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Test Cambridge CX R200 : un amplificateur A/V avec des qualités Hifi

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Après avoir testé le lecteur réseau CX N, je vous propose un nouveau test de cette superbe nouvelle gamme de Cambridge Audio, celui du très attendu amplificateur A/V 7.2 Cambridge CX R200 ! Cette nouvelle gamme offre un magnifique design et des fonctions réseau intéressantes avec une application Cambridge Connect dédiée à tous les appareils CX. Cela dit, un amplificateur c’est avant tout le son ! Succédant à l’excellent 751R, cette qualité audio devrait être au rendez-vous, mais quelles améliorations sont proposées ? Ce CX R200 répondra-t-il à toutes les attentes qu’il a suscité ? Je vous donne mon avis après 2 semaines passées en sa compagnie…

Protocole de test :

  • Amplificateur Cambridge CX R200
  • Écoutes en 5.1 et stéréo avec des enceintes Triangle Gaïa Esprit EZ, Magnat Quantum et Edelstein et Q Acoustics Concept
  • Caisson de grave SVS PB-1000
  • Lecteurs Blu-ray OPPO BDP-103D et Pioneer LX-58
  • Téléviseur UHD Sony KD-75X9405C
  • Câbles secteurs, modulations, enceintes et HDMI : JSV Audio, MUSE d’Espace Musical et Aliencable

Présentation du Cambridge CX R200

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Cambridge Audio fait parti de ces quelques fabricants d’amplis home cinéma qui ont su proposer des modèles capables d’offrir d’excellentes prestations à la fois en hifi et en home cinéma. Par contre, jusqu’ici, pas mal d’utilisateurs restaient tout de même réticents, car ce type d’amplificateurs aux qualités audiophiles manquaient cruellement de fonctionnalités, calibration automatique, support réseau ou tout simplement de modernisme. C’était sans compter avec la nouvelle gamme CX qui promet d’offrir pas mal de fonctionnalités modernes tout en préservant l’âme de ces amplificateurs, la qualité audio !

Si vous lisez ce test, vous connaissez sûrement toutes les spécifications du CX R200, mais pour résumer en bref, ses caractéristiques audio sont assez proches du 751R avec une puissance annoncée de 170 watts sous 8 Ohms par canal en stéréo et 120 Watts par canal en 7.1 avec le même type de composants, même s’il y a quelques changements comme vous le verrez plus loin dans ce chapitre, notamment au niveau des condensateurs. Le consommation maximum est annoncée à 1800 Watts ce qui en dit long sur sa puissance réelle !

Les nouveautés viennent tout d’abord des connecteurs HDMI 2.0 qui seront mis à jour en 2.0a plus tard et qui permettent donc de gérer la 4K à 60im/s, le HDCP 2.2 et donc toutes les spécifications du futur Blu-ray 4K (ou plutôt l’UHD Blu-ray). Cet ampli propose également une nouvelle calibration automatique via microphone propriétaire qui remplace l’Audyssey 2EQ du 751R, et surtout une compatibilité réseau et multimédia audio très intéressante avec une toute nouvelle application Cambridge Connect qui permet de contrôler l’ampli, de lancer de la musique stockée sur un NAS ou ordinateur ou accéder à quelques services de musique en ligne. En fait, il propose les mêmes fonctionnalités réseau que le lecteur réseau CX N récemment testé. Là aussi, nous verrons tout cela en détail plus loin.

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Passons à la présentation de ce superbe amplificateur. Sans surprise la qualité de construction est bien au rendez-vous et le design de cet ampli est vraiment magnifique avec un châssis épais et profilé, au look épuré et moderne, finition aluminium brossé. Le large écran digital en façade avec ses écritures bleues ne fait que renforcer l’esthétique et la classe de cet appareil, même si en regardant plus prés on s’aperçoit que l’écran digital en lui-même est bien plus petit que la vitre qui le recouvre ne le laisse croire, et propose des écritures un peu grossières, pas de graphisme, ni de couleur.

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C’est épuré, mais tout y est, la sortie casque 6.3mm, le port USB pour connecter un iPhone/iPod/iPad ou un HDD pour lire des fichiers audio, l’entrée mini-jack 3.5 mm pour connecter un mobile ou le micro de calibration, l’entrée HDMI 2.0 MHL en façade, la possibilité de contrôler le Tuner, choisir la source, opter pour un mode audio (DSP ou Direct) ou encore accéder à l’OSD (menu) de l’ampli en faisant défiler et sélectionnant en appuyant sur le bouton volume. Cet écran digital est intéressant, indique toutes les informations sur le signal audio, vidéo, les sources, le tuner, les tags de morceaux de musique en cours de lecture, et permet même de parcourir l’OSD sans allumer le téléviseur ! Le seul regret, c’est que j’espérai que les pochettes d’albums soient affichées en couleur comme sur le lecteur réseau CX N, et pourquoi pas quelques illustrations, mais non, c’est un écran monochrome sans affichage d’image ou de graphisme. On peut évidemment régler l’éclairage de cet écran, voire l’éteindre pour les séances en salle obscure.

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Passons à la connectique arrière pour découvrir une qualité de connecteur assez classique, pas de dorure (sauf pour les entrées Coaxial), ni de Cuivre, ni de connecteurs usinés et des borniers avec fiches dorées. La bonne surprise vient de la présence d’une entrée analogique 7.1, tres utile sur ce type d’ampli doté d’une amplification de qualité, car cela permet de profiter de la musicalité d’un lecteur comme le Cambridge Audio 752BD pour écouter de la musique en 5.1 ou quadriphonie. Cela permet également de profiter de ses SA-CD avec un filtrage DSD natif en multicanal grâce à des lecteurs comme l’OPPO BDP-105EU/D. En effet, l’entrée analogique 7.1 n’est pas numérisée pour conserver toute la qualité du circuit analogique du lecteur ou d’un éventuel DAC externe. Et je peux vous dire que c’est un vrai plaisir de pouvoir écouter sa musique multicanal dans ces conditions !

