant (d’où le poids un peu plus lourd avec 600 gr de plus, malgré une structure interne plus épurée). Evidemment, si ces amélioration profitent au NR656, elles profitent également au RZ810.

Du côté du châssis, il est clair que le NR656 n’a pas autant de prestance que le RZ810, avec une qualité de fabrication basique, mais très correcte et un design tout de même sympa. Un bon petit amplificateur, très fonctionnel, largement suffisant pour la grande majorité des salons et utilisateurs. Son châssis est assez fin, mais avec une façade un peu plus épaisse qui permet de lui donner un look un peu plus racé. Les boutons de contrôles et potentiomètres sont en PVC, mais on peut à peu prés tout contrôler depuis sa façade qui propose une entrée HDMI (souvent bien utile lorsqu’on veut connecter un appareil rapidemment sans tout déplacer), une sortie casque, une entrée jack stéréo, une pour le micro de calibration. En revanche, le port USB est à l’arrière et là pour le coup c’est vraiment pas pratique si on veut connecter une clé USB ou son smartphone. On retrouve cet écran digital toujours aussi basique, mais qui permet de régler l’OSD, parcourir les dossiers partagés sur le réseau ou sur un HDD connecté via USB ou lancer un service de musique à la demande sans allumer le téléviseur.

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La RZ810 est clairement d’une classe au-dessus ! Du moins, en apparence… C’est un modèle de la série RZ, qui est à Onkyo ce que la gamme Aventage est à Yamaha, et dispose donc d’un châssis plus rigide, épais avec une trappe à l’avant, un gros potentiomètre entièrement en aluminium et un design plus imposant et plus « haute fidélité ». C’est également un ampli certifié THX Select2 et comme je l’ai déjà précisé, il existe évidemment des amplis plus performants sans certification THX, mais cela est tout de même un gage d’une certaine qualité et la présence de certaines fonctions pour répondre au cahier des charges THX qui est assez strict.

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Cela dit, lors du déballage, lorsqu’on a connu le RZ900 on est tout de même surpris par le poids assez léger de cet ampli qui est à mi-chemin entre un la série 600 et le RZ900 de 2015 proposait une alimentation linéaire de bien meilleure qualité avec transformateur torique et une meilleure stabilité, moins de rayonnement, une seconde alimentation à découpage dédiée au circuit numérique pour une consommation totale de 840 Watt. D’autre part, la qualité de l’étage d’amplification du RZ900 est bien supérieure à celle du RZ810, ça c’est indéniable !

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Electronique du TX-NR656 :on remarque l’absence de ventilateur,malgré un systeme de refroidissement passif moins performant que le RZ810. Résultat, l’ampli est silencieux,mais chauffe un peu trop !

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Electronique du TX-RZ810

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Des éléments du RZ810 : transfo IEC, Condensateurs d’une capacité de 15000µF, refroidissement passif

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Electronique du TX-RZ900 avec circuit d’amplification en montage parallèle (Push-pull) et circuit Darlington inversé sur trois niveaux. Le RZ800 proposait la même électronique en dehors de l’alimentation linéaire.

Comme vous pouvez le voir sur ces photos, à regarder de plus prés, l’électronique du NR656 n’est finalement pas si éloignée que ça de celle du RZ810, alors que celles des RZ900 et RZ800 étaient  clairement d’une gamme supérieure. Le transformateur du NR656 ne porte peut être pas le même N° de série, mais sa taille et sa conception sont très proches du transformateur H.C.P.C du RZ810. En revanche, le RZ810 propose des transistors de puissance discrets à faible niveau de bruit, des condensateurs avec une  capacité de filtrage plus élevée pour une meilleure puissance instantanée et donc une meilleure attaque en théorie. On trouve deux condensateurs de 15000 µF chacun (comme sur les RZ800 et RZ900) au lieu de 8200 µF sur le NR656, pour une réponse en fréquence annoncée efficace jusqu’à 5 Hz (cela dit, je ne connais pas beaucoup d’enceintes ou caissons capables de descendre à 5 Hz, même si cela permet probablement de mieux reproduire un grave à 15 Hz). J’ai mesuré le NR656 et le RZ810 sur les mêmes enceintes Magnat LCR-100 et je ne note aucune différence de réponse en fréquence entre les deux, juste un aigu légèrement plus droit et un niveau (SPL) en dB plus élevé sur le RZ810 grâce à sa puissance légerement plus élevée (à peine 4dB de plus):

NR656 enceinte droite sans AccuEQ

Onkyo TX-NR656 : Réponse en fréquence sur Magnat LCR-100

Onkyo TX-RZ810 : Réponse en fréquence sur Magnat LCR-100

Onkyo TX-RZ810 : Réponse en fréquence sur Magnat LCR-100

Dans les caractéristiques, on note également un niveau en sortie LFE plus élevé, un refroidissement passif plus évolué, des barres omnibus en cuivre et isolateurs rigides pour réduire les interférences du signal, un châssis conçu pour minimiser les vibrations et de gros pieds avec des patins en liège. On remarque également un meilleur système de refroidissement passif sur le RZ810 et ça, clairement, j’ai ressenti son apport ! Le RZ810 chauffe beaucoup moins que le NR656 et cela peut avoir aussi une légère influence sur la qualité sonore et pour la pérennité de l’appareil.

Du côté de l’étage de pré-amplification, en lisant les caractéristiques, on peut se dire qu’il est identique à celui du RZ900 avec le même DAC AKM4558, mais il est en fait assez différent. Sur le RZ900 cet étage était déporté sur une carte indépendante pour séparer le circuit numérique et analogique. Cette carte disposait de sa propre alimentation raccordée sur l’alimentation linéaire principale et cela avait permis une excellente intégration du DAC AKM avec des mesures très proches des capacités intrinsèques de ce DAC avec un SNR de 115 dB et une excellente spatialisation (diaphonie mesurée à -108 dB). Si vous voulez consulter ces mesures, rendez-vous sur le test du RZ900.

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Étage de préamplification du RZ900 avec plusieurs cartes superposées, une carte dédiée au circuit analogique alimentée reliée à  l’alimentation linéaire, la carte supérieure est dédiée au circuit numérique avec les chipsets HDMI et est alimentée par la seconde alimentation à découpage.

Cet étage de préamplification est pratiquement identique sur le NR656 et le RZ810, avec un circuit numérique et analogique réunis sur la même carte, des AOP, un systeme de filtrage et de régulation du courant de moins bonne qualité sur l’alimentation de la carte principale. Pour le reste, on retrouve les mêmes DAC (le DAC principal étant un AKM AK4458 8 canaux pour gérer les 8 canaux (7.1)  et trois Texas Instrument PCM5101 pour la zone 2, et 3 et éventuellement la configuration 7.1.2. Le DAC AKM étant compatible DSD, cela veut dire que le DSD peut être lu nativement, sans conversion PCM en 7.1. D’autre part, seul le RZ810 propose un mode DSD Direct pour lire ce DSD en natif, donc le NR656 convertirait le DSD en PCM,  mais à vrai dire je ne comprends pas pourquoi cet ampli ne propose pas ce mode vu qu’il intègre le même DSP Cirrus Logic en charge du flux DSD numérique et du même DAC AKM.

