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Test Panasonic TX-50DX750 : le meilleur rapport qualité/prix de 2016 ?

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On continue les tests de téléviseurs avec l’une des plus belles surprises de cette année, le Panasonic DX750, le petit frère du fameux DX900 testé sur HDfever il y a quelques mois. Ce TV UHD HDR est doté de nombreuses fonctions, d’une excellente gestion colorimétrique, d’un contraste natif puissant, d’une compatibilité 3D et d’un traitement vidéo de très bonne qualité. Il n’embarque pas de dalle 10 bit, n’est pas certifié UHD Premium, mais représente pour moi le meilleur rapport qualité/prix de 2016. En lisant ce test, vous verrez que finalement, une dalle 8 bit avec un bon traitement interne peut faire mieux qu’une dalle 10 bit. D’autre part, je pense que pour un Edge LED, il vaut mieux limiter le pic lumineux en HDR pour conserver une belle profondeur de noir et un rendu HDR de belle qualité.

Protocole de test :

  • TV Panasonic TX-50DX750F (PPI 1390 €)
  • Lecteur Blu-ray UHD Panasonic DMP-UB900
  • Spectrophotométre Klein K10-A & Spectroradiomètre JETI specbos 1211
  • Générateur de mires 4K et HDR MURIDEO Fresco Six-G
  • Boitier de mesure d’inputlag Leo Bodnar
  • Logiciel de calibrage CALMAN
  • Avec la participation de Cédric Louis, calibreur certifié THX et ISF Level II (voir son site personnel)

Présentation du Panasonic TX-50DX750

Panasonic TX-50DX750 (12)

En dehors du 65″ qui est un full LED, le Panasonic DX750 est un téléviseur doté d’un rétroéclairage Edge LED à Local Dimming. Il utilise une dalle Ultra HD (3840 x 2160 pixels), VA et 8 bits, avec un taux de rafraîchissement natif mesuré à 120 Hz. Le DX900 utilise une dalle 10 bit, et pourtant, à part en HDR, je dois dire que je n’ai pas vu de grande différence de qualité d’image entre le DX900 et le DX750, surtout que la dalle est vraiment très proche avec le même contraste natif (Local Dimming désactivé) et les mêmes diodes LED au phosphore rouge. D’ailleurs, en analysant le spectre de lumière de cette dalle, on peut se rendre compte que c’est exactement le même que celui du DX900 avec cette même capacité à reproduire un rouge superbe et intense.

Spectre lumiere Panasonic DX750

Ce spectre est d’autant plus étonnant qu’il ressemble beaucoup à celui offert par les dalles IPS et permet d’offrir une excellente colorimétrie et un espace couleur (gamut) assez large pour mieux reproduire les couleurs du Blu-ray UHD. De toute évidence, l’utilisation du phosphore donne de meilleurs résultats que les Q.DOT. Avec ça, le DX750 intègre un processeur HCX (Hollywood Cinema Experience)et la technologie Accurate Colour Drive avec une table de conversion 3D LUT dotée de 8 000 points de correction et la possibilité de calibrer les 6 couleurs primaires et secondaires au sein d’un CMS sur 3 axes. Ou encore, Black Gradation Drive qui permet d’offrir plus de gradations dans les scènes sombres grâce à un traitement 12 bit par couleur. Contrairement au HCX+ du DX900, le HCX n’est pas aussi fidèle aux standards UHD/HDR10 et ne propose pas de modes THX, le calibrage n’est pas aussi juste en sortie de carton, mais on retrouve la même qualité au niveau des traitements vidéo, upscaling UHD et algorithmes.

Processeur HCX

Enfin, pour fluidifier les images et éliminer la vibration (ou flickering) dans les travellings provoqués par le clignotement de la dalle 120 Hz, le DX750 utilise une compensation de mouvement IFC basée sur un indice de fluidité BMR 1800 ainsi qu’une simulation software du BFI (Black Frame Insertion) pour améliorer la précision des images en mouvements. Bref, si je devais résumer ce test en quelques lignes, je dirais que les performances sont vraiment très proches du DX900 qui propose tout de même un rendu HDR bien plus puissant et un contraste perçu et mesuré plus élevé grâce à son rétroéclairage Full LED avec Local Dimming sur 512 zones. Cela dit, le DX750 est loin d’être ridicule au niveau contraste, comme vous pourrez le découvrir lors de ce test.

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Évidemment, lors de déballage on découvre un téléviseur doté d’une qualité de construction moins « haut de gamme », qui n’a rien à voir avec le DX900. Cela dit, ça reste tout à fait correct, et bien meilleur que sur la plupart des TV concurrents vendus dans cette gamme de prix. Aucun défaut particulier, l’assemblage est parfait, avec un coffre en PVC dur et un cadre en aluminium brossé. Par contre, le traitement anti-reflet est bien moins efficace que celui du DX900 avec une dalle brillante qui reflète beaucoup.

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Deux pieds avec une coque en plastique chromé et une armature en acier sont livrés et permettent d’être fixés de plusieurs façons différentes, soit sur les extrémités du téléviseur, soit au centre, ce qui permet d’adapter le design à divers styles de meubles TV. La connectique est de bonne qualité avec deux caches connecteurs pour cacher les câbles ou certains connecteurs non utilisés.

Cette connectique regroupe quatre entrées HDMI dont deux connecteurs HDMI 1.4 et deux HDMI 2.0a compatibles HDCP 2.2, HDR et BT.2020 (si vous connectez un lecteur Blu-ray UHD ou décodeur TV UHD il faudra utiliser les entrées N°1 ou 2, activer le support HDR et activer le mode 2 dans le menu pour pouvoir entrer en 4:4:4 et 12 bits afin de réduire la postérisation avec le Blu-ray UHD. Il s’agit du même style d’option que l’UHD Color sur les Samsung ou LG).

Mode 1 et 2 UHD Color

Configuration HDMI

On trouve également un port Ethernet, deux port USB 2.0, un port USB 3.0, une sortie casque en jack 3.5 mm, une sortie Optique, une entrée YUV Composante associée à une entrée RCA stéréo, et enfin une entrée antenne pour la TNT sachant que ce téléviseur n’embarque qu’un simple tuner TNT DVB-C/T2 compatible MPEG4 et HEVC pour recevoir les chaines de la TNT HD et les chaines UHD,

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Ce téléviseur permet également de diffuser son tuner sur le réseau personnel (fonction « In-House TV Streaming »). Cela nécessite un autre appareil compatible, mais cette fonctionnalité permet de visualiser les chaines depuis un appareil (TV ou lecteur) placé dans une autre pièce qui ne possède pas de prise antenne. D’autre part, l’application Panasonic permet de programmer des enregistrements de programmes TV à distance, voire même regarder les chaines sur son mobile en dehors de chez soi à condition que le téléviseur soit allumé.

