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Le Guide du Téléviseur : comprendre les termes techniques et mieux choisir son TV !

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« Les tests de TV sur HDfever sont très intéressants, très complets, mais malheureusement un peu compliqués à comprendre, trop techniques ». Voilà une phrase qui revient souvent en commentaires ou mails. Vous êtes nombreux à me demander un lexique, ou une sorte de guide pour mieux comprendre les termes techniques employés dans les tests. Je lance donc un gros guide pour débutant qui vous aidera également à choisir un TV, à savoir ce qu’il faut regarder ou analyser sur un téléviseur avant d’acheter, mais aussi vérifier si le téléviseur que vous venez d’acheter ne souffre pas de défauts afin de procéder à un échange. En effet, durant les 14 premiers jours après votre achat, vous avez un droit de rétractation. Il est donc important de cibler les défauts dans ce laps de temps.

Ce guide va s’étoffer petit à petit et je compte sur vous pour m’aider à l’enrichir. Je publierai un chapitre chaque semaine, voire deux fois par semaine. Chaque chapitre sera dédié à un critère bien spécifique pour juger des qualités et défauts d’un téléviseur. Le premier chapitre sera consacré à l’homogénéité, puis j’aborderai tout ce qui entoure la fluidité des images et les différentes technologies de compensation de mouvements, le contraste, la définition UHD, la colorimétrie et le calibrage, la quantification colorimétrique des dalles (8 et 10 bits et les variantes), le traitement vidéo, le HDR, les points importants pour une bonne expérience avec le jeu, la connectique, des astuces, etc. Si vous voulez que j’aborde certaines choses, ou si vous avez des remarques, des points sur lesquels vous n’êtes pas d’accord, ou des choses à rajouter sur un chapitre, n’hésitez pas ! Nous allons construire ce guide ensemble, pour qu’il réponde à toutes les questions que vous vous posez autour des téléviseurs ! Les débutants sont les bienvenus, ce guide est pour vous, alors n’ayez pas peur de poser des questions, il n’y a pas de question idiote !

Surtout, il faut bien garder à l’esprit que nous avons tous des attentes différentes. Là où certains jugent le contraste comme primordial pour avoir une bonne image, d’autres ne s’y attardent pas, car ils regardent leur téléviseur dans un environnement lumineux et ne regardent que des programmes TV, pas de Blu-ray, ou très rarement. Certains préfèrent les dalles IPS pour leurs angles plus ouverts quitte à sacrifier le contraste, c’est leur droit ! Là où certains recherchent une fluidité naturelle, typée cinéma, d’autres aimeront les images hyper fluides, typées « caméscope « . Là où certains aiment la colorimétrie chaude utilisée au cinéma, d’autres préfèrent les couleurs froides, saturées et pétantes. Aucun jugement, nous avons tous des attentes et des goûts différents et il faut respecter cela. Le plus important c’est de se faire plaisir et de savoir choisir son téléviseur en fonction de ses attentes !

Homogénéité

1 – L’homogénéité des téléviseurs

L’homogénéité d’un téléviseur peut s’évaluer de différentes manières, que ce soit au niveau de la répartition de la lumière, de la colorimétrie sur toute la surface de la dalle, la présence de Banding, Clouding, Blooming, Blob, DSE, ou encore vignettage. Cela touche évidemment toutes les technologies, même si la technologie la plus homogène que j’ai pu mesurer c’est évidemment l’OLED (et les Plasma) suivi des Full LED à Local Dimming, Direct LED et Edge LED.

À mes yeux, et à ceux des plus avertis, l’homogénéité et l’un des critères les plus importants avec le contraste lorsqu’on choisit un téléviseur. Pourtant, il faut bien l’avouer, au même titre que le contraste, que le grand public est beaucoup moins regardant et pour cause, la grande majorité des gens regardent leur TV avec la lumière allumée. Dans un environnement lumineux, les soucis d’homogénéité se voient beaucoup moins, voire pas du tout pour certains défauts. C’est le cas du Blooming, du Clouding ou encore des fuites de lumières. Ce genre de défauts va énormément gêner les grands cinéphiles, les « avertis », les utilisateurs exigeants, appelez-les comme vous voulez. Bref, ceux qui regardent leurs films dans le noir total pour se rapprocher au maximum des conditions en salle de cinéma. Dans ce premier chapitre, je vais aborder et expliquer tous les critères sur lesquels un testeur doit se baser pour évaluer l’homogénéité d’un téléviseur.

Le Clouding et les fuites de lumière

Le Clouding et les fuites de lumière engendrent un problème très similaire, à la seule différence que les fuites sont surtout visibles au niveau des coins, voire des bords de la dalle et que le Clouding est surtout situé à l’intérieur de la dalle, mais visuellement, même conséquence, une perte au niveau de la profondeur du noir sur la zone impactée et donc une perte de contraste perçu, de dynamique de l’image avec un effet de voile, voire même des dérives colorimétriques. C’est l’un des défauts majeurs de la technologie LED ! L’OLED ou feu le Plasma ne souffrent pas de ce type de défaut directement lié au rétroéclairage.

