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Parlons un peu de Blu-ray Ultra HD : captation, master et 5 Blu-ray UHD en test

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Pour accompagner les débuts du lancement du nouveau format Ultra HD Blu-ray, de temps en temps je donnerai mon avis sur la qualité de quelques films que je me suis acheté pour les tests (et mon plaisir personnel évidemment). Alors, mon avis vaut ce qu’il vaut, ne sera probablement pas partagé par tout le monde et vous pouvez évidemment nous donner également le votre, c’est même avec plaisir ! Pour ce premier retour, je vais aborder 5 Ultra UHD Blu-ray, dont certains offrent un rendu HDR natif, d’autres une conversion SDR/HDR10, certains sont issus de Master 4K (ou dérivés) et d’autres de Masters 2K upscalés en 3840 x 2160 pixels en post-production lors de l’édition en Blu-ray.

Avant propos

Pour bien remettre les choses dans leur contexte, il faut connaitre toutes les problématiques autour de la réalisation des Blu-ray UHD et leur influence sur la qualité de l’image et du rendu HDR10. Pour faire très simple et court, nous avons connu trois types de captation dans le milieu du cinéma :

La première période durant laquelle les films étaient captés avec des caméras analogiques, donc sur pellicule de 35 mm ou 70 mm (je vous passe les super 8, 16 mm, 9,5 mm). La captation analogique permettait une gamme dynamique très élevée, bien supérieure à notre HDR10 (et même supérieure à 10 000 nits). Pour passer au numérique et réaliser un master, on scannait donc chaque image en résolution 2K ou 4K, voire même 8K dans de rares cas (le film Samsara par exemple est issu d’un Master 8K et devrait d’ailleurs donner d’excellents résultats en Blu-ray UHD). Ce Master servira ensuite à faire les DVD, Blu-ray puis Blu-ray UHD ou les divers supports pour les projections en salle.

En toute logique, plus la pellicule utilisée est grande, meilleur sera le master, surtout si on scanne en 4K. Généralement, pour scanner en 8K il faut partir d’une pellicule 70 mm, sinon le résultat n’est pas bon, mais avec le 35 mm on peut faire un master 2K comme 4K. Forcément, au départ, vu que les salles de cinéma projetaient toutes en 2K, on a fait essentiellement des masters 2K. Mais c’est là où la captation sur pellicule est intéressante, c’est que plusieurs années après, si la pellicule a bien été conservée, on peut la scanner à nouveau pour refaire le master en 4K. C’est ce qu’il s’est passé avec de nombreux films comme Lawrence d’Arabie, Le Pont de la Rivière Kwai, Taxi Driver, mais aussi plus récemment à l’occasion de la sortie des Blu-ray UHD Salt, Indépendence Day, Ghostbusters et des dizaines d’autres films.

INTERSTELLAR

Christopher Nolan est un des rares réalisateurs a filmer encore sur pellicule 70mm (format IMAX) notamment lors de son chef d’oeuvre Interstellar qui propose plusieurs passages de très haute qualité !

L’avantage, c’est qu’on peut donc réaliser des Blu-ray UHD ou même 1080p à partir de Masters 4K voulus de meilleure qualité que les Masters 2K, et cerise sur le gâteau, grâce à la gamme dynamique très élevée sur pellicule, on peut numériser le film en HDR10 sans conversion SDR/HDR avec un rendu HDR très naturel. Par contre, il y a tout de même un souci, car si on gagne bien en définition, en piqué, en dynamique et en précision d’image , sur un Master 4K les défauts comme l’usure du temps, les rayures, le grain pelliculaire, le bruit vidéo ou autres, se voient bien plus que sur un Master 2K. La restauration est donc très importante et si elle est mal faite, surtout avec des pellicules de qualité moyenne, le résultat peut être catastrophique et moins beau que le Master 2K d’origine.

La seconde période, c’est donc le passage au numérique. On a donc utilisé des caméras numériques de plus ou moins bonne qualité, mais qui captaient uniquement en 2K et en SDR jusqu’à ces dernières années. Alors, l’avantage du numérique, on le connait, c’est la possibilité de conserver des enregistrements avec la même qualité d’origine, sans dégradation, des captations d’excellente qualité, pas de grain pelliculaire, moins de bruit, mais aussi une gamme dynamique bien plus basse. Certains diront qu’on a perdu aussi un peu le charme de l’image cinéma, comme ceux qui préfèrent le vinyle au CD.