Quant aux connexions sans fil, on trouve le Wi-Fi et Wi-Fi Direct, le Bluetooth (uniquement pour clavier et souris, pas de Bluetooth audio) et donc le mode Easy Mirroring qui permet de diffuser le contenu d’un mobile sur le DX750. C’est donc très complet, surtout pour la gestion réseau, mais il manque toutefois le DisplayPort qui était présent sur le AX900, ou encore le Bluetooth aptX et une sortie Subwoofer comme ce que propose Sony.

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Enfin, le packaging se résume à une seule télécommande, donc pas de lunettes 3D, pas de Smart Remote comme avec le DX900, et même la télécommande principale est beaucoup moins élaborée. Il s’agit d’une télécommande classique, sans micro, ni touche rétroéclairée. Une bonne télécommande, solide, mais assez banale… Par contre, on trouve plusieurs applications Panasonic iOS et Android, pour contrôler le TV, regarder les chaînes TV, lancer les médias ou une application qui permet d’afficher une recherche internet sur le TV, mais pas de possibilité de calibrer le TV depuis une tablette comme avec le DX900 puisque le DX750 n’est pas certifié ISF.

Smart TV, interface et multimédia

Applications

En dehors de quelques modes images absents (les modes ISF et THX), l’interface du DX750 est strictement identique à celle du DX900. Le DX750 utilise une interface My Home Screen 2.0 basée sous l’OS Firefox avec un moteur de recherche internet Mozilla. On peut donc accéder à de nombreuses applications que je vous laisse découvrir avec les captures. Parmi ces applications, on peut citer plusieurs services de VOD comme Netflix 4K, Viewster, Youtube en 4K (le DX750 est compatible VP9 et H265), Dailymotion, Viewster, quelques applications de TV de rattrapage avec TV5MONDE et Arte, AUPEO!, Deezer, NRJ, TuneIn, SHOUTcast, plusieurs petits jeux, l’accès aux réseaux sociaux comme Twitter, et même quelques applications pour adultes comme Forno et Marc Dorcel HD et 3D.

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La partie multimédia aurait pu être intéressante, mais l’absence de gestion DTS est assez décevante. En effet, le tiers de mes films en MKV ne peuvent pas être visionnés à cause de cette absence. Dommage, car sinon le décodage vidéo est d’excellente qualité avec la possibilité d’utiliser les modes images calibrés, la possibilité d’envoyer le Dolby Digital 5.1 en bitstream via ARC ou Optique, la gestion des multipistes audio et sous-titres, la possibilité de customiser els sous-titres (grosseur, position, couleur), la lecture des vidéos UHD/4K 10 bits, HDR, HEVC, H264 et un grand nombre de formats pris en charge comme le MKV, 3G2, 3GP, 3GPP, ASF, AVCHD, AVCHD/MVC (3D), AVI, F4V, FLV, H.264 BP, H.264 HP, H.264 MP, H.265 (HEVC), VP9, M2TS, M4V, MKV, MOD, MP4, MPEG, MPEG-1, MPEG-2, MPEG4 ASP, MPEG4 SP, MPG, MTS, PS, TP, TRP, TS, TTS, VC-1, VOB, VRO, WMV (Windows Media Video), WMV9 (Windows Media Video 9).

Multiméia pas de DTS

Et pour l’audio, le DX900 peu lire les MP3, AAC, WMA Pro, FLAC 44.1 kHz et downmix des Flac en 192 kHz, Apple Lossless (ALAC), WAV/LPCM. La lecture des fichiers audio est intéressante avec la possibilité d’afficher les pochettes d’albums ou les tags, mais pas de lecture native des fichiers dits « HiRes », tous les fichiers en 88.2, 96, 176.4 ou 192 kHz sont downmixés en 48 kHz/ 24 bits. Les formats image JPEG 4K, JPG et MPO 3D sont également lus, pais pas les PNG.. Évidemment, pas de lecture des pistes DTS-HD, ni TrueHD, ni des ISO, ni des répertoires Blu-ray (BDMV) et comme tous les téléviseurs, les vidéos 24p sont lues en 60 im/s, mais la conversion du framerate est bien gérée, avec une lecture fluide, sans saccade et une image de toute beauté.

Réglages Réseau

Qualité du système audio embarqué

Réglages son

Comme toujours, il est évident qu’il vaut mieux passer par un système audio externe, que ce soit un petit ampli 2.0, ou home cinéma, une barre sonore ou un système hifi, vous aurez évidemment une meilleure qualité que celle proposée par les haut-parleurs embarqués dans le DX750. Le rendu est tout de même acceptable, dans la moyenne avec des dialogues parfaitement intelligibles, mais une puissance assez limitée avec 2 x 10 Watts et pas de sortie Subwoofer comme chez Sony. on trouve tout de même pas mal de réglages pour optimiser le rendu sonore, égaliser les changements de volume d’une chaîne à l’autre, un EQ 7 bandes, un mode surround, etc.

Affichage UHD, upscaling UHD et traitement vidéo

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Le traitement interne du DX750 permet des dégradés superbes, sans postérisaton. Ici le Blu-ray UHD Life of Pi en HDR

Pour être totalement franc, et comme je le précisais en introduction, en dehors du rendu HDR, je n’ai pas remarqué de différence de traitement d’image entre le DX750 et le DX900, malgré la présence d’une dalle 8 bit au lieu de 10 bit. Il est possible que la taille ait influencé cette analyse, mais 50″ ce n’est pas non plus tout petit et les dégradés sont tout aussi somptueux, parfaitement fondus, sans effet de postérisation. À vrai dire, j’ai même rencontré des dalles 10 bit qui affichaient plus de postérisaiton que la dalle 8 bit du DX750. Je pense sincèrement que le traitement vidéo interne à une importance primordiale au niveau de cette qualité et de ce côté, on ressent toute l’expertise Panasonic en terme de traitement vidéo, gradation, gestion colorimétrique, etc.

Le plus étonnant, c’est que malgré la taille de la dalle (50″ donc), l’apport du Blu-ray UHD est flagrant. À condition que le film soit de bonne qualité évidemment, la différence entre la version 1080p et UHD saute aux yeux avec une précision chirurgicale et une impression de relief et profondeur de champs bien plus marquée. Je dirais même qu’en plus on voit beaucoup moins les défauts, ou éventuel bruit vidéo que peut apporter le rendu HDR, car effectivement le rendu HDR a tendance à entraîner un peu plus de bruit sur certaines scènes qu’en SDR, surtout quand il s’agit de conversion SDR/HDR et non de captation en HDR natif.

