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Test Triangle Elara : des enceintes abordables et séduisantes !

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Ludo, bien connu des membres du forum HDfever sous le pseudo Firstclass, nous propose un test des nouvelles enceintes Elara de Triangle. Ces enceintes très abordables se distinguent par un rendu très différent des autres enceintes du fabricant. Les Triangle Elara ne sont pas très gourmandes et ont été conçu pour offrir un rendu plus chaleureux, plus rond, plus doux afin d’être associées et des électroniques entrée et milieu de gamme. Elles ont cette faculté à calmer des aigus montant et les rendus qui manquent un peu de chaleur. Apres plusieurs jours passés en compagnie des Elara, Ludo nous donne son verdict avec ce test du kit 5.0 composé de deux colonnes Triangle Elara LN05 (998 € la paire), de deux Bibliothèques Elara LN01 (398 € la paire) et de la Centrale Elara LN02 (299 €). 

Déballage des Triangle Elara

Avant d’entamer les écoutes, petit tour du propriétaire en commençant par le déballage des Triangle Elara. Pour ce test, j’ai reçu De gros polystyrènes prennent place sur les flancs de la colonne (sans que ces derniers soient ‘’complets’’, il s’agit d’inserts posés sur la hauteur). Une housse en tissu est également présente, ce qui protège la laque de l’enceinte pendant le transport ou les manipulations lors du déballage. Une seconde peau en plastique entoure complètement chaque LN05 et le cache tissu (aimanté cette fois, merci Triangle pour cette petite attention) emballé, lui aussi, dans sa poche plastique, prend place sur la face avant de cette dernière.

Le socle de l’enceinte, emballé dans sa boite en carton et entouré d’une feuille en mousse, est logé dans l’une des protections latérales en mousse (tout le nécessaire pour le montage est inclus dans cette boite.). Il n’y a que les pointes qui sont aux abonnés absents, alors que les pieds sur lesquels reposeront les enceintes sont bien pourvus d’orifices prévus pour des pointes ou des amortisseurs. Des plots sorbothane autocollants sont cependant fournis pour éviter que l’enceinte ne repose directement au sol. Pour m’être renseigné auprès du fabricant, ce dernier m’a annoncé que des pointes et contre-pointes optionnelles seront disponibles prochainement. J’aurais évidemment préféré que ce soit fourni, mais au prix où sont proposées ces enceintes, on ne peut tout de même pas parler de mesquinerie.

Les bibliothèques et la centrale profitent elles aussi d’épaisses protections en mousses (dessus et dessous cette fois), et du même suremballage en tissu + plastique que les colonnes. Les caches haut-parleurs sont également aimantés et prennent positions sur les façades des LN01 et LN02. Une pochette regroupe la notice d’utilisation ainsi que les plots sorbothane pour découpler les enceintes de leur support. Personnellement, pour le prix demandé, je trouve qu’un soin certain a été apporté au niveau de l’emballage de cette nouvelle série de notre fabricant national et on ne peut que s’en féliciter.

Présentation des Triangle Elara

latéral haut 2

 

L’Elara LN05 est la plus petite colonne de la gamme et visuellement, elle ne manque vraiment pas de charme. Le fait qu’elle n’ait pas de vis apparente (anneau en caoutchouc mou devant chacun des boomers) est en parfait accord avec ce design épuré et sobre. L’ossature en bois fait appel à des parois de 18mm pour les côtés et pas moins de 21mm pour la façade. Le tout est consolidé avec des renforts internes, pour réduire au maximum les vibrations du coffret. Pour de l’entrée de gamme, Triangle n’a clairement pas fait les choses à moitié !

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Le coffre n’étant pas très large, non seulement les effets de bords sont minimisés, mais l’aspect gagne incontestablement en finesse. Au final, tout cela donne une colonne au design svelte et actuel, qui s’accordera aisément avec de nombreux styles de salons. Une vue pour bien montrer la qualité du laquage, voyez comme le reflet est net, sans boursouflure, ni effet d’escalier ou de cassure. Pour le prix d’une paire de LN05, c’est un réel plaisir d’avoir une finition de ce niveau !

reflet sommet 5

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Point de nouvelle technologie « bénie une nuit de pleine lune, au milieu de la forêt de Brocéliande », non, Triangle a choisi des matériaux connus, reconnus et éprouvés pour confectionner ses Elara, avec tout de même une petite nouveauté concernant le haut-parleur destiné au haut du spectre : un tweeter à dôme en soie de 25mm, pourvu d’un aimant néodyme fait son apparition. Et ça, nous verrons plus loin que ça change quand même pas mal de choses au niveau de la signature sonore. Ce tweeter est logé au sein d’une petite amorce de pavillon destinée à améliorer la diffusion.

boomer 2

Pour les boomers de 135mm au centre concave (bien vu pour les ondes stationnaires !), et fait d’un seul morceau, c’est le papier traité qu’a retenu le fabricant. Ces choix devraient donner plus de rigidité, de rapidité et de naturel aux haut-parleurs. Le filtrage n’est pas en reste, car pour en avoir parlé avec l’un des techniciens que je remercie pour toutes ses explications, je peux vous rapporter que les composants ont été choisis et validés à l’oreille avec une certaine attention portée sur le choix des dits composants qui devaient absolument allier performance et rapport qualité/prix.

Sans trop en dire, et gâcher le reste de ce retour, je peux vous dire que les personnes qui ont planché sur ses Elara, ont fait un vrai beau boulot ! Deux derniers points à partager, qui sont là aussi biens pensés :

  • L’évent est placé sur la face avant, ce qui permet de simplifier le placement de l’enceinte dans la pièce et cela excitera moins les toniques de celle-ci.
  • Le bornier de branchement pour les câbles est en mono et là je dis merci à Triangle de ne pas avoir cédé à cette mode du double bornier (au combien discutable sur des modèles hauts de gamme, alors je vous laisse imaginer sur de l’entrée de gamme…) ! Les câbles nus de fortes sections, ainsi que les terminaisons de types fourches ou bananes, sont acceptés sans aucun souci, et le serrage une fois vérifié ne perd pas en pression dans le temps.

