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Test Audio-GD DI-2014 : une interface USB haut de gamme

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Aujourd’hui, je vous propose de tester un petit produit très complet qui vise à faciliter l’entrée dans le monde de la dématérialisation audio numérique : une interface USB vers sortie SPDIF. Comme vous avez pu le remarquer lors des nombreux tests de DAC externe publiés sur HDfever, l’USB-B n’est pas toujours gage de qualité. De nombreux DAC externes affichent de meilleures performances via Coaxial que via USB-B. Cela dit, avec une très bonne interface USB la donne peut être inversée.

Rappelons ce qu’est une interface USB qui convertie en audio numérique SPDIF. Et bien dans le titre j’ai déjà presque tout dit. Il s’agit donc d’un boitier que l’on branche en USB sur un ordinateur et qui va convertir le flux audio numérique en SPDIF classique. À quoi cela peut-il servir ? Surtout que tout DAC moderne est déjà équipé d’une entrée USB, asynchrone de préférence. Considérons toutes les possibilités, nous pouvons avoir un DAC d’ancienne génération haut de gamme dépourvue d’entrée USB. Dans ce cas une interface USB va donner un second souffle à ce DAC que l’on aime tant. Nous pouvons aussi nous retrouver dans un système gravitant autour d’un amplificateur ou d’un processeur Home Cinéma, ils sont rarement pourvus d’une entrée DAC USB, je n’en ai d’ailleurs jamais croisé. On peut éventuellement compter sur des fonctionnalités réseau et DLNA qui permettent à ce genre de machine d’aller chercher la musique sur un NAS ou un ordinateur, mais là encore ce n’est pas gagné.

Tous les produits n’en sont pas pourvus et souvent les fonctions sont limitées. On pourrait aussi se rabattre sur un serveur audio numérique dédié, mais le bon matériel est coûteux et n’offre pas autant de possibilités qu’un bon logiciel sur ordinateur comme JRiver MC, Foobar2000, Audirvana et consorts. J’en conviens volontiers, il s’agit d’un choix très personnel et l’ordinateur ne sera pas forcément la solution que vous préférerez. Pour parler un peu de ma vie d’audiophile, j’ai joué avec plusieurs systèmes de streaming audio, sans jamais vraiment accroché et la dématérialisation ne me convenait pas. C’est lors du test du DAC OPPO HA-1 que j’ai été dans l’obligation d’équiper un PC avec un logiciel de gestion de fichiers musicaux. J’ai simplement installé J.River en version démo, ce fût le coup de cœur ! Voilà l’interface et l’ergonomie qu’il me fallait, je me lance alors dans la dématérialisation audio, moi qui en étais si hermétique et réfractaire !

Bien que je puisse profiter de la musique contenue sur mon NAS mon gros système est pourtant laissé pour compte, mon Denon AVP_A1HD Cinemike est bien DLNA mais très limité et n’a pas d’entrée DAC USB. C’est là qu’une interface USB peut se rendre utile ! Voilà donc un sujet de test intéressant, car je ne pense pas être un cas isolé et beaucoup d’entre nous doivent certainement faire face au même problème. Je m’interroge alors sur quelle interface tester ? Un petit produit simplifié ? Ou un appareil plus complet ? Vu les dimensions du système visé, j’ai évidemment opté pour un appareil complet et c’est là que les choses se compliquent, car il y a une foule de produits haut de gamme, parfois modulaire et complexe, parfois complet, mais coûteux. Certains semblent fantastiques, mais ne sont même pas importés dans notre cher hexagone … C’est grâce au concours du site Audiophonics à qui nous devons déjà les tests des produits MiniDSP que j’ai trouvé l’oiseau rare. Une interface très complète, construite comme un haut de gamme, mais vendue à prix raisonnable la Audio-GD DI-2014. Nous allons tester pour vous la version mise à jour avec transformateur R-Core, sortie I2S format RJ-45 et option horloge TCXO à très faible jitter.

Spécifications de l’Audio-GD DI-2014 :

  • TCXO inclus en standard
  • Compatibilité DSD /DXD
  • Alimentation : 210-240V
  • Niveau de sortie :
    • 0.5 Vp-p (at 75 Ohms) @ SPDIF
    • 3.3V p-p (25MA) @ I2S
  • Sensibilité d’entrée :
    • 0.5 Vp-p(75 Ohms, Coaxial)
    • 19 dBm at Optical
  • USB1.1 ,USB2.0 ,USB3.0 (Full Speed, High Speed, Class2)
  • Taux d’échantillonnage supportés (entrée) :
    • USB mode: 44.1kHz, 48kHz, 88.2kHz, 96kHz, 176.4kHz, 192kHz ,352.8kHz ,384kHz
    • Coaxial mode: 44.1kHz, 48kHz, 88.2kHz, 96kHz, 192kHz
    • Optical mode: 44.1kHz, 48kHz, 88.2kHz, 96kHz
  • Taux d’échantillonnage supportés (Sortie) :
    • mode USB vers I2S : 44.1kHz, 48kHz, 88.2kHz, 96kHz, 176.4kHz, 192kHz ,352.8kHz ,384kHz (Up to 32bit)
    • mode Coaxial vers I2S : 44.1kHz, 48kHz, 88.2kHz, 96kHz, 192kHz (Up to 24bit)
    • mode USB vers coaxial : 44.1kHz, 48kHz, 88.2kHz, 96kHz, 176.4kHz, 192kHz (Up to 24bit)
    • Coaxial vers Coaxial : 44.1kHz, 48kHz, 88.2kHz, 96kHz, 192kHz (Up to 24bit)
  • Consommation : 8W
  • Poids Approx : 2.5KG
  • Dimensions : W180 X L220 X H55 (MM, Boitier aluminium )
  • Prix : 328,70€

Liens utiles :

Déballage et présentation du produit

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La DI-2014 est livrée dans un carton presque anonyme, Audio-GD fait dans le sobre et nous épargne les trop nombreux logos marketing dont d’autres marques sont férues. Le conditionnement est classique et efficace, très largement dimensionné par rapport à la taille du produit. Côté accessoires, le DI-2014 est livré avec une petite panoplie : un câble d’alimentation au format européen, un câble USB, des bouchons pour protéger les connectiques RCA si elles ne sont pas utilisées, des patins anti-vibration d’avance et un câble de liaison interne dont j’ignore l’usage. Peut-être s’agit-il d’un câble en vue d’une option ou d’une modification interne de l’appareil ?