Gradation

Même autour des halos lumineux , quasiment aucune postérisation, des dégradés parfaits , même avec les contenus 8 bits upscalé en 4K

Quant à l’upscaling UHD de Panasonic, il n’y a aucun doute, il a grandement progressé. C’est assez différent de ce que propose Samsung, plus proche de ce que propose Sony, c’est-à-dire une image très naturelle, moins ciselée que sur les TV Samsung, mais très précise et dotée d’un piqué somptueux. L’upscaling offre une image avec une texture riche et améliore grandement la précision sans afficher de traces d’upscaling. Les Blu-ray 1080p sont clairement magnifiés à l’écran, on ne voit aucun travail de mise à l’échelle. Certains excellents Blu-ray 1080p upscalés proposent même une image très proche de certains Blu-ray UHD de qualité moyenne. Panasonic était en retrait sur ce terrain, mais a clairement rattrapé ses concurrents directs.

Réglages Vrai Cinema 2

Le DX750 propose donc les mêmes traitements vidéos que le DX900 avec plusieurs algorithmes très efficaces que ce soit sur les contenus UHD, HD ou SD. Même les chaînes TV offrent un rendu d’excellente qualité. Les TV Panasonic traitent mieux les contenus SD que les TV Sony. Par contre, Sony propose des filtres d’accentuation des détails très efficaces avec les contenus HD et UHD. Pour combler tout le monde, il manque donc quelques filtres d’amélioration des détails ou des contours comme ce que proposent certains téléviseurs, lecteurs Blu-ray ou scalers externes, mais Panasonic privilégie surtout le rendu naturel :

  • Remasteriser la Resolution : un algorithme qui remastérise les images SD ou HD en UHD pour améliorer l’upscaling, le piqué et la texture. Même sur les chaines SD et les vidéos SD ce traitement fait un travaille remarquable pour améliorer la précision de l’image, mais n’en fiat pas trop, juste ce qu’il faut pour offrir une image naturelle, sans double contour, ni ringing, ni ajout de bruit. Il est également très efficace avec les vidéos HD.
  • Remasteriser MPEG : cet algorithme permet de réduire les effets de blocs pixels et artefacts de compression MPEG. Il est surtout conseillé avec les chaines SD et vidéos SD compressées. Là aussi le travail est bien réalisé, mais il faut éviter de l’utiliser avec les vidéos HD et le Blu-ray, cela ne servirait à rien et réduirait un peu le piqué et les détails de l’image.
  • Remasterisation de la Plage dynamique : cela permet d’éviter de brûler les blancs lorsque vous augmentez le rétroéclairage tout en améliorant la dynamique de l’image. Si vous aimez les images ultra lumineuses, il faut l’activer. Cet algorithme recalcule l’échelle de gris sur une plage dynamique plus large, une sorte de conversion SDR/HDR, mais qui n’en fait pas trop, qui conserve un rendu parfaitement naturel.
  • Remasterisation des couleurs : là aussi, le but est d’utiliser tout l’espace couleur (Wide Gamut) de la dalle, mais sans saturer les couleurs comme pourraient le faire les améliorations des couleurs sur d’autres TV. Cet algorithme recalcule les coordonnées des couleurs en Wide Gamut, au lieu d’étirer les coordonnées. Les résultats sont excellents, sans dénaturer les couleurs, ni saturer les teintes de peau. Pour ma part, même en étant un adepte des couleurs fidèles à al colorimétrie cinéma, il m’arrive d’utiliser ce filtre.
  • Réducteurs de bruit : on trouve deux réducteurs de bruit assez efficaces, mais pour ma part j’évite au maximum de les utiliser, car ils lissent l’image pour corriger les artefacts de compression ou les fourmillements. Il faut les réserver pour les vidéos vraiment très compressés. Cela ne corrige pas aussi bien les artefacts de compression MPEG que le Digital ClearView de Samsung, mais dégrade moins le piqué de l’image.
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Les chaines TV affichent une très belle image sur le DX750 !

En résumé, il s’agit d’un excellent traitement vidéo donc, avec toujours le même objectif, offrir une image riche, belle, précise, mais surtout naturelle. Certains regretteront l’absence de filtres pour accentuer les détails ou les contours, afin d’apporter plus de relief à l’image du Reality Creation de Sony ou du traitement vidéo de Samsung. Certains préféreront donc utiliser les traitements vidéo proposés par certains lecteurs Blu-ray comme OPPO ou Pioneer ou par des scalers externes comme ce que propose DVDO avec ses iScan. Pour ma part, en utilisant l’OPPO BDP-105EU j’arrive à avoir une image d’une qualité vraiment impressionnante grâce au naturel de l’image Panasonic. D’autre part, ce type de traitement proposé par le DX750 permet d’avoir de très bons résultats avec les chaînes de la TNT avec le Tuner intégré ou d’une Box ou décodeur TV externe.

Le contraste mesuré et perçu du DX750 : parmi les meilleurs Edge LED du moment !

Contraste

Le DX750 propose un contraste natif puissant, mesuré à 4800:1 !

C’est évidemment le secteur sur lequel le DX750 sera en retrait comparé au DX900 qui utilise une dalle Full LED avec 512 zones de Local Dimming. Cela dit, à la base, la dalle VA utilisée sur le DX750 propose à peu près le même contraste que celle du DX900. C’est donc essentiellement le rétroéclairage et le Local Dimming qui vont faire la différence. En clair, le Local Dimming du DX750 ne permet pas d’améliorer le contraste mesuré, mais améliore le contraste perçu en baissant le rétroéclairage dans les scènes sombres pour offrir des noirs plus profonds et des bandes noires, plus denses.

En ajustant le rétroéclairage à 120 cd/m² pour des conditions de visionnage optimales en salle obscure, je mesure un noir à 0.025 cd/m², soit un ratio contraste de 4800:1. Le plus étonnant, c’est que cette dalle permet d’afficher un pic lumineux à 500 cd/m² en SDR, et 625 cd/m² en HDR tout en continuant à proposer un noir assez profond. Même avec le rétroéclairage à fond, le noir reste à 0.10 cd/m² soit un ratio contraste de 5000:1. C’est ce qui permet à ce téléviseur d’offrir un rendu HDR contrasté et de très bonne qualité.

De plus, grâce au Local Dimming, on peut profiter d’un contraste perçu supérieur à ce que les mesures nous disent. En effet, dans les scènes sombres, le DX750 est capable d’afficher un noir intra-image à 0.01 cd/m² et même moins sur les bandes noires (0.005 cd/m²). Un Local Dimming puissant, mais attention tout de même, car il est justement un peu trop puissant, sur « Moyen » et « Élevé  » il a tendance à boucher les noirs avec une perte de détails dans les scènes sombres. Un ciel étoilé -par exemple- affichera beaucoup moins d’étoiles avec le Local Dimming sur « Haut » que sur « Bas ». Sur le niveau « Bas », l’image n’est absolument pas bouchée et les bandes noires affichent un noir pas aussi noir que sur « Élevé « , mais tout de même très profond, donc cela reste un trés bon compromis.