Clouding 2

Joli cas de Clouding bien marqué sur toute la surface. Parfois on ne trouve qu’un seul petit nuage, et dans le meilleur des cas, rien du tout, c’est vraiment une loterie !

Pour le Clouding, il s’agit de tâches grisâtres, surtout visibles sur fond noir, qui ressemblent souvent à de petits nuages grisâtres, d’où son nom anglophone. Ce défaut est surtout visible lorsqu’on regarde ses films en salle obscure, lors des scènes sombres ou génériques. Les scènes de films qui se déroulent dans l’espace sont idéales pour juger de la présence de clouding ou fuite (Gravity, Prometheus, Interstellar, Star Wars, par exemple).

Une dalle qui propose un contraste natif de 5000:1, peut afficher un contraste de 1000:1 aux endroits touchés par du clouding ou fuites, avec des noirs qui peuvent passer de 0.02 à 0.10 cd/m² dans les cas extrêmes, mais le niveau d’intensité est très variable, souvent plus contenue heureusement. C’est directement lié à la qualité d’assemblage avec une dalle qui n’est pas bien plaquée sur toute la surface ou avec du jeu au niveau des jointures, mais c’est aussi une question de loterie. Une même référence peut proposer des modèles avec et d’autres sans Clouding.

Fuites de lumière dans les 4 coins (photo du TV Sony 65XD93)

Fuites de lumière dans les 4 coins (photo du TV Sony 65XD93)

Les fuites sont engendrées par les mêmes causes (assemblage) et engendrent les mêmes conséquences, mais les endroits les plus sujets aux fuites sont les coins, le côté qui accueille ma barre de diodes LED ou l’endroit où est fixé le pied. En général, le rétroéclairage Edge LED est plus touché que le Full LED, mais ce n’est pas toujours vrai. Le Edge LED intègre une ou plusieurs rangées de diodes LED sur les bords de la dalle. Certains Edge LED n’embarquent qu’une seule rangée positionnée en bas, en haut, ou sur l’un des deux côtés. D’autres Edge LED intègrent 2 rangées, voire 4, mais c’est de plus en plus rare. Sur le côté de la dalle où se trouve une rangée de diodes LED, les risques de fuites sont évidemment plus importants, mais comme la technologie Edge LED utilise une sorte de diffuseur de lumière derrière toute la surface de la dalle, il peut aussi y avoir des fuites sur les autres côtés, mais elles seront moins intenses.

Plus le téléviseur sera fin, plus les risques seront importants, le Sony X90C est le parfait exemple du TV ultra slim (moins de 5 m d’épaisseur) très touché par des fuites et Clouding. Les modèles incurvés sont également plus touchés que les modèles plats.

Certains fabricants, comme Samsung, ont utilisé des astuces pour éliminer ou réduire ce genre de problèmes, en utilisant une sorte de résine pour améliorer l’assemblage, mais le procédé est coûteux, donc souvent réservé aux modèles haut de gamme. Ou encore le Detect.Letter box qui éteint les diodes au niveau des bandes noires pour offrir un noir plus profond et donc un contraste perçu plus puissant et en même temps réduire les fuites. Le Local Dimming permet également de réduire le Clouding. Autre solution, mais cette fois lors de la production, c’est réduire le nombre d’exemplaires lors d’une série d’assemblage, car le calibrage des machines utilisées pour assembler les dalles bouge au fur et à mesure. Du coup, les fins de série ne sont pas aussi bien assemblées que les débuts de séries. Mais réduire le nombre d’exemplaires produit lors d’une série, c’est augmenter le nombre de calibrages des machines et donc le coût de production. Quoiqu’il en soit, un TV qui souffre de fuites, Clouding, Blooming, Banding, ne peut pas être corrigé par une mise à jour firmware.