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Vous avez bien lu … la notice ne fait pas parti du contenu du carton. Il faudra la consulter sur le site internet d’Audio GB : manuel utilisateur DI-2014. Malheureusement, qu’en anglais, mais Audiophonics pourra vous porter main forte le cas échéant. Dans tous les cas une interface USB est assez simple à utiliser. Il faudra aussi penser aux drivers, téléchargeables sur cette page : Drivers DI-2014

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La DI-2014 adopte une robe très sobre d’aspect monolithique sans fioritures ni extravagances. C’est du très classique, un châssis en aluminium de couleur noire de bonne épaisseur qui assure rigidité et la dissipation thermique. La façade est simplifiée, elle dispose d’un premier bouton marche arrêt et d’un autre bouton à trois positions qui servira de sélecteur d’entrée.

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Les plaques du dessus et du dessous présentent des ouvertures en vue d’aider à la dissipation de la chaleur. La DI-2014 ne dispose pas de ventilateurs, tout le refroidissement est donc passif et sera tributaire de ces aérations, du châssis lui-même et des radiateurs attenants à certains composants de l’appareil.

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L’arrière de la DI-2014 est la partie la plus intéressante de cette interface USB. Nous y trouvons l’entrée secteur sous forme de prise IEC mâle combinée à un interrupteur relié à la prise de terre. Il est donc possible de « couper » la terre, ce qui peut aider à résoudre d’éventuels problèmes de boucle de masse. Personnellement, je n’ai pas eu de problèmes durant mes tests. Nous retrouvons ensuite toute la connectique numérique, entrées et sorties. En entrée nous avons la fameuse prise USB asynchrone, c’est elle qui nous intéresse le plus pour un usage PC. Nous trouvons aussi une entrée optique et une entrée coaxiale sur prise RCA. La DI-2014 n’est donc pas une simple interface USB, il s’agit aussi d’un convertisseur optique vers coaxial et d’un dispositif permettant de traiter le jitter via l’horloge TCXO Audio-GD intégrée dans notre exemplaire de test. Audio-GD indique que cette horloge est identique à celle utilisée dans leurs DACs, la marque va naturellement optimiser et privilégier l’usage de la DI-2014 avec les appareils signés de leur griffe. Cette démarche est intéressante et très logique. D’une part, tout appareil branché à la DI-2014 profitera des performances de cette horloge et les systèmes utilisant aussi un DAC Audio-GD auront la garanti d’un jitter encore plus bas et d’une synchronisation d’horloge plus performante. Ces trois entrées sont sélectionnables instantanément par le bouton à trois positions en façade.

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Côté sorties, la DI-2014 n’est pas en reste ! Nous disposons d’une sortie SPDIF traditionnelle RCA, d’une autre plus « pro » sur prise BNC et deux autres sorties moins courantes dont une sortie propriétaire Audio-GD. La première sortie supplémentaire est au format i2S et opte pour une prise RJ45. Il existe des DACs permettant une liaison i2S en RJ45, mais Audio-GD ne garantit leur bon fonctionnement avec la DI-2014. En effet dans ce genre de cas de figure il est recommandé de n’exploiter que des appareils de la même marque. Notez que Audio-GD propose une autre interface USB sur laquelle la sortie i2S RJ45 est remplacée par une sortie i2S HDMI. C’est sur cette sortie RJ45 ou HDMI qu’il est possible de récupérer les flux DSD (Super AudioCD) issus de votre ordinateur à partir de la liaison USB et de les rendre compatible avec un DAC Audio-GD dépourvu d’entrée USB mais disposant d’une entrée i2S et compatible DSD. Il y a de nombreux cas chez Audio-GD, normal me direz vous, la marque cherche à créer un effet de gamme homogène pour leurs clients. La dernière sortie est une prise propriétaire Audio-GD qui vient compléter la connexion i2S. Il s’agit du DSD-CTR, ce câble est indispensable pour faire transiter les flux DSD en i2S sur les ensembles DI-2014 et DACs Audio-GD compatibles. Sans ce câble les transmissions i2S seront limitées au PCM.

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L’utilisation de la DI-2014 est donc très simple. On commence par installer le drivers, on branche les bons câbles, on allume la DI-2014 et on lance la musique !

Autopsie, une construction haut de gamme pure HiFi

Vous le savez certainement déjà pour avoir lu quelques-uns de nos tests, sur HDfever nous sommes très sensibles à la construction d’un appareil Hifi. Je regrette un peu la belle époque des alimentations linéaires surdimensionnées, les gros condensateurs, les gros câbles internes … non pas qu’une construction à base de composants CMS et de chipsets intégrés soit forcément mauvaise, mais le challenge est beaucoup plus grand lorsqu’un constructeur décide de faire ça à l’ancienne et opte pour une construction à composants discrets et non intégrés.

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La DI-2014 ne m’a pas déçu ! Je savais déjà que la marque Audio-GD favorise largement les constructions à l’ancienne et plébiscite les alimentations optimisées. À titre d’exemple, certains de leurs DACs utilisent jusqu’à trois transformateurs R-Core ! Mais qu’attendre d’une simple interface USB ? Surtout vendu à un prix finalement très attractif ?