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DAC AKM AK4458 (8CH) + T.I PCM5101A (2CH) + chipset puce de traitement T.I PCM9211

On peut également remarquer une petite différence, le RZ810 embarque un DAC PCM5101 de plus que le NR656 (voire photos ci-dessous). Ce DAC est peut-être là pour gérer la préamplification 7.1.2 alors que le NR656 s’arrête au 5.1.2 dans les configurations proposées dans le menu, ou pour gérer une zone suplémentaire. Cette configuration 7.1.2 reste un mystère à l’heure actuelle, vu que cet ampli ne propose que 7 blocs de puissance, il ne peut gérer le 7.1.2 qu’en préamplification, et se limite au 5.1.2 avec sa propre amplification, mais le souci vient du fait qu’on ne trouve qu’une sortie PreOut 7.2 et l’OSD ne propose aucune possibilité d’assigner les connecteurs de sortie. J’y reviens plus bas, car cette histoire a longuement été débattue sur les forums, mais peut être que la future mise à jour DTS:X permettra d’exploiter enfin cette configuration 7.1.2 en ajoutant des réglages d’assignation dans l’OSD.

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J’ai mesuré le signal analogique en sortie et les résultats sont très bons, et similaires sur le RZ810 et NR656, mais très légèrement en-dessous des mesures du RZ900. Je précise que ces mesures sont réalisées en sortie de circuit analogique, et non en sortie de borniers, donc l’influence des condensateurs avec filtrage à 30 000µF ou des transistors discrets disponibles sur le RZ810, n’est pas mesurable ici. Ce circuit affiche un SNR de 110 dB environ et une diaphonie de -102 dB, soit moins bon que les mesures du RZ900.

Gamme dynamique du circuit analogique des NR656 & RZ810

SNR NR656

Gamme Dynamique du NR656 (109,6 dB Pondéré-A)

SNR RZ810

Gamme Dynamique du RZ810 (110,3 dB Pondéré-A)

Je précise tout de même que la gamme dynamique, c’est le rapport entre le niveau le bruit plus bas et le plus haut. Malheureusement, en situation réelle, le niveau de bruit ambiant d’un salon dégrade considérablement cette gamme dynamique et donc l’apport des condensateurs sur le niveau de bruit n’est pas vraiment audible. Il faut vraiment une salle traitée pour constater une différence de gamme dynamique audible à ce niveau là, car les écarts sont tout de même très faibles entre ces deux amplis. En revanche, la différence d’attaque et la montée en puissance est bien audible. La diaphonie (et donc la spatialisation) est également bien audible et mesurable avec -98 dB sur le NR656 et -105 dB sur le RZ810. Une différence qui vent probablement de la meilleure gestion des transistors de puissance discrets.

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Carte de l’étage de sortie analogique +numérique (NR656) + condensateurs 2 x 8200 µF

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Connectique RZ810

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Connectique NR656

La connectique est également plus fournie sur le RZ810, mais la qualité est strictement identique et n’est pas exceptionnelle, ça reste une fabrication « grand publique », et on peut regretter des borniers et des connecteurs vraiment basiques. Là encore, le RZ900 propose une meilleure connectique et des borniers plus solides, et bien plus simples pour brancher les câbles enceintes de 4mm ou plus. On notera la possibilité de changer le câble secteur sur le RZ810, pas sur le NR656. D’autre part, la présence d’une sortie PreOut 7.2 sur le RZ810 est intéressante, surtout si Onkyo prévoit bien cette fameuse possibilité d’assignation pour exploiter la configuration 7.1.2 dans ce firmware DTS:X. Il aurait été intéressant de proposer une PreOut complémentaire qui aurait permis d’exploiter une configuration 7.1.4 ou 5.1.4 en rajoutant un bloc de puissance externe. Autre regret, l’absence d’une entrée analogique 7.1 alors que des lecteurs avec sortie 7.1 continuent d’être commercialisés. Sur le TX-NR656 c’est encore plus limité, car là on ne trouve même pas une PreOut Front qui aurait permis d’associer cet ampli à un amplificateur hifi pour réunir le meilleur des deux modes HiFi et Home Cinéma. Ce genre de sortie est plus utile sur les amplis HC entrée de gamme, souvent en retrait au niveau amplification et pourtant on la trouve souvent sur les amplis haut de gamme qu’on achète pour avoir une meilleure amplification. Les incohérences du monde de l’audio …

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Câbles enceintes Espace Musical 2016 et JSV Audio

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Pour le reste on retrouve à peu prés les mêmes connecteurs, des entrées RCA analogiques, 8 entrées et deux sorties HDMI, dont une entrée HDMI en façade, cachée sous la trappe sur le RZ810. Par contre, chose étonnante, on ne trouve plus que trois entrées HDMI 2.0a compatibles HDCP 2.2, HDR10, 2160p60 et BT.2020, les autres sont des connecteurs HDMI 1.4, alors que le RZ800 proposait 5 entrées HDCP 2.2 ! Onkyo a fait des économies sur les chipsets HDMI en enlevant un chipset Panasonic, sans compter toutes les économies faites sur l’électronique. En revanche, et vous le verrez en détail plus bas, cette année Onkyo a exploité l’algorithme Super Resolution intégré aux chipsets Panasonic qui permet d’améliorer l’upscaling Ultra HD/4K avec un traitement vidéo paramétrable.

Sinon, précision, Onkyo colle un post-it sur l’emballage pour préciser que la compatibilité DTS:X ,  TIDAL, Google Cast et FireConnect ne seront disponibles qu’au mois d’août après une mise à jour firmware.

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Cela faisait un moment qu’Onkyo n’avait pas changé sa télécommande, voilà qui est fait avec un modèle plus épuré, mais pas de touche rétroéclairée, une coque en plastique un peu cheap, mais elle est tout de même mieux que l’ancienne. On sent qu’un effort en design a été fait depuis le lancement de la gamma RZ que ce soit au niveau télécommande, châssis, application et OSD. Allez, encore un effort niveau packaging, surtout un nouveau micro plus performant, et ce sera parfait ! En tout cas, le nouveau designer semble avoir plus de goût que l’ancien^^ Par contre, toujours pas d’appli sur iPad, mais uniquement sur iPhone, c’est curieux.

Télécommande Onkyo 2016

Télécommande Onkyo 2016

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Présentation de l’OSD, AccuEQ et AccuReflex

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La première chose que l’on remarque en installant un amplificateur Onkyo gamme 2016, c’est donc le nouvel OSD. Nous sommes en 2016, les belles applications avec de beaux graphismes sont très à la mode, il est temps de proposer quelque chose de plus convivial et agréable à utiliser au quotidien et surtout plus simple à configurer pour les débutants. Malheureusement, pas de grosses révolutions, on attend bien mieux des fabricants, mais tout de même, il faut reconnaître que les petites améliorations sont bienvenues et changent de la plupart des amplis AV actuels dont la majorité propose un OSD très austère et basique. L’apparence de cet OSD a donc été rafraîchie, avec plusieurs petits graphismes dédiés à chaque sous-menu, un lecteur multimédia un peu plus design et un assistant de configuration un peu amélioré pour aider l’utilisateur à configurer son ampli lors de la première installation. Je vous présente cet OSD commun à tous les modèles, mais avec des options variables. Ce que le RZ810 propose et que le NR656 n’a pas : la gestion des Zones 2 et 3, les réglages et modes THX et la fameuse configuration 7.1.2, là où le NR656 s’arrête au 5.1.2. Petite précision, les modes Re-EQ THX et Loudness THX sont remplacés par Cinema EQ et un Loudness « classique » sur le NR656.