Donc, pour faire des Blu-ray UHD avec des Master 2K issus des films captés avec des caméras numériques 2K et SDR, ça se complique. Là, obligé de passer par un upscaling 4K ou UHD et une conversion SDR/HDR. Le résultat va dépendre non seulement de la qualité de captation d’origine, mais aussi du savoir-faire et de la qualité du travail réalisé en postproduction. Certains Blu-ray UHD issus de Master 2K peuvent être somptueux (comme Life of Pi ou Kingsman), comme très mauvais (San Andreas, ou même Mad Max qui n’est une franche réussite pour sa qualité d’image, surtout en voyant la qualité du Blu-ray 1080p, c’est assez décevant, même si le rendu HDR10 est assez spectaculaire, mais pas vraiment naturel non plus).

Enfin, dernière période, celle que nous vivons actuellement, mais qui est en pleine évolution. De nos jours et depuis quelques petites années, de nombreux réalisateurs captent leurs films en 4K, voire plus, grâce à des caméras très performantes et accessibles comme les RED. Ces caméras ont permis de rendre la captation 4K ou 5K plus accessible pour les réalisateurs moins fortunés ce qui est une très bonne chose, car cela contribue à faire évoluer la qualité, y compris sur des films de série B ou des films amateurs. Par contre, les premiers films captés en 4K l’ont été en SDR. La captation HDR commence à peine, et la totalité des films captés en 4K actuellement utilise l’espace couleur DCI/P3. Le Rec.2020 n’est pas encore utilisé par les réalisateurs, ou très peu. Quelques films d’animation commencent à voir le jour en Rec.2020, mais je pense que le Rec.2020 ne sera pas utilisé avant un moment, car cela nécessite aussi des outils en postproduction (comme les moniteurs utilisés pour l’étalonnage des films) capables d’afficher et traiter du Rec.2020et ça, ce n’est pas demain que la plupart des studios en seront équipés.

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Du coup, les rares films captés en numérique et en 4K, voire plus, permettent effectivement de proposer une image de toute beauté en Blu-ray UHD, mais ça commence à peine, ils ne sont pas nombreux et encore moins nombreux a être captés en HDR, donc la plupart des Blu-ray UHD issu de master 4K propose des conversions SDR/HDR10. Cela dit, il y a quelques conversions qui donnent des résultats absolument splendides ! Le plus bel exemple c’est The Revenant, que j’ai visionné de nombreuses fois sur un OLED parfaitement réglé en HDR10. Quel spectacle merveilleux ! Quelle claque monumentale ! Pourtant, la première fois que je l’avais visionné sur un LED mal réglé, j’avais été déçu, mais sur un OLED réglé aux petits oignons il faut le voir pour se rendre compte du spectacle avec une image d’un réalisme hallucinant !

Bref, tout ça pour dire qu’après avoir visionné de nombreux Blu-ray UHD issus de masters 4K ou 2K upscalés, de conversion SDR/HDR10 ou en HDR natif, en toute franchise la plupart des Blu-ray UHD issus de master 4K et captés en HDR natif sur pellicule 35 mm n’offrent pas la meilleure image pour le moment , mais j’espère de meilleures surprises à l’avenir. Ils affichent une image avec beaucoup trop de grain et de bruit vidéo. Sur certains films comme Independence Day, c’est même très décevant. Sur un OLED, une technologie très sensible au bruit vidéo, c’est vraiment à la limite du regardable. Heureusement, il y a des films issus de pellicule qui profitent d’un master 4K de très haute qualité, parfaitement restauré, mais cela semble assez compliqué pour arriver à de très bons résultats à voir le peu de titres de bonne qualité. Même le Blu-ray UHD Salt qui profite d’un master 4K d’assez bonne qualité affiche un peu trop de bruit à mon goût. Les films captés en 70 mm devraient donner de bien meilleurs résultats, mais ils sont trop rares. Certains Blu-ray UHD issus de masters 2K numériques upscalés en UHD avec une conversion SDR/HDR10 donnent d’excellents résultats, d’autres sont plus décevants. Le summum de la qualité vient évidemment des films captés en 4K numérique, voire 5K, 6K ou plus. Par contre, je n’ai pas encore eu la chance de visionner un Blu-ray UHD issus d’un master 4K capté en 4K numérique et HDR natif. Le plus beau rendu HDR10 que j’ai pu voire, c’est le Blu-ray UHD The Revenant, mais ils’agit d’une conversion SDR/HDR10. Comme quoi, même une conversion SDR/HDR peut donner d’excellents résultats. Tout dépend de la qualité du travail en postproduction.