Commençons par le plus important, l’alimentation. Pas d’alimentation à découpage ou externe OEM chez Audio-GD, la DI-2014 utilise une alimentation linéaire de tout premier ordre soutenue par un transformateur R-Core 2x120v pour les fonctionnements via symétriseurs de courant et réellement 50Hz. Ce qui n’est pas toujours le cas, en effet certains constructeurs optent pour des alimentations pouvant fonctionner en 110V 60Hz et 220V 50Hz, le transformateur n’a pas toujours la même performance suivant le courant en entrée. Seul un transformateur parfaitement adapté au courant secteur de la zone résidentielle sur laquelle il sera utilisé, peut garantir une performance irréprochable et sans problèmes hasardeux.

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On commence donc avec du bon. Même le câble de liaison entre l’entrée de courant IEC et le transformateur est de très bonne qualité. Il s’agit d’un bi-conducteur contenu dans une gaine PVC, à vu d’oeil la section doit être au minimum de 1,5mm². Trop souvent, les constructeurs utilisent du câble de qualité très moyenne, même pour des produits très haut de gamme. Viennent ensuite un pont de diode à composants discrets et un premier étage de filtrage par quatre condensateurs de 1500uF. Pour finir cette alimentation Audio-GD met en oeuvre cinq circuits d’alimentation séparés et indépendants constitués d’un régulateur Toshiba A1930 monté sur son radiateur, de nombreux composants discrets et à nouveau d’un condensateur de 1500uF. Audio-GD indique que cette alimentation est polarisée en classe A, au vu de sa constructeur et de sa chauffe notable, mais raisonnable, je pense que nous y sommes. En tout cas, opter pour une telle alimentation dans une simple interface USB montre que Audio-GD sait bien faire les choses, car un circuit numérique nécessite une très bonne alimentation pour fonctionner au maximum de son potentiel. Une très grosse alimentation donc, qui doit bien occuper les deux tiers de la PCB de la DI-2014.

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Si la partie alimentation impressionne pour ce genre d’appareil, la section numérique doit elle aussi faire preuve du même soin, sinon les efforts portés sur les alimentations seraient peu justifiés. La DI-2014 opte pour une construction uni-PCB, c’est-à-dire que nous n’avons qu’une grosse carte sur laquelle reposent les composants. Cette méthode permet de réduire le nombre de connecteurs et de câbles de liaison. Elle offre aussi la possibilité d’optimiser les pistes : dispositions des composants, segmentation des différentes parties et réduction des distances entre composants. La DI-2014 a bien quelques petites cartes PCB « filles », il s’agit surtout de support de connectique et de jonction DIP.

Pour d’une interface USB puisse fonctionner il faut passer par un contrôleur audio numérique. Audio-GD opte pour un chipset VIA VT1731 nom de code « Vinyl EnvyUSB 2.0 Audio Controller ». Il s’agit d’un contrôleur USB très performant capable de traiter les flux audio allant jusqu’au 32bits / 384KHz. C’est ce chipset VIA qui aura la charge des diverses conversions y compris i2S. Il assurera également la compatibilité DSD. Les interfaces SPDIF sont réalisées par deux puces Wolfson WM8805GEDS, des composants normalement dédiés à des machines beaucoup plus complexes d’une simple interface USB. Les WM8805GEDS disposent surtout d’une architecture permettant un fonctionnement limitant considérablement le jitter. Nous trouvons aussi pas moins de sept chips CMOS Philips 74HC000 et un contrôleur d’interface série Microchip SST25VF512A qui orchestrera l’ensemble des composants. Il s’agit donc d’un grand nombre de composants numériques qui ont pour but d’optimiser chaque aspect et circuit de la DI-2014.

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Notez aussi les différentes enceintes de blindage qui visent à isoler certains composants et le soin particulier porté à la liaison de certaines entrées à la PCB. Audio-GD n’utilise pas un simple fil de montage, il s’agit d’une âme de cuivre tressée passée dans une gaine PVC transparente. Ce genre de montage est de coutume réservé aux machines très haut de gamme. Pour finir, nous trouverons la fameuse horloge TCXO Audio-GD utilisant un oscillateur massif qui n’a rien à voir avec les petites horloges que l’on trouve de nos jours dans la grande majorité des appareils numériques.

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Protocole de test, mesures et écoutes

La DI-2014 se dévoile comme étant une très belle électronique. Alimentation surdimensionnée, étages numériques optimisés indépendamment, tout laisse présager de très belles écoutes. Nous allons procéder à des tests en deux étapes afin de vérifier si le ramage de cette interface USB se rapporte à son plumage. Nous allons commencer par effectuer des mesures à partir du logiciel RMAA 6.4.1 Pro ce qui nous permettra de déterminer si l’interface Audio-GD DI-2014 est sans incidence néfaste et si en bonus celle-ci est capable d’améliorer la performance d’un DAC. Enfin, nous finirons par les écoutes ce qui nous permettra de savoir si le ressenti subjectif confirme l’analyse technique que nous avons effectuée.

Système de mesures :

  • Logiciel : RMAA 6.4 Pro
  • Échantillonnage des tests : 24bits 96KHz
  • PC : 17 4790K, SSD, Windows 7 64bits Pro, alim Corsair
  • Carte audio de capture : Sound Blaster ZxR BDpro.
  • Câble USB : Furutech GT2
  • Câble SPDIF Coaxial : MIT Terminator 3 + Adaptateur BNC
  • Câble Optique : Real Cable, conducteur en verre.
  • DAC du banc d’essais : OPPO HA-1

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Pour rappel, les mesures obtenues avec RMAA sont tributaires de l’environnement de test et malgré un protocole très rigoureux, elles ne seront pas parfaitement exactes. Elles serviront cependant à établir les différences obtenues avec et sans l’interface DI-2014.