Il n’y a pas de secret, meilleure sera la qualité de fabrication et d’assemblage, et plus les matériaux utilisés seront nobles, moins il y aura de fuites ou de clouding. Malheureusement, lorsque vous tombez sur un téléviseur touché par du clouding ou des fuites, il n’y a presque rien à faire. Certains disent qu’en frottant la surface de la dalle on peut le faire disparaître, mais en général cela va réduire tout légèrement quelques minutes, puis tout va se replacer comme c’était au départ et les fuites ou clouding reviendront.  La vraie question, c’est comment détecter le clouding ou les fuites avant d’acheter un téléviseur ?! C’est malheureusement impossible à moins d’acheter un modèle d’exposition, de demander de faire le noir total dans le magasin ou le showroom. Bref, c’est compliqué ! Par contre, vous avez un droit de rétractation de 14 jours, ce qui vous laisse le temps de faire quelques tests et décider de faire remplacer le téléviseur ou pas. Passé ce délai, rares sont les fabricants à prendre en compte les défauts d’homogénéité dans la garantie. Il faut garder à l’esprit que l’homogénéité parfaite est très rare et voir si en fonction de votre utilisation cela va vous gêner ou pas. Certains soucis d’homogénéité peuvent se voir avec des mires, en montant le rétroéclairage très haut, en se mettant de côté par rapport au TV, mais être invisibles durant un film en condition de visionnage « normal ». Bref, il faut doser votre niveau d’exigence. Par exemple, si vous ne regardez jamais votre TV dans le noir total, vous ne serez pratiquement jamais gêné par le clouding ou les fuites.

Mire ANSI

Mire ANSI à télécharger pour tester le Clouding et le Blooming (se mettre dans le noir total et bien désactiver le Local Dimming).

Les tests que je vous propose de réaliser sont simples. Il suffit de télécharger la mire ci-dessus et de la lire depuis le port USB de votre TV. Prenez bien soin de désactiver le Local Dimming si votre téléviseur propose cette fonction qui peut avoir différents noms en fonction des fabricants (Mode de Contraste (Philips), Variation Local Auto (Sony), Commande Adapt. Rétroécl. (Panasonic), Smart LED (Samsung), etc.). Si vous laissez le Local Dimming, l’extinction du rétroéclairage ou de certaines zones, peut donner l’impression qu’il n’y a pas de fuites ou Clouding alors qu’il y en a. Inutile de pousser le rétroéclairage au maximum pour exagérer les fuites et clouding, car si vous n’en voyez pas avec le niveau de rétroéclairage que vous utilisez habituellement, c’est le plus important.

Le Blooming peut être alimenté par le Clouding !

Local Dimming Blooming

En haut, l’OLED ou le Plasma ne souffrent pas de Blooming. En bas, sur le Full LED à Local Dimming, si le nombre de zone est trop limité et le niveau de noir natif pas assez profond, du blooming sera visible (halo autour de la lune). L’illustration est tout de même un cas extrême ^^

Qu’est-ce que le Blooming ? Le Blooming n’est visible que sur les TV LED dotés d’un Local Dimming que soit un Edge LED ou un Full LED. Cela dit, comme le Edge LED n’utilise pas un vrai Local Dimming et dispose de très peu de zones, le blooming est moins visible que sur un Full LED. C’est simple, un Full LED sans Blooming, ça n’existe pas, il peut être quasi invisible à nos yeux, si les zones sont très nombreuses, mais physiquement il y en aura toujours. Pour éradiquer totalement le Booming il faudrait un Local Dimming avec lequel chaque pixel serait contrôlé et rétroéclairé individuellement, comme ce que proposait la technologie Crystal LED de Sony qui n’a jamais été commercialisée. Et comme ce que propose l’OLED ou le Plasma (en quelque sorte, puisqu’avec ces technologies on ne parle pas vraiment de rétroéclairage).

Attention à ne pas confondre le Local Dimming avec le Micro Dimming, qui est une gestion logicielle (software) du contraste dynamique intra-image par analyse de l’image sur des centaines de zones, alors que le Local Dimming est une gestion matérielle (hardware) d’un groupe de diodes LED par zones indépendantes pour améliorer le contraste natif. C’est-à-dire que le téléviseur contrôle l’intensité du rétroéclairage de chaque zone indépendamment et peut même éteindre le groupe de diodes si la zone de l’image est noire.

Le Blooming se manifeste par un ou plusieurs halos grisâtres, là aussi surtout visibles sur fond noir. Le parfait exemple de Blooming serait représenté avec une scène plongée dans le noir et juste une petite bougie allumée au milieu de l’image. Ou alors une pleine lune affichée dans un ciel noir. Tous les groupes de diodes autour de la bougie seraient éteints par le Local Dimming, et seules les diodes au centre, placées derrière la bougie, restent allumées. On aurait alors un gros halo lumineux tout autour de la bougie sur toute la zone qui reste allumée.

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Le Panasonic TX-58DX900, le Full LED le plus contrasté de tous les temps !