Sony Cinealta

La caméra CineAlta de Sony est l’une des rares caméras numériques capables de filmer en 4K HDR

Par contre, j’avoue ne pas comprendre pourquoi ils ont décidé de proposer systématiquement du HDR10 (et plus tard du Dolby Vision). Surtout que sur un TV UHD qui ne gère pas le HDR10, la conversion HDR/SDR passe systématiquement par une conversion Rec.2020/Rec.709, donc on perd le rendu HDR et la colorimétrie étendue. Certains films seraient plus beaux s’ils étaient proposés en Ultra HD SDR, car le rendu HDR, surtout issus d’une conversion SDR/HDR engendre plus de bruit qu’en affichage SDR. D’autre part, certains TV compatibles HDR10 ne proposent pas un bon rendu HDR10 et il aurait été préférable de disposer d’une version du film en UHD SDR tout en conservant l’espace colorimétrique DCI ou Rec.2020.

Blu-ray UHD SALTUltra HD Blu-ray – Salt 

  • Qualité d’image :
  • Qualité de la piste audio : 

Ce Blu-ray UHD a donc été produit par les Studios Sony Picture qui contrôle toute la chaîne 4K de captation, en passant par la production jusqu’à l’édition des Blu-ray UHD. Ce film a été capté sur pellicule de 35mm et donc avec une gamme dynamique très élevée qui permet de proposer un rendu HDR10 natif. Le Master a été refait en 4K à l’occasion de la sortie du Blu-ray UHD. Comme tous les Blu-ray UHD la vidéo est proposée dans un conteneur BT.20200 avec un espace couleur natif DCI/P3, encodée en HEVC 3840x 2160 pixels, 23.9 im/s en YCbCr 4:2:0, 10 bit par couleur, avec une gamme dynamique naturelle qui va de 0.02 nits à 1200 nits. En clair, c’est de l’Ultra HD natif, sans upscaling, sans conversion SDR/HDR, sans extension de l’espace couleur. Résultat ?

Je dois bien avouer que ma première réaction fût tout simplement de la déception ! J’ai visionné ce film sur un TV LG OLED65E6V, on voit tout de même que le master a été travaillé, que les images en premier plan sont très belles, définies, avec du relief, un rendu très naturel, mais ça manque de couleur, de peps, et surtout l’image apparaît assez bruitée en arrière plan ce qui limite l’effet de profondeur. Plus étonnant, le Blu-ray 1080p affiche une image bien plus propre. Cela confirme ce que je disais, en scannant la pellucide analogique 35mm en 4K on capte plus de détails et donc tout le grain pelliculaire qui ne se voit pas trop en 1080p, se voit bien plus en 2160p.

Par contre, lors des scènes en plein air, on ressent tout de même l’apport de la captation avec une gamme dynamique très élevée au niveau de la luminosité des paysages avec un rendu HDR10 très naturel, réaliste, pas d’effets HDR surréalistes comme avec le Blu-ray UHD de Mad Max. Avec du recul, passé la déception, je me rends compte qu’on retrouve aussi tout le charme de l’image typée « vrai » cinéma que l’on peut ressentir en salle avec les films captés sur pellicule. Mais bon, c’est sûr,que c’est assez loin dur rendu d’un Blu-ray UHD comme Seul sur Mars ou The Revenant issus de masters 4K numériques.

Bref, un gain bien visible au niveau définition, mais un peu trop de bruit et grain pelliculaire que l’on ne s’attend pas à voir sur un Blu-ray UHD. Cependant, le film conserve un certain charme appréciable et une belle dynamique ! La piste Dolby Atmos en VO est de très bonne qualité,mais les effets Atmos n’apportent pas grand  chose de plus comparé à la piste TrueHD 7.1. En revanche, pour les allergiques à la langue anglaise, le passage à du simple Dolby Digital 5.1 pour al VF fait mal, on perd énormément en qualité surtout si on possède une configuration 7.1. ou en Atmos.