Peaking

Le Peaking est une technologie récente (Peak Illuminator chez Samsung, X-ended Dynamic Range chez Sony) qui permet de booster l’intensité lumineuse d’un endroit dans l’image pour offrir plus de dynamique sans dégrader le noir.

Avec cela, vient se rajouter un réglage « Contrôle du Contraste ». En fait, ce réglage vient activer une technologie qu’on appelle le « Peaking » afin de booster la dynamique de l’image. Cela donne des couchers de soleil plus lumineux, des étoiles plus brillantes, des scènes sombres bien plus lisibles, même si le noir perd tout légèrement en profondeur. Si on associe cette adaptation du contraste au filtre pour Remasteriser la plage dynamique, on peut avoir une sorte de simulation HDR assez impressionnante sur certaines scènes !

Réglages couleurs

Malheureusement, le DX750 affiche un léger défaut, avec les deux côtés de la dalle qui sont plus clairs que le centre. Sans activer le Contrôle du Contraste, ce souci ne se voit quasiment pas lorsque le TV est bien calibrée, mais en l’activant, ça se voit. Au final, il faudra trouver le meilleur compromis entre les réglages Remasteriser la plage dynamique, Contrôle du Contraste Auto et le niveau du Local Dimming. Bien réglé, on peut profiter d’une image somptueuse, dynamique et très contrastée !

bords éclair

Ici, avec le Contraste Auto, la scène sombre gagne en lisibilité et dynamique, mais le noirs sont moins profonds et les bords de li’mage à droite/gauche plus clairs. C’est d’autant plus visible en HDR comme cette scène issue du BR UHD Exodus

Homogénéité et angle de vision du DX750

Contenus Multimédias

Dans les images sur fond noir, aucune trace de clouding ou de fuite n’est visible

C’est sur ce terrain qu’on peut voir la différence entre un téléviseur doté d’une bonne qualité d’assemblage et de fabrication. Je dois dire que de ce côté-là, les TV Panasonic sont bien souvent moins touchés par du Clouding ou des fuites de lumière que chez les concurrents. Encore une fois, comme bien souvent, je suis tombé sur un DX750 tout simplement parfait, sans aucune fuite, ni Clouding, ni Banding et encore moins de DSE. La dalle est propre et cela se ressent nettement au niveau de la précision et netteté de l’image, surtout sans DSE. Je ne dis pas qu’aucun modèle ne sera touché, mais il y aura moins de risques, c’est certain !

Lumiere

La répartition de la lumière est en revanche moins bonne que sur les Full LED, ou mieux sur les OLED qui affichent une répartition de lumière absolument parfaite sur toute la dalle, mais ça c’est un souci propre à la technologie Edge LED. Le centre des dalles Edge LED est toujours plus lumineux que les bords. Malheureusement, cela a un impact direct au niveau de l’homogénéité des couleurs. Ci-dessous, vous pouvez voir les mesures d’homogénéité colorimétrique en Delta E. Chaque mesure est comparée au centre de la dalle, point de référence calibré avec un Delta E de 0.5. On considère que les dérives sont visibles au-dessus de 3, deviennent problématiques au-dessus de 6, et intolérables au-dessus de 9.

DX750

Quant aux angles de vision, ils sont assez identiques sur toutes les dalles VA niveau contraste, plus on s’écarte du centre, plus le noir se grise. C’est le défaut des dalles VA. Par contre, pour la colorimétrie, cela dépend du spectre de lumière. Plus il est haut et étroit, plus il y a de dérives. Les dalles Q.DOT sont celles qui dérivent le plus, les dalles IPS sont celles qui dérivent le moins, et comme le DX750 est assez proche d’une dalle IPS au niveau du spectre, les couleurs ne dérivent pas énormément. Jusqu’à 35° ça reste correct, mais on peut observer une sorte de shading (dérive rosée) évidemment invisible de face.

Metamérisme

Fluidité, précision dans les mouvements et inputlag

IFC Person

Là aussi, je retrouve les mêmes constats et mesures que sur le DX900, ce qui me confirme que les dalles sont les mêmes en dehors du rétroéclairage. Le DX750 embarque une dalle 120 Hz, car à l’heure actuelle il n’existe aucun TV UHD avec dalle 240 Hz. Habituellement, sur une dalle 120 Hz, je trouve que sans activer la compensation de mouvement l’image manque un peu de fluidité comparée aux dalles 240 Hz. Cela dit, le DX750 propose une excellente fluidité native, que ce soit avec les contenus en 50, 60 ou même 24 im/s. Le rendu est parfaitement naturel et sans saccade.

Cela dit, pour ceux qui sont sensibles aux clignotements et vibrations sans activer la compensation de mouvement, et qui voudraient encore plus de fluidité, notamment dans les travellings, le DX750 propose un IFC (Intelligent Frame Creation) avec un indice de fluidité BMR 1800. Pour moi, c’est l’un des points faibles des TV Panasonic, mais tout le monde ne sera peut-être pas de mon avis.

En effet, l’IFC améliore grandement la fluidité, mais entraîne un effet numérique, appelé également « Soap Opera » ou effet « caméscope » . Certaines personnes adorent ce type de rendu, d’autres détestent. Chacun son avis sur la question, mais il est impossible de réduire totalement les vibrations sans entraîner un rendu un peu typé caméscope. De plus, si vous le montez trop haut pour avoir une parfaite fluidité, même si vous aimez l’effet caméscope, vous constaterez des artefacts autour des objets en mouvements. C’est moins présent que sur les TV Panasonic de 2015 et 2014, mais toujours visible si on monte trop le réducteur de saccade.