La centrale et les bibliothèques ont exactement les mêmes tailles de haut-parleurs, ainsi qu’un tweeter identique, ce qui apportera un plus indéniable sur la cohérence, la fusion des différentes voies au sein de notre configuration multicanal. Une mention spéciale pour l’Elara LN02, qui cumule un évent frontal et simple bornier. Du tout bon ! Pour la bibliothèque Elara LN01, hormis le moteur du boomer qui profite d’une double ferrite (ce qui est également le cas sur les LN07 d’ailleurs) pour décupler le rendement et l’attaque de ce modèle, tout le reste est calqué sur ses grandes sœurs.

baumification

Caractéristiques Techniques de l’ELARA LN05 :

latéral haut 2

  • Enceinte 2,5 voies
  • Charge bass-reflex
  • Finition laquée
  • 2 haut-parleurs de grave-médium de 13 cm
  • 1 tweeter à dôme de 2,5 cm
  • Sensibilité : 90 dB /1 W /1 m
  • Impédance nominale : 8 Ohms
  • Impédance minimale : 4,5 Ohms
  • Puissance admissible : 90 W RMS
  • Réponse en fréquences : 47 Hz à 22 kHz
  • Dimensions (lxhxp) : 165 x 900 x 263 mm
  • Poids : 10 kg (pièce)

Caractéristiques Techniques de l’Elara LN01 :

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  • Enceinte 2 voies
  • Charge bass-reflex
  • Finition laquée
  • 1 haut-parleur de grave-médium de 13 cm
  • 1 tweeter à dôme de 2,5 cm
  • Sensibilité : 89 dB /1 W /1 m
  • Impédance nominale : 8 Ohms
  • Impédance minimale : 4,5 Ohms
  • Puissance admissible : 50 W RMS
  • Réponse en fréquences : 56 Hz à 22 kHz
  • Dimensions (lxhxp) : 165 x 291 x 235 mm
  • Poids : 5 kg (pièce)

Caractéristiques Techniques l’Elara LN02 :

centrale

  • Enceinte 2 voies
  • Charge bass-reflex
  • Finition laquée
  • Haut-parleurs
  • 2 haut-parleurs de grave-médium de 13 cm
  • 1 tweeter à dôme de 2,5 cm
  • Sensibilité : 89 dB /1 W /1 m
  • Impédance nominale : 8 Ohms
  • Impédance minimale : 4 Ohms
  • Puissance admissible : 60 W RMS
  • Réponse en fréquences : 65 Hz à 22 kHz
  • Dimensions (lxhxp) : 165 x 291 x 235 mm
  • Poids : 6,5 kg

Petit aparté avant les écoutes : Cette série Elara a un but bien précis, qui a été annoncé de longue date avant leur sortie par Triangle :

« Nous avons développé une nouvelle technologie basée sur l’utilisation d’un tweeter à dôme tissu et de haut-parleurs concaves. L’ensemble du spectre est parfaitement équilibré pour tirer le maximum de chaque morceau écouté. Elara propose une nouvelle signature sonore qui se caractérise par un son puissant et chaleureux ».

Pour couper court à toute interrogation, non Triangle n’a pas changé son fusil d’épaule quant à la signature de ses productions. Tout du moins, pas sur ses séries supérieures. Des enceintes qui seraient à l’aise tant en home cinéma qu’en stéréo, et avec des prix vraiment accessibles, autant dire que c’est un sacré challenge que s’est lancé notre fabricant national.

D’après moi, et après les avoir écoutées, la volonté de Triangle pour cette nouvelle génération, c’est de proposer un style différent, plus « foot-tapping », plus enjoué, plus‘’jeune’’ si je peux m’exprimer ainsi. Ces enceintes proposent également un profil plus adapté aux électroniques abordables. Pour avoir testé les Antal EZ et les Signature Thêta, je peux sereinement vous dire qu’il ne faut que quelques minutes pour entendre la différence entre les deux signatures sonores, et mon affection pour l’une d’elles risque d’en surprendre quelques-uns.

Bon, et si nous passions au plus important, le rendu, les performances, le comportement de ces Elara !

Les Triangle Elara à l’écoute !

  • Sources : PC Lenovo, Panasonic BDT500 (Blu-Ray, cd).
  • Câbles : HP et analogique JSV Audio Mini.
  • Les intégrés home cinéma : Onkyo TX-ZR900, Marantz SR7010 (caisson Dynaudio 250i en soutient de grave pour le HC).
  • Intégrés stéréo : Micromega MyAmp, BC EX-222.1 (sur LN05 puis sur LN01 sur pieds Norstone Stylum 2 lestés).
  • Barrette Oehlbach Power Socket 905 (sur secteur Jsv Audio).

Mise en œuvre et rodage :

  • Rodage d’une centaine d’heures, alternant le Magic CD de JMR, CD basses fréquences, fichiers QOBUZ.
  • Enceintes mises en face à face, branchées en opposition de phase sur trois passages du MAGIC CD, puis mise en place (Positionnement, pincement au laser, équerrage au niveau à bulle.) dans la salle d’écoute.
  • Cycles triple temporisation pour la fin de rodage :
    • Temps de chauffe – volume bas
    • Refroidissement
    • Temps de chauffe – volume soutenu

Les films utilisés pour ce banc d’essai :

Br test elara

En aparté du rendu purement cinéphile, il y a un point qui fait grandement plaisir avec ces Elara sur les émissions télévisuelles. Trop d’enceintes ont la fâcheuse tendance à ‘’siffler’’ un peu (voir beaucoup…) sur les voix féminines, que cela soit sur les JT ou séries en tout genre. Et bien, avec les Elara, j’ai le plaisir de vous dire qu’il n’en est rien ! Le rendu est toujours détaillé, mais exempt de chuintements, sifflantes ou insistances désagréables, ce qui est un atout certain pour ceux qui utilisent leur système audio également pour regarder des émissions TV de tous les jours.