Blu-ray UHD Life of PiUltra HD Blu-ray – Life of Pi 

  • Qualité d’image :
  • Qualité de la piste audio : 

Un film capté en numérique 2.8 K et issu d’un master Digital Intermediate 2K, donc upscalé en UHD et converti en HDR10. Pourtant, le résultat est somptueux, une de mes références actuelles en terme de qualité, rendu HDR10 magnifique, notamment lors des passages nocturnes ou sur l’île mystérieuse avec des effets bleus fluo impressionnants, ou encore les fameux passages avec le soleil à contre-jour ou avec les reflets sur l’eau.  Les pics lumineux sont très intense par moment, ce qui renforce le réalisme des scenes.

Parfois, on peut se rendre compte d’un léger manque de naturel, notamment avec quelques animaux sur la barque et de quelques effets HDR10 un peu accentués, mais dans l’ensemble c’est une véritable magie, un merveilleux moment de cinéma féerique ! La qualité d’image est superbe, de très rares passages avec du bruit, ou des traces d’upscaling, mais dans 95% des scènes l’image est magnifique, avec une profondeur de champ énorme. Le tigre est vraiment magnifique à l’écran, la colorimétrie bien plus belle que celle du Blu-ray 1080p.  Ce Blu-ray est d’autant plus magique avec l’OLED, car les quelques passages de nuit mettent en avant toute la qualité de cette technologie à exploiter le rendu HDR10 dans les scenes sombres avec un contraste faramineux, cette capacité à afficher une lumière intense dans un fond noir d’encre, avec des étoiles qui illuminent le ciel, la lune brille de milles feux, et des effets HDR encore plus puissants !

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Par contre, déception du côté de la piste audio avec du « simple DTS-HD Master Audio de très bonne qualité, mais pas de DTS:X, ni de Dolby Atmos. Cela dit, en dehors de quelques passages musicaux assez rares avec lesquels le DTS-HD suffit largement, la bande sonore n’est pas très fournie, beaucoup de passages calmes, sans bruit, ni effet spéciaux, pas d’action ou très peu donc et pas sûr que de l’Atmos aurait apporté quelque chose de plus…

Blu-ray UHd Independence DayUltra HD Blu-ray – Independence Day 

  • Qualité d’image :
  • Qualité de la piste audio DTS-HD: 

Même parcourt que le Blu-ray Salt. Ce Blu-ray UHD a donc été produit par les Studios de la 20th Century Fox et a été capté sur pellicule de 35mm et donc avec une gamme dynamique très élevée qui permet de proposer un rendu HDR10 natif. Le Master a été refait en 4K à l’occasion de la sortie du Blu-ray UHD. Soi-disant, 95% des effets spéciaux auraient été refaits en 4K, c’est aussi l’un des premiers Blu-ray UHD doté d’une piste DTS:X. Je m’attendais donc à un super spectacle, à un Master 4K de toute beauté, mais quelle déception !

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Alors certes, là aussi on voit qu’un bon travail qui a été fait au niveau des premiers plans, très définis avec un joli relief. Certains passages sont superbes, mais 90% du film est truffé de bruit vidéo avec un grain pelliculaire trop prononcé ! Sur l’OLED le grain est vraiment épouvantable, sur un TV LED Sony XD93 ça passe mieux, mais on le remarque encore bien trop. Quel dommage, car le rendu HDR10 est tout de même magnifique sur de nombreux plans. c’est assez bizarre même, car d’un côté le rendu HDR donne un coup de jeune au film, qui semble être sortie cette année, mais le grain pelliculaire nous ramène 20 ans en arrière, un contraste assez perturbant. L’apport comparé au Blu-ray 1080p vient essentiellement grâce au rendu HDR10.

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La piste DTS-HD est en revanche une franche réussite avec des effets surround excellents, des dialogues précis et bien soutenus, une spatialisation immersive, surtout lors des combats aériens. Il me tarde de l’écouter en DTS:X, malheureusement cette piste n’est pas encore lue par le lecteur Panasonic UB900

Blu-ray UHD The RevenantUltra HD Blu-ray – The Revenant 

  • Qualité d’image :
  • Qualité de la piste audio : 

Un film capté en numérique 3.4K et 6.5K, un master Digital Intermediate refait en 4K, quelques rares effets spéciaux en 2K, mais il y en a très peu. Le résultat est grandiose, pas une trace de bruit sur l’OLED, et une image d’un réalisme époustouflant.? Quelle précision, quelle dynamique, quelle profondeur de champ, quelle colorimétrie ! Waouh, la claque monumentale, mieux que Life of Pi !