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Le premier menu est toujours consacré à l’assignation d’entrée/sortie des connecteurs. Rien de bien révolutionnaire, mais on pourra tout de même noter la présence d’un uspcaling 2160p en 23.9, 24, 50 ou 60 im/s et surtout un nouveau traitement vidéo appelé Super Resolution avec trois niveaux d’intensité qui n’est pas sans rappeler celui des amplis Pioneer. Ce traitement vidéo sert à améliorer la précision de l’upscaling, à renforcer les détails et le piqué, réduire les jaggies (effets d’escalier sur les diagonales), bref, améliorer l’image upscalée en 1080p ou 2160p. Malheureusement, si son apport est réel, les différentes niveaux n’apportent quasiment rien de visible en 2160p, le renforcement des détails est bien trop léger. À vrai dire, on ne voit pratiquement aucune différence entre le Super Résolution réglé à 1 et à 3. Dommage, Onkyo a mal exploité ce filtre qui est pourtant efficace sur les amplis et lecteurs Pioneer. C’est d’autant plus étonnant que Pioneer lui appartient. Espérons une amélioration au cours des prochains firmwares.

L’upscaling en lui-même donne de bons résultats, mais la plupart des lecteurs Blu-ray proposent de bien meilleurs traitements vidéo. L’upscaling du Panasonic UB900 est évidemment bien plus performant, mais celui des lecteurs Pioneer ou OPPO également. À vrai dire, même la plupart des TV propose un meilleur upscaling Ultra HD. Il reste utile avec les TV UHD entrée de gamme associées aux Box TV, lecteurs multimédias ou autres appareils qui ne disposent pas d’upscaling UHD. En dehors de ça, ce menu permet les réglages habituels comme activer l’une ou l’autre sortie HDMI, voire les deux en simultané, activer la Zone 2 via la seconde sortie HDMI, activer l’OSD, régler les assignations d’entrée/sortie numérique/analogique, sachant que seuls les connecteurs HDMI 1, 2 et 3 sont compatibles HDCP 2.2.

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Le second menu est le plus important, comme d’habitude, et permet de régler la configuration des enceintes, la calibration AccuEQ et AccuReflex, ainsi que l’EQ manuel et les modes THX. On retrouve donc les mêmes possibilités de configurations en 2.0, 3.0, 4.0, 5.0, 6.0, 7.0, 5.1.2, et toujours la fameuse configuration 7.1.2. J’en profite donc pour revenir sur cette configuration qui laissait penser une possible configuration en Dolby Atmos en 7.1.2 en utilisant un bloc de puissance externe sur les sorties PreOut, mais cela ne marche toujours pas, sachant qu’il n’y a aucune fonction pour choisir d’assigner les canaux Atmos à certaines sorties PreOut ou choisir qui des PreOut ou des blocs de puissance interne doit jouer le canal.  C’est vraiment étrange, surtout qu’on trouve toutes sortes de configurations 7.1.2, 6.1.2, avec Front High, Top Middle, Top Front, Top Surround, etc, etc, mais aucune fonction pour assigner les PreOut. Et d’autant plus étrange qu’un DAC stéréo est dédié au cette configuration. La seule chose qui peut expliquer cela, c’est que cette configuration sera possible lorsque le DTS:X sera rajouté lors du prochain firmware…

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Cet amplificateur est donc limité au Dolby Atmos 5.1.2 pour le moment, ou à une configuration 7.1, ce qui permet déjà de profiter d’une superbe expérience cinéma avec une spatialisation vraiment bluffante comme je l’ai longuement exprimé lors du test des enceintes Magnat Cinema Ultra THX que j’avais testées avec le RZ810 et tout récemment aussi avec le NR656 qui n’a absolument pas démérité avec un rendu vraiment très proche.

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Ce qu’il y a de nouveau en revanche, c’est le fameux mode AccuReflex qui permet d’améliorer le rendu sonore en 5.1.2 avec une piste Atmos ou avec le DSP Dolby Surround qui permet de recréer virtuellement des effets 3D en hauteur à partir de n’importe quelle piste audio, même stéréo. Même si les explications marketing semblent annoncer une fonction miracle, je dois avouer que ce mode est réellement efficace. Cela dit, comme pour l’AccuEQ il n’est pas assez puissant pour corriger des pièces avec une mauvaise acoustique et pour bien fonctionner nécessite une pièce avec un plafond plat et pas trop haut, ni trop bas, surtout pas en pente, ni a plusieurs niveaux, ni avec des poutres, ou même avec une surface absorbante, le mieux c’est une surface comme le plâtre ou des panneaux acoustiques réflectifs. Si l’acoustique est bonne, l’AccuEQ ou l’AccuReflex donnent de très bons résultats. Pour ma part, en faisant l’effort de placer quelques panneaux acoustiques Sonitus Sharpfusor  pour l’Atmos, et Sonitus Fiber Panels sur les murs derrière les enceintes et j’ai eu de bien meilleurs résultats.

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Concernant l’AccuEQ les mesures sont un peu plus précises qu’avant, la calibration prend un certain temps, plusieurs signaux sont envoyés et à plusieurs reprises. A vrai dire, la phase de calibration ressemble de plus en plus à celle du MCACC de Pioneer. Dans un premier temps, l’AccuEQ fait un repérage des enceintes connectées, leur distance, niveau, emplacement dans la pièce et mesure rapidement la réponse en fréquence pour savoir si ce sont des large bande ou s’il faut appliquer un crossover. En général, un crossover est appliqué systématiquement si un caisson est présent. Dans une deuxième phase, l’AccuEQ va envoyer des signaux dans les basses fréquences pour analyser l’acoustique de la pièce et le niveau des ondes stationnaires pour mieux corriger, égaliser les enceintes, réduire les réflexions, améliorer la synchronisation et donc la spatialisation, puis corriger la réponse en fréquence et donc la qualité audio avec un rendu plus droit, plus précis et équilibré.

AccuEQ Ondes stationnaires

L’AccuEQ intègre un filtre probablement issu du MCACC de Pioneer pour corriger les ondes stationnaires

Ensuite, l’AccuEQ va envoyer des bruits roses pour corriger la réponse en fréquences des enceintes par rapport au point d’écoute. C’est à dire qu’il ne va pas corriger chaque enceinte de façon indépendante, mais l’ensemble des réponses en fréquence de chaque enceinte perçu au point d’écoute. Il va donc analyser l’écoute en stéréo, puis en multicanal pour offrir la meilleure écoute possible dans ces deux modes en corrigeant les défauts de la pièce, tout en préservant la signature sonore des enceintes. Tâches très complexe donc.  Onkyo précise que l’AccuEQ a été pensé pour conserver une certaine musicalité et pas seulement dans une optique home cinéma. Ils expliquent que l’AccuEQ corrige les ondes stationnaires et donc l’acoustique de la pièce, la réponse en fréquence des enceintes, mais pas de façon linéaire, car l’AccuEQ conserve la signature sonore des enceintes et les caractéristiques de leur réponse en fréquence naturelle. L’idée est très bonne, c’est aussi la façon de travailler du Dirac Live, ou de RoomPerfect, mais est-ce que la puissance des algorithmes, le nombre de mesures et la précision du micro permettent d’avoir un résultat parfait ? Nous allons regarder ça de plus prés, mais déjà, je peux dire que des progrès ont été fait, c’est certains. Cela dit, avec un EQ manuel aussi limité et un micro aussi basique, et une seule position de mesure, forcément les résultats ne peuvent pas être parfaits.