On trouve également 4 entrées RCA stéréo (avec le choix de numériser ou pas), une Rec Out, une Zone 2 Out, deux sorties Subwoofer, 2 entrées Coaxial, 4 Optique, un port Ethernet, deux ports USB pour connecter le dongle Bluetooth BT100 (vendu en option) et l’antenne Wi-Fi fournie dans le carton. Une interface RS-232C, des entrées antennes FM/AM, des déports IR et du Trigger 12v sont proposés. Notez également la présence d’une sortie PreOut Front qui permet de rajouter un bloc de puissance ou intégré hifi pour alimenter les Frontales si vous voulez aller encore plus loin en qualité hifi. Malheureusement, alors que le 751R permettait de désactiver l’amplification interne des frontales pour optimiser ce type d’utilisation et ne pas consommer de watts pour rien, cette fonction n’existe plus sur le CX R200.

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Enfin, les connecteurs HDMI 2.0, tous compatibles 4K/60 et HDCP 2.2. Le CX R200 intègre le dernier chipset HDMI Panasonic, le même qu’on retrouve un peu partout en ce moment (TV et amplificateur), car c’est l’un des rares à permettre 8 entrées et 2 sorties compatibles HDCP 2.2. La 4K en 24, 50 ou ou 60 im/s passe parfaitement en YCbCr ou RGB 4:4:4, la 3D également et normalement, ce chipset permet de gérer le 1080p/120 Hz et la 3D 1080p en 60 Hz, mais je n’ai pas pu tester ces signaux. Ce chipset embarque également deux autres atouts, un upscaling 1080p ou UHD performant et un filtre Super Resolution qui permet d’apporter plus de détails à l’uspcaling UHD. On retrouve ce filtre sur les lecteurs Pioneer BP-LX58et LX88 et Panasonic DMP-BDT700 ou encore sur les téléviseurs UHD Panasonic, tous équipés de ce fameux chipset HDMI. Malheureusement, Cambridge ne propose pas de filtre Super Résoluition dans l’interface de réglage du CX R200 et n’a donc pas exploité pleinement les capacités de ce chipset. Dommage !

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Enfin, cet ampli est livré avec l’antenne Wi-Fi, un micro de calibration basique, les antennes radio, les livrets (mode d’emploi, présentation de l’équipe Cambridge, et un livret vous invitant à vous abonner à Spotify avec 30 jours d’essais offerts. La télécommande est toujours aussi simple et épurée, il faut dire que l’amplificateur est assez limité niveau fonctionnalités, réglages et DSP, et donc très simple d’utilisation, surtout que toute la partie réseau se contrôle depuis l’application. En clair, il est impossible de lire vos musiques sur USB ou via UPnP, ni même d’accéder aux services de musiques à la demande depuis la télécommande ; application Cambridge Connect obligatoire !

Pour finir, petite visite des entrailles du CX R200. Sans m’étendre sur le sujet, il est toujours intéressant de savoir de quoi est fait un appareil. Nous avons déjà évoqués les chipsets HDMI 2.0 Panasonic (un récepteur MN864788 et un transmetteur MN864787), on trouve également un DSP 32 Bits Cirrus Logic CS49834A avec 3 cœurs cadencés à 300 MHz, un convertisseur numérique/analogique (DAC) Cirrus Logic CS42528. On retrouve à peu près les mêmes alimentations séparées que sur le 751R avec une alim à découpage et une alim linéaire avec un très gros transformateur torique pour tout la partie amplification et circuit analogique. Par contre, les deux gros condensateurs de 15 000 µF ont été remplacés par quatre condensateurs un peu plus petits qui se chargent et se déchargent plus rapidement. Enfin, le système de refroidissement a également changé, plus de tunnel X-Tract , mais trois ventilateurs et un châssis plus gros donc plus ventilé, mais on perd la compacité du 751R qui était plus facile à intégrer dans un meuble. Ces ventilateurs ne font absolument pas de bruit dans ma configuration, reste à voir si dans un petit salon et à très bas volume ils seront aussi discrets …

Bref, un très bel amplificateur, mais force est de constater que si quelques nouveautés bienvenues font leur apparition, comme la gestion réseau, plusieurs choses ont disparu par rapport au 751R :

  • Abandon du système de refroidissement X-Tract
  • Plus de PreOut 7.1
  • Plus d’Audyssey 2EQ, donc plus d’Audyssey Dynamique Volume ou autres DSP Audyssey
  • Un micro plus basique
  • Plus de AFT Upsampling 192 khz
  • Plus de traitement vidéo réglable, ni même de choix sur l’upscaling. C’est Auto ou Off
  • Plus de port USB-B
  • Plus de télécommande Zone 2
  • Plus de connecteurs analogiques dorés
  • Plus possible de désactiver l’amplification des frontales pour le PreOut

Présentation de l’interface (OSD)

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Rapide présentation de l’interface, car il s’agit d’une des améliorations bienvenues avec le CX R200. Celle du 751R était très austère ! J’en avais déjà parlé lors de l’annonce de ce test, mais à ma grande surprise on retrouve la même interface que celle du lecteur Blu-ray 752BD et donc que celle des lecteurs OPPO. C’est bien plus moderne, plus agréable à utiliser au quotidien, fluide et agrémenté de quelques graphiques, notamment pour la configuration des enceintes. Cela dit, et cela vaut pour tous les fabricants d’amplis, avec les progrès actuels on peut attendre mieux d’un OSD en 2015, mais bon, il y a un effort, c’est déjà ça. L’interface se divise donc en 7 menus :

Configuration des enceintes : pour opter pour un 7.1, 5.1 avec biamplification des frontales, 5.1 avec enceintes en hauteur pour le Prologic IIz (Front High), 5.1 avec assignation des surround back en Zone 2, 3.1, 2.1, etc. Vu qu’il est possible de désactiver chaque enceinte manuellement, on peut également opter pour un 4.1. Il est possible d’opter pour un deuxième caisson, régler les distances, niveaux, crossover de chaque enceinte individuellement (ainsi, il est possible d’appliquer un crossover différent sur la frontale gauche et droite.