C’est d’ailleurs en visionnant ce film que j’ai réussi à régler le rendu HDR10 de l’OLED avec un contraste dynamique sur Élevé, mais en améliorant la courbe de luminance avec les réglages de contraste et luminosité du TV et lecteur. Pour moi, qui étais allergique aux contrastes dynamiques, j’ai réussi a avoir un rendu HDR incroyable avec ce film. Bref, ma référence actuelle en Blu-ray UHD, même si l’histoire n’est pas plus prenante que ça, mais surtout pour le spectacle, l’image, les paysages et la photographie, superbe !

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Par contre, déception niveau audio, même si la bande-son est excellente et très immersive, pas de Dolby Atmos, ni de DTS:X, mais tout de même du DTS-HD Master Audio 7.1 … c’est déjà ça, ne faisons pas la fine bouche. De toute façon, là aussi on ne peut pas dire que du DTS:X ou du Dolby Atmos auraient apporté quelque chose de plus, les dialogues et passages d’action sont assez rares, une bande son assez soft.

Blu-ray UHD Dead PoolUltra HD Blu-ray -Dead Pool 

  • Qualité d’image :
  • Qualité de la piste audio : 

Encore un must d’un point de vu image et une référence pour sa piste audio Dolby Atmos 7.1.4 ou même en DTS-HD. En testant le kit Magnat Cinema Ultra THX je me suis régalé, tout simplement énoOorme ! Le caisson s’en est donné à cœur joie et nous a tous mis K.O ! Les effets Atmos sont également très présents, bien audibles, dynamiques et renforcent grandement l’effet bulle sonore lors de certains passages, très immersif ! Ce Blu-ray a été capté avec une caméra numérique 4K Phantom et 5K RED. Même les effets spéciaux sont en 4K ! Par contre, comme tous les films captés en numérique actuellement, le rendu HDR10 vient d’une conversion SDR/HDR, mais à vrai dire on ne s’en rend même pas compte. Le rendu HDR10 n’apporte pas vraiment d »effets « lumineux » explosifs, pas d’effet HDR « spectacle », ou très peu, mais on ressent tout de même que l’image est vraiment plus dynamique et plus réaliste qu’en SDR avec un superbe relief ! Le HDR10 apporte beaucoup à la qualité d’ensemble , c’est indéniable ! Mais bon, ce n’est pas le rendu HDR10 de The Revenant ou Life of Pi ou Mad Max, il se fond dans le décor, mais l’apport est très agréable.

Dead Pool bis

Dead Pool

Non, ce qui marque le plus avec ce film c’est sa bande son explosive lors des passages musicaux et d’action et la qualité de l’image d’une précision hallucinante, dans un autre style que The Revenant, mais tout aussi belle, voire plus. Évidemment, la photographie n’est pas aussi belle, mais c’est le genre d’image avec laquelle on n’a même pas envie de rajouter de traitement vidéo et surtout ne pas la dénaturer, elle est parfaite comme ça ! Elle explose d’elle-même et crève l’écran avec un relief exceptionnel ! Du très, très grand art. Vraiment, bravo on en voudrait plus de Blu-ray UHD comme ça !

To be continued…

47 commentaires

  1. avatar
    franck /

    dead pool, exodus, seul sur mars,kings man sur g6v avec le pana, fantastiques !!!!tous les autres titres sortis bof bof. exodus avec the revenant sont majestueux. pi super mais un cran en dessous

  2. avatar

    Article très intéressant ! Encore merci, j’y vois (un peu) plus clair dans cette jungle technologique ; merci aussi de nous faire économiser de futurs achats de blu ray UHD qui ne méritent pas forcément cette appellation…

  3. avatar
    lorenzo /

    Je possède 5 Blu-ray UHD dans ma collection et je peux dire que the revenant est au sommet dans un deuxième temps life of pie est énorme également mais en dessous évidemment..exodus superbe ossi en 3e
    Grosse deception pour pan!

  4. avatar
    Philou34 /

    @Nicolas Bécuwe – merci Nicolas pour ta réponse. Je vais attendre sagement que le catalogue s’étoffe. Cordialement.

  5. avatar
    Cavendish /

    Question : sur la jaquette du blu-ray, comment sait-on si le film est en HDR ou pas ?
    Car de ce que j’ai vu, ça ne semble pas être indiqué la plupart du temps.