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Correction acoustique de la salle tout en préservant la réponse en fréquence naturelle de l’enceinte

Cela dit, l’AccuEQ est surtout simple d’utilisation, donne des résultats corrects, c’est une bonne calibration grand public dans la mesure ou sa mise en oeuvre est simple, rapide, plug-&-play, mais loin d’être aussi performante que les solutions plus professionnelles comme Dirac Live ou RoomPerfect ou encore l’ARC d’Anthem. Du coup, les résultats peuvent être très bons, mais sont trop dépendant de la qualité acoustique de la pièce. Le canal de grave (LFE) est en revanche toujours aussi impressionnant et reste une des qualités principales de ces amplis Onkyo, même si là aussi on peut faire mieux au niveau du Sub EQ. La partie de la bande-son sur laquelle j’ai rencontré le plus de difficultés avec l’AccuEQ, c’est au niveau de la qualité des dialogues, pas assez soutenus et précis, un peu en retrait, surtout avec les voix graves qui manquent de soutien dans le bas médium.,mais avec l’EQ Manuel en plus de l’AccuEQ j’arrive là aussi à de très bons résultats

L’AccuEQ fonctionne bien ce qui concerne la correction des réverbérations, ondes stationnaires, échos, phase impulsionnelle, mais au niveau de la réponse en fréquence c’est assez limité. Il n’y a probablement pas assez de filtres et de points de correction. Par contre, chose intéressante, on peut très bien faire l’AccuEQ et affiner avec l’EQ manuel. Le fait d’activer l’EQ manuel ne désactive pas l’AccuEQ. On conserve toutes les corrections acoustiques, mais on affine juste la réponse en fréquence. On peut donc avoir de très bons résultats en cumulant les deux, même si ce dernier est assez limité malheureusement.  Il propose dorénavant 9 bandes de correction sur 15 fréquences au choix par enceinte (et 5 pour le canal de grave LFE). Les meilleurs EQ proposent 20 bandes, un réglage du facteur Q et la possibilité de choisir la fréquence qu’on veut corriger de façon précise. Les corrections seront donc limitées,mais on peut tout de même arriver à de très bons résultats si la pièce n’est pas trop mauvaise. Voyons ça de plus prés. J’ai utilisé le kit Room Analyzer Pro II de XTZ pour analyser et mesurer l’AccuEQ et peaufiner l’EQ manuel. Ce kit coûte moins de 300 €..

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Pour commencer, je précise que le RZ810 et le NR656 proposent le même AccuEQ, avec des résultats très similaires, mais le RZ810 a tout de même légèrement mieux corrigé les creux dans les réponses en fréquence grâce à sa puissance supplémentaire, mais rien d’exceptionnel non plus. J’ai fait un rapide essai dans la salle en enlevant tous mes panneaux acoustique Sonitus (6 absorbants derrière les enceintes, et 2 réfléchissants au plafond pour les effets Atmos). On peut voir que dans ces conditions, si l’AccuEQ m’a bien améliore le rendu sonore avec une meilleure spatialisation et un rendu plus précis, la réponse en fréquence reste très mauvaise, l’AccuEQ ne corrige pas grand chose. Si une fréquence est en avant, elle le reste, si il y a un creux assez important, il n’est pas corrigé.

RZ810 sans et avec AccuEQ

La courbe corrigée par l’AccuEQ en vert. Une correction de réponse en fréquence assez  limitée, les creux qui nécessitent plus de puissance et de points de corrections que les bosses ne sont pas tous corrigés.

Voyons maintenant les résultats de l’AccuEQ en remettant les panneaux acoustiques. L’AccuEQ est beaucoup plus à l’aise, corrige encore mieux l’acoustique, avec un son plus droit,plus précis, plus équilibré et musical, on retrouve toute la signature sonore des enceintes et la réponse en fréquence est beaucoup plus linéaire. Sachant que j’ai fait une mesure en stéréo pleine bande et qu’il s’agit d’enceintes THX avec une réponse droite, qui doit être efficace à partir de 80Hz et qui finie en pente douce.

AccueEQ Sans Re-EQ

Puis, en rajoutant le canal de grave, l’AccuEQ corrige donc les enceintes +le caisson de grave en même temps par rapport à la place assise.

AccuEQ EQ sans Re-EQ et SuB

J’ai ensuite affiné la réponse en fréquence des frontales avec l’EQ manuel, donc la mesure a été faite en stéréo avec AccuEQ + EQ manuel 9 bandes. Par contre, si je laisse l’ampli faire le crossover, il me coupe l’enceinte à 125 hz au lieu de 80 donc j’ai dû régler le crossover moi-même à 80 Hz et remonter un peu la réponse en fréquence de 80 à 100 Hz pour avoir une réponse en fréquence parfaitement homogène avec celle du caisson de grave THX qui coup à 80 Hz également. La fallu ensuite reproduire l’opération pour la centrale, mais pour les surround et canaux Atmos il y a moins besoin d’exigence donc c’est plus rapide. On peut en conclure que les outils proposés permettent d’avoir de très bons résultats en soignant l’acoustique. Le principal défaut de l’AccuEQ c’est qu’il a tendance à baisser le niveau de la voie centrale et la réponse en fréquence dans le bas médium et cela se ressent au niveau des dialogues sur la centrale. L’EQ manuel permet de rattraper ça, car il serait dommage de désactiver l’AccuEQ pour ça.

AccuEQ + EQ manuel et crossover automatique

AccuEQ + EQ manuel et crossover automatique

NR646 70 db Full

AccuEQ + EQ manuel sans crossover

 

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Pour l’AccuReflex, l’apport est clairement audible et indéniable,mais là aussi, n’hésitez pas à monter un peu le niveau, souvent régler trop bas par l’AccuEQ tout comme sur les surround. Les frontales et le canal LFE sont souvent réglées trop haut par rapport au autres enceintes. Avec les Magnat Cinema Ultra THX qui sont vraiment très performantes en configuration Atmos, j’ai ressenti une nette amélioration de l’effet bulle sonore, de la présence et la précision des effets Atmos, avec une meilleure localisation des sons dans l’espace. On localise bien mieux un hélicoptère en train de survoler une scène, ou un coup de tonnerre, un coup de feu, la trajectoire d’une fusée en train de décoller, etc. Vraiment, cet amplificateur propose une très belle expérience en Dolby Atmos. Ce mode permet de préciser la hauteur du plafond et améliorer la diffusion et la synchronisation des effets Atmos comme on peut le voir sur cette vidéo marketing, mais intéressante.

Évidemment, on peut toujours régler le crossover, la distance, le level de chaque enceinte, choisir le type d’enceinte d’effet 3D (soit des enceintes Atmos posées sur les colonnes, ou les surrounds, soit fixées au plafond, soit opter pour des enceintes Front High classiques).

J’en parlais également lors du test des enceintes Magnat THX, le mode THX propose les réglages et algorithmes habituels, activation d’un caisson certifié THX, le mode BGC (Boundary Gain Compensation) pour améliorer les graves si le caisson est prés du mur, afin que le grave projette et déborde moins, soit plus précis et intelligible. Enfin, on trouve le Loudness Plus THX pour offrir la même richesse sonore à fort, comme à faible volume.

THX Audio

Le menu suivant permet de faire quelques réglages audio basiques, dont l’activation du mode Loudness Plus avec les pistes ou DSP Dolby, là aussi pour améliorer le rendu en fonction du volume. Ce mode améliore la dynamique des graves, la précision des aigus, mais engendre un petit tassement avec moins de nuance et de subtilité. Il est donc assez spectaculaire, mais le canal LFE peut devenir vite envahissant et les aigus un peut montants. Bien réglé, le rendu peut être très intéressant pour les amateurs de cinéma d’action et son apport se ressent nettement avec les pistes Dolby Atmos, mais on perd aussi un peu en musicalité et équilibre, donc à chacun de voir et choisir entre le côté spectacle ou plus de nuances et musicalité.