C’est aussi dans ce menu, qu’ion pourra lancer la calibration automatique qui ressemble fortement à l’Audyssey 2EQ, donc sans égalisation du canal de grave, et une procédure plutôt rapide. En toute franchise, cette calibration n’apporte pas grand-chose si ce n’est l’automatisation du réglage des enceintes, distances, niveau et crossover. Sachant que l’égalisation du canal de grave est primordiale en home cinéma (en effet, les fréquences les plus touchées par une mauvaise acoustique d’une pièce, sont les graves), l’apport sur le rendu son,ore est assez anecdotique. De plus, je ne trouve pas que la gestion de cette calibration soit très claire (aucune info sur les réglages appliqués, et on a du mal à savoir lorsque cette calibration est activée ou pas). De plus, on ne trouve pas d’EQ manuel, ce qui est tout de même étonnant ! Un simple ampli Onkyo TX-NR646 en propose un EQ 15 bandes avec EQ de canal de grave sur 5 bandes. Bref, la correction acoustique n’est pas le fort de cet ampli, même le 751R qui n’était pas optimum de se côté là, faisait mieux avec son Audyssey et son micro de meilleure qualité. Sinon, je tiens à insister dessus, mais une correction passive avec des panneaux acoustiques apporte beaucoup plus que n’importe quelle calibration via microphone et ne coûte pas si cher. Cette option doit être considérée par les amoureux du bon son !

Configuration d’entrée : un menu intéressant où il sera possible de renommer les sources (par exemple, renommer l’entrée HDMI 1 en « Lecteur Blu-ray », l’entrée HDMI 2 en « Box TV », etc). Il est également possible d’assigner le signal vidéo et audio sur des entrées différentes. Par exemple, envoyer la vidéo via HDMI 1 et l’audio via analogique 7.1 ou Coaxial, Optique…). On trouve un réglage de tonalité, la possibilité de décider si les signaux analogiques entrants seront numérisés (donc traités par le DAC Cirrus Logic) ou envoyés en bypass jusqu’aux blocs de puissance pour conserver la qualité du signal analogique de l’appareil connecté à l’ampli.

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Enfin, c’est également ici que l’on règle le traitement vidéo, mais malheureusement les possibilités sont très réduites. Soit on active le traitement vidéo, soit on le désactive. Activé, il fera un upscaling 1080p ou 4K + traitement vidéo très léger et gérer automatiquement. En clair, il n’y a aucun réglage des détails, contour, ou de réducteur de bruit. C’est une déception, car le 751R embarquait un chipset Anchor Bay avec de nombreux réglages d’améliorations de l’image.

Paramètre Zone 2 : un menu basique pour régler le contrôle du volume en Zone 2 ou assigner une source différente (ou pas ) de la zone principale. Ici aussi, petit regret, car le 751R proposait une mini télécommande dédiée à la Zone 2, elle est absente avec le CX R200.

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Config. Réseau : menu également basique pour régler les connexions réseau filaire ou en Wi-Fi grâce à al petite antenne fournie.

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Paramètres généraux : un menu pour régler tout l’environnement utilisateur, donc langue de l’OSD, minuterie pour al veille automatique, intensité lumineuse du panneau avant, réseau fonctionnel en veille (cela permet de contrôler l’ampli depuis l’application Cambridge Connect, même si celui-ci est en veille), contrôle de la précision du tuner.

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Config. sortie HDMI : possibilité d’activer le Passthrough HDMI en veille (le signal audio et vidéo du lecteur est directement envoyé au téléviseur, si l’ampli est en veille). Réglage de la fonction ARC pour récupérer l’audio du téléviseur (une fonction qui n’a jamais fonctionné chez moi, ni avec le Samsung HU8500, ni avec le Sony X94C). D’ailleurs, j’ai rencontré quelques soucis de perte de signal HDMI avec le Samsung HU8500 (image ou son qui ne passent plus, avec obligation de redémarrer tous les appareils), alors qu’avec le TV Sony X94C je n’ai pas eu de perte). Sinon, ce menu sert également à régler la fonction CEC qui permet de contrôler tous les appareils avec une seule télécommande.

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Config. avancée : ce dernier menu permet d’optimiser le rendu du Prologic II, du DRC Dolby (Dynamic Range Compression), des connexions via Trigger, ou encore faire les mises à jour via USB ou Internet.

Voilà, vous l’aurez compris, c’est un menu assez simpliste, sans EQ manuel, sans DSP style « ambiance » Rock, Jazz, film d’action, Salle de concert, etc. ou autres DSP proposés sur des amplis comme les Yamaha. On ne trouve pas non plus de compatibilité Dolby Atmos, ni de traitement vidéo, etc. Bref, c’est tres épuré, même trop épuré, il manque tout de même pas mal de fonctions pour un amplificateur home cinéma en 2015.

Fonctions réseau et multimédia

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L’accès réseau c’est donc la grande nouveauté du CX R200 par rapport au 751R qui n’avait même pas de port Ethernet pour faire les mise à jour. Le CX R200 permet non seulement les mises à jour via Ethernet ou USB, mais également la lecture multimédia audio et l’acces à divers services de musiques en ligne. Comme déjà précisé, toute la partie multimédia passe par l’application Cambridge Connect proposée gratuitement sur Android ou iOS. On part du principe que de nos jours tout le monde possède un Smartphone ou une tablette, mais bon, un accès depuis la télécommande à la lecture de musique via UPnP ou USB, ou aux différents services de musique à la demande aurait été tout de même pratique. La seule touche disponible sur la télécommande, c’est la touche « SM » qui permet d’accéder au dernier service réseau utilisé, que ce soit une radio internet, Spotify, ou la lecture DLNA, mais elle ne permet pas de choisir un service.

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Comme déjà précisé également, il s’agit de la même application que celle utilisée pour le lecteur réseau Cambridge CX N,, avec les mêmes prises en charge multimédias, formats, tags, pochettes, services réseau, filtre, etc. Les mêmes qualités et mêmes défauts. Par contre, ici, c’est soit en DLNA/UPnP, soit via USB, soit Bluetooth, soit Soptify Connect, donc pas de compatibilité AirPlay comme pour le CX N. Par contre, on peut connecter l’iPad ou l’iPhone sur l’entrée USB pour diffuser la musique. C’est la seule façon de profiter d’une connexion sans perte pour écouter Deezer, Qobuz,Tidal ou autres services de musique à la demande via abonnement.