  6. avatar
    Hadhafang /

    Nicolas,

    Quelle base de donnée publique conseillerais tu pour connaitre avec quelle type de caméra à été capté le film (Caméra numérique 4K, 2K… ou pellicule 35 mm, 70 mm) et comment ont été réalisé les effets spéciaux ?.

    Est ce que la base IMDB peut être considérée comme fiable ? par exemple pour Deadpool IMDB indique :

    Negative Format 35 mm (One Shot)
    Codex

    Cinematographic Process ARRIRAW (3.4K) (source format)
    Digital Intermediate (4K) (master format)
    Super 35 (source format) (some shots)

    Printed Film Format D-Cinema
    Digital (Digital Cinema Package DCP)

  7. avatar

    @Cavendish – Salut,

    Jusqu’ici,tous les Blu-ray UHD que j’ai vu, sont en HDR10 (je dirais presque malheureusement, car certains films seraient mieux sans …).

  8. avatar

    @Hadhafang – Salut,

    Malheureusement j’ai lu beaucoup d’erreurs sur iMDB, mais bon en général pour la captation des films ils ne disent pas trop d’erreurs, mais oublient souvent que pour les Blu-ray certains Master ont été refait entièrement.

    Pour Dead Pool, il n’a pas été capté en 35 mm, ça c’est certains ! Voir ici :https://larryjordan.com/blog/deadpool-edited-with-adobe-premiere/

    The film was shot on a variety of formats: Arri Alexa 3.5K, Red 5K, Red 6K, Phantom 2K, Phantom 4K, and several DSLR formats. To simplify editing, all camera masters were transcoded to a ProRes 422 2K “container” which allowed for reframing as well as a more organized media flow.

  9. avatar
    David /

    Je ne sais pas si mes sources sont fiables ; mais pour ceux que cela intéresse, voici une liste non exhaustive de contenu dont la source serait nativement proche du 4K. J’ai dressé cette liste il y a deux mois environs ; il est donc fort probable qu’elle soit incomplète.

    Films

    Spider-Man 2 (2004)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Iwerks 8/70 (source format) (visual effects)
    Panavision Super 70 (source format) (visual effects)
    Super 35 (source format)
    VistaVision (source format) (visual effects)
    Printed Film Format 35 mm (anamorphic) (Kodak Vision 2383)
    70 mm (horizontal) (IMAX DMR blow-up) (Kodak Vision 2383)
    D-Cinema

    Spider-Man 3 (2007)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Super 35 (source format)
    VistaVision (source format) (visual effects)
    Printed Film Format 35 mm (anamorphic) (Kodak Vision 2383)
    70 mm (horizontal) (IMAX DMR blow-up) (Kodak Vision 2383)
    D-Cinema

    The Amazing Spider-Man (2012)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Redcode RAW (5K) (also dual-strip 3-D) (source format)
    Printed Film Format 35 mm (anamorphic) (Kodak Vision 2383)
    70 mm (horizontal) (IMAX DMR blow-up) (also dual-strip 3-D) (Kodak Vision 2383)
    D-Cinema (also 3-D version)

    Anges & démons (2009)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Super 35 (source format)
    Printed Film Format 35 mm (anamorphic) (Kodak Vision 2383)
    D-Cinema

    World Invasion: Battle Los Angeles (2011)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Super 35 (source format)
    XDCAM (1080p/24) (source format) (some shots)
    Printed Film Format 35 mm (anamorphic) (Kodak Vision 2383)
    D-Cinema

    Karaté Kid (2010)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Super 35 (3-perf) (source format)
    Printed Film Format 35 mm (anamorphic) (Kodak Vision 2383)
    D-Cinema

    Very Bad Cops (2010)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Super 35 (3-perf) (source format)
    Printed Film Format 35 mm (anamorphic) (Kodak Vision 2383)
    D-Cinema

    Chappie (2015)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Panavision (anamorphic) (source format)
    Printed Film Format D-Cinema

    Independence Day: Resurgence (2016)
    Negative Format Redcode RAW (6K)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Hawk Scope (anamorphic) (source format)
    Printed Film Format D-Cinema

    Expendables 3 (2014)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Redcode RAW (4K) (5K) (source format)
    Printed Film Format 35 mm (anamorphic)
    D-Cinema

    Sicario (2015)
    Cinematographic Process ARRIRAW (3.4K) (source format)
    Digital Intermediate (4K) (master format)