Moins le noir est profond, plus le Blooming sera visible ! Donc, moins une dalle est contrastée, plus elle sera sujette au Blooming. Actuellement on trouve plusieurs familles de dalles, mais en grande majorité on retrouve souvent quatre niveaux de contrastes (même si en réalité c’est plus compliqué et vaste) :

  • Les dalles VA avec un noir à environ 0.02 cd/m² : avec un noir aussi profond, le Blooming est très limité, on les retrouve dans de nombreux téléviseurs Sony de 2015 ou 2016 mais ce sont tous des Edge LED. Le Panasonic DX900 est équipé de ce genre de dalle en Full LED.
  • Les dalles VA avec un noir à 0.05 cd/m² : la plupart des TV Samsung sont équipés de ce type de dalles avec ce niveau de noir le Blooming commence à se voir dans les scènes sombres.
  • Les dalles IPS avec un noir à 0.10 cd/m² : le Blooming commence à être assez marqué, LG utilise majoritairement, voire exclusivement ce genre de dalle dans ses TV LED, mais souvent en Edge LED. LG a proposé quelques Full Nano LED à Local Dimming avec dalle IPS, mais le un Blooming était trop visible, il a dû abandonner
  • Les dalles IPS avec un noir à 0.15 cd/m² voire plus : C’est souvent de l’IPS très mal exploité, une horreur, mieux vaut ne pas proposer de Local Dimming du tout ! Avec ce niveau de noir, même en salle éclairée on remarque le Blooming et que le noir manque de profondeur. À fuir comme la peste ! Je suis rarement tombé sur des TV avec des dalles IPS de ce type, mais on peut citer le Sony X90C de 2015 et quelques TV Philips ou Toshiba en 3D passive, mais cela remonte à 2 ou 3 ans.
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Full Nano LED LG sur dalle IPS avec un fort blooming !

Avec ça, il faut rajouter que plus vous augmentez le rétroéclairage du TV, moins le noir est profond et donc plus le Blooming sera visible. Et vis versa, plus vous baissez, moins le Blooming sera visible. Certains fabricants proposent d’ailleurs une adaptation de rétroéclairage en fonction de la luminosité des scènes pour réduire le Blooming et proposer un contraste perçu très puissant. Lors des scènes sombres, le rétroéclairage baisse, et augmente lors des scènes lumineuse. Deux soucis, avec ce type de procédé. Le premier ce sont les noirs que se bouchent un peu lorsque le rétroéclairage baisse. Pour contrer ce souci, on peut appliquer une courbe de gamma spéciale (BT.1886) qui chute dans les premiers niveaux de gris pour déboucher les noirs (j’y reviendrais plus en détail dans un autre chapitre consacré au contraste). Le deuxième souci, c’est qu’on peut rencontrer un phénomène de pompage lumineux sur les sous-titres dans les scènes sombres (à chaque apparition d’un sous-titre le rétroéclairage monte et rebaisse quand le sous-titre disparaît, c’est ce qu’on appelle un effet de pompage très gênant).

gamma BT1886

Le Gamma BT.1886 plonge dans les premiers niveaux de gris pour faire monter le niveau de noir et déboucher les noirs (si le rétroéclairage baisse trop par exemple).

Panasonic est un maître en la matière et arrive à proposer un contraste perçu exceptionnel sans effet de pompage, sans boucher les noirs, en combinant l’adaptation du rétroéclairage, l’adaptation du gamma et un Local Dimming doté de nombreuses zones. Le DX900 récemment testé est un aboutissement de leurs technologies avec un contraste perçu comme jamais je n’avais pu le voir sur un téléviseur LED ! Très proche visuellement de l’OLED…

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Le Samsung JS9500 intègre une dalle VA avec un noir natif à 0.05 cd/m& environ. Il souffre de Clouding + Blooming visible sur cette capture, même s’ill faut avouer que dans un film c’est rarement visible, même en salle obscure, et totalement invisible si la salle est éclairée.

Autre remarque, parfaitement logique vu que le Clouding grise le noir. Si une dalle est touchée par du Clouding, le Blooming sera d’autant plus visible aux endroits de l’image touchés par ce Clouding. D’autre part, plus il y aura de zones de contrôles indépendantes, plus le halo sera petit. Le pire, serait donc une dalle IPS Full LED touchée par du clouding et dotée de peu de zones de Local Dimming. Vu que l’IPS propose un noir à 0.10 cd/m² en moyenne, voire plus, les zones impactées par du Clouding peuvent afficher un noir à 0.20 cd/m², donc je vous laisse imaginer un halo avec un noir à 0.20 au milieu d’une image toute noire ! Le meilleur, serait un Full LED avec une dalle VA dotée d’un noir à 0.02, une parfaite gestion du rétroéclairage, un gamma dynamique qui s’adapte à la luminosité de la scène, et un Local Dimming avec plus de 1000 zones. Le DX900 s’en rapproche, mais un futur candidat devrait pointer le but de son nez en fin d’année chez Sony avec justement 1000 zones de Local Dimming. Il sera présenté lors du salon IFA 2016 au mois de septembre…

Bougie, test Bloomig

Image à télécharger pour tester le Blooming

Le Banding, la plaie des travellings !