Passons rapidement l’accès aux services de musiques en ligne, car de ce côté, ce n’est pas son plus grand atout. À part Spotify Connect et l’accès aux webradios, il n’y a pas grand-chose. Aupeo! est accessible, mais va être supprimé pour des raisons de compatibilité avec les changements de codec audio utilisé par Aupeo! (d’après Cambridge). Sinon, on trouve MP3Tunes, Live365, Pandora, BBC iPlayer Radio, quelques Podcast et évidemment l’accès aux milliers de radios internet vTuner. Certains regretteront évidemment l’absence de services comme Deezer, HighResAudio ou Qobuz.

C’est plus intéressant du côté de la lecture via USB ou UPnP, surtout l’application qui permet de parcourir le HDD connecté via USB et donc de lancer les fichiers audio stockés dessus. L’application Cambridge Connect est en fait d’une évolution de l’ancienne application du Stream Magic 6 qui sera arrêtée prochainement. Rien de révolutionnaire au rayon nouveautés, mais elle était déjà pas mal et dorénavant c’est plus stable, plus fun et on trouve quelques fonctions en plus comme la création de playlist. Il faut un peu de temps pour la prendre en main et comme d’habitude, votre expérience avec cette application dépendra de la façon dont vous avez organisé, tagué et géré votre bibliothèque de musique sur votre ordinateur ou votre NAS et du serveur UPnP que vous utilisez.

Si tout est bien tagué, nommé, associé à des pochettes d’albums, et avec un serveur UPnP comme Twonky Media, vous aurez une superbe présentation. Dans le cas contraire, l’application pourra paraître un peu basique, elle ne gère pas toutes les façons de taguer les pochettes, mais ce qui est certain, ce que les possibilités sont nombreuses, avec possibilité de lancer les fichiers stockés sur USB (Samba), ou partagés via DLNA (UPnP), possibilité de créer des playlists, de créer une file d’attente, contrôler une partie de l’amplificateur (entrées numériques, accès aux services de musiques en ligne, webradios, parcourir votre HDD connecté via USB, parcourir vos musiques stockées sur NAS ou sur votre ordinateur via UPnP ou Samba, contrôler le volume).

On trouve également une fonction recherche des radios par nom, codec, pays, bitrate, style de musique. Par contre, quelques regrets tout de même. Une vraie télécommande aurait été sympa pour vraiment contrôler entièrement l’ampli. Il n’y a pas d’avance rapide, ni de filtres pour rechercher ses albums par artiste, genre, instruments, compositeur, codec comme le proposent certaines applications (je pense aux lecteurs réseau Aria par exemple, mais ce n’est pas le même prix). Cela dit, encore une fois, si votre partage UPnP est bien réalisé, votre serveur UPnP peut proposer ces filtres. Il y’ a pas non plus de gestion des protocoles NFS ou SAMBA.

iPhone App Connect Cambridge

Principales caractéristiques :

  • Design plus fluide, meilleure stabilité
  • Un contrôle presque complet de la lecture en réseau et via USB
  • Parcourir et lire des pistes à partir de vos serveurs UPnP ou des NAS
  • Création de file d’attente.
  • Radio Internet avec fonctions Recherche par genre, localisation, qualité, nom.
  • Mémorisation des stations radio.
  • Compatible Bluetooth avec le Cambridge Audio BT100 vendu en option
  • Sélection d’entrées numériques.
  • Permet de contrôler le volume du lecteur CX N ou d’un ampli Cambridge
  • Parcourir les fichiers sur un HDD connecté via USB.
  • Affichage des pochettes, informations et tags

Pas de grosses surprise du côté de la gestion multimédia, tous les formats annoncés par Cambridge sont lus, sans souci jusqu’en 192 kHz pour certains, que ce soient les Flac, le WAV, AIFF, WMA, MP3, AAC, HE AAC, AAC+ et Ogg et que ce soit via le réseau ou USB. Par contre, à l’heure ou le DSD est annoncé sur de nombreux appareils, le CX R200 ne lit pas le DSD, ni le MLP du DVD-Audio, mais tous les formats les plus courants sont parfaitement lus avec leurs tags et pochettes. Autre petite déception, la lecture Gapless n’est possible que si vous créez des listes de lecture ou file d’attente.

Je vous propose un résumé de cette gestion multimédia, sous forme de listing :

  • La lecture est compatible gapless, mais uniquement sur les listes de lecture et les files d’attentes
  • Les fichiers WAV et Flac 44.1, 48, 88.2, 96, 176,4 et 192 kHz sont parfaitement lus via DLNA et USB
  • Le AIFF, ALAC et Ogg sont lus en 16 & 24-bit @ 12/16/22.05/24/32/44.1/48/88.2/96 kHz
  • Le flac en CDimage, ou les Flac 5.1 et 4.0 ne sont pas lus (aucun fichier audio multicanal n’est lu, même downmixé en stéréo).
  • Les fichiers DSD, MLP, le WavPack, le Wav/DTS et le Monkey’s Audio (.ape) ne sont pas lus
  • Les WMA, AAC, HE AAC, AAC+ et MP3 sont lus sans problème
  • Les pochettes d’albums, tags et infos sont affichées sur l’application, mais pas sur l’interface de l’ampli qui n’affiche que le titre du morceau en cours
  • Trois styles de présentation : Pochette ou Pochette + tags ou Tags seuls
  • On peut naviguer dans les menus de l’application sans interrompre la musique en cours de lecture
  • La lecture réseau est fonctionnelle en DLNA/UPnP, NAS et depuis les périphériques USB connectés à l’ampli.
  • Le Cambridge CX R200 fait office de serveur multimédia avec les HDD connectés via USB

Le Cambridge CX R200 à l’écoute

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La qualité d’écoute c’est évidemment la qualité principale de cet amplificateur, que ce soit pour les films ou la musique, il réunit le meilleur des deux mondes. Évidemment, les plus exigeants, habitués aux systèmes Hi-Fi haut de gamme continueront de passer par un intégré hifi haut de gamme, mais comparé aux amplificateurs « grand-public » c’est sans comparaison aucune. Le CX R200 dépasse clairement tous les amplis de type Denon, Marantz, Onkyo, Pioneer, Yamaha en terme d’amplification. Par contre, la préamplification en elle-même est perfectible, autant au niveau des réglages, pour l’absence d’EQ, que pour sa calibration automatique en retrait et l’absence de quelques réglages utiles. La qualité de conversion N/A (étage de préamplification) est de très bonne facture, amplement suffisante pour les films, très intéressante également pour écouter de la musique, mais pas aussi bonne qu’un préamplificateur haut de gamme, qu’un DAC ou comparé à la sortie analogique 7.1 d’un lecteur universel comme l’OPPO BDP-105Eu, ou mieux, le Cambridge 752BD. Bref, regardons tout ça en détail.