Pour le choix des films, j’ai volontairement axé mes choix sur des bandes-son qui ne font pas dans la dentelle, avec lesquels la BO fait partie intégrante du spectacle, afin de bien cerner les capacités des Elara et vous retranscrire les performances dont elles sont capables.  Avec Tron Legacy, il ne faut pas longtemps avant qu’un sourire apparaisse, tant les Elara distillent une sonorité engageante et autoritaire. Elles n’oublient pas de faire la part belle aux morceaux des Daft Punk non plus ! Et ce ne sont pas Terminator Genesys ou Jurassic World qui me feront mentir ! De même pour le dernier volet de la saga de Fast and Furious où les bolides prennent une dimension et un réalisme très probant.

Le volume soutenu est loin d’effrayer ces ‘’petites’’ Françaises, car pour m’être un peu lâché sur le potentiomètre de l’ampli Onkyo TX-RZ900, je peux vous dire qu’elles encaissent sans sourciller des niveaux sonores qui peuvent mettre en péril une bonne entente entre voisins ! L’autre tour de force de ces enceintes, c’est qu’elles sont toutes aussi à l’aise à volume modéré, voire à bas volume. Elles restent claires et audibles en toutes circonstances, ce qui, au final, en fait des compagnes autant pour les ‘’énervés du potard’’ que pour les plus modérés, qui ne veulent (ou ne peuvent) pas écouter leurs appareils à fort volume. Les Elara ne frustreront donc personne, quant à leurs besoins ou ‘’obligations’’ d’écoutes, ce qui est quand même une aubaine avec des enceintes à ce prix.

RZ900

En ce qui concerne la signature sonore à proprement parlé, s’il y a une chose qui est sûre, c’est qu’autant les aficionados que les détracteurs de la marque seront surpris de la patte sonore de ces Elara. Les uns comme les autres trouveront matière à débattre, mais il n’y a que peu de chance pour qu’ils ne s’accordent pas sur le fait que sur ces enceintes, tout coule avec certes moins de clarté et de mise en lumière des détails que certains modèles plus huppés du fabricant, mais ce n’est pas la raison d’être de cette série. Pour cela, il y a les grandes sœurs de ces demoiselles.

Le tweeter à dôme qui officie, ce qui est nouveau, je le rappelle, apporte une certaine douceur en comparaison directe avec les autres productions Triangle. Mais attention, je parle bien de douceur et non de matité ou d’un éventuel manque de définition ou clarté. Car, bien que plus doux, il ne fait aucunement l’impasse sur une mise en lumière détaillée et fouillée du haut du spectre. Je tenais à cette précision pour qu’il n’y ait pas de mauvaise interprétation de mes mots.

Bonne ou mauvaise chose que d’avoir opté pour un aigu doux ? Je dirai que c’est surtout dépendant de l’attente de chacun et surtout ça change un peu de l’aigu traditionnel de chez Triangle, légèrement brillant, ciselé et précis. Certains aiment cet aigu reconnaissable de facto de la marque, d’autres beaucoup moins… En laissant le choix à sa clientèle, il m’apparaît que le choix de Triangle est plutôt une bonne chose. De plus, le fait que les dirigeants ou intervenants du manufacturier aient écouté, répondu à ceux qui ne trouvaient pas ‘’enceintes à leurs oreilles’’ dans leurs productions, est assez révélateur du renouveau engagé il y a quelques années.

Les médiums sont suaves, légèrement ronds sans sombrer dans l’excès ou la caricature. L’articulation est par ailleurs clairement un point fort de cette partie charnière sonore, la compréhension du phrasé est réellement de tout premier ordre, surtout dans cette gamme de prix.

Le bas du spectre de la centrale -ou des bibliothèques- est également une vraie et belle surprise. Là aussi, on ressent une légère rondeur, mais encore une fois, c’est parfaitement dosé, ce qui prouve de nouveau que les ingénieurs ont bien planché sur le sujet lors de l’élaboration de ces Elara. Ceux qui aiment l’impact et la rapidité dans le bas du spectre seront servis ! Les boomers de 135mm s’en donnent à cœur joie et ne déméritent jamais, avec en prime une certaine aisance dans les nuances et la lisibilité. Tout cela, plus une descente plaisante et maîtrisée, surtout dans les basses pour l’Elara LN05, lui confère un crédit indéniable en tant que colonne, et ce, malgré sa petite taille.

Le recoupement et la fusion des registres s’effectuent sans heurt qu’elle que soit l’enceinte, donnant presque l’impression d’un haut-parleur unique, ce qui je l’avoue est d’autant plus incroyable sur des matériaux utilisés pour cette série.  La spatialisation n’est pas en reste, le cadre des enceintes est largement dépassé sur tous les axes, avec un surplus de profondeur sur les Elara LN01. La scène verticale est probablement celle qui m’a le plus impressionné sur ces enceintes. Il y a une hauteur de restitution incroyable, et je pèse mes mots, je vous l’assure !