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Afin d’évaluer la performance d’une interface numérique il faut commencer par disposer d’un très bon DAC et d’en connaitre les performances. Comme je dispose d’un OPPO HA-1, excellent DAC chroniqué sur nos pages, j’ai décidé de m’en servir de point de repère. L’idée est donc de mesurer l’OPPO HA-1 seul, puis d’y ajouter l’interface Audio-GD DI-2014. J’en ai aussi profité pour évaluer les différences entre la sortie SPDIF RCA et la sortie BNC de l’interface USB à partir du même câble. Nous verrons qu’il existe bien une différence entre ces deux types de connexion.

Nous allons effectuer deux batteries de mesures. La première en liaison USB, l’OPPO HA-1 sera donc connecté en USB sur le PC à partir du câble Furutech GT2. Puis nous connecterons l’interface DI-2014 en USB sur le PC à la place du HA-1. La DI-2014 sera connectée tour à tour en SPDIF RCA puis BNC sur le HA-1. Nous pourrons alors constater si l’usage de la DI-2014 en USB est pertinent, plus simplement, savoir si cette interface USB est de qualité. La deuxième batterie de tests visera à savoir si la DI-2014 est capable d’améliorer les performances SPDIF d’une source numérique comme un PC. Pour ce jeu de mesures, nous allons connecter l’OPPO HA-1 en Optique sur la carte son Sound Blaster ZxR et effectuer des mesures. En suivant, nous allons intercaler la DI-2014 qui sera donc reliée au PC en Optique à la place du HA-1. À nouveau, nous allons connecter la DI-2014 au HA-1 en SPDIF RCA puis en BNC.

Voici les mesures que nous obtenons sur le premier test en liaison USB :

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Cette première série de mesure est très encourageante ! Première observation, les valeurs moyennes sont identiques, cela veut dire qu’au minimum la présence de la DI-2014 ne pénalise pas les performances du DAC (sachant que l’interface USB du OPPO est excellente). Une observation plus en détail va nous permettre de constater que si les graphiques ont un aspect très similaire avec des courbes quasiment identiques, les quelques pics témoins d’interférences ont bien diminué voir totalement disparu. Par exemple sur le graphique de niveau de bruit (Noise Level) de la mesure faite sur le HA-1 en USB direct, nous avons cinq pics à partir de 8KHz. Ces pics ont disparu sur les mesures faites avec l’ajout de la DI-2014. D’où cela vient-il ? Et bien un PC, source privilégiée d’un DAC USB ou d’une interface USB, est ce qu’il y a de pire en terme de source numérique. Sur un PC normal, les alimentations ne sont pas optimisées et nous nous retrouvons avec un grand nombre de parasites comme du bruit électrique. Pour y remédier, soit on utilise un PC portable de bonne qualité et marchant sur batterie, soit il faut faire un gros travail sur le hardware. Éliminer les ventilateurs tant que possible, opter pour une alimentation de très bonne qualité, voire linéaire très haut de gamme, isoler les composants, filtrer, etc. Mais dans une situation typique, l’ordinateur sera une source imparfaite. La DI-2014 propose donc une alternative très simple, à en voir les graphiques cela ne fait aucun doute ! Nous pouvons donc valider la DI-2014 comme intermédiaire dans un usage USB.

La sortie BNC présente de meilleures valeurs que la sortie RCA. Le plus notable étant sur le niveau de bruit et la plage de dynamique. Je vous conseille de privilégier cette sortie même avec un câble SPDIF monté sur RCA et l’ajout d’un adaptateur, puisque notre test a été fait dans ces conditions et il s’avère très concluant.

Testons maintenant la DI-2014 en entrée Optique :

Optique comparo

Cette fois-ci encore la DI-2014 se démontre très performante. Si en sortie SPDIF RCA les mesures ne démontrent pas d’améliorations particulières, nous ne constatons pas de perte. Pas de pics parasites mesuré sur l’OPPO HA-1 connecté en Optique directement au PC. Les mesures obtenues avec l’ajout de la DI-2014 sont en toute logique, exemptes de ce défaut qui s’était manifesté en liaison USB et bien corrigé par la DI-2014. Nous notons à nouveau un gain sur le niveau de bruit et sur la plage de dynamique. En d’autres termes, la DI-2014 est aussi un excellent convertisseur Optique vers Coaxial, la sortie BNC étant fortement conseillée.

Voici un petit tableau récapitulation de ce comparatif qui vous permettra de vous y retrouver rapidement :

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Système d’écoute :

  • Source : PC portable Toshiba sur disque dur SSD (Windows 7 64bits Pro)
  • Logiciel : JRiver MC20
  • Câble USB : Furutech GT2
  • Câble BNC : Belden 1694A + BNC Canare
  • Câble d’alimentation : DIY cuivre OCC et connecteur plaqué Rhodium
  • Filtre secteur : Isotek Titan GII et Nova GII
  • Préampli : Denon AVP-A1HD Cinemike
  • Enceintes : Bowers & Wilkins 803Di

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Nous allons donc tester la DI-2014 comme élément de transfert numérique par conversion de l’USB issue d’un PC portable vers un flux SPDIF PCM. Le DAC sera mon Denon AVP-A1HD modifié Cinemike qui me sert aussi bien de benchmark Home Cinéma que HiFi. L’écoute se fera en mode stéréo avec correction Audyssey pro, une correction personnalisée qui vise à optimiser la pièce et le mode fonctionnement des enceintes Bowers & Wilkins 803Di.
Le PC portable source est tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Seul son disque dur d’origine a été remplacé par un disque de type SSD.