Pour commencer, je précise que pour ma part, j’ai finalement abandonné la calibration automatique pour faire les réglages manuellement à l’aide d’un mètre pour mesurer les distances, et d’un décibel-mètre pour ajuster les niveaux. Le crossover, quant à lui, dépend des enceintes. Le résultat a été bien meilleur qu’en utilisant la calibration via microphone comme c’est souvent le cas, y compris avec les calibrations bas de gamme comme Audyssey 2EQ . Le fait d’activer la calibration via microphone, adoucit un peu le rendu et de manière générale, cette correction acoustique fonctionne mieux en stéréo qu’en multicanal, car en stéréo les graves des frontales sont corrigés alors qu’en 5.1, avec le crossover, les graves sur le caisson ne sont pas corrigés. Par contre, en connexion analogique, le fait d’activer la calibration automatique engendre automatiquement une numérisation du signal, donc vous perdez la qualité analogique du lecteur ou DAC.

De toutes les enceintes essayées, celles qui m’ont apportées le meilleur rendu avec le CX R200 ce sont les Q. Acoustics, mais les Triangle Esprits Ez et les Magnat Quantum ou Edelstein ont également donné de bons résultats. Quand j’ai entendu le type de rendu offert par ce CX R200, j’ai pensé de suite aux Monitor Audio Silver qui devraient être vraiment intéressantes avec cet ampli, que ce soit pour la musique, comme pour les films !

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J’ai retenu deux lecteurs Blu-ray avec lesquels j’ai eu d’excellents résultats : le Pioneer BDP-LX58 avec son transfert audio via HDMI d’excellente qualité, et sa sortie analogique RCA 2.0 également intéressante. Et évidemment, celui que j’ai le plus utilisé, c’est l’OPPO BDP-105EU Signature/MUSE (modifié par Espace Musical et Audiocom). Tout simplement, car il propose une sortie analogique 7.1 pour la musique (CD, DVD-Audio, SA-CD 5.1, fichiers audio en tout genre) et un transfert numérique via HDMI d’excellente qualité pour les films. Même si la connexion HDMI est plus recommandée en HC que la connexion analogique (puisque la calibration et les DSP ne sont plus fonctionnels via analogique), pour ma part, j’ai trouvé le rendu audio tellement bon et musical en connexion analogique depuis l’OPPO que je suis resté comme ça la majeure partie du temps, même pour regarder mes films. On perd certains traitements, mais on gagne tellement en musicalité que la solution est à prendre en considération !

Autre précision avant de vous décrire mon ressenti, il a fallu un certain temps de rodage pour obtenir le meilleur résultat, moins de crispation et en rendu plus aéré. De plus, si vous disposez d’une barrette secteur avec prise Schuko, essayez les deux sens, car un déphasage déséquilibre un peu le rendu sur le CX R200, alors que sur la plupart des amplis HC « grand-public », le déphasage ne s’entend pas vraiment. Enfin, attention au premier ressenti, car selon le type d’utilisation le CX R200 peut offrir des rendus bien différents !

Sinon, dans les grandes lignes, j’ai retrouvé à peu près le même rendu audio que le 751R avec des ressentis bien différents en mode Stéréo ou Surround (multicanal donc), ou pire en lecture réseau ou via USB. En effet, le mode stéréo permet d’offrir un rendu plus puissant, neutre, droit et dynamique, alors qu’en mode Surround le rendu est plus typé cinéma, rond, chaleureux, avec une grosse assise dans les graves, un peu moins dynamique, mais tout de même très percutant ! Ce qui est certain, c’est que le rendu n’a rien à voir avec les amplis grand-public, il est bien plus puissant, avec une attaque de note bien plus franche, beaucoup plus de dynamique et de précision, des dialogues vraiment excellents et surtout une musicalité digne d’un ampli hifi de bonne qualité.

Le CX R200 dispose d’une grosse puissance constante et en a sous le pied. Il est capable de se transcender lors des scènes d’action avec une explosivité étonnante ! Cette qualité d’amplification apporte beaucoup de densité à l’image sonore, de consistance et précision pour les dialogues, de la texture et plus de matière que ses concurrents « grand-public ». En fait, ça n’a rien à voir, on a l’impression de profiter d’une qualité audiophile sur toute sorte de contenu stéréo comme multicanal avec un équilibre tonal parfait et sans distorsion, même à fort volume. Il se compare plus à un ampli comme l’Anthem MRX510 , à peu près équivalent en terme de puissance ressentie, sauf que ce dernier est un peu plus performant en home cinéma, surtout grâce à sa calibration ARC très performante, mais moins musicale en utilisation Hi-Fi que le Cambridge. J’ai clairement préféré la musicalité du Cambridge, que ce soit en stéréo ou 5.1, et surtout, son entrée analogique 7.1 permet diverses solutions pour améliorer cette musicalité.