En ce qui concerne le positionnement des enceintes, un petit pincement des colonnes de quelques cm vers l’auditeur permettra de gagner en présence, précision et profondeur d’écoute. Tout comme le fait de les faire reposer sur des pointes/contre-pointes (non incluses malheureusement), qui permet de gagner en précision au niveau des basses et quelques degrés de lisibilité dans le bas du spectre. Les bibliothèques (utilisées comme enceintes surround) sont diffuses et ouvrent la scène arrière fort convenablement dans l’absolu. Je noterai juste qu’une légère projection supplémentaire aurait permis de « pousser » un peu plus les sons provenant de derrière vers l’avant. En même temps, après réflexion, c’est vraiment une broutille qui pourra être améliorée avec des électroniques dotées d’un effet bulle plus prononcé que sur les amplis utilisés pour ce test (je pense notamment aux amplis Yamaha qui excellent sur ce point), car je suis persuadé que ces Elara LN01 peuvent aller plus loin sur ce point…

J’ai gardé pour la fin certaines caractéristiques de la centrale, et pas des moindres. Dernièrement, l’enceinte centrale (sur laquelle passe pas moins de 80% de la bande-son) Magnat Shadow m’avait vraiment emballé par sa faculté à poser son rendu, pile au milieu de mon écran. Ce qui dans les faits peut sembler logique pour une voie centrale, mais qui n’est pas si courant que ça, surtout avec des modèles accessibles. Et bien l’Elara LN02 va encore plus loin que cette Magnat, car non seulement les dialogues ressortent eux aussi au centre de ma TV, mais en plus elle s’efface littéralement, laissant place aux sons et rien qu’aux sons. Elle se paye aussi le luxe de donner une impression de profondeur sur certains dialogues, c’est juste bluffant !

Ah oui, une dernière chose concernant cette centrale. Quel poids ! Quel discernement sur les voix (VO) de Dominic Toretto et d’Arnold Schwarzenegger ! Concrètement, j’accroche définitivement avec les performances de ces Elara en utilisation home-cinéma, et ne peux que vous conseiller de tendre les oreilles vers ces enceintes lors de vos recherches. Elles méritent d’être écoutées !

Les albums choisis pour les écoutes stéréo des colonnes, puis des bibliothèques :

cd test elara

Bien que m’étant focalisé sur les essais stéréo avec deux électroniques hifis dont le budget me semblait cohérent avec celui des Elara (Microméga MyAmp et BC Acoustique EX-222.1) je peux malgré tout vous dire que couplées au Onkyo TX-RZ900 (en mode Pure Direct), ni les colonnes, ni les bibliothèques n’ont démérité. Le couple saura satisfaire eux qui recherchent une jolie musicalité sur un intégré Home cinéma.

Les Elara LN05 ou LN01, associées au BC Acoustique EX-222.1 ou au (surprenant !) Microméga MyAmp, sont encore plus vivantes que lors des écoutes home cinéma, et ce n’en est que plus convaincant sur les performances que l’on peut attendre de ces enceintes. Rien dans leurs spécifications ou par rapport à leur prix ne laisserait présager l’énorme universalité de ces enceintes. Preuve en est, s’il en était encore besoin, que, si l’enceinte est bien conçue, même si elle n’est pas très onéreuse, il est tout à fait possible d’avoir un rendu musical de qualité de nos jours.

D’ailleurs, d’après les essais réalisés ces derniers temps, je trouve que des efforts assez conséquents ont été faits (toutes marques confondues) sur les appareils entrée et milieu de gamme, ce qui n’est pas pour me déplaire. De nos jours, en choisissant ses appareils avec soin, on peut vraiment se faire plaisir à moindres frais, sans se fâcher avec son banquier ou sa compagne.

Bref, revenons sur le rendu des enceintes. Je vais débuter par les basses des Elara LN05, qui dans mes +/- 20m² ne donnent aucune impression de manque sur cette partie du spectre. Surtout si l’amplificateur a les ressources nécessaires pour nourrir ces demoiselles, ce qui ne devrait pas être compliqué à trouver, car ce sont des enceintes faciles à driver. Alors, bien sûr, il n’y a pas d’infra, ni les premières octaves, car les colonnes ne savent pas les reproduire, mais leur réponse en fréquence annoncée à 47Hz (ce qui n’est pas si mal, vu la taille des haut-parleurs) est tout à fait crédible.

Avec le Micromega, le rendu des basses perd un peu de cette rondeur rapportée lors des écoutes en home cinéma 5., alors que je retrouve ces sensations avec le BC Acoustique (ce dernier se rapprochant beaucoup du Onkyo au niveau de la signature sonore), il sera donc possible de moduler le rendu des Elara à vos convenances suivant les appareils (et câbles) en amont(s). Je ne dis pas que vous changerez le caractère propre de ses enceintes, mais avec une électronique X ou Y, il est tout à fait possible de trouver une association qui trouve grâce à vos oreilles.

Les médiums font la part belle aux interprètes et aux instruments. Sur les albums d’Herbie Hancock, du Buena Vista Club, ou de notre Nantaise, qui cartonne un peu partout dans le monde en ce moment, Christine And The Queen, c’est avec brio que les Elara s’affairent à retranscrire cette partie si délicate, si importante du son.L’articulation permet une compréhension du phrasé sans faille, avec juste ce qu’il faut de rondeur. De quoi envoûter encore un peu plus l’auditeur. L’aigu a dôme est une réussite totale pour un premier essai avec ce type de haut-parleur pour Triangle. Il allie définition et aération et et en lumière des détails à foison. Il rajoute même une pointe de mordant rendant grâce aux enregistrements. Non vraiment, il n’y a rien à redire sur l’aigu des Elara, qui n’est ni plus ni moins qu’un savant mélange de douceur et de clarté. Au passage, cela permet de calmer un peu certaines électroniques montantes.