Aretha Franklin, « Spirit in the Dark », FLAC 24Bits 192KHz

spiritCommençons tout en douceur avec un album de très haute qualité de R&B à consonance jazzy. « Spirit in the Dark » est un album à l’ambiance lounge dans lequel musique et vocalise sont parfaitement décomposées. L’objectif est d’assurer clarté et intelligibilité. Dans notre système d’écoute, l’objectif est atteint. Nous profitons d’un excellent équilibre tonal avec un rendu très analogique, presque vinyle. C’est-à-dire une sonorité posée, mais toujours dynamique avec une large bande passante qui permet d’affirmer des basses profondes, tendues et non envahissantes. La scène sonore atypique de cet album avec une dominance des voix sur le canal de gauche est parfaitement respectée sans excès. Nous n’avons pas une impression trop excentrée, mais plutôt posée entre le centre de la scène et l’enceinte de gauche. Les détails sont là sans dominer, ce qui nous affranchit d’un risque d’acidité dans le rendu.

Soyons honnête, « Spirit in the Dark » est un album facile d’autant que cette version FLAC 24Bits 192kHz est un exemple de musicalité. Un mauvais résultat aurait été étonnant.

Coldplay, « Ghost Stories », FLAC 24Bits 44,1kHz

ghost_Un autre album sans trop de prise de risque, mais beaucoup plus moderne et encodé de manière moins flatteuse. Dans le genre POP, Coldplay reste une valeur sûre, ce ne sont pas des brutes et leurs axes musicaux restent facilement accessibles. Disons qu’on soit fan ou pas, on écoute avec plaisir. Ceci n’enlève en rien les qualités d’interprétation et de composition au tenant aussi un peu électro de ce groupe mondialement connu. En général je n’aime pas utiliser les superlatifs que je trouve réducteurs, limitant une analyse pertinente et étayée, mais je vais faire une entorse à mes prérogatives : c’est la claque ! J’ai l’habitude d’écouter la musique sur ce système à partir d’un OPPO BDP-83SE très lourdement modifié dont le but est d’assurer une rendu musical optimum, il utilise pas moins de trois alimentations dédiées et j’en passe sur les optimisations. En backup je dispose aussi d’un lecteur de CD à tube Shanling CDT-100 lui aussi optimisé, j’ai donc l’habitude d’écouter mes CDs et presque CDs dans de très bonnes conditions. J’ai pensé longtemps qu’un PC ne pourrai pas me satisfaire et bien avec la DI-2014 je dois avouer que je change d’avis. Certes cet album est en 24Bits 44,1kHz ce qui est déjà bien au-dessus d’un CD aux spécifications Redbook, mais mes aïeux que ça sonne bien ! C’est équilibré, détaillé, musical et quelle spécialisation quelle ouverture ! la scène sonore se voit grandie j’aurai tendance à dire à l’infini, c’est très étonnant, car aucun DSP n’est actif et pourtant je me sens comme enveloppé par le son. La dynamique, un élément très important, est dosée à la perfection, ni excès ni manque. On a donc détail et pas une once d’agressivité. Seules les sources numériques de très haut niveau arrivent à ce genre de résultat qui tend vers le point de rupture, frayant là où l’excès deviendrait pénalisant, mais où le manque nous priverait de quelque chose. En un mot, cette écoute est tout simplement sublime ! La voix de Chris Martin affiche un réalisme saisissant et les effets numériques sont immédiatement grugés, un peu comme si nous étions dans le studio d’enregistrement à valider le master qui servira aux versions commerciales. On serait même tenté de vouloir toucher à la table de mixage… mais non ce n’est pas possible … je suis chez moi, on peut rêver non ? En tout cas, l’illusion est là et c’est quasi exceptionnel. Pourtant, la musicalité de cet album n’a rien d’exceptionnel, c’est sa restitution par la DI-2014 qui table dans les extrêmes de la qualité numérique qui permet d’arriver à cette performance. Les instruments, lorsqu’il s’agit de vrais instruments comme la guitare de « Oceans », profitent aussi de cette restitution de haute volée et tablent sur un réalisme saisissant. On y est … c’est tout !

Marilyn Manson, « Pale Emperor », FLAC 24Bits 44,1kHz

emperor_Et si nous passions à du lourd, du son bien gras et saturé presque inclassable entre Nu-Metal, Industrial et Gothique ? Marilyn Manson, je pense que personne ne s’accordera jamais sur le style (ou la catégorie) de cet interprète provocateur et controversé. Enfin moi j’aime bien, heureusement car sinon jamais je ne m’imposerais une telle cacophonie si je n’y trouvais pas mon compte. Quel est l’objectif de la démarche, me demandez-vous ? D’un point de vu purement musical, rien de particulier à part se faire péter les tympans ! D’un point de vu académique par contre, ce genre d’album est important surtout durant un test de matériel audio. Comme tout ou presque est saturé et massacré par des distorsions d’instruments purement électroniques, qu’il y a des effets permanents sur les vocalises on sait si un système est bon ou pas. Car ce genre de musique est une torture pour nos chastes oreilles, mais aussi pour tout système HiFi. Pourtant, à la base c’est enregistrer pour s’écouter et pour y arriver il ne faut pas un système de mauvaise facture, car alors le pire deviendrait pire que tout ! Donc, marche ou marche pas sur du Marilyn Manson cette DI-2014 ? Ben oui … force est de reconnaître que c’est ultra propre, étonnant comme description sur ce genre de style musical (pardonnez-moi aussi le terme « style », restons ouvert d’esprit !). Je dois reconnaître que « Pale Emperor » fait parti des albums soft de Marilyn Manson, Brian Hugh Warner a fait bien pire au sein du groupe à se demander comment il fait pour avoir encore ses cordes vocales. Mon appréciation sur la DI-2014 sur cet album « torture » de système HiFi ? Et bien à nouveau c’est un pari gagné ! Tout est à sa place et ça s’écoute, on est dans la musique, en cas de pogo attention aux coups de coudes !