Ifo chaines IFC trainées

trainées visibles avec l’IFC réglé assez bas

  • IFC Désactivé : le rendu est parfaitement naturel, fluide, mais certaines personnes trouveront un léger manque de fluidité dans les travellings rapides, surtout avec les contenus 24p. Comme une légère vibration de l’image.
  • IFC sur Bas : La fluidité est améliorée, mais l’effet « caméscope » commence déjà à se ressentir, cela reste toutefois léger et largement supportable, mais la petite vibration dans les travellings rapides n’a pas totalement disparue et peut entrainer de temps en temps des sortes de traînées (l’objet se dédouble légerement , voir la capture ci-dessus). Certains le ressentiront, d’autres non, tout dépend de la perception visuelle de chacun. Aucun artefact, ni effet trouble, autour des objets en mouvement n’est visible.
  • IFC sur Moyen : La fluidité est parfaite, mais l’effet caméscope commence à être vraiment visible avec un effet numérique. Aucun tremblement, ni saccades, ni scintillement de visible, le rendu est très agréable, smooth, mais manque de naturel, surtout avec les contenus en 24p. D’autre part, avec les contenus SD (chaine SD ou vidéos compressées) des artefacts commencent à apparaitre autour des objets et personnages en mouvement.
  • IFC sur Haut : rendu ultra fluide, presque trop fluide, avec un effet caméscope très (trop) présent, pas de saccades, pas de vibrations, tout coule de façon très smooth, mais les artefacts et effets troubles autour des objets et personnages en mouvement sont plus présents (surtout avec les contenus compressés), et commencent même à être visibles avec les contenus HD.
  • IFC Personnalisé : ce mode permet de régler l’IFC à son goût, mais je n’ai pas trouvé le réglage parfait. Ce mode propose également une sorte de Clear LED (appelé injustement fluidifier le mouvement) pour améliorer la précision dans les mouvements. Ce mode est une sorte de simulation d’affichage BFI (Black Frame Insertion : insertion d’une image noire entre chaque frame pour réduire la persistance rétinienne et donc améliorer la précision en mouvement) mixé avec un Backlight Scanning. Mais j’ai eu l’impression qu’une trame rouge et non noire était insérée sur quelques images. Évidemment, cela ne se voit pas à l’œil, et curieusement je n’ai pas remarqué l’effet d’arc en ciel que j’vas constaté sur le DX900. Peut-être que Panasonic l’a corrigé. Ce mode permet clairement d’améliorer la précision de l’image, mais fait chuter la luminosité de l’image, donc il n’est pas conseillé en HDR.

D’une manière générale, la précision de l’image en mouvement est très correcte, au-dessus de la moyenne, même si j’ai connu plus précis sur les TV Samsung par exemple. Je l’évaluerai à 8/10. J’ai mesuré le temps de rémanence à 14,2 ms, soit tout légèrement plus élevé que sur le DX900, mais pour dire vrai je ne connais pas la fiabilité du protocole de mesure (UFO). Bien souvent, le temps de rémanence varie d’un protocole à l’autre pour le même téléviseur, donc à prendre avec des pincettes…

En revanche, ce qui est plus sûr, c’est la mesure d’inputlag avec le boitier Leo Bodnar qui m’affiche 35,4 ms, soit une mesure très correcte qui conviendra à la majorité des joueurs, même si les meilleurs TV UHD proposent 20 ms chez Samsung. Pour ma part, en mode jeu je n’ai eu aucune gêne pour jouer, mais on peut faire une légère différence entre 20 et 35 ms si on joue en ligne à des jeux de RPG rapides. Quoi qu’il en soit, le DX750 ets pour moi un très bon téléviseur pour le jeu. Il est conseillé de ne pas activer l’IFC, car l’inputlag monte à environ 85ms.

Le Panasonic DX750 un des derniers TV compatibles 3D

Encore un atout de plus pour ce téléviseur qui propose une compatibilité 3D activé là où de nombreux TV des gammes 2016 ne sont plus compatibles, y compris dans le haut de gamme de chez Samsung ! je continue de penser qu’il s’agit d’une grosse erreur et je ne comprends absolument pas se revirement de position alors que de nombreux films sont disponibles en Blu-ray 3D et qu’il y a encore des films qui sortent en 3D en salle de cinéma. Bref, quoi qu’il en soit, le DX750 propose une image stéréoscopique de bonne qualité qui a été corrigé récemment. Contrairement au DX900, le DX750 propose là aussi un très bon contraste, quelques difficultés pour appairer les lunettes, un peu de ghosting comme sur toutes les TV 3D active, mais cela reste une 3D de bonne qualité.

Réglages 3D

Covers 2D3D

L’image est lumineuse, précise, fluide, et offre de très bons effets de jaillissements. De plus, on trouve quelques réglages intéressants et une conversion 2D/3D à la volée. Je ne sais pas si le DX900 a été corrigé depuis mon test, mais pas à ma connaissance et à voir cette qualité stéréoscopique je ne comprends pas pourquoi le DX900 offre une image 3D aussi terne et de mauvaise qualité. Peut être que cela vient de la structure de la dalle en nid d’abeille … Bref, ce n’est pas aussi beau que la 3D passive de l’OLED UHD, loin de là, mais tout de même très plaisant et cette option à le mérite d’exister, notamment pour les animation ou les jeux qui restent très captivants en 3D.

La colorimétrie du DX750, un de ses atouts principaux !

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En mode standard, les couleurs sont très naturelle, neutre et en mode Vrai Cinema, les couleurs sont fidèles aux standards du cinéma.

S’il y a bien un fabricant de TV qui maîtrise son sujet en terme de colorimétrie, c’est bien Panasonic. Des couleurs riches, souvent justes en sortie de carton, fidèles aux standards du cinéma. Comme nous l’avons vu, les diodes utilisées dans ce téléviseur permettent d’offrir de très belles couleurs, mais en plus de nombreux réglages permettent d’atteindre la perfection. Et même si cela concerne surtout les modes cinéma, même en mode standard on profite de très belles couleurs équilibrées pour regarder les chaines TV.

Precalibrage

GAMMA Avant

Comme d’habitude, nous avons utilisé du matériel professionnel pour mesurer et calibrer ce téléviseur avec l’aide de Cédric Louis, calibreur certifié THX et ISF Level II que je remercie vraiment pour son professionnalisme et sa disponibilité, car il habite assez loin de chez moi. Nous sommes évidemment parti du mode Vrai Cinema, le plus fidèle, pour calibrer ce téléviseur sur les standards du cinéma afin de retrouver une couleur fidèle à celle utilisée par les réalisateurs pour visionner les films.

Même si comme je le précisais dans le chapitre « Présentation », le DX750 n’est pas aussi juste que le DX900 en sortie de carton et qu’il nécessite donc un calibrage pour profiter pleinement de toutes ses qualités, comme souvent, la colorimétrie est très correcte avec un Delta E moyen de 2,9 sur la Balance des Blancs et un Delta E de 1,6 sur l’espace couleur Rec.709 utilisé par le Blu-ray 1080p, un gamma à 2.2 qui manque légèrement de linéarité, et enfin une température de couleur moyenne de 6550K. De très bons résultats sachant qu’on recherche un Delta E en dessous de 3, mais il s’agit de moyenne et en y regardant de plus prés, les Delta E maximums montent tout de même à 5 au niveau du point blanc que ce soit sur le gamut et de la balance des blancs. Comme souvent, plus on monte dans l’échelle de gris, plus le Delta E augmente ce qui se traduit par des dérives visibles surtout dans les saturations à 75% et plus.

Pour ajuster la colorimétrie, le DX750 propose tous les réglages nécessaires avec le choix du gamut utilisé (Rec.601, Rec.709, EBU, DCI/P3 ou Rec.2020), du gamma utilisé (avec divers gamma dont le BT.1886 avec compensation du noir, le 2.2 utilisé en salle éclairée, le 2.4 utilisé en salle obscure). Il est possible d’éditer chaque Gamma pour les corriger sur 10 points. Chaque gamut peut être calibré depuis un CMS (Color Management System) sur 3 axes (luminance, saturation et teinte) avec possibilité de corriger les 6 couleurs primaires et secondaires (RVBCMJ). Enfin, on trouve également une Balance Des Blancs 2P et 10P (sur 10 points) pour ajuster la température de couleur.