Le débattement des membranes des petits boomers n’est pas énorme, le choix d’un travail en piston est clairement de mise ici, d’où l’impact et la rapidité de choix dont ils font preuve. Les écoutes à haut volume ne changent pas cela, les Elara gardent toujours le contrôle de leurs motorisations, et ne requièrent pas d’amplification énorme pour cela. Par contre, si l’envie vous prend de leur adjoindre un beau et gros ampli qui donne beaucoup de courant/watts, elles ne bouderont pas non plus, bien au contraire, leurs qualités seront décuplées (j’ai pu m’en assurer en branchant rapidement un bloc HK Signature aux PreOut du BC EX-222.1… Moments géniaux sur Évanescence et Abd Al Malik.).

S’il n’y pas débat pour ma part quant aux performances indéniables des Elara, il reste malgré tout un point à partager avec vous concernant les bibliothèques LN01. En effet, j’ai voulu jauger la faisabilité d’utiliser celles-ci en écoutes stéréo (puis en 2.1, avec le caisson Dynaudio Sub250II en renfort). Après essais et comparaison directe, c’est le Mycromega MyAmp qui est resté branché sur les enceintes. Tout simplement parce que je trouve que ce set ne prend pas de place dans un salon, et que musicalement parlant, ils forment un couple aux atomes crochus.

Sans tourner autour du pot, les Elara seules se débrouillent largement mieux que je ne l’espérai. Fièrement campées sur mes pieds Norstone Stylum 2 (lestés), reliées à l’intégré avec des câbles haut-parleurs JSV mini, elles « performent » comme peu de rivales dans leurs sillons ne le font, tout du moins dans un prix équivalent.  À titre de comparaison, les Magnat Shadow 203 donnent certes plus de basses, mais il y a plus de matière et le son est plus lié sur les Elara LN01. Sans compter que cette pincée de douceur et de rondeur qui leur sont propres apporte un charme supplémentaire indéniable.

Sur la signature, les Bibliothèques ne diffèrent que légèrement sur un point par rapport aux colonnes, c’est sur le médium. Il apparaît avec un brin d’impact et de présence supplémentaire. Pour le grave, vigoureux et volontaire, qui ne talonne ou ne courbe pas à fort volume, la réponse en fréquence qui ne débute qu’a 56Hz pourra être un peu juste suivant la taille de votre pièce. On pourra évidemment contourner ça en rajoutant un caisson. Au bout du compte, ce sont des bibliothèques attachantes et convaincantes, que je conseillerai sans hésiter !

Pour conclure, et même si c’est hors tests à proprement parler, je me souviens d’un soir, confortablement installé au creux du canapé, accompagné d’un bon verre de vin (à consommer avec modération), fermant les yeux pour me laisser entraîner par les titres de Gregory Porter… Et là, à plusieurs reprises, je me suis demandé, si ces enceintes françaises, n’avaient pas quelques gênes anglaises, tant le côté groovy me rappelait certaines productions de nos voisins. C’est vous dire combien le travail fait par Triangle sur ces Elara s’entend.

Conclusion

Sans aucun souci, j’écris, et non avec une certaine joie, que Triangle a réussi son pari avec cette « nouvelle signature’’. Le challenge était risqué et certainement pas facile à mettre en œuvre, mais honnêtement, il y a de quoi adhérer à cette nouvelle voie, et pas qu’un peu ! Ces Elara sont un réel coup de cœur pour bien commencer l’année.

Ceux qui suivent mes essais depuis quelques années le savent, et pour vous nouveaux lecteurs, je le redis ici : Les Dali Zensor 7 sont depuis fort longtemps, LES enceintes que j’encense pour leur rapport prix/performance et qui me servent de point de repère dans un budget de +/- 1000 €. Et bien, il est temps pour ces dernières de passer le flambeau aux Triangle Elara LN05 qui deviennent donc mon modèle de référence dorénavant et ce n’était pas facile de remplacer les Dali ! L’Elara LN01 mérite également de s’y attarder sérieusement, pour ceux qui recherchent des bibliothèques qualitatives et accessibles. Pour moi, chaque enceinte de ce pack mérite un Award 5 étoiles HDFever pour leur rapport qualité-prix indéniable !

Expérience Audio - 5 étoiles

Ce que j’ai aimé avec les Triangle Elara

  • L’énorme surprise que sont les Elara LN01 en écoute stéréo !
  • La centrale : un poids des notes et une présence qui en surprendra plus d’un !
  • Les performances en home cinéma et hifi.
  • Les motorisations (nouvelles), et leurs mises en œuvre.
  • Cette nouvelle signature voulue et réussie (rondeur, douceur et suavité: juste ce qu’il faut).
  • L’universalité : à l’aise avec un large choix musical (elles sont à l’aise sur tout style de musique, c’est incroyable !).
  • La qualité des matériaux et de finition des coffrets.
  • Les caches haut-parleurs aimantés
  • Les visseries invisibles
  • Les simples borniers
  • Les évents placés en façade (colonnes et centrale)
  • Le rapport qualité/prix/performance indéniable !

Ce que j’aurai aimé avec les Triangle Elara :

  • Des pointes et contre-pointes fournies pour les colonnes.
  • Honnêtement, et je crois que c’est la première fois, mais rien de plus que ce que donne déjà les Elara pour leur prix !

Quelques conseils ?

  • Choisir des câbles HP rapides et neutres, de bonne section.
  • Pincer de quelques centimètres les colonnes vers le point d’écoute.
  • Ne pas coller les enceintes à moins de 20 cm du mur derrière elles.
  • Poser des pointes/contre-pointes sous les Elara LN05.
  • Ne pas hésiter à coller les plots fournis, sous les Elara LN02 et LN05 (gain net sur la centrale, plus modéré, mais audible sur les LN01.).

Voilà qui finalise ce retour d’impression des ELARA de chez Triangle. Je vous souhaite de longues heures de plaisir avec ces dernières.