Mark Knopfler, « Tracker », 24Bits 96KHz

trackerAccordons-nous une petite pause et profitons du nouvel album du génial ex-chanteur du groupe Dire Straits, Mark Knopfler. « Tracker » est à l’image de son précédent album « Privateering », c’est-à-dire qu’il bénéficie d’un enregistrement irréprochable et table sur une musicalité posée et mature dans l’art de monsieur Knopfler. La performance sur notre système de test est en toute logique de très bonne facture et rejoint les observations que nous avions faites sur l’album d’Aretha Franklin. Équilibre tonal et réalisme sont donc les maîtres mots de cette écoute, s’y ajoutent une scène sonore quasi parfaite qui ouvre les espaces de la pièce vers une « bulle » sonore enveloppante assurant une immersion et une expérience d’exception. À nouveau, la caractéristique principale de l’écoute est de nous impliquer et de nous propulser au sein même de la musique, comme si nous étions dans un concert live tenu dans un local à l’acoustique qui friserait la perfection.
Je continue mes écoutes et j’essaie de mettre à mal la DI-2014 pilotée par mon petit PC Toshiba tout ce qu’il y a de plus basique … en vain ! Tout passe remarquablement bien. Je ne pensais pas qu’une interface numérique puisse faire un tel travail, en tout cas pas à un prix aussi attractif. Mes écoutes ce succèdent toujours avec le même plaisir et affirme mon ressenti : neutralité, exactitude, équilibre et scène sonore exceptionnelle.

Conclusion

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Si vous cherchez une solution abordable et performante pour profiter de votre musique stockée sur votre ordinateur, ne cherchez plus ! La Audio-GD DI-2014 est LE produit qu’il vous faut ! Voici l’archétype du produit HiFi haut de gamme chinois qui s’assume, car soyons lucide, il y a beaucoup de produits européens et Américains haut de gamme qui viennent du même endroit ! Alors pourquoi puiser à la source ne serait pas une bonne solution ? En tout cas, il faut bien avouer que Audio-GD fait parti de ces constructeurs qui balayent les à priori et brisent les préjugés. La DI-2014 est-elle une interface si exceptionnelle ? Elle a démontré qu’elle rempli fort bien son contrat et qu’elle ajoute quelques cordes à son arc, comme la conversion liaison Optique vers Coaxiale, ou encore l’amélioration des flux numériques. Cela n’est pas exceptionnel, car d’autres produits du marché font la même chose … mais certainement pas à ce prix là ! La force de cette interface USB est bien entendu liée à son prix. Une construction haut de gamme et des performances de très haut niveau pour le tiers ou le quart du prix des produits concurrents équivalent ! Audio-GD fait très fort sur ce coup !

Si vous voulez utiliser un ordinateur pour écouter de la musique, pas la peine de dépenser des fortunes ! Grâce à la Audio-GD DI-2014, vous pouvez vous contenter d’un ordinateur basique. Il vous suffira de brancher un câble USB de bonne facture et un bon câble coaxial en RCA ou en BNC pour transformer notre ordinateur en source numérique haut de gamme. Retenez donc que la DI-2014 est une vraie interface USB haut de gamme et qu’il ne faut pas se fier à son prix ! Cela veut aussi dire qu’elle mérite l’usage de câbles de bonne facture ! Faites au mieux et elle vous le rendra au centuple ! A nouveau, le prix de la DI-2014 n’est pas un indice sur ses qualités, cette interface bien qu’abordable peut aussi servir sur un système haut de gamme et exigeant … je dirai même que c’est son objectif premier !

Reference - 5 étoiles

J’en profite pour remercier très chaleureusement notre partenaire Audiophonics qui nous a prêté la DI-2014.

J’ai aimé :

  • Un design sobre et soigné
  • Une construction haut de gamme qui ne laisse rien au hasard
  • Très simple à utiliser et une installation facile
  • Des performances remarquables
  • Compatible DSD avec les DACs Audio-GD adaptés
  • Un prix très doux compte tenu de la prestation

J’aurai aimé (pour chipoter) :

  • Un câble USB de meilleure qualité
  • Un câble secteur de meilleure qualité
  • Une notice imprimée

dibox5

28 commentaires

  1. avatar
    absolom91 /

    Un test très intéressant merci beaucoup.

    J’aime beaucoup cette marque que je suivait à une époque pour son ampli casque /préampli Phoenix avant de jeter mon dévolu sur un Burson audio 160D. On voit bien que la conception de ses produits est faite sans concessions avec un tarif qui reste dans le réel au regard des performances (même pour les produits plus haut de gamme).

    Il est dommage d’avoir que trop peu de test en français justement. A mon avis ces produits (sans marketing) ne seront jamais testés dans les magazines audio (on sait pourquoi).

    Je serais curieux de savoir si Audiophonics peut également prêter ses DAC ou autre ampli casque pour de futurs tests.

  2. avatar

    Audiophonics est très ouvert, j’espère pouvoir tester d’autres produits de leur catalogue. Déjà je suis client Audiophonics pour le DIY et je dois avouer que ce site a changé ma vie d’audiophile ! Ensuite je trouve qu’ils savent prendre des risques pour nous permettre d’avoir des produits qui sortent des sentiers battus. Ils méritent qu’on parle d’eux plus souvent !

  3. avatar
    jeanKi /

    Bonjour à tous,

    Encore béotien dans le domaine de la HI-FI et du HC (mais très intéressé !), je me demande qu’elle est l’apport de cette interface USB par rapport à une liaison directe entre le PC et l’ampli par HDMI ?
    Si gain, il y a, est-il aussi intéressant pour la stéréo que pour les pistes 7.1 des films sous bluray ?