Voici les réglages que nous avons effectués pour profiter pleinement des Blu-ray 1080p ou rips de Blu-ray (MKV, ISO, M2TS), ou des films sur Netflix. Ces réglages ne sont pas conseillés pour regarder les chaines TV ou les jeux. Je rappelle qu’il est toujours préférable de faire calibrer son téléviseur plutôt que d’utiliser les réglages des autres, car chaque modèle à une colorimétrie un peu différente en sortie de carton, chaque personne à des attentes différentes en terme de luminosité et conditions de visualisation des films (salle obscure ou éclairée). D’autre part, certains aiment les couleurs cinéma, d’autres non, donc à vous de voir, ces réglages sont donnés à titres indicatif.

Réglages Vrai Cinema 1

Réglages Vrai Cinema BDB

Réglages Vrai Cinema CMS

Réglages Vrai Cinema CMS 2

Gamma (2)

Après avoir appliqué ces réglages, voici les résultats obtenus. En utilisant simplement la Balance Des Blancs 2P, nous arrivons à ramener les Delta E sous les 1, que ce soit au niveau du gamut ou de la balance des blancs avec une température couleur de 6540K, soit la perfection. À ce niveau-là, notre œil est incapable de voir une quelconque dérive.

Post Calibrage

GAMMA Aprés

SATURATION_COLOR CHECKER

Expérience avec le Blu-ray UHD sur le DX750

On pourrait penser que le DX750 serait en retrait avec le Blu-ray UHD comparé à des téléviseurs certifiés UHD Premium comme le Samsung KS7500 testé récemment qui embarque une dalle 10 bits, propose un pic lumineux très puissant, à plus de 1200 nits. Cela dit, si vous avez lu le test, ce dernier affichait de sérieux soucis colorimétriques en BT.2020 avec un gamut qui basculait souvent en Rec.709, mais avec des dérives et une perte de saturation, un rendu HDR souvent trop lumineux avec une image surexposée avec des noirs un peu gris.

IMG_3674

Contre toute attente, le Panasonic DX750 m’a offert un superbe spectacle avec le Blu-ray UHD et même un rendu HDR de qualité. L’image affiche une luminosité normale, ni trop sombre, ni surexposée, parfaitement calibrée avec un rendu HDR pas aussi puissant que le DX900 ou les Samsung, certes, mais un très bon contraste avec de bons noirs. Le 50DX750 atteint tout de même les 625 nits en HDR et il est tout à fait en mesure de proposer des effets HDR très impressionnants ! En fait, il propose un pic lumineux assez proche du TV OLED 65E6 que je teste actuellement en parallèle. Évidemment, les noirs sont moins profonds, mais atteignent tout de même les 0.02 nits dans les scenes sombres et le rendu HDR est clairement captivant !

EOTF HDR

Les passages de coucher de soleil, explosions, feux, lampes, reflets sur l’eau ou sur les métaux affichent des pics lumineux puissants et une image très dynamique. Plus étonnant, les scènes sombres offrent un noir profond et une image très contrastée. De toute évidence, après avoir testé de nombreux Edge LED, cette technologie est tout à fait capable d’offrir un rendu HDR de très bonne qualité, mais je pense qu’il est préférable de limiter le pic lumineux à 600/700 nits pour conserver de bons noirs. Alors évidemment, dés qu’un objet très lumineux apparaît dans une scène très sombre, pas de miracle, le Edge LED ne peut pas offrir à la fois un noir profond et un pic lumineux très élevé. D’ailleurs, lors des scènes sombres, le pic lumineux d’un éclair ou d’une lampe sera un peu bridé pour éviter les effets de pompage et donner la priorité à la profondeur des noirs. En revanche, lors des scènes lumineuses, certains effets atteignent un pic lumineux très élevé pour offrir une superbe dynamique.

Ci-dessous la même scène HDR dans Exodus sans, puis avec « Contrôle du Contraste sur Auto »

Contarste HDR

Sans Contrôle du Contraste

Contraste HDR Contraste Auto

Avec Contrôle du Contraste

Ici aussi, la fonction de « Contrôle du Contraste Auto » évite de brider ces pics lumineux dans les scenes sombres et offre également des scenes sombres plus lumineuses et des effets HDR un peu plus puissants, mais en contre partie les noirs seront évidemment moins profonds. A chacun de régler le rendu HDR comme il veut. Il n’y a que les Full LED avec de nombreuses zones de Local Dimming capables d’offrir un pic lumineux très élevé tout en conservant des noirs profonds dans une scène sombre, mais je trouve que le rendu HDR est vraiment géré intelligemment sur ce téléviseur pour éviter les fluctuations lumineuses, conserver le meilleur contraste perçu possible tout en proposant tout de même des scenes très impressionnantes.

D’autre part, le Panasonic TX-50DX750 est capable de couvrir le gamut DCI à 91,5 % ce qui est tout à fait correct, surtout que ce dernier est également bien calibré en sortie de carton, y compris la balance des blancs avec des courbes RVB bien alignées. Le rendu colorimétrique avec le Blu-ray UHD est même beaucoup plus beau que sur les TV Samsung 2016 ! Au final, nous avons un téléviseur capable d’offrir une image d’excellente qualité en UHD, précise avec un système de gradation performant, pas de postérisation, des couleurs superbes, riches, naturelles et intenses et un rendu HDR de très bonne qualité, capable d’offrir une image dynamique, des effets lumineux puissants et même un excellent contraste dans les scènes sombres. Franchement, c’est une excellente surprise, car je ne m’attendais pas du tout à cela ! Croyez-moi, j’ai pris de belles petites claques avec de nombreux Blu-ray UHD visionné sur ce téléviseur !

GAMUT DCI P3

Grayscale HDR

Balance des Blancs en HDR en sortie de carton trés bien calibré par défaut (la chute à 70% est normale, elle correspond au clipping appliqué sur la courbe de Luminance en HDR10)

Conclusion

À l’heure actuelle, le Panasonic DX750 représente pour moi le meilleur rapport qualité/prix de l’année 2016 avec des performances de très haut niveau dans quasiment tous les domaines. On ne peut pas vraiment parler d’un téléviseur « entrée de gamme » avec de telles performances ! En effet, le DX750 affiche un contraste ANSI puissant, mesuré à 4800:1 avec un noir à 0.025 cd/m², capable de descendre à 0.01 cd/m² dans les scènes sombres avec le Local Dimming activé. De plus, il propose une colorimétrie superbe, peut être pas aussi juste que celle du DX900 en sortie de carton, mais largement au-dessus de la moyenne et propose tous les réglages nécessaires pour un calibrage à la perfection. Une fois bien réglé, il est capable d’offrir des couleurs très riches, intenses et nuancées que ce soit avec la TNT, le Blu-ray ou le Blu-ray UHD. On retrouve ce spectre propre aux diodes avec phosphore rouge, comme sur le DX900, qui permet de restituer toutes les couleurs de très belle manière, notamment le rouge, une couleur souvent difficile à restituer par les dalles VA.