49 commentaires

  1. avatar
    Hiperia /

    Auteur du commentaire Nicolas Bécuwe

    Auteur du commentaire Yoann_44Le « hic » pour les mesures des enceintes c’est que la courbe de réponse ne sera pas le résultat de l’enceinte mais bel et bien celle du couplage pièce/enceinte et ne sera donc pas représentatif. Il sera absolument nécessaire de caractériser la pièce (réponse et temps de réverbération à minima sans oublier les dimensions) avant de pouvoir juger le produit. L’acoustique est une science bien complexe mettant en œuvre de nombreux phénomènes.

    Ha ça, c’est ce que je me tue à dire lorsqu’on me demande des mesures d’enceintes. Quand je vois la mise en oeuvre des fabricants d’enceinte pour mesurer une enceinte (salle dédiée, sans meuble, vierge, traitée du sol au plafond, et du matériel de mesure ultra cher), il est évident que pratiquement aucun site ne peut proposer ce genre de fiabilité sur les mesures, à moins de se spécialiser dans le test d’enceintes et d’investir un gros budget pour les tests. Même l’ampli qui drive les enceintes influe sur le résultat…

    Tout ça, pour donner des mesures que 99% des lecteurs ne savent pas interpréter.

    Mais bon, on demande des mesures, je vais en faire avec les moyens du bords. Je me suis tout de même préparé une petite pièce traitée avec des panneaux acoustique Sonitus, un micro behringer et un ampli pro Yamaha pour sa neutralité. Ce n’est probablement pas parfait, ça vaut ce que ça vaut…

    Bonjour Nicolas.

    Il est tout à fait possible d’avoir une courbe de réponse en fréquence correct malgré un environnement pas tout à fait adéquat.

    Le gating de Room Eq Wizard le permet.
    La grave/bas medium sera très très dépendant de la pièce ca c’est une certitude.
    Mais de 400Hz à 20 Khz on peu avoir une très bonne idée des performance d’une enceinte.

    Il est aussi possible d’avoir une courbe de distorsion, je trouve cette donné plus importante qu’une courbe de réponse en fréquence réglé au poil.

    Pour moi cette évolution dans tes tests est un grand bon avant !

    Pour revenir sur le test de Ludo.
    Pour moi il est bon.
    On aurais pu se passer des quelques phrases ésotériques mais rien de très grave.

    Bonne continuation à toi !

  2. avatar

    @Hiperia – Hello ;)

    Oui, c’est justement REW que j’ai utilisé pour le test des XTZ. Pour moi, même si on voit clairement l’influence de la pièce, ça me permet tout de même d’analyser l’efficacité des caissons sur certaines fréquence et de les comparer entre eux. Par exemple, là j’ai pu comparer les XTZ au SVS, l’action des modes EQ des XTZ, et le niveau de distorsion des caissons au volume de référence (75dB).

    Même si les courbes ne sont pas parfaites, je trouve ça intéressant !

  3. avatar
    Firstclass /

    Bon…
    De mon côté je vais regarder pour faire les mesures avec l’ARC d’un Anthem.
    Il y aura au moins les réponses en fréquences des enceintes dans ma pièce.

    Ou par un boitier MiniDSP peut-être (On as échangés sur cela dans la matinée avec Nico)…

    Pour le coup, sur un autre essai réalisé pour Nico, qui est terminé sur sa rédaction, je l’ai soulagé des points rodage/mise en oeuvre et une ou deux autres choses… Mais comme je n’avais pas fais de mesures, et que ça semble vous tenir à coeur, je reprend les enceintes une journée la semaine prochaine et passerai l’ARC dessus.

    L

  4. avatar
    Jacko /

    Ne pas oublier que l’ARC n’assure pas la pertinence des mesures au delà des 5 kHz.
    Le Dirac Live est plus approprié et donne aussi la réponse impulsionnelle.

    Pour une mesure plus exacte il faut la faire en prise directe avec les bons outils.

  5. avatar
    Firstclass /

    @Jacko
    Pour les Sonus Chameleon T, je n’aurai pas autre chose qu’un Anthem sous la main :(

    Mais pour le futur, je vais regarder les MiniDSP.
    Amicalement.
    L

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    Spontex /

    Bonjour,
    Bravo first pour ce test/reportage, on voit que tu es passionné. Tous les passages ne m’ont pas intéressé et c’est normal mais l’ensemble m’a beaucoup plu. Il est clair que tu ne peux plaire à tout le monde avec un article partant d’un déballage à une écoute. Certains veulent des chiffres et d’autre un avis.
    Je rejoins Nicolas et certains commentaires sur les mesures, vous n’êtes clairement pas équipé pour tout mesurer. Si j’ai une proposition se serait d’indiquer (comme tu l’as fait) la sybilance ou le côté brillant, la capacité à descendre dans les grave pour anticiper l’ajout d,un caisson, la directivité et la praticité (placement, entretien)
    Certain recherche aussi des conseils pour l’association avec un ampli ou un caisson. Il n’y a qu’à voir les posts sur les forum :-P

    En tout cas c’est super de donner la parole au forumers et un avis sur les commentaires, prenez du recul, les tests n’engage jamais le testeur, une écoute en magasin (et encore ça dépend de l’installation) est à privilégier. Nos oreilles sont uniques et une courbe de niveau aussi belle soit-elle ne remplacera pas notre ressenti à l’écoute de nos morceaux.

    Bravo et jolies photos (le coup du dégradé avec le brokeh m’a fait sourire, fallait y penser)

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    Yoann_44 /

    Auteur du commentaire tyrannus/fredMais alors, mais alors je ne comprends pas du tout les critiques du test!

    Je trouve les critiques injustifiés et sans fondement.