    Merci d’avance pour vos éclairages ; et encore un grand bravo pour la qualité des articles (et des réponses !) de ce site :)

  4. avatar
    Nival /

    Loin de moi l’idée de faire du « mauvais esprit », mais en toute franchise ce test me semble surtout mettre en évidence l’absence de gain significatif qu’on peut attendre d’une telle interface, par rapport à une connexion direct à son DAC.
    Les mesures sont assez éloquentes sur ce point: l’apport supposé parait pas loin de l’imperceptible.

    Cet appareil semble en revanche très intéressant pour jouer le rôle d’adaptateur entre connectique incompatibles, si j’ai bien compris son fonctionnement (USB vers optique ou coax ; optique vers coax), ce qui reste une utilisation très spécifique, mais pour qui en aurait le besoin, bah voilà un appareil qui semble faire cela de très belle manière.

  5. avatar
    Astan /

    Bonjour,

    J’étais très intéressé par les interfaces digitales proposées par Audiophonics (USB/Coax) au point d’avoir craqué sur un modèle de leur catalogue avec alim linéaire intégré afin de me faire une idée des performances de ce petit appareil.
    Comparé à l’entrée USB de mon HEGEL le gain en musicalité fut évident. Recul du bruit de fond qui a fait apparaître une foule de micro information et bas du spectre beaucoup mieux structuré.
    Voici l’élément que j’ai en ma possession:
    http://www.audiophonics.fr/fr/appareils-hifi-interfaces-digitales/xmos-interface-digitale-usb-24192khz-alimentation-lineaire-black-p-8892.html

    Je rejoins donc l’avis général de ce test. Même avec du matériel milieu/bas de gamme, une interface est le parfait compagnon pour exploiter la musique sur son PC salon.

    Superbe article au passage qui me donne une forte envie d’investir dans ce modèle. :-)

  6. avatar

    Bonjour, il faut se pencher plus précisément sur les mesures RMAA se situant sur les hautes fréquences en particulier avec la sortie BNC. On se rend alors compte que si la moyenne ne montre pas de gain très important, les mesures sur le haut du spectre donnent non seulement un meilleur score, mais aussi une courbe plus régulière et équilibrée. La théorie veut que dans ce cas on peut bénéficier d’une écoute plus précise. Le gain bien que peu important est bien présent. Ressenti à l’écoute ? Ce n’est pas évident. La force de cette interface est de ne pas dégrader le signal numérique, au contraire on le préserve voir on l’améliore. Ce n’est pas anodin, car ajouter un maillon numérique est toujours un risque de dégradation.
    Oui, la DI-2014 est avant tout une interface USB et là part contre, non seulement la conversion USB asynchrone vers SPDIF est exemplaire, mais en plus le processus débarrasse le signal des parasites mesurés en connexion directe du PC au DAC. Et pourtant j’ai utilisé le HA-1 qui est loin d’avoir une mauvaise entrée USB. HA-1 seul, on a des résidus des parasites issus du PC, avec la DI-2014 plus rien ou presque. Si on a pas besoin du DSD alors l’apport est indéniable. Si en revanche on a besoin de DSD, alors il faudra envisager aussi un DAC Audio-GD compatible DSD CTR.

  7. avatar

    Déjà, merci Jacko pur ce test 8)

    @Nival – J’ai fait la même réflexion à Jacko. Cela dit, justement, comme l’OPPO dispose d’une interface USB très performante, cela prouve que l’interface USB de l’Audio GD l’est également. En fait, le but d’une telle interface c’est surtout pour remplacer une mauvaise interface USB d’un DAC externe, ou apporter une interface USB à un appareil qui n’en a pas.

    Par exemple, le DAC Teac UD-501 est excellent via Coaxial, mais propose plus de 10 db de moins en gamme dynamique et plus de 10 dB de plus en niveau de bruit entre son interface USB et son entrée Coaxial, et une diaphonie moins basse et plus de jitter, etc…

    Si on mettait cette interface Audio GD à la place, on retrouverait les performance de l’entrée Coaxial, voire mieux, mais avec les possibilité de la connexion USB.

    Et des dAC qui ne sont pas performants via USB il y en a pas mal !

  8. avatar

    Auteur du commentaire Astan
    Superbe article au passage qui me donne une forte envie d’investir dans ce modèle. :-)

    Merci :wink:

    Vous pourriez sans hésiter passer sur cette interface !
    J’ai cherché des concurrentes sans trouver de produits comparables.
    Il y aurait bien la M2tech Hiface EVO mais il faudrait lui ajouter une alim linéaire et probablement l’horloge EVO Clock, on fini par un ensemble 3 à 4 fois plus cher que la DI-2014 ! Il y a d’autres interface HDG intéressantes, mais les prix dépassent les 1000€ …

  9. avatar

    Auteur du commentaire jeanKi
    Bonjour à tous,

    Encore béotien dans le domaine de la HI-FI et du HC (mais très intéressé !), je me demande qu’elle est l’apport de cette interface USB par rapport à une liaison directe entre le PC et l’ampli par HDMI ?
    Si gain, il y a, est-il aussi intéressant pour la stéréo que pour les pistes 7.1 des films sous bluray ?

    Merci d’avance pour vos éclairages ; et encore un grand bravo pour la qualité des articles (et des réponses !) de ce site :)

    La version HDMI de la DI-2014 n’est pas une HDMI ordinaire. Il s’agit d’une interface i2S via prise HDMI et bien entendu ce n’est compatible qu’avec les HDMI i2S. Ca ne passe que du PCM ou du DSD via un processus propriétaire.