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Au moment de rédiger ces lignes, je visionne le Blu-ray UHD « Au Cœur de l’Océan » avec sa VF en Dolby Atmos assez impressionnante, surtout lors du passage où la baleine (Moby Dick) attaque le bateau. Ça bombarde méchamment sur le canal de grave avec une spatialisation très impressionnante ! Un rendu très expressif, très vivant, immersif et détonnant, à faire des bonds sur le canapé ! Une belle piste sonore que ce RZ810 exploite merveilleusement bien. Cet ampli offre tout de même de sacrées séances home cinéma avec les enceintes Magnat THX.

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Le quatrième menu « Source » permet quelques réglages minimes, comme le volume par défaut lors de l’allumage, éditer les noms de chaque source (vous pouvez les renommer avec la référence de votre lecteur, ou console à la place de HDMI 1 ou 2 par exemple), privilégier les connecteurs analogiques, etc.

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Le menu suivant « Matériel » permet surtout le réglage de la fonction CEC via la sortie HDMI pour contrôler les appareils avec une seule télécommande (volume, OFF/ON ), pour activer l’ARC (le retour audio de votre TV), le Passthrough audio/vidéo lorsque l’ampli est éteint, l’activation du Lipsync sur Auto ou manuel pour synchroniser l’audio avec la vidéo. On gère également ici les fonctions réseau, Bluetooth, connexions filaire ou Wi-Fi avec une petite option qui permet d’activer le Wi-Fi sans rentrer de mot de passe en appairant l’ampli avec un iPhone ou iPad qui vont transférer les données de connexion Wi-Fi avec votre box internet et établir une liaison en AirPlay Direct. On pourra donc passer en Wi-Fi Direct et également appairé des enceintes sans fil jusqu’en 5.1 ou appareils audio compatibles avec la technologie FireConnect.

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Le menu multizone permet d’activer ou pas le contrôle du volume en Zone 2 ou 3.

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Enfin, le dernier menu « Divers » permet de mettre à jour le firmware via USB ou via internet, lancer l’assistant de configuration si vous voulez un peu d’aide, verrouiller les réglages, programmer une télécommande universelle, ou régler l’intervalle des fréquences du Tuner AM.

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Technologie FireConnect

La fonction FireConnect fait donc partie des nouveautés 2016 et permet de diffuser l’audio de l’ampli vers des enceintes sans fil à l’instar de nombreuses fonctions multiroom du même type comme le MusicCast de Yamaha, ou HEOS Link de Denon/Marantz. Cependant, si MusicCast et HEOS sont très orientés musique, la technologie FireConnect de BlackFire a été mise au point également pour des utilisations home cinéma. Malheureusement, je n’ai pas pu la tester, car cela nécessite des enceintes actives compatibles et cette technologie n’est tout simplement pas encore disponible. Elle sera rajoutée au mois d’août après mise à jour firmware.

FireConnect

Donc, pas sûr qu’on retrouve 100% des possibilités, mais ce que je peux en dire, c’est qu’elle permet de faire pas mal de choses intéressantes. Par exemple, il est possible d’appairer des enceintes actives en configuration 2.0, mais aussi en 2.1, en 5.1 et même en 7.1 via Wireless ! C’est-à-dire que vous pouvez carrément alimenter une configuration 7.1 sans aucun câble, ce qui ravira nos femmes, souvent allergiques à tous ces câbles qui traversent nos salons.

Mieux, cette technologie permet la transmission sans fil jusqu’en 192 kHz et 24 bits sans perte en 7.1. Elle fonctionne sur une bande passante de 2.4 ou 5 GHz et avec les entrées/sorties I2S. La latence est de 150 ms, ce qui se ressent tout de même, mais en réglant le Lipsync pour les films ça devrait corriger le décalage (en musique c’est moins contraignant, surtout que FireConnect intègre un DSP pour gérer cette latence entre les diverses enceintes.

On peut également contrôler le volume et les sources de plusieurs enceintes situées dans différentes pièces, c’est-à-dire envoyer de la musique ou une piste audio différente sur chaque enceinte. Il est donc possible, en théorie, d’envoyer un signal vidéo via la sortie HDMI 2 dans une autre pièce et l’audio 5.1 ou 7.1 via FireConnect dans cette autre pièce équipée d’enceintes actives sans-fil et donc lancer un film dans deux pièces différentes ! Apparemment, FireConnect pourrait également diffuser de la vidéo sans fil en 1080p, mais je doute que cette possibilité ait été intégrée dans les amplis Pioneer et Onkyo…

Cette technologie est également compatible GoogleCast, Linux, Windows, MAC OS X et utilise un DSP Dynamic Stream Balancing pour une meilleure synchronisation des enceintes. Par contre, pas de fonction pour diffuser l’audio en Bluetooth vers un casque, dommage c’est pourtant une fonction simple et très utile que je n’ai trouvée que sur les amplis Yamaha pour le moment ! Mais peut être qu’elle sera disponible avec la mise à jour firmware, c’est fort possible ! Si j’ai l’occasion de tester tout ça en profondeur bientôt, je ferai un article dessus, mais vous pouvez consulter le site officiel de Blackfire pour en savoir plus.

Lecture multimédia et qualité audio de la gamme 2016

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Comme vous le savez, l’an dernier, lors des tests d’amplis Onkyo, nous avons rencontré quelques déceptions, même si ces amplis lisent un grand nombre de formats comme le Flac, WAV/LPCM, DSD256, MP3 HD, WMA Pro, AAC, ALAC, MLP (le TrueHD pour la musique), entre autres, le tout jusqu’en 192 kHz. Les déceptions venaient de l’absence de lecture Gapless, de lecture MLP (un format générique du TrueHD utilisé en musique qu’on trouve sur du DVD-Audio et en format HiRes), ou encore pas de DSD 5.1, ni de Flac 5.1, etc.

La première bonne nouvelle vient du design du lecteur virtuel multimédia, plus sympa, qui affiche toujours les pochettes, les tags, et plusieurs infos sur le format en cours de lecteur (débit, fréquence d’échantillonnage, résolution en bit, codec). Mais bon, rien de révolutionnaire non plus. D’autre part, on peut naviguer dans les dossiers depuis le petit affichage de l’ampli, donc lancer sa musique via USB ou UPnP sans allumer le téléviseur. Par contre, chose étonnante, le constate la disparition du protocole réseau SAMBA alors que Onkyo était le seul à proposer cette possibilité. Sinon, la musique continue toujours de jouer même en navigant dans les dossiers. L’ampli peut même se mettre en mode « économiseur d’écran » en affichant diverses photos si on l’active dans le menu.

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Le décodage du DSD est toujours excellent, grâce au DAC AKM, mais attention seul le RZ810 propose la lecture du DSD en natif avec filtrage 1 bit en mode DSD Direct uniquement. Le NR656 ne propose pas ce mode et opère une conversion DSD/PCM de très bonne qualité, mais on perd la signature sonore propre à ce format qui offre un rendu plus organique et naturel à condition d’être bien lu en natif. La musicalité de ces amplis est toujours aussi bonne, surtout grâce au DAC AKM performant et son intégration correcte. Mais cette musicalité varie évidemment en fonction des modèles de cette gamme 2016 et la qualité de leur amplification, systeme de régulation et filtrage du courant et qualité de l’électronique. Le RZ810 est légèrement plus musical que le TX-NR656 grâce à un peu lus d’attaque et de dynamique, mais la différence n’est pas énorme, le RZ900 est nettement au-dessus et reste un ampli d’exception grâce à son alimentation et amplification de très bonne qualité.