    Petite parenthése sur le rodage des enceintes, je trouve ca très bien d’expliquer son « protocole de rodage ». Vraiment, je comprends pas les critiques!

    Good job first:)

    Hello,

    Loin de moi toute idée de critiquer Ludo au sens négatif du terme et je respecte son travail qui lui a demandé beaucoup de temps. J’espère qu’il a réussi à prendre du plaisir au milieu de tout ce taf.

    Je faire surement me faire des amis sur la suite de mon message…

    Toutefois, et c’est une déformation professionnelle, mais certaines lubies du monde audiophile me font bondir. Que Marcel ou Bob applique des principes qui n’ont aucun autre fondement que celui des forums, des magasins audio et autres dogmes, je m’en fiche complétement, surtout si cela leur donne la sensation d’avoir été au bout d’une démarche mais en faire le prosélytisme, non. Pour autant, je suis certain que ce n’était pas le but de Ludo non plus ! Pour ne parler que du rodage, physiquement, une enceinte a besoin d’un certain temps pour se libérer mais certaines méthodes (CD magique et opposition de phase par ex) sont ,contrairement à ma critique et pour reprendre ta formulation, sans fondement physique au sens scientifique du terme. Alors, oui, je le dis tel que je le pense, j’aurais préféré juste voir un paragraphe mise en place et rodage de XX heures plutôt que celui-ci et j’aurais surtout véritablement apprécié un court passage sur la pièce d’écoute qui aurait été beaucoup plus judicieux et pertinent pour ce faire une idée du fond de son canapé.

    Fan2HD, normal que les constructeurs se mettent en conditions idéales pour faire les mesures, sinon, ce serait infernal. Mais il ne faut pas oublier que la mise au point final se fait tout de même en écoutant de la musique sur différents matériels dans une salle dédiée et surtout traitée pour supprimer les défauts. Ecouter de la musique dans une chambre sourde (et d’ailleurs beaucoup d’autres activités aussi) est juste immonde. C’est du vécu à de très nombreuses reprises. Ces étapes sont identiques dans de nombreux secteurs, dont le transport par exemple. De fait, je ne suis pas forcément « pour » les mesures car c’est un domaine assez complexe pour maîtriser l’ensemble de la chaîne et surtout en tirer quelque chose d’objectif.

    Pour finir sur le sujet : Ludo, je suis sincèrement désolé si mes messages peuvent te paraître brutaux, ce n’est pas du tout mon but, ni mon envie. Ils sont assez courts car écrit via mon tel. Si tu veux en discuter plus longuement, pas de soucis, bien au contraire :)

  8. avatar
    Jacko /

    En dehors du contexte de mesure purement professionnel et dans des conditions qui ne seraient pas optimales, la mesure devra être interprétée avec beaucoup de prudence et de recule. Il faudra convenir des défauts de la pièces et les stipuler clairement. Dans le cadre d’un test ne disposant pas d’une pièce adaptée, il faut une enceinte témoins que l’on sait parfaitement neutre et mettre en compétition ses mesures avec celles de l’enceinte en test. S’assurer de reproduire exactement les mêmes conditions etc. Il faudra alors soit expliquer de manière très précise comment lire les courbes, les comparer et les interpréter : lecture d’un test qui sera rapidement indigeste et bien évidemment impossible de faire de lecture en diagonale. Soit indiquer que les mesures ne sont pas exacte et que les défauts de la pièces sont présent, ça serait prendre les choses un peu à la légère. Soit refaire les graphiques à partir de quelques valeurs de mesure en corrigeant les erreurs de la pièces : travail très long, ouvert aux erreurs et qui aboutira à des graphiques manquant de précision.
    Nous sommes donc dans une impasse ….
    Seule solution : la pièce traitée.

    Il serait possible de faire des mesures en prise directe … mais ce qui sert à établir un filtre d’enceinte n’est pas forcément pertinent dans l’analyse de la réponse en fréquence ou de la réponse impulsionnelle.
    REW permet d’avoir de nombreuses autres données, mais un test d’écoute n’est pas un rapport technique d’une enceinte. Peu de lecteur consulteront les graphiques FFT et peut sauront les lires.

    Je trouve que Ludo sait parfaitement retranscrire par écrit ce qu’il ressent durant ses écoutes. Ludo est un passionné de hifi depuis très longtemps et il n’en est pas à son premier compte rendu. Certes des graphiques pourraient illustrer les propos, mais si les graphiques sont relatifs aussi aux conditions d’écoutes, alors ils n’illustrent pas l’enceinte comme sujet d’analyse singulier. leur pertinence peut alors être mise en cause.

    A propos des CD de rodage et des méthodes à utiliser, ce n’est pas du grigri ou de l’ésotérisme.
    Du moins pas tous et certainement pas ceux de chez JMR (fabricant d’enceinte avant tout). Si on convient qu’une enceinte est constitué d’éléments électromécaniques qui nécessitent de fonctionner un certain temps avant d’arriver à leur point de fonctionnement courant, on peut aussi admettre qu’il existe des raccourcis pour y arriver rapidement.
    Nous savons que les HP d’une enceinte ne sont pas soumis aux mêmes efforts (forces) suivant les fréquences et les niveaux reproduits. Soyons pragmatiques et admettons que la majorité des HP électrodynamiques sont un mode de fonctionnement commun. Leur conception est similaire dans les grandes lignes : un saladier, une membrane, un moteur, une bobine mobile. La force et la contre-réaction nécessaire à accélérer le rodage peut donc se supposer, c’est ce que le CD de rodage va faire en jouant des tests tones qui correspondent à ces besoins spécifiques.
    Alors l’efficacité ne sera pas la même d’une enceinte à l’autre, il est probable que les enceintes électrostatiques n’en profitent pas. Un tweeter classique ne réagira pas comme le ferait un tweeter à ruban …
    Il y a forcément des cas pour lesquels les méthodes de rodages accéléré ne seront pas fonctionnels.
    Mais le CD de rodage n’est pas de la superstition, ils sont élaborés suivant des études bien précises. Je ne parle pas de CD de démo ne contenant que de la musique bien entendu. Un tel CD qui se clamerai CD de rodage ne serait qu’une sélection de musiques conseillées à cet effet, mais pas un outil de rodage proprement dit permettant une accélération du processus.