Pour ce chapitre, on va faire court, car c’est tout simple. Il s’agit de bandes verticales ou horizontales, c’est selon, plus foncées sur fond blanc ou clair, ou plus claires sur fond sombre, surtout visible lors des travellings. Une vraie catastrophe pour les amateurs de Foot, mais également gênant lors des travellings dans les films. Le Banding peut toucher toutes les technologies, que ce soit le Plasma, l’OLED mais encore une fois c’est la technologie LED qui est la plus souvent impactée et de loin !

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Trace de banding vertical

Quand vous détectez du Banding, vous faites une fixation dessus et vous ne voyez plus que ça ! Pour moi, c’est plus gênant que le Clouding, ou le Blooming, puisque visible avec tout type de scènes, lumineuses ou sombres, en salle éclairée ou plongée dans le noir, bref en toutes circonstances ! Pour le détecter rapidement lorsque vous recevez votre téléviseur, il faut regarder un match de foot. Le banding est surtout visible avec les fonds uniformes (ciel nuageux, pelouse verte, scène de neige, etc.). Autre astuce pour repérer le banding, et surtout pour le prendre en photo, afficher une mire grise assez sombre et prendre le téléviseur en photo de biais. Le Banding est souvent plus visible quand vous regardez le TV de côté, tout comme le Blooming d’ailleurs.

Le DSE, ou l’effet d’écran sale !

DSE pour Dirty Screen Effect (effet d’écran sale). Il s’agit d’un problème d’uniformité à mi-chemin entre le banding et le clouding. Des sortes de nuages, de traces sur l’image, comme si l’écran était sale, surtout visible lors des travellings là aussi. C’est assez gênant, plus ou moins marqué selon l’intensité du DSE. Le DSE dégrade le piqué, aggrave tout ce qui est bruit vidéo, bruit MPEG, fourmillement, artefacts de compression, Mosquito Noise (Bruit de moustique), tout semble multiplié par deux ou trois sur un téléviseur qui souffre de DSE.

DSE Dirty Screen Effect

DSE (Dirty Screen Effect) qui se traduit par « effet d’écran sale » comme l’illustre parfaitement cette capture. C’est assez proche du Banding et cela détériore la qualité de l’image, le piqué avec une impression de voile, comme si la dalle était sale… Au passage on remarque également du Shading, une sorte de tâche rose sur le gris…

Étrangement, j’ai remarqué au cours de mes tests que bien souvent, les modèles haut de gamme étaient beaucoup moins touchés que les entrées de gamme. Je soupçonne les fabricants de savoir ce qui engendre du DSE, mais que cela demande une certaine qualité de dalle ou de filtre, ou de fabrication… Les dalles qui manquent de contraste natif sont également plus touchées, et donc les dalles IPS sont bien souvent les plus impactées par le DSE. Et comme toute généralité a son contre-exemple, les premiers TV OLED que j’avais testés (LG 55EC930V par exemple) , pourtant super contrastés, étaient assez touchés par du DSE également, mais sur le EF950V j’avais constaté un net progrès, presque plus de DSE, à peine un peu plus de bruit que sur un TV LED, surtout dans les scènes sombres. Je ne me rappelle pas avoir vu du DSE sur les Plasma, mais peut-être que certains d’entre vous nous diront le contraire …

Le vignettage, le principal souci de l’OLED !

Voilà un défaut d’homogénéité que je n’ai découvert que l’an dernier, en testant mon premier téléviseur OLED ! Il s’agit de traits, plus ou moins marqués selon les modèles, et surtout visible sur des mires gris très foncé avec de 1 à 5% de blanc dans le noir. Ce genre de mires sert à analyser le voisinage du noir afin de voir si le téléviseur bouche les noirs ou pas.

Souci de vignettage sur l'OLED LG 55EC930V

Si ce défaut est marqué, il peut dégrader certaines images sombres dans un film et il est souvent associé à un peu de DSE et fourmillement et donc dégrade un peu la qualité des scènes sombres. Cela dit, il faut savoir que LG et Panasonic, les deux seuls fabricants à proposer des TV OLED sur le marché, ont intégré des cycles de compensations dans leurs TV OLED afin de corriger ce genre de souci, mais aussi le marquage, la lisibilité dans les noirs. En clair, il est important d’observer un certain temps de rodage avec l’OLED. La qualité de la dalle se bonifiera les premières semaines, voire mois d’utilisation. Nous avons vu des TV OLED sur lesquels le vignettage, DSE et fourmillement étaient très marqués en sortie de carton, mais qui avaient pratiquement disparu au bout de quelques semaines. Visiblement, LG n’a cessé d’améliorer les cycles de compensation, de plus en plus nombreux et rapprochés. Le LG Signature irait donc encore plus loin que le EF950V testé récemment. L’effacement du marquage est assez spectaculaire et heureusement, car j’ai aperçu des cas de marquages assez prononcés sur certains modèles, notamment exposés en magasin, mais qui avaient totalement disparus après un cycle.