Cela dit, le NR656 se défend vraiment bien à volume modéré et offre une musicalité très agréable. Même pour moi qui ai l’habitude de tester des appareils HiFi, j’écoute volontiers de la musique sur le NR656, même si j’ai préféré le RZ810 qui offre une écoute légèrement plus aérée à fort volume et qui se démarque avec le DSD. Avec le Super Audio CD ou mes quelques fichiers audio DSD, l’écoute est franchement pas mal. Malheureusement, il faut toujours passer par du Super Audio CD pour écouter du DSD 5.1, car en lecture multimédia le DSD est limitée au stéréo. Dommage, car l’avantage d’avoir une bonne musicalité avec ce type d’ampli c’est aussi pour écouter la musique en 5.1 et une meilleure écoute avec les musiques de film. Évidemment, concernant la musicalité, tout est relatif et en rapport avec sa catégorie d’ampli home cinéma, je ne compare pas sa musicalité à des amplis HiFi. Ce n’est pas du MOON, dont je suis très fan depuis que j’ai découvert ce fabricant canadien d’exception, mais l’écoute est très agréable, tous les invités ont été enchantés et ont adorés les petites soirées à la maison.

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J’ai donc voulu savoir objectivement si le RZ810 se démarquait tant que ça du NR656 d’un point de vue qualité audio en faisant quelques mesures. Le gain en puissance se ressent un peu, surtout quand on pousse un peu les amplis au-dessus de +70dB sur le potentiomètre, le NR656 s’essouffle un peu plus que le RZ810, mais ce dernier n’est pas non plus une référence en terme de tenue en puissance. Le RZ900 est bien plus à l’aise à fort volume. Cela dit, avec les Magnat THX et leur caisson tonitruant qui permet de bien soulager l’ampli de toutes les basses fréquences, je n’ai jamais eu de manque dans mon salon. Le caisson permet d’apporter une puissance ressentie énorme, s’occupe du plus gros travail et fait oublié les quelques faiblesses de ces deux amplis. Du coup, entre le RZ810 et NR656 à volume « normal, j’avoue que la différence n’est pas flagrante.  Mais que nous disent les mesures ? Et bien, vous allez peut être être aussi étonné que moi…

Dans un premier temps, j’ai voulu mesurer la réponse en fréquence de ces deux amplis sur les enceintes Magnat. Comme déjà précisé en introduction, le résultat donne une réponse en fréquence quasiment identique à part un niveau un peu plus élevé sur le RZ810. C’est à dire que les deux amplis sont à +70dB au potentiomètre, et le RZ810 donne entre 3 et 5 dB de plus que le NR656 en fonction des fréquences. Ce n’est pas énorme, mais le plus important c’est de savoir dans quelle condition ces amplis arrivent à ce niveau et surtout si la distorsion ne grimpe pas trop.

SPL NR656 vs RZ810

SPL en dB du NR656 (violet) vs RZ810 (vert)

J’ai donc mesuré le THD de ces deux ampli à volume égal et avec les mêmes réglages. J’avoue avoir été étonné des résultats, car malgré les condensateurs deux fois plus grands sur le RZ810, je mesure exactement le même niveau de THD à quelques détails prés. En revanche, à l’écoute, honnêtement, on ressent que le RZ810 offre plus d’attaque et de rapidité dans la montée en puissance, mais au niveau du rendu et du confort d’écoute, c’est donc identique. En général, une mesure confortable du THD doit se situer en-dessous de 0.05% sur un ampli HiFi, là on est juste au-dessus, le THD varie entre 0.05 et 0.0.08 % sur toute la réponse en fréquence en dehors des basses fréquences un peu dégradées par l’acoustique de la pièce. C’est un résultat très correct, mais je rappelle une nouvelle fois qu’ils n’ont pas trop de travail dans le grave. Avec de grosses colonnes, le résultat aurait été moins bon !

THD Magnat THX + RZ800 THD NR656 (2)

A titre comparatif, j’ai voulu savoir où se situaient ces deux amplificateurs en terme de puissance et qualité du rendu comparé à un ampli Hifi assez modeste. J’en ai trouvé un qui est tout légèrement meilleur que le RZ810 et NR656, mais vraiment très proche. Il s’agit du Cabasse Stream AMP 100. Oui, vous avez bien lu, un ampli annoncé à 2 x 50 watts sous 4-8 Ohms et qui est même un peu plus puissant que le RZ810 en configuration stéréo. En réglant le Cabasse avec le même niveau, je mesure une niveau SPL de 4 dB supérieur au RZ810 et en plus avec un THD inférieur à 0.05% soit une meilleure musicalité ! Je précise bien que ce n’est pas vraiment le niveau SPL qui est important, mais le THD mesuré plus faible avec 4 dB de plus. Reste à savoir quelle serait la puissance RMS réelle de ces amplis, ce qui est difficile à mesurer à mon niveau, mais je l’estime aux alentours des 30 Watts par canal sur le RZ810 et 25 Watts par canal sur le NR656.

RZ810 Cabasse AMP

La courbe SPL du Cabasse en rouge, celle du RZ810 en mauve,toujours sur les Magnat LCR-100

Cabasse AMP

Niveau de THD mesuré sur le Cabasse AMP 100 avec les Magnat THX et 84 dB en SPL

Relativisons tout ça, le RZ810 est un ampli 7.2, orienté pour le home cinéma, le Cabasse un petit ampli stéréo Hifi, mais cela situe à peu prés la musicalité de ce RZ810 qui reste un bon amplificateur qui m’a offert de superbes séances home cinéma avec les Magnat THX dans mon modeste salon. Je suis vraiment tombé sous le charme de ces enceintes ! Le TX-NR656 ne démérite donc pas du tout et se hisse très prés du RZ810 et même un peu trop prés à mon goûts compte tenu de la différence de prix. Donc vous avez ma réponse principale posée en introduction de ce test : le prix deux fois plus élevé du RZ810 n’est clairement pas justifié, même s’il dispose d’un plus beau châssis et de cette certification THX qui est utile, car elle offre une signature sonore en mode THX Cinema et des réglages qui permettent clairement d’optimiser l’association avec les enceintes THX de Magnat. Le plus décevant vient tout de même de cette régression flagrante entre le RZ800 et le RZ810 !

Le NR656 est donc un très bon rapport qualité/prix pour un ampli qui offre de bonnes prestations home cinéma avec des enceintes plus modestes et une musicalité probablement suffisante pour la majorité des utilisateurs. Pourtant, sans faire toutes ces mesures, j’aurais juré que le RZ810 était plusieurs crans au-dessus du NR656, je dois l’avouer. Le NR656 s’est montré vraiment à l’aise avec les petites enceintes Magnat Edelstein + caisson de grave SVS PB-1000, une très belle association !  Je l’ai trouvé un peu moins criard à fort volume que le TX-NR646 de 2015, mais ça reste tout de même dans la même lignée et allez savoir si ça ne vient pas des enceintes, différentes de celles utilisées lors du test en 2015. Avec les Edelstein le rendu ne manque clairement pas de dynamique et de puissance ressentie lors des scènes d’action, surtout avec un bon caisson comme le SVS PB1000, un XTZ ou mieux, le Magnat THX SUB-300. Le NR656 n’est donc pas ridicule du tout, et propose même un meilleur rapport qualité/prix que le RZ810, c’est certain ! Il a même réussi à offrir de bonnes prestations associées aux enceintes Magnat THX qui sont tout de même bien plus haut de gamme que cet ampli, mais je le précisais lors du test de ces enceintes, elles n’ont pas besoin d’énormément de puissance pour offrir de bons résultats, même si comme avec toutes les enceintes, plus l’ampli a du jus, du courant, ou de la puissance comme on dit vulgairement, meilleur sera le résultat, c’est évident.