  9. avatar
    androicien /

    agréablement surpris de cette belle enceinte…abordable, merci pour ce test toujours complet.

  10. avatar
    Yoann_44 /

    Salut Jacko,

    J’ai discuté avec Ludo au téléphone et on d’accord sur le sujet.

    Je vais essayer de mieux faire comprendre mes messages.

    Les mesures ne sont pas une bonne idée pour moi car il y a trop de paramètres à prendre en compte, l’interprétation est délicate et surtout qu’est-ce que cela apporterait au CR ? C’est un vrai métier, qui était le mien, et même entre « experts » on n’était pas toujours d’accord donc… le but de mon 1er message était seulement d’alerter sur le fait que c’est complexe et pas à la portée de tout le monde (sans compter qu’il faut du très bon matériel si on veut vraiment faire ça finement). Un simple « aperçu » (dimensions, colorations et défauts à la rigueur) de la salle d’écoute suffira largement à se faire une idée.

    Pour le CD de rodage, je n’ai pas dit que cela ne fonctionnait pas, je dis simplement que tout le monde n’est pas obligé de dépenser de l’argent pour le faire et qu’en écoutant de la musique variée, cela se fait très bien. Le CD représente un gain de temps, point. je connais très bien l’électrodynamisme et la conception des HP (même si c’est un peu loin désormais). Je n’ai absolument rien contre JMR qui réalise de très bon produits même s’il ne fabrique pas lui-même les HP (sauf si cela a changé ?). Néanmoins, cela me gène que l’on mette son CD en avant. Le sien, surtout avec un nom pareil, ou celui d’un concurrent serait pareil, surtout pour les pistes avec les HP en face à face et en opposition de phase qui ne repose sur rien de scientifique.

    Ce n’est que mon point de vue personnel ;)

  11. avatar
    Jacko /

    On est bien d’accord.
    Sur le point du CD je pense que Ludo reste simplement transparent sur sa méthodologie. Il indique quel CD il a utilisé et il s’avère que le CD JMR marche.
    Effectivement il est existe d’autres comme chez Isotek. Je ne pourrai pas donner de liste exhaustive car je pratique le rodage « passif » au fil des écoutes in situ sur de la musique. A vrai dire, si je devais faire un CR sur une paire d’enceinte, je serai bien obligé d’accélérer le processus de rodage.
    J’ai toutefois forcé le rodage pour des tests de casques et d’amplis casque testés neufs sans pré-rodage usine (je connais au moins un constructeur qui test et rode certaines gammes de ses électroniques appareil par appareil). Je faisais tourner H24 durant plusieurs jours … avec une paire d’enceintes ça serait plus compliqué.

  12. avatar
    Perpalaboule /

    Hello Ludo, bien vu pour ce petit test et compte rendu bien sympathique. N’étant pas pro, moi il me suffit amplement.
    Je suis allé écouter ces petites colonnes et en effet je rejoins totalement l’avis de Ludo concernant la gamme Elara. J’ai été juste Bluffé par la spatialisiation, la puissance, et la couleur de ces LN05. Moi qui voulait me tourner vers des paradigm (un peu montantes) ou voir des monitor Audio (pas assez montante justement) j’ai trouvé la petite pépite… les Elara. Bravo Mister Firstclass

  13. avatar
    BEGUE /

    Pourquoi appeler demoiselles des ‘enceintes’ ?
    curieux …

    Desolé

  14. avatar

    Bonjour,

    sympa cet essai, tu as trouvé un produit de grande qualité.

    Il est vrai que la gamme triangle (hors elara) est très défini dans l’aigu, il faut faire attention avec les associations (ampli)

  15. avatar
    Guillaume /

    Ca me fait quand même furieusement penser à de l’oem chinois badgé Triange. Par exemple, l’origine des HP n’est pas triangle comme sur les autres gammes (même bas de gamme). J’éspère me tromper :(

  16. avatar
    Vimax /

    Bonjour,

    Selon vous lequel de ces amplis conviendrait le mieux a ces LN05:
    _ Yamaha a-s701
    _ Rotel RA12
    _ Cambridge CXA60
    _ Micromega IA60
    _ Atoll IN80se

    Merci beaucoup

  17. avatar

    Bonjour,

    Très bel essai, complet et documenté. On se passerait (presque) d’une écoute en magasin avant achat ! D’ailleurs, c’est ce que j’ai fait, une paire de LN07 en finition blanche doit m’arriver d’ici 48h… Ca me permettra de me changer de mes deux paires de Cabasse (< an 2000) et la comparaison sera très intéressante, sans nul doute.
    Merci à Nicolas.

  18. avatar

    bonjour, des personnes ont ils pu comparer ces triangle avec la monitor audio silver 6?
    ayant écouté les silver et envisageant d’aller écouter ces fameuses triangles, je recherche des basses un peu plus présentes notamment sur des musiques plus colorées  »reggae ». celle ci serait elle plus présente que sur les silver 6 ????
    n’ayant pas la possibilité de faire un comparatif des deux écoutes au sein du même auditorium, j’attends vos retours

    merci

  19. avatar
    alckime /

    bonjour,

    je voudrais avoir votre point de vue en comparaison au monitor audio silver 6. ces dernieres sont elles un niveau au dessus en terme de basse, dynamisme et spacialisation.

    merci

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