Mire voisinage du noir 5%

Mire à télécharger : voisinage du noir 5% pour tester le vignettage sur OLED

La répartition de la lumière

Encore un souci avec lequel la technologie LED fait figure de mauvais élève ! En toute logique, que ce soit le Plasma ou l’OLED, chaque pixel dispose de sa propre source de lumière, donc la répartition de la lumière est parfaitement homogène sur toute la surface. Et évidemment, cela joue également sur l’équilibre colorimétrique et l’impression que le champ de vision est un peu plus ouvert. Le meilleur TV que j’ai pu tester c’est évidemment l’OLED LG EF950V, car il offre une excellente répartition de la lumière, tout comme le Plasma, mais avec un pic lumineux plus élevé et une image plus dynamique !

Mesure de contraste et luminosité mire à damier

Ici, nous pouvons voir les relevés des mesures de luminosité et profondeur du noir à divers endroits d’une dalle IPS LG avec des écarts de 30 cd/m² entre le centre qui affiche une luminosité à 123.1 cd/m² et le coins en bas à droite une luminosité de 93.8 cd/m². Une très mauvaise répartition de la lumière !

Avec la technologie LED, cette répartition de la lumière varie énormément sur les Edge LED, surtout s’ils ne disposent qu’une d’une seule barre de diodes LED. Cela varie aussi fonction de la qualité d’assemblage, de la présence ou non de Clouding ou de fuites et des techniques employées pour diffuser la lumière de façon plus ou moins efficace sur toute la surface de la dalle. J’ai déjà vu des TV Edge LED afficher jusqu’à 30 cd/m² de différence entre le centre et le bord de la dalle.
Les TV Full LED souffrent évidemment moins de cette répartition. Plus ils intègrent de diodes, meilleure sera l’homogénéité. Attention toutefois, car le Full LED du pauvre, appelé parfois Direct LED à Global Dimmig (sans Local Dimming donc) n’intègre qu’une toute petite quantité de diodes, parfois éparpillées sur toute la surface, mais des fois regroupées au centre de la dalle. Forcément, avec ce dernier cas, la répartition de la lumière sera moins bonne, avec une perte de luminosité sur le pourtour de l’image. Plus il y a de perte de luminosité sur le pourtour de l’image, plus ça donne l’impression de rétrécir le champ de vision et on perd en immersion.

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On peut également voir de nos yeux si la lumière est bien homogène sur un téléviseur lorsqu’on tombe sur des images de ce type. Ici, le Sony XD93 de 2016, on peut voir que les contour de la dalle sont plus sombre qu’au centre. Cela dit, ici ça reste très correct !

L’importance de l’homogénéité pour la colorimétrie

Évidemment, tous ces différents soucis d’homogénéité vont avoir un impact direct sur la colorimétrie qui est rarement égale sur toute la surface de l’écran. Un œil avisé ressentira de suite les bénéfices de la technologie OLED qui offre la meilleure uniformité colorimétrique sur toute la surface de la dalle. Cela dit, tout récemment, le Full LED Panasonic DX900 m’a agréablement surpris, probablement le TV LED le plus homogène testé jusqu’ici !

Lorsque nous testons les TV, nous relevons la balance des blancs à divers endroits de la dalle pour juger de l’homogénéité colorimétrique. Le point de référence étant au centre et les écarts sont mesurés en Delta E. C’est-à-dire que plus le Delta E est élevé, plus il y aura une dérive colorimétrique. On considère que si le Delta E reste en dessous de 3, la dérive n’est pas visible pour l’œil humain.

Si vous considérez tous ces risques de Clouding, de fuites, de DSE, de répartition de la lumière, vous comprendrez que certains téléviseurs peuvent afficher une colorimétrie très variable sur toute la surface et donc d’un modèle à l’autre. Avec ça, il faut rajouter quelques dérives colorimétriques sans raison apparente. C’est pour cela qu’en général, on conseille de calibrer chaque TV pour avoir la meilleure colorimétrie possible et d’éviter de reprendre les réglages des autres. Cela dit, avec certains modèles très homogènes, on peut retrouver à peu près les mêmes réglages d’un modèle à l’autre. Lors de mes tests, j’ai parfois relevé des écarts colorimétriques assez énormes sur un même téléviseur, avec un Delta E pouvant dépasser les 10 entre le centre et un autre endroit de la dalle, là où le LG EF950V ou le Panasonic DX900 proposent un Delta E de 2 en moyenne. Ci-dessous, les relevés colorimétrique sur le Sony X94 (FULL LED), puis LG 65EF950V (OLED), puis Panasonic TX-65DX900 (Full LED) :

 

uniformité SONY X94

Sony KD-75X9405C

950 V UNIFORMITE

LG 65EF950V

UNIFORMITE SDR DX900

Panasonic TX-58DX900

Je pense avoir fait le tour des divers soucis d’homogénéité, mais si vous avez des choses à rajouter, n’hésitez pas, je peux les intégrer dans ce premier chapitre. Je vous passe évidemment les soucis de Green Blob ou autres problèmes liés à la technologie Plasma puisque tout ça fait désormais partie du passé…

Fluidité

A suivre …

Contraste

A suivre …

Colorimétrie

A suivre …

Processing

A suivre …

A suivre…

A suivre …

19 commentaires

  1. avatar
    Wright Michael /

    Super!