CONVAR151

Par contre, le RZ900 reste clairement au-dessus du lot, au-dessus des RZ810 et RZ800, et j’aimerai beaucoup renouveler ces mesures pour les comparer, mais on réservera ça lors du test des RZ1100 ou RZ3100. Avec le RZ900, on ressent des graves plus rapides et précis, plus de fermeté, de tonus, d’attaque et une bien meilleure musicalité. Le RZ900 proposait une meilleure tenu en puissance et était capable de driver de bonnes colonnes. Le RZ810 montre plus ses limites avec de grosses colonnes en écoute stéréo.. Cela dit, tout le monde n’aime pas pousser le volume très haut, préfèrent les écoutes plus modérées, et tout le monde n’a pas de grosses colonnes, donc autant le  RZ810 que le NR656 peut largement suffire pour de nombreux utilisateurs, notamment dans des salons plus modestes.

Le RZ900 donnait de très bonnes performances dans la salle dédiée de mon frère de 50 m². Dans cette salle, on ressent un peu plus les différences entre le RZ900 et le RZ810. Un ampli comme l’Arcam AVR850 va encore plus creuser l’écart y compris face au RZ900. Je regrette donc amèrement que le RZ900 n’ait pas été remplacé cette année, car pour retrouver une aussi bonne alimentation et amplification,  il faudra se diriger vers les RZ1100 et RZ3100 qui seront probablement bien plus chers. C’était le gros avantage de cet ampli, car je ne connais pas d’autre ampli 7.2 dans cette gamme de prix doté d’une alimentation aussi qualitative et performante.

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Quoi qu’il en soit, j’ai visionné de nombreux films, surtout en Blu-ray UHD avec le TX-RZ810, que ce soit en DTS-HD Master Audio ou Dolby Atmos comme Mad Max Fury Road doté d’une piste Atmos tonitruante, idéale pour tester un amplificateur ou des enceintes, (surtout un caisson !) et franchement dans un salon on se régale avec un tel ampli. Il faut vraiment une salle conséquente, des enceintes haut de gamme ou difficiles à driver et être exigeant pour ressentir un manque. Le seul vrai manque peut venir de ses capacités de calibrations limitées avec les salles dotées d’une mauvaise acoustique. Dans mon salon avec quelques panneaux, et associé au Magnat THX, cet ampli m’a offert une magnifique spatialisation, un mode THX Cinema parfaitement adapté aux enceintes THX de Magnat, et il exploite le caisson Magnat sub-300 THX à merveille avec un canal LFE d’excellente qualité, un Sub EQ performant, pour des graves explosifs et d’une qualité sans précédent. Certes, le caisson y est pour beaucoup, mais l’ampli forcément aussi, car depuis l’an dernier, le canal LFE des amplis Onkyo est assez étonnant !

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Je fini mon compte rendu par un listing sur la gestion multimédia afin de résumer les capacités de lecture, qualités et défauts des amplis Onkyo 2016 avec ce listing ci-dessous :

  • Compatibilité Wi-Fi Direct, AirPlay, Bluetooth,
  • FireConnect multiroom compatible Wireless 7.1 en 192khz / 24 bit (via un prochain firmware)
  • Gestion des protocoles réseau UPnP et DLNA
  • Disparition du protocole réseau SAMBA
  • Gestion des systèmes de fichiers FAT32 et NTFS
  • Navigation dans les dossiers en UPnP, USB ou Samba TV éteinte
  • Navigation dans les dossiers sans interrompre la musique
  • Nouveau lecteur multimédia plus sympa
  • Affichage des pochettes d’albums et tags via USB, UPnP, DLNA, AirPlay, et avec tous les services de musique à la demande.
  • Accés à TuneIn, Spotify Connect, AUPEO!, Pandora et bientôt TIDAL, Google Cast et Deezer
  • Pas de lecture Gapless en DSD, ni en réseau, ni via USB (bruit parasite a chaque changement de piste DSD via UPnP avec MinimServer)
  • Lecture Gapless fonctionnelle en FLAC et WAV, mais pas en DSD
  • Lecture du Flac en 2.0 jusqu’en 192 khz et 24 bit,
  • Lecture du DSD, DSDIFF, DSF en stéréo jusqu’en 11.2 MHz, 1bit
  • Sur le RZ810 uniquement : Filtrage DSD natif en mode DSD Direct avec une belle qualité d’écoute !
  • Pas de lecture des fichiers DSD en 5.1 (il n’y a que le format MLP qui est lu en multicanal)
  • Les FLAC 5.1 sont downmixés en stéréo en 44.1 kHz, mais les FLAC 5.1 de 88.2 à 192 khz ne sont pas lus
  • Lecture du ALAC en 44.1, 48, 88.2 et 96khz 2.0 (le ALAC 176.4 et 198 khz est converti en 88.2 et 96 khz / 24 bit)
  • Lecture du WAV LPCM en 192 kHz, du WMA Pro, du MP3 et du AAC,
  • Lecture des images CD
  • Lecture du WAV-DTS en 2.0
  • Le MLP est lu uniquement via USB jusqu’en 7.1 et 192khz / 24 bit
  • Pas de lecture du DXD (384 ou 356,2 kHz), ni via UPnP, ni via USB
  • Pas de lecture des OGG Vorbis, APE, MusePack et WavePack
  • Pas de gestion des fichiers CUE

En résumé, concernant la gestion multimédia, l’essentiel est là pour la grande majorité des utilisateurs, avec un lecteur virtuel sympa, la lecture du ALAC, WAV, MP3 et Flac 2.0 qui sont parfaitement lus avec la gestion du gapless, des pochettes et tags, et excellente qualité de lecture. Cela dit, pas beaucoup d’amélioration depuis l’an dernier en dehors d’une meilleure qualité avec le DSD, la lecture du DSD 11,2 MHz,du MLP via USB, et l’apparence du lecteur virtuel, mais certains problèmes sont toujours présents  ! Quand on part sur des formats plus exotiques, trop de limitations et bugs, pas de DSD 5.1, des problèmes de lecture en Flac 5.1, pas de gapless avec le DSD avec quelques parasites à chaque changement de titre en UPnP, pas de Monkeys Audio (APE), etc.

tx-rz810

Encore une fois, je tiens à remercier très chaleureusement Futureland pour le prêt de ces deux amplis qui m’a permis de réaliser toutes ces mesures, écoutes, tests et comparatifs.  Je précise que ce test atypique n’est pas le nouveau protocole de test d’amplificateurs, même si à l’avenir je risque de refaire le même style de mesures lors des prochains tests, mais je reviendrais à un protocole plus classique. comme promis, je vais tout faire pour tester un amplificateur Marantz d’ici quelques semaines.

