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Test Sony KDL-50W805B : un très bon rapport qualité/prix

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Je vous propose le premier test (d’une longue série) de téléviseurs pour cette année 2014. Bien que ce soit une année de transition vers la 4K, c’est un modèle 1080p que nous allons découvrir aujourd’hui avec le Sony KDL-50W805B et avec sa diagonale de 50″, cette définition suffit amplement. Cette TV est intéressante de par la qualité de sa dalle et son contraste, mais malheureusement, pas de Local Dimming ici, un simple Frame Dimming.  Quelle différence ? C’est ce que nous allons voir lors de ce test.

Mais, les plus grandes nouveautés sont surtout situées au rayon fonctionnalités avec une nouvelle interface, un environnement Smart TV plus poussé, une compatibilité multimédia améliorée (d’après Sony), plus d »interactions avec les Smartphones et Tablettes, etc. Car niveau design, c’est similaire aux Sony R4 ou Sony W685. Voici donc mon compte rendu après dix jours passés avec ce téléviseur.

Protocole de test :

  • Téléviseur Sony KDL-