    Excellente initiative!

    Merci!

    J’attends le premier chapitre avec impatience!

  2. avatar
    stof /

    Bonne initiative.
    Avec un petit lien au début de chaque nouveau test évidemment.

    Est-ce que ça serait du coup possible de nous mettre à disposition en téléchargement les différentes mires pour tester les défauts possibles de nos écrans dans cet article?

    Merci et bon courage!

  3. avatar

    @stof – Bonjour Stof,

    Oui, c’est prévu pour les mires ! C’est justement ce que je suis en train de terminer avant de publier le 1er chapitre :)

  4. avatar
    frédéric /

    Super initiative!
    Pour le coup, ça permettrait de mieux comprendre le langage et les interprétations techniques!

  5. avatar
    gigatoaster /

    Super initiative!

    Alors j’ai une question : pourquoi entend-on parler tout le temps de noirs profonds ou noirs bouchés?

    En quoi est-ce si important ou problématique sachant que je regarde pas du noir sur ma TV!

  6. avatar
    mX2viL /

    Bon je suis content pour mon Oled EC930V:
    – Voisinage du noir 5% pour tester le vignettage sur OLED : R.A.S.
    – Mire gris clair 20% pour tester le banding et DSE : R.A.S.
    – Mire gris foncé 80% pour tester le banding et le DSE : Bon, j’ai la barre au milieu de l’écran (normal en-même temps …) pas trop ensuite sur les côtés de celui-ci.
    Donc plutôt une bonne nouvelle.

    Par contre, Mire ANSI à télécharger pour tester le Clouding et le Blooming (se mettre dans le noir total et bien désactiver le Local Dimming).
    Les carré blanc font mal au yeux lol.
    Trop lumineux ?

  7. avatar

    @mX2viL – Super ! Comme je le précise dans le guide, les TV OLED ont des cycles de compensation qui permettent d’améliorer l’homogénéité au fil du rodage. Donc un OLED se bonifie avec le temps.

    Il est fort possible que le tient ait fini son rodage et qu’il soit dorénavant parfaitement homogène :)

    Pour la barre, c’est un reste du vignettage c’est ça ?

  8. avatar

    @gigatoaster – Bonsoir,

    Disons que ce n’est pas tout le monde qui recherche des noirs super profonds. Il parait que le marché asiatique par exemple soit plus axé sur la colorimétrie et les angles de vision et du coup ils préfèrent l’IPS.

    Sinon, quand on aime regarder ses films dans le noir complet, ça permet d’avoir des bandes noires qui ne se voient plus, de voir de belles scènes dans l’espace comme si on y était, des images plus dynamiques.

    Mais sinon, quand on regarde la télé avec la lumière ou en plein jour on ne voit pas trop de différence entre un noir à 0 et 0.05 cd/m²…

  9. avatar
    Frank25 /

    On se perd avec toutes ces notions techniques, donc un grand merci pour cette belle initiative! Reste à trouver le bon produit pour profiter de séances dans le noir total! C’est à ce moment que cela se complique et que le choix d’un écran devient un véritable parcours du combattant !
    Surtout lorsqu’on cherche un écran avec une taille supérieure à 65 pouces ….
    La nouvelle gamme Sony semblait offrir une image au top mais il semble que la déception trône une nouvelle fois, toujours cette problématique des noirs ….

  10. avatar
    mX2viL /

    @Nicolas Bécuwe – Sur la mir 80% (seulement celle-ci), mon écran à comme défaut (malheureusement) la ligne « le trait » au milieu de l’écran visible sur ton image ici : http://www.hdfever.fr/wp-content/uploads/2014/12/IMG_4768-597×363.jpg

    Je pense que celle-ci est du au soucis que l’écran est incurvé. Je la vois parfois sur la TNT ou si l’image est dans cet espace de « mir ».
    En tout cas, ce « vignetage » n’est pas présent sur la mir 5%.

  11. avatar
    spavon /

    Hi

    Bon pour l’instant je n’ai rien appris,juste récupérer les différentes mire pour faire mais teste sur mon ZT60.

    Ps: je modifie car je viens de voir sur le forum,le drame qui t’arrive et mon message était devenue inappropriée.
    Courage ont est avec toi !!!

    Juste un petit problème avec ce qui semble être une sorte de banding vertical rose ,faut vraiment que je fasse un nettoyage de l’écran et une calibration !