Le CX R200 est capable d’une tenue en puissance exceptionnelle ! Il ne s’écroule jamais et peut driver des enceintes très gourmandes, surtout en stéréo. J’ai opté pour une configuration 5.1 avec biamplification des frontales. Par contre, la course du volume est très étendue, si bien qu’il faut monter le volume assez haut pour commencer à ressentir de la puissance, ce qui peut déstabiliser un peu au début, mais la puissance est bien là, il ne faut pas hésiter à pousser le potentiomètre. En contrepartie, cette course de volume s’arrête avant que la distorsion n’apparaisse et dégrade le rendu sonore. Sur beaucoup d’autres amplis A/V, le volume atteint le taux critique de THD bien avant la fin de sa course. Autre remarque, pour els possesseurs du 751R, la disparition de l’Audyssey Dynamic Volume peut donner la sensation de moins de puissance, mais cette fonction agit comme un contraste dynamique avec l’image, c’est de la poudre aux yeux, ou aux oreilles, on a l’impression de plus de dynamique, mais on perd pas mal d’informations et de nuances.

Musicalité avec Agnes Obel – Aventine

AgnesPassage obligé par cet album, une pure merveille ! La première écoute de cet album, je l’ai réalisée en streaming via l’application Cambridge Connect. On ressent toutes les qualités de l’amplification avec beaucoup de présence au niveau de la voix d’Agnès, une grosse dynamique, un signal rapide, de jolis médiums , mais l’écoute est un peu raide, c’est sec avec des aigus un peu montant, durs et trop ciselés. Bref, belle musicalité, mais je ne reconnais pas vraiment la signature Cambridge et il y a un peu de crispation. Étrange…

J’écoute donc le même album, mais cette fois en CD, lu depuis le lecteur Pioneer LX58 avec son drive d’excellente qualité, le tout en connexion HDMI et en mode stéréo. Et là, grand étonnement, le rendu est complètement différent, bien plus naturel, aéré, ample, rond et plus doux tout en offrant beaucoup de matière, d’analyses, les notes ont plus de poids, de consistance. Bref, rien à voir, le rendu est bien plus appréciable ! Le constat est évident, l’écoute via UPnP ou USB donne de moins bons résultats. La voix d’Agnès est bien plus douce, sensuelle, organique tout en offrant une présence encore plus palpable ! Les notes de piano n’agressent plus du tout, comme un doigté de velours tout en ressentant bien l’attaque du doigt sur la touche d’ivoire, on ressent presque la matière de chaque instrument.

La contrebasse est magnifique ! La vibration des cordes se ressent physiquement, me transperce avec une belle profondeur de note. Le son remplit totalement mon salon avec une ampleur et une profondeur d’écoute exceptionnelle ! Le rendu n’est pas aussi précis qu’avec l’ampli HiFi CX A80, pas aussi ouverte, mais on est pas loin. Le DAC Wolfson offre un rendu un peu plus musical, plus doux et à la fois défini que le Cirrus Logic du CX R200, mais la musicalité est tout de même très belle.

Sinon, rien à voir avec l’album Aventine, mais j’ai adoré également le rendu des aigus sur les morceaux de guitare acoustique. Les albums d’Éric Bibb sont superbes avec le CX R200 ! Le ciselé est fin et précis à la fois, tout légèrement billant, juste de quoi illuminer les écoutes, le pincement de guitare est ferme et délicat., magnifique ! Par contre, via USB ou UPnP, la guitare devient très agressive, avec un aigu trop dur, sec et montant. Comme si un autre DAC ou un autre circuit analogique était utilisé pour la lecture multimédia…

Écoute de musiques en 5.1 (SA-CD, DVD-A, Flac 5.1)

Kind Of Blues SA-CD

Alors, je commence par une petite déception, car Cambridge annonçait le support du DSD via HDMI, il n’en est rien, je n’ai aucun son qui sort si je force le DSD depuis le lecteur. De plus, les fichiers DSD (DSF, DSDIFF, etc) ne sont pas reconnus via USB. De toute façon, même si le DSD avait été géré, il aurait probablement été converti en PCM, donc aucun intérêt, les lecteurs Blu-ray compatibles SA-CD peuvent déjà convertir le DSD en PCM. Cependant, contactéà ce sujet, Cambridge dit qu’une mise à jour va corriger le souci et permettre la gestion du DSD via HDMI lors du’n prochain firmware.

Du coup, pour écouter mes SA-CD 5.1 ou même stéréo, la seule solution a été de connecter mon lecteur OPPO en analogique 7.1 et là, sans aucune comparaison, c’est clairement les meilleurs résultats que j’ai eus en terme de musicalité ! Et pas seulement avec le DSD, avec tout type de contenu. Je rappelle que cet OPPO a été modifié au niveau de l’alimentation, mais aussi toute la carte analogique pour profiter d’une meilleure musicalité. On prend donc le meilleur de cet ampli, son amplification, associé au décodage N/A exceptionnel de ce lecteur, et on a une écoute hifi multicanal de haut niveau ! De plus, la puissance ressentie est plus impressionnante via analogique que via HDMI (sur le 751R c’était l’inverse, mais avec l’Audyssey Dynamic Volume activé).

C’est clairement lors de ce type d’écoute que ce genre d’ampli me fait vibrer, et me fait dire qu’il vaut mieux se priver de quelques fonctionnalités présentes sur les modèles « grand-public » et profiter de cette qualité d’écoute. Je dirais même plus, si on n’utilise pas la calibration, ni les DSP comme le Prologic ou le DTS:Neo, pourquoi pas rester tout le temps en analogique également pour regarder ses films? Pour cela, il faut évidemment que le lecteur propose une sortie analogique 7.1 avec la possibilité de configurer les enceintes (niveaux, distances, crossover, etc.). Profiter de ses films avec une superbe musicalité est tout de même très intéressant, surtout avec des films comme Gladiator, Tree of Life, Diversion, L’Odyssée de PI, Les cerfs-volants de Kaboul, dotés de belle B.O. Ça vous prend encore plus aux tripes. L’écoute est plus musicale, plus dynamique, plus droite, neutre, plus d’attaque, plus de percussion, bref, c’est jouissif !

Ressentis en home cinéma

IMG_7507

Pour mes tests en home cinéma, je suis tout de même resté en connexion HDMI, car vous êtes plus nombreux à utiliser ce type de connexion. Évidemment, le résultat est tout de même très impressionnant aussi via HDMI. D’ailleurs le rendu est un peu plus « typé » home cinéma avec un bon gros son à l’anglaise. J’entends par là qu’il est plus chaleureux, plus rond, les dialogues plus projetés et soutenus, alors qu’en Hi-Fi on recherche surtout de la neutralité, transparence et équilibre.