Le Panasonic DX750 couvre 91,5% du gamut DCI/P3, offre une image UHD de grande qualité, précise avec un système de gradation puissant pour de superbes dégradés sans postérisation, qui dépasse même certaines dalles 10 bit. D’autre part, il atteint un pic lumineux de 625 nits en HDR (500 nits en SDR), avec des effets lumineux puissants, des passages très dynamiques, des couchers de soleil somptueux en HDR et surtout, il est même capable de conserver un trés bon, contraste en HDR, contrairement aux TV Samsung certifiés UHD Premium qui offrent des noirs un peu grisâtres en HDR avec du Blooming dans les bandes noires.

IMG_4481

Le traitement vidéo du Panasonic DX750 est aussi puissant que celui du DX900 grâce au fameux processeur HCX. On retrouve un excellent upscaling UHD et surtout plusieurs algorithmes très efficaces pour remastériser la Résolution, la plage dynamique, la couleur, ou encore une Remasterisation MPEG pour gommer les artefacts de compression. Que ce soit avec les Blu-ray, les chaines HD, la VOD, ou même les chaines SD, le travail est remarquable. Panasonic propose un traitement vidéo basé essentiellement sur le rendu naturel, pas d’artifice, pas de couleur saturée à outrance, une image parfaitement naturelle et vraiment magnifique ! Pour certains utilisateurs, amateurs d’image au scalpel, il manquerait un petit filtre d’amélioration des contours ou des détails, mais cela ne colle pas à l’ADN de l’image Panasonic, qui se veut la plus proche possible de la vision du réalisateur. Pour ceux qui aiment renforcer un peu le « Sharpness » de l’image, il faudra passer par le traitement vidéo des lecteurs Blu-ray, processeurs vidéo ou scalers externes.

Évidemment, à ce prix là il reste des défauts et de toute façon, même sur les OLED LG à 7000 € il y a des défauts, le TV parfait n’existe pas. Parmi les points en retrait sur ce DX750, la compensation de mouvement IFC donne un rendu un peu trop numérique ou caméscope, même si certains adorent ce rendu. Cela dit, avec l’IFC désactivé, il offre une image fluide et naturelle, y compris avec les contenus en 24p. Son Local Dimming à tendance à boucher les noirs sur « Moyen » et « Haut ». Donc, même si sur « Bas » les noirs ne seront pas aussi profonds, il vaut mieux privilégier la lisibilité dans les scènes sombres, car le contraste sera de toute façon élevé. Autre petit souci,les deux côtés de la dalle ont tendance à être un peu plus clairs que le centre, mais cela dépend des réglages. Enfin, dernière déception, l’absence de gestion du DTS qui nous prive d’une grande partie de nos MKV, même si la gestion multimédia n’est peut être pas la priorité sur un TV, c’est dommage, car en dehors de ça le DX750 propose une interface Smart TV vraiment pas mal avec une bonne gestion multimédia, la gestion des protocoles réseau UPnP et Samba, client/serveur, des fonctions multiroom, partage du tuner sur el réseau personnel, et plusieurs applications intéressantes. Cependant, il semblerait que le développement de l’OS Firefox sera arrêté très prochainement…

Award HDfever

Par contre, contre toute attente, le dernier firmware a amélioré le rendu 3D qui est bien meilleur que sur le DX900 lors du test. Reste à savoir si c’est également le cas sur le DX900. Le rendu 3D soufre toujours un peu de ghosting, mais offre un bien meilleur contraste et de meilleurs effets de jaillissement. Une expérience 3D tout à fait correct au final. Bref, de nombreuses qualités qui font de ce DX750 le meilleur rapport qualité/prix de 2016, mais je ne peux pas mettre 5 étoiles à un TV qui propose une compensation de mouvement aussi perfectible, donc ce sera 4,5/5, car tout de même, de telles performances à ce prix, on aimerait en rencontrer plus souvent ! L’écart de prix avec le DX900 est même assez étonnant et injustifié, avec un prix trop élevé pour ce dernier. Bravo Panasonic !

Le Panasonic DX750 résumé en quelques chiffres

  • Dalle 8 bit, VA, 120 Hz, 3840 x 2160 pixels
  • Rétroéclairage Edge LED à Local Dimming
  • 3D active 2 x 60 Hz
  • Diodes LED blanches avec phosphore rouge
  • Contraste ANSI :  4 800:1 avec des noirs à 0.025 et de blancs à 120 cd/m² (Local Dimming on ou off, pas de changement)
  • Contraste On/Off sans Local Dimming : 13 300:1 (noir à 0.009 et blanc à 120 cd/m²)
  • Balance des Blanc en sortie de carton : Delta E 2,9
  • Color Checker et gamut Rec.709 en sortie de carton: Delta E de 1.6
  • Couverture du Gamut DCI x,y : 91,5%
  • Couverture du Rec.2020 : 72%
  • Mire HDR 10% : pic lumineux de 628 nits
  • Mire HDR 50 % et 100  % : pic lumineux de 550 nits
  • Inputlag : 35,4 ms (85ms avec IFC activé)
  • Temps de rémanence : 14,2 ms (test UFO)
  • Processeur vidéo Panasonic HCX avec 3DLUT 8000 points
  • Processeur CPU : Quad Core

Les notes sont évaluées de façon subjectives :

  • Qualité de l’affichage 4K natif : 
  • Gestion des spécifications Ultra HD :
  • Qualité des chaînes HD :
  • Qualité des chaînes SD :
  • Qualité de l’upscaling 2160p:
  • Qualité du traitement vidéo :
  • Qualité de l’affichage 3D  :
  • Contraste intra-image (ANSI) mesuré :
  • Contraste perçu en salle obscure:
  • Qualité du rendu HDR (noir et dynamique) :
  • Fluidité en 24p natif (sans IFC) :
  • Compensation de mouvement IFC :
  • Précision de l’image en mouvement :
  • Colorimétrie en sortie de carton :
  • Colorimétrie après calibration :
  • Homogénéité de la dalle :
  • Qualité du système audio embarqué :
  • Compatibilité multimédia :
  • Connectiques proposées :
  • Qualité de fabrication :
  • Rapport qualité/prix :

Ce que j’ai aimé avec le Panasonic DX750 :