Ce que j’ai aimé avec les Onkyo TX-RZ810 et TX-NR656 :

  • Une évolution intéressante chez Onkyo ces deux derniers années
  • Tenue en puissance et dynamique du NR656 en progrés
  • La nouvelle interface sympa et agréable et le nouveau lecteur multimlédia
  • La nouvelle fonction AccuReflex efficace en configuration Atmos
  • Le design du RZ810 avec châssis bien plus robuste et classe que le NR656
  • Une belle association avec les Magnat Cinema Ultra THX, surtout avec le RZ810 évidemment
  • Une musicalité agréable avec les musiques de films
  • L’impression de grosse puissance en 5.1.2 sur le RZ810 qui n’a pas flanché avec les Magnat, mais le caisson y est pour beaucoup
  • La qualité du canal de grave, toujours aussi impressionnant !
  • L’excellente spatialisation et l’excellente qualité de décodage et conversion N/A
  • Très belle écoute du DSD, surtout avec un bloc de puissance en PreOut sur le RZ810
  • Une bonne sensation de dynamique qui va crescendo dans la montée en gamme 2016
  • L’application qui est pas mal même si ça reste loin de celle de Yamaha
  • Des amplis très fonctionnels, la fonction ConnectFire prometteuse, les services de musique à la demande
  • La lecture multimédia audio assez complète et  performante avec le FLAC et DSD en stéréo
  • La simplicité d’utilisation de l’AccuEQ avec des résultats corrects si l’acoustique de la salle est bonne
  • Deux amplis qui offrent de belles séances home cinéma
  • Le très bon rapport qualité/prix du TX-NR656

Ce que je regrette avec les Onkyo TX-RZ810 et TX-NR656 :

  • Le RZ810 est en nette régression par rapport au RZ800 de 2015 !
  • Toujours cette configuration 7.1.2 inexploitable avec un bloc externe
  • Une mauvaise gestion de la sortie PreOut sans possibilité d’assignation des canaux d’amplification, ni des sorties PreOut
  • Apparemment pas de DSD natif sur le NR656
  • Pas d’entrée analogique 7.1 sur le RZ810
  • Toujours pas de DTS:X qui se fait attendre, ni de ConnectFire, ni de TIDAL, ni de Google Cast, ni de Deezer ( firmware prévu pour août après avoir été maintes fois repoussé)
  • Lecture multmédia : Toujours pas de DSD 5.1, ni de FLAC 5.1, de WAV DTS 5.1, tous lu en stéréo
  • Des mesures et écoutes trop proches entre le RZ810 et le NR656 malgré la différence de prix
  • Une alimentation et des performances audio tout de même en-dessous de celles du RZ900
  • Le NR656 chauffe beaucoup plus que le RZ810, mais il est plus silencieux (pas de ventilateur sur le NR656 et refroidissement passif moins performant)
  • Je regrette que le RZ900 n’ait pas été remplacé cette année et soit retiré du marché !
  • Le retrait du protocole Samba
  • Seulement trois entrées HDMI 2.0a compatibles HDCP 2.2 alors que le RZ800 en avait 5
  • Pas de sortie PreOut Front sur le NR656
  • Une seule position de mesure pour l’AccuEQ
  • L’AccuEQ qui monte vite ses limites dans une salle dotée d’une mauvaise acoustique
  • Correction de la voie centrale et des dialogues perfectible (possible optimisation via EQ manuel)
  • L’EQ manuel trop limité, mais qui permet tout de même d’avoir de meilleurs résultats
  • Le prix du RZ810 trop élevé : deux fois plus cher que le TX-NR656 et au même prix que le RZ900 en fin de vie !

72 commentaires

  1. avatar
    Laurent /

    Bonsoir,

    Je me permets de rebondir sur ce test.
    Tout d’abord félicitations à Nicolas pour cet immense travail.
    C’est assez incroyable et vraiment passionnant tout en étant également pédagogique.
    Bravo.
    Je cherche à remplacer mon Onkyo NR626 actuel pour pouvoir gérer mon futur lecteur UHD sur mon 65 EF950V acheté en août notamment grâce à Nicolas et son travail.
    Je possède un pack d’enceintes Klipsch Synergy F2, S1 et C1.
    Ce n’est pas du haut de gamme mais on ne peut pas tout avoir.
    Du coup, j’hésite entre un Onkyo 646 (raisonnable), un 656 (mieux) et un RZ800 (budget max) sur lequel je ne trouve pas beaucoup d’informations.
    Je ne suis pas assez connaisseurs pour analyser les points forts et faiblesses des ces appareils.
    Quelqu’un aurait il l’amabilité de m’éclairer et de me guider pour cet achat?
    Merci d’avance

  2. avatar

    Bonsoir,

    Je me permets de rebondir sur ce test.
    Tout d’abord félicitations à Nicolas pour cet immense travail.
    C’est assez incroyable et vraiment passionnant tout en étant également pédagogique.
    Bravo.
    Je cherche à remplacer mon Onkyo NR626 actuel pour pouvoir gérer mon futur lecteur UHD sur mon 65 EF950V acheté en août notamment grâce à Nicolas et son travail.
    Je possède un pack d’enceintes Klipsch Synergy F2, S1 et C1.
    Ce n’est pas du haut de gamme mais on ne peut pas tout avoir.
    Du coup, j’hésite entre un Onkyo 646 (raisonnable), un 656 (mieux) et un RZ800 (budget max) sur lequel je ne trouve pas beaucoup d’informations.
    Je ne suis pas assez connaisseurs pour analyser les points forts et faiblesses des ces appareils.
    Quelqu’un aurait il l’amabilité de m’éclairer et de me guider pour cet achat?
    Merci d’avance

  3. avatar
    Météor /

    Bonjour,

    Suite à la lecture ce test, je viens d’acquérir le Onkyo TX-NR656 et j’en suis très satisfait à une nuance près.
    J’ai des enceintes triangle antal maestro en config 5.1 double amplification.
    Et j’ai un gros trou dans le spectre sonore entre 140 et (environ) 400 hz car le subwoofer ne va pas au-delà de 140 et l’ampli n’envoie aucune basse dans les front.
    Si je repasse en 5.0 en mettant les front en plein bande, je retrouve un meilleur spectre mais je perds les basses sous 60hz.
    En attendant de trouver une solution, j’ai débranché le subwoofer et reste en 5.0.
    J’ai ouvert un ticket chez Onkyo et voici leur réponse :
    « Si vous activez le caisson alors les basses sont automatiquement envoyées vers le caisson.
    Il n’est pas possible d’avoir les basses à la fois sur le caisson et sur les Front. »
    Auriez-vous une idée pour garder le caisson sans pour autant avoir ce trou dans le spectre ?

    Merci de votre attention et de votre aide,
    Météor

  4. avatar

    Hello,

    Affaire du moment cher Darty pour le modèle 2015 :

    ONKYO TXRZ800 BLACK
    Note 5 5/5 (6 avis) EN STOCK
    Ampli Home Cinéma Onkyo TXRZ800 BLACK

    BON PLAN
    715,00

    lien
    http://www.darty.com/nav/achat/hifi_video/home_cinema/ampli_home_cinema/onkyo_txrz800_black.htm

    Cdlt
    LOL

  5. avatar
    poulain /

    Bonjour, voila j’ai cette ampli onkyo tx-rz810 je cherche en vin commend régler l’impédance il y à aucun réglage pouver vous me donner un coup de main merci d’avance. cordialmend

  6. avatar

    Bonsoir,
    est bonne année à tous

    Peut on alimenté des enceintes Jamo D 600 sur cet ampli ?

  7. avatar

    Hâte qu’il arrive le RZ820 pour en savoir plus. concernant mon choix d’ampli, pour cet année (2017).

    Choix pour cet année,
    – RZ820, RZ910 ou RZ920.
    la c’est bon, je m’en prends un.

  8. avatar

    @Nicolas
    peux tu me dire, si tu me le conseil le RZ810 ? ou pas

  9. avatar

    Bonjour @Nicolas B
    je viens de lire tout ont résumé de ton test, est qui me donne chaud au coeur, concernant cet ampli rz810 :)

    donc je vais comme même attendre l’arrivé du prochain modèle de chez onkyo série 800. Est la je ferais vraiment mon choix entre les deux appareils.

    bonne journée

  10. avatar
    yop36 /

    merci pour ce test très détaillé je suis un pur débutant je viens d acheter le txrz810 en solde à 400 euros je pense qu’ à ce prix là j ai fait une bonne affaire il me reste plus qu à trouver de bonnes enceintes ( pour le moment kit 5.1 focal )

  11. avatar
    Lanticster /

    Excellent review. Thank you.
    Made me make up my mind and bought an 810.

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