    Sinon très bonne article,qui va en aider plus d’un et donnera des bonnes bases.
    Bravo et merci Nico

  12. avatar
    Scoubx /

    Bonjour Nicolas,
    Merci pour cette super idée, qui nous permettra d’apprendre ou approfondir nos connaissances.

    Bravo pour ce travail!

  13. avatar
    Philou34 /

    @Nicolas Bécuwe – bonjour Nicolas et waouhhhh merci pour ton super boulot. Es-tu intéressé par, après téléchargement des différentes mires et tests dans le noir complet, différents clichés de ma TV ? Ça permettrait de comparer et de mettre en avant le travail effectué par Panasonic entre le ax900 et dx900 et les défauts éventuels de la dalle IPS par rapport à la VA ? Je prendrai bien soin de mettre l’appareil photo sur trépied et hop.
    Deuxième question et pas des moindres : le choix d’extraits de film ! Dans la semaine, ai revu MI 3 sur Netflix. J’ai cru que j’avais changé de TV. Des noirs au-delà du réel et encodage aux petits oignons. Bluffant. Moralité : le film, l’encodage, l’étalonnage, la source sont primordiaux pour tester le contraste, couleurs, noir. Ça varie du tout au tout. La mire, c’est bien, les mesures aussi, mais il y a ensuite la source.
    Cordialement.

  14. avatar
    Bruno /

    Très bonne initiative.
    Cela serait t-il possible d’etendre aussi aux video-projecteurs? Les technologies sont différentes mais on peut retrouver les meme problèmes en terme de colorimétrie, uniformité, contraste…
    Juste peut être mentionner le « shading » concernant l’uniformité de la colorimétrie.
    Sinon pour les dalles VA et IPS qui sont majoritaires, on peut aussi lister l’effet « glow » qui est quand meme bien visible sur la majorité des dalles LCD (coins de la dalle qui s’éclaircisse quand on regarde l’écran de coté, perte de la profondeur des noirs), phénomène qui est different des fuites de lumière et lié a technologie/qualité de la dalle utilisée.
    Plus généralement, donc un paragraphe sur les angles de vision.

  15. avatar

    @Bruno – Bonjour Bruno,

    Oui, bien vu pour le shading, j’y ai pensé hier, car c’est un probleme que l’on voit régulièrement en vidéoprojection, mais que l’on retrouve aussi sur l’OLED.

    Sinon, pour les angles de vu c’est prévu dans un chapitre sur la mise en oeuvre, installation, distance de visionnage, etc. J’aurais pu le mettre dans l’homogénéité aussi, mais ce chapitre est déjà bien long :)

  16. avatar
    franck /

    le contraste est tres important pour l image d un tv ,oled et plasma ,full led permettent un excellent contraste

  17. avatar
    stof /

    Téléchargé les 4 mires et lu sur mon Samsung HU7500 :
    1)mire ANSI –> aucun défaut visible…autre que celui de l’image où il y a des petites « bulles » autour des carrés blancs (je le vois aussi sur mon PC)
    2&3)Les mires de gris sont propres (j’ai toujours montré la satisfaction et la chance que j’ai d’avoir une bonne dalle sur cet écran)
    Le voisinage du noir en revanche (certes fait pour l’OLED) fait carrément du noir (la TV considère qu’elle peut éteindre tout le rétroéclairage…).

    Finalement le seul défaut de mon écran qui me gène régulièrement c’est la gestion du rétroéclairage avec les sous-titres qui innondent le reste de l’image de lumière mais ça, c’est le Edge LED…

    @Nicolas : c’est normal si les mires ne s’affichent pas plein écran?
    Certes c’est du 1920×1080 mais j’aurais pensé que la TV « 4K » allait mettre à l’échelle, j’ai du mettre le zoom pour occuper tout l’écran.
    Serait-il possible de préparer des zip1080 et zip2160

    Merci.

  18. avatar
    Piksimou /

    Voilà une très bonne idée. Vivement la suite. C’est clair que pour un novice comme moi tous ces termes techniques ne sont pas évident. Par contre, il me semble que pour l’oled, les cycles de compensations sont plutôt de plus en plus éloigné. Tout les 3h sur le ec930v, tout les 6h sur le eg960v et tout les 10h sur le ef950v. Ce qui laisse penser que les dalles se sont amélioré et qu’il y a moins besoin de compensation. En sortie de carton mon ec930v était pas jolie à voir jusqu’à 20% de gris. Aujourd’hui après 2000h, la mire de 5% est parfaite. Par contre les noirs se sont un peu bouché. J’ai du augmenter la luminosité de quelques points. Peut-être un vieillissement…

  19. avatar
    Cris /

    Un grand merci pour cette vulgarisation.
    Le jargon marketing et technique de l’univers des TV est désormais à la quasi compréhension de tous.
    Xllente continuation.

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