  • Le Design, la qualité d’assemblage, la possibilité de plusieurs positions de pieds
  • Un contraste très puissant pour un Edge LED (4800:1 ANSI)
  • Un pic lumineux en HDR pas mal du tout (625 nits)
  • Systeme de gradation interne excellent malgré la dalle 8 bit
  • Un rendu HDR de trés bonne qualité
  • Un spectre riche, des couleurs superbes et équilibrées, un gamut large (91.2% du DCI)
  • Une colorimétrie en sortie de carton trés correcte (Delta E inférieur à 3)
  • Un traitement vidéo performant, y compris sur les contenus SD avec  un rendu image très naturel
  • Plusieurs algorithmes de remasterisation efficaces avec un rendu encore une fois naturel
  • Des réglages ultra complets au niveau couleur et gestion HDMI
  • L’efficacité du processeur HCX : affichage UHD magnifique et upscaling excellent
  • Un rendu fluide sans IFC y compris en 24P
  • Gestion réseau complète, Samba, DLNA/UPnP, multiroom client/serveur, partage du tuner sur le réseau
  • Gestion multimédia intéressante (lecture des vidéos UHD et HDR, VP9 et HEVC, MKV, TS, Flac, ALAC, etc), mais une absence de décodage DTS qui gâche un peu la fête !
  • Un rendu 3D de bonne qualité, même si un peu de ghosting
  • La meilleur rapport qualité/prix de 2016, assurément  !

Ce que je regrette avec le Panasonic DX750

  • Le traitement anti-reflet peu efficace
  • Une dalle 8 bit (même si fnalement on ne le remarque pas)
  • L’IFC qui engendre un rendu trop numérique ou caméscope (défaut principal)
  • L’absence de support du DTS en multimédia
  • Un simple tuner TNT HD (DVB-C/T2 compatible HEVC et MPEG-4)
  • Une dalle un peu directive en terme de contraste comme toutes les dalles VA
  • Un filtre d’amélioration des détails et/ou des contours aurait été bienvenu pour les amateurs d’image plus ciselée
  • Pas de compatibilité Dolby Vision
  • Un Local Dimming qui bouche trop les noirs sur Moyen ou Elevé
  • Les bords de la dalle plus clairs dans certaines scenes sombres

101 commentaires

  1. avatar

    Salut Mickael dis-moi je voulais d’avoir si tu avais pu tester ta ps4 pro sur la 58dx750… est-ce que le HDR est bien reconnu ?

    Sinon petites questions pour Nicolas :
    – y a-t-il une différence d’input lag entre le 50 et le 58 pouces ?
    – histoire d’être sûr si je mets ma tv en mode ARC, je devrais pouvoir récupérer le son de la ps4 pro même si celle-ci n’est branchée qu’à la tv non ? (Mon ampli ne gère pas la 4K)
    – et enfin observe-t-on un écart colorimétrique entre le mode true cinema et le mode jeu ? J’aime jouer mais avec les couleurs les plus « naturelles » possibles.
    En tout cas merci infiniment pour ce super site !

  2. avatar

    Je viens de l’acheter et je suis déçu du rendement hd en upscale
    Même après réglages
    Je vais certainement l’échanger contre le samsung 7500 en 49′

  3. avatar
    padron /

    jai réaliser tes réglage ils sont superbe par contre juste une petite question sur deux réglage sur paramètre des option ya 1080p pur direct puis 1080p point par point on les active ou pas? merci d avance pour ta réponse nico

  4. avatar
    Mickael /

    Auteur du commentaire FefaxSalut Mickael dis-moi je voulais d’avoir si tu avais pu tester ta ps4 pro sur la 58dx750… est-ce que le HDR est bien reconnu ?

    Hello,

    Justement je ne vois pas de différence quand j’active ou non le HDR.
    Pourtant je l’ai bien activer sur le dx750 et la ps4 pro.
    J’utilise final fantasy 15 pour le test (le jeux activé en hdr également)
    Je devrais peut-être tester avec une photo pour voir si la télé prend bien en charge.

    C’est pour ça que je recherche les paramètres a utilisé sur la télé avec la ps4 pro

  5. avatar

    @Mickael

    Ben normalement dans les options vidéos de la console, la PS4 Pro devrait t’annoncer si ton écran est compatible HDR ou non. S’il ne l’est pas la console t’en informe en disant HDR sur votre téléviseur : Non pris en charge.

    Ca donne ça : http://www.gamekyo.com/images_1/63d99c87374f36cce05ee40a967d3de420161110174248.jpg

    Si ça n’affiche pas ben je ne sais pas trop quoi dire… c’est que ça doit être bon !

  6. avatar

    Bonjour Nicolas, bonjour à tous!
    Merci pour ce superbe test qui m’a décidé à acheter ce modèle.
    Cet écran, acheté il y a quelques jours chez Cobra, est juste fabuleux.
    J’aurais juste besoin d’un conseil d’expert.
    J’ai réglé le mode « vrai cinema » selon les réglages que vous avez partagé et c’est top. J’ai juste choisi la palette 709 au lieu de 2020 que je trouve moins colorée, plus naturelle.
    Par contre, auriez un réglage pour regarder les programmes normaux de type sport ou émissions?
    Merci d’avance :)

  7. avatar

    Bonjour,

    Je trouve les conclusions de ce test bien différentes de celles de Les numériques d’il y a 6 mois :
    http://www.lesnumeriques.com/tv-televiseur/panasonic-tx-58dx750f-p31107/test.html

    Bien que n’étant pas fan de ce dernier, j’ai quand même quelques doutes au vu des avis pratiquement opposés sur certains sujets (3D, remanence …).

    Est-ce une histoire de version logicielle ?

    Merci

  8. avatar
    TOUGERON /

    Bonjour,

    Merci pour votre test.

    J’ai toutefois une question supplémentaire, ce Tv lit-il les fichiers Divx, Xvid, et 4k.

    Dans l’attente d’un retour.

    Merci par avance.

    Cordialement.

  9. avatar
    TOUGERON /

    Bonjour,

    Test très intéressant.

    Ce TV lit-il les Xvid/Divx?

    Merci par avance.

    Cordialement.

  10. avatar
    Ellroy /

    Bonjour,

    Quelle différence avec le TX-50DXE720 ? Seulement la 3D ?

  11. avatar
    LIONEL /

    Bonjour à tous,
    J’ai fait l’acquisition il y a quelques mois d’un TX-50DX750F dont je suis très satisfait.

    Je rencontre simplement un problème technique.

    Je regarde souvent Netflix. Lorsque je lance un programme estampillé HDR c’est parfait. Les réglages s’opèrent automatiquement (contraste et balance, palette de couleur..). Fabuleux!

    Par contre ce n’est pas le cas lorsque je lance un programme estampillé Ultra HD 4K. Les réglages Vrai Cinema restent alors inchangés. L’image est donc beaucoup plus terne qu’en HDR.
    Avez vous une idée du problème?
    En vous remerciant par avance,
    Lionel

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