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    Astan /

    @Jacko
    C’est bien ce qu’il me semblait… Déjà qu’avec l’interface que j’ai linké je retrouve une écoute comparable à un Hiface 2 avec un léger avantage de l’interface Audiophonics sur l’amélioration du bruit de fond due à son alimentation linéaire alors avec celle de cette article…
    Moi qui écoute essentiellement du dématérialisée je pense avoir enfin trouver l’élément qui manque à mon installation. :wink:

  11. avatar
    Nival /

    @Jacko@Nicolas Bécuwe
    Effectivement (pour tous les points que vous évoquez :wink: )

  12. avatar
    jeanKi /

    La version HDMI de la DI-2014 n’est pas une HDMI ordinaire. Il s’agit d’une interface i2S via prise HDMI et bien entendu ce n’est compatible qu’avec les HDMI i2S. Ca ne passe que du PCM ou du DSD via un processus propriétaire.

    Bonjour et merci pour ta réponse :)
    Cela veut-il dire que pour des bluray avec pistes 5.1 ou 7.1, il vaudrait mieux passer par la sortie HDMI directement connectée à l’ampli (Anthem MRX500, dans mon cas) et pour écouter de la musique, stokée sur le PC, passer via l’interface USB de l’Audio-GD DI-2014 ? :roll:

  13. avatar

    Oui c’est exacte.

  14. avatar
    Zebulonparis /

    Je pense que le câble trouvé dans la boîte est util pour cette accessoire http://www.audiophonics.fr/fr/ampli-casquepreampli-accessoires-ampli-casque/audiogd-module-dentree-rj45-vers-i2s-p-8440.html
    Merci pour ce test intéressant.

  15. avatar
    Gary /

    Merci pour ce test :wink:

    Si je peux me permettre de suggérer un produit de cette marque pour un éventuel essai ça serait les deux gros intégrés qui sont paraît-il capable de performance exceptionnelle, les deux étant vendus par Audiophonics.
    -Audio-GD MASTER-3
    -Audio-GD MASTER-10

    Les deux monstres font 40 kilos 8-O , autant dire qu’ils n’ont surement pas lésiné niveau alimentation et donc puissance des appareils :roll:

  16. avatar

    Mon pauvre dos :mrgreen:

  17. avatar
    Jacques /

    Je l’ai acheté cette Audio-GD DI+Master-7 à Magna Hifi. Bon service et la livraison!

  18. avatar
    yacine60180 /

    Auteur du commentaire AstanBonjour,

    J’étais très intéressé par les interfaces digitales proposées par Audiophonics (USB/Coax) au point d’avoir craqué sur un modèle de leur catalogue avec alim linéaire intégré afin de me faire une idée des performances de ce petit appareil.
    Comparé à l’entrée USB de mon HEGEL le gain en musicalité fut évident. Recul du bruit de fond qui a fait apparaître une foule de micro information et bas du spectre beaucoup mieux structuré.
    Voici l’élément que j’ai en ma possession:
    http://www.audiophonics.fr/fr/appareils-hifi-interfaces-digitales/xmos-interface-digitale-usb-24192khz-alimentation-lineaire-black-p-8892.html

    Je rejoins donc l’avis général de ce test. Même avec du matériel milieu/bas de gamme, une interface est le parfait compagnon pour exploiter la musique sur son PC salon.

    Superbe article au passage qui me donne une forte envie d’investir dans ce modèle. :-)

    Actuellement j’utilise un DAC REGA sur mon PC. Pour relier les deux j’utilise la sorti coaxiale de ma carte son ASUS STX avec FOOBAR2000 en bits perfect via les driver ASIO.

    Devrais-je investir dans un de ses deux produit proposé par Audiophonics ou continué à utilisé ma carte son en sorti coaxiale?

    http://www.audiophonics.fr/fr/appareils-hifi-interfaces-digitales/audio-gd-di-2014-digital-interface-usb32-hdmi-i2s-dsd-24bit192khz-p-9504.html

    http://www.audiophonics.fr/fr/appareils-hifi-interfaces-digitales/xmos-interface-digitale-usb-24192khz-alimentation-lineaire-black-p-8892.html

    La carte son Asus STX et le DAC REGA sont compatible ASIO en 44,48,88,96,176 et 192kHz. Ces deux interface USB sont-elle aussi compatible?

    Car le 176kHz et super important pour la lecture de fichiers DSD par FOOBAR2000, puisque le signal et envoyé au DAC en PCM 176kHz.

  19. avatar
    Kawamashi /

    Il me semble que l’Asus STX possède une excellente sortie coax. Ce n’est pas dit que tu aies un gain en passant par une interface supplémentaire.

  20. avatar
    yacine60180 /

    C’est bien pour cette raison que je m’interroge car effectivement la sortie coaxiale de cette carte son est excellente mais si une interface USB peut mieux faire, je suis preneurs. A moins que l’ASUS STX II soit encore mieux avec sont horloge de type TCXO?

  21. avatar
    BoulderDash /

    Bonjour

    Il n’est, semble-t-il, plus en vente sur le site d’Audiophonics, savez-vous où le trouver ?

    Merci

  22. avatar

    Bonjour, Audiophonics propose une autre référence qui ajoute une prise I2S HDMI : http://www.audiophonics.fr/fr/appareils-hifi-interfaces-digitales/audio-gd-di-2014-digital-interface-usb32-hdmi-i2s-dsd-24bit192khz-p-9504.html

    Si vous souhaitez l’ancienne version, contactez David à info@audiophonics.fr en lui indiquant que vous venez de ma part. Je pense qu’il leur reste un modèle en stock.

  23. avatar
    BoulderDash /

    Ok, merci

  24. avatar
    tilan /

    Petite question, cette interface va faire double emploi si on envisage l’acquisition d’un DAC chez Audio GD ? Ils utilisent la même connectique aussi qualititative mentionnée dans le test ?

  25. avatar

    Tout dépend si le DAC a ou n’a pas d’entrée USB

  26. avatar
    tilan /

    @jacko – je pensais justement à un dac de chez Audio GD qui gère le dsd … Donc ils ont en général la prise USB

  27. avatar

    Pas d’intérêt dans ce cas.

  28. avatar
    tilan /

    Merci beaucoup.

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