Pour avoir mon niveau sonore de référence, je dois tout de même pousser le volume à -15, mais ça ne sature pas, c’est puissant, aéré, aucune fatigue auditive, on pourrait pousser encore plus fort sans problème, on sent que l’ampli en a encore sous le pied, mais il faut garder une certaine retenue pour la famille, et une petite réserve de puissance pour que l’ampli puisse aller encore plus loin lors des scènes d’action ! Et c’est le cas, à chaque passage d’action l’ampli répond du tac-au-tac avec explosivité et une aisance étonnante. Je précise une nouvelle fois que la perte des modes Audyssey à fait perdre un peu de puissance ressentie, mais au profit de plus d’informations et d’équilibre tonal.

Le CX R200 est doté d’une très bonne assise dans les graves. Ils sont même un peu en avant, mais rapides, profonds, puissants et fermes. Bref, de très jolis graves qu’on ne peut retrouver que sur des amplis dotés de beaucoup de courant et qui permettent d’offrir de grandes sensations lors des expositions, coup de feu ou scènes d’orage ! Lors de la première bataille, dans Exodus, on en prend plein les oreilles ! ça virevolte, ça pulse, c’est explosif, il y a des effets surround de toute part, beaucoup de vivacité, bref, l’ampli rentre direct dans le vif du sujet, on est transporté au cœur de la bataille ! Inutile de préciser qu’avec le Cambridge au rendu audio, et le Sony KD-75X9405C pour l’image, les séances cinéma sont tout simplement magiques !

Impossible de ne pas évoquer également La Ligne Rouge, lors du premier bombardement sur la colline. Le canal de grave du CX R200 exploite pleinement mon caisson SVS PB-1000. Lors de cette scène, malgré un déferlement d’explosions, à faire dresser les poils, la scène reste parfaitement intelligible, ce n’est pas brouillon, le rendu est précis et troublant de réalisme. On est clairement sur la colline avec les soldats, et ça prend aux tripes ! Par contre, forcément, avec une égalisation du canal de grave, le rendu aurait pu aller plus loin et terme de précision et d’impact.

Je retrouve également cette excellente spatialisation, un parfait rendu des dialogues, denses, soutenus, et très intelligibles. La scène arrière est enveloppante et très expressive et profite de la dynamique apportée par l’amplification. Par contre, par rapport au 751R on perd l’upsampling AFT en 192 kHz/24 bits sur tous les canaux, mais en toute franchise, je ne ressens pas de manque à ce niveau. Par contre, l’absence de certaines fonctions comme le Double Bass, la normalisation ou rehaussement des dialogues, ou la possibilité de les accentuer manuellement avec un raccourci télécommande, ou encore l’absence d’EQ, de réglage pour optimiser la scène sonore et la spatialisation se font quelques fois ressentir. Par exemple, lorsque vous tombez sur une bande-son qui souffre de dialogues trop en retrait, il est difficile de rattraper le coup, il faudra refaire des réglages dans l’OSD pour monter le niveau de la centrale. Sur certains amplis comme Denon, Yamaha ou Onkyo, ce souci se corrige presque automatiquement ou en deux pressions de touches. Il n’y a pas non plus de DSP d’ambiances, mais bon, personnellement je ne les utilise jamais.

Rapide mesure de l’étage de préamplification 

RMAA CX R200

Réponse en  Fréquence
fr

From 20 Hz to 20 kHz, dB
-0.37, +0.02
From 15 Hz to 20 kHz, dB
-0.37, +0.02

Niveau de bruit

noise

Left
Right
RMS power, dB
-109.2
-109.6
RMS power (A-weighted), dB
-111.0
-111.5
Peak level, dB FS
-90.2
-89.4
DC offset, %
+0.0
+0.0

Gamme Dynamique

dynamics

Left
Right
Dynamic range, dB
+109.1
+109.7
Dynamic range (A-weighted), dB
+111.0
+111.5
DC offset, %
+0.00
+0.00

THD + Bruit (à-3 dB FS)

thd

Left
Right
THD, %
+0.0025
+0.0026
THD + Noise, %
+0.0026
+0.0027
THD + Noise (A-weighted), %
+0.0034
+0.0035

Distorsion d’intermodulation

imd

Left
Right
IMD + Noise, %
+0.0036
+0.0037
IMD + Noise (A-weighted), %
+0.0032
+0.0033

Diaphonie Stéréo

cross

Left
Right
Crosstalk at 100 Hz, dB
-108
-103
Crosstalk at 1000 Hz, dB
-106
-104
Crosstalk at 10000 Hz, dB
-88
-89

IMD (Balayage de tonalité)

imdswept

Left
Right
IMD + Noise at 5000 Hz,
0.0143
0.0143
IMD + Noise at 10000 Hz,
0.0127
0.0137
IMD + Noise at 15000 Hz,
0.0191
0.0199

 

Conclusion

Sans surprise, le Cambridge CX R200 n’est pas très différent du 751R en terme de rendu sonore. Il se classe toujours dans la catégorie des amplis home cinéma aux qualités Hi-Fi et rencontre des concurrents comme NAD, Anthem ou ARCAM pour rester dans la même tranche de prix (le Primare SPA23 testé récemment se positionne un cran au-dessus avec un PPI de plus de 4000 €). Le CX R200 est doté d’une amplification d’excellente qualité, dynamique, puissante. J’ai adoré sa musicalité qui n’a pas a rougir d’ampli hifi de bonne qualité ave cl’avantage de pouvoir faire des écoutes de musiques en multicanal exceptionnelle ! Évidemment, je regrette l’absence de gestion du DSD, mais son entrée analogique 7.1 m’a permis d’utiliser l’OPPOP BDP-105EU pour écouter mes SA-CD. De plus, Cambridge annonce que la gestion du DSD via HDMI sera apportée lors du prochain firmware…

IMG_7012

En revanche, je regrette que Cambridge n’ait pas apporté d’amélioration à l’étage de préamplification. Certes, on apprécie la présence de connecteurs HDMI 2.0 compatibles HDCP 2.2, le support da la 4K/60, l’upscaling 4K, mais en terme de fonctionnalités home cinéma, toujours pas de calibration digne de ce nom, pas d’EQ du canal de grave, elle est même moins bonne que l’Audyssey 2EQ, toujours pas d’EQ manuel, toujours pas de DSP intéressants, pas de gestion du Dolby Atmos ou DTS:X, et on perd même plusieurs fonctionnalités par rapport au 751R comme la perte de la sortie PreOut 7.1, remplacée apr une PreOut 2.2, plus d’Audyssey Dynamique Volume remplacé par un Dloby DRC moins performant, un micro plus basique, plus de AFT Upsampling 192 kHz, plus de traitement vidéo réglable, plus de port USB-B asynchrone, plus de télécommande Zone 2, des connecteurs un peu moins qualitatifs.