    Les Schtroumpfs 2 (2013)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    F65 RAW (4K) (source format)
    Printed Film Format 35 mm (spherical) (Fuji Eterna-CP 3514DI)
    D-Cinema (also 3-D version)

    Hancock (2008)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Super 35 (source format)
    Printed Film Format 35 mm (anamorphic) (Kodak Vision 2383)
    D-Cinema
    Salt (2010)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Super 35 (source format)
    Printed Film Format 35 mm (anamorphic) (Kodak Vision 2383)
    D-Cinema

    The Revenant (2015)
    Cinematographic Process ARRIRAW (3.4K) (6.5K) (source format)
    Digital Intermediate (4K) (master format)
    Panavision (anamorphic) (source format) (some scenes)
    Redcode RAW (6K) (source format)

    Reportages

    Humpback Whales (2015)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    IMAX (source format)
    Phantom RAW (4K) (source format) (high-speed shots)
    Redcode RAW (5K) (source format) (some scenes)
    Printed Film Format 70 mm (horizontal) (IMAX DMR blow-up) (dual-strip 3-D) (Kodak Vision 2383)

    Flight of the Butterflies (2012)
    Negative Format Digital (4K)
    Redcode RAW (5K)
    Printed Film Format 15/70 mm
    Digital

    Series (source Netflix)

    Better Call Saul (2015– )
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Redcode RAW (6K) (source format)

    Jessica Jones (2015– )
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Redcode RAW (4K) (5K) (source format)

    Sense8 (2015– )
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    F55 RAW (4K) (source format)

    Grace and Frankie (2015– )
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Redcode RAW (5K) (source format)

    Chef’s Table (2015– )
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Redcode RAW (6K) (source format)

    Daredevil (2015– )
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    Redcode RAW (4K) (source format)

    Bloodline (2015– )
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    F55 RAW (4K) (source format)

    Marco Polo (2014– )
    Cinematographic Process Digital Intermediate (4K) (master format)
    F55 RAW (4K) (source format)

    House of Cards (2013– )
    Cinematographic Process Digital Intermediate (2K) (master format) (season 1)
    Digital Intermediate (4K) (master format) (season 2-)
    Redcode RAW (5K) (6K) (source format)

    Breaking Bad (2008–2013)
    Cinematographic Process Digital Intermediate (2K) (master format)
    Digital Intermediate (4K) (remastered versions)
    Super 35 (3-perf) (source format)

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    @David – Merci pour ce travail David !

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    David /

    @Nicolas Bécuwe
    Avec plaisir Nicolas.

  12. avatar
    Thegrif /

    Bonjour,

    Question un peu bête, mais lorsque l’on parle de master 2k de quelle résolution parle-t-on ? 2k dci ( 2048*1080 ) ou 2k numérique ( 2560*1440 ).
    Parce-que ça change pas mal de choses ( la même pour 4k, 4096*2160 ou 3840*2160 ).
    Merci.

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    David /

    Bonsoir ;
    Je ne suis sûr de rien, mais selon-moi :

    On parle de 4K lorsque la définition possède ~ 4000 pixels en largeur. Voici les différentes variantes de 4K :
    DCI 4K (natif) 4 096 × 2 160 / 1,90:1 (~17:9) / 8 847 360 pix
    DCI 4K (CinemaScop recadré) 4 096 × 1 716 / 2,39:1 / 7 020 544 pix
    DCI 4K (Flat recadré) 3 996 × 2 160 / 1,85:1 / 8 631 360 pix

    Le format TV 16:9 « 4K » (3840*2160) est un standard dédié à l’adaptation TV, un format inclus dans la norme UHD et non une norme cinématographique.

    En l’occurrence, vous l’aurez compris, tout dépend du format ; s’il n’est pas précisé, la déduction se fait suivant le contexte et la caméra utilisé.

    Le raisonnement est le même avec le 2K.

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    Thegrif /

    @David

    Mon interrogation viens du fait que les caméras état numériques pas sûr que la définition donnée ne soit pas celle numérique plutôt que ciné.
    Pour les masters vu que tout est scanné même réflexion.
    Les resos dci ne sont-elles prises en compte que pour la pellicule ou aussi pour les versions numérique des films ?

  15. avatar
    David /

    Bonjour ;
    Désolé, je ne saurais pas répondre à votre question.

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    Pas mal, dommage qu’il n’y est pas le test de Man Of Steel UHD

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    romain /

    tu n’as pas donné tes réglages pour le dolby vision nicolas

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