En revanche, le CX R200 est tout de même bien plus moderne avec une section réseau très intéressante et une application très sympa qui permet de parcourir le HDD connecté via USB, d’afficher des jaquettes, tags, créer de liste de lecture ou files d’attente, permet la lecture Gapless, d’accéder aux radios internet ou à Spotify Connect, lire plusieurs formats audio via USB ou UPnP comme le FLAC, AIFF ou l’ALAC pour ne citer que les codecs lossless les plus utilisés, mais pas de lecture de fichiers DSD très à la mode de nos jours.

Malgré tout, quand on juge un amplificateur, il faut surtout s’attarder sur le rendu sonore, et de ce côté-là, force est de constater que le CX R200 est une petite bombe dotée d’une amplification musclée et d’excellente qualité, digne d’un ampli HiFi multicanal, une conversion N/A très musicale, une connectique assez complète, une construction superbe, le tout emballé dans un châssis moderne, classe, robuste, qui ne chauffe pas, reste très silencieux. Un design magnifique, avec un seul regret, l’écran digital ne permet pas d’afficher les pochettes d’album en couleur comme le propose le CX N.

Expérience Audio - 5 étoiles

Le CX R200 est un ampli que j’ai adoré utiliser, que ce soit en musique ou pour regarder mes films. Il va me manquer, c’est certain, car c’est le seul intégré sous la barre de 2500 € qui m’a permis de profiter pleinement de mon lecteur universel. Cependant, il est très difficile de noter un amplificateur comme ça, il est évident que pour sa qualité audio il mérite les 5 étoiles, même si cela parait bien noté face à ses quelques lacunes, mais je préfère me concentrer uniquement sur la qualité audio et je me vois mal mettre 4 étoiles à un ampli qui offre un tel rendu audio. De toute façon, mes analyses et les évaluations par critères vous parleront plus que la note finale. Avec une bonne correction acoustique comme l’ARC d’Anthem, et donc un EQ manuel et un EQ du canal LFE, il aurait remporté l’Award Reference HDfever …

Je remercie PPL Audio, distributeur officiel Cambridge audio en France, pour le prêt du CX R200.

Les notes sont évidemment en fonction de sa catégorie d’ampli AV, et du prix :

  • Expérience home cinéma :
  • Qualité audio musicale :
  • Puissance de l’ampli :
  • Spatialisation :
  • Upscaling 1080p/UHD :
  • Traitement vidéo : Aucun
  • Services internet :
  • Gestion multimédia :
  • Gestion du S.A.CD ou DSD : Aucune pour le moment 
  • Connectique :
  • Qualité de construction/Design:
  • Calibration acoustique :
  • Fonctions, DSP et réglages :
  • Rapport Qualité/Prix :

Ce que j’ai aimé avec le Cambridge CX R200

  • La qualité de construction et le design
  • Très belle expérience home cinéma pleine de vivacité, percussion et musicalité
  • Excellente expérience musicale stéréo et multicanal
  • La qualité de l’amplification
  • Le décodage de qualité et doté d’un joli SNR de 112 dB
  • Canal de grave très ferme et rapide
  • Une référence en connexion analogique 7.1 avec une platine universelle
  • Une répartition de l’énergie en utilisation stéréo ou multicanal très efficace
  • Les connecteurs HDMI 2.0 tous compatibles HDCP 2.2 et 4K/60
  • L’upscaling UHD bien réalisé (mais sans traitement vidéo)
  • Les procédés Dolby Prologic IIz, et DTS-NEO:6
  • L’association Cambridge 752BD + 751R vraiment exceptionnelle !
  • L’application Cambridge Connect et la compatibilité multimédia audio
  • Télécommande rétroéclairée
  • Simplicité d’utilisation

Ce que je regrette avec le Cambridge CX R200

  • La calibration via microphone peu efficace et sans EQ du canal de grave
  • Pas d’EQ manuel, pas de DSP d’ambiance
  • Pas de réglages pour optimiser les dialogues en retrait sur certains films
  • Aucun traitement vidéo
  • Perte du port USB-B et de l’AFT (upsampling 192 kHz)
  • Pas de gestion du DSD via HDMI (sera corrigé lors du prochain firmware)
  • Manque de réglage pour optimiser le rendu en home cinéma
  • Fonction ARC trop instable
  • Plus de PreOut 7.1
  • Pas de possibilité de désactiver l’amplification des frontales en utilisant le PreOut Front
  • Plus de petite télécommande pour la Zone 2
  • Ecoute musicale via USB ou UPnP un peu montantes et étriquées
  • Quelques problèmes de désynchronisation HDMI avec le TV Samsung HU8500.

123 commentaires

  1. avatar
    flarry /

    Bonjour
    Je voudrais savoir si le CXR200 peut être vu sur un réseau domestique comme un DMR ? autrement dit un « renderer » DLNA qui lira la musique sélectionnée par un app tierce depuis un NAS, comme avec synology audio station par example ?

    merci

  2. avatar
    Vallery /

    Bonjour, la capacité des nouveaux condensateurs n’est pas connue?

  3. avatar
    franck /

    bonjour.
    que panser vous de cet ampli pour remlacer mon arcam avr360 sur mes monitor audio silver je cherche un gain en hifi comme en home cinema sera t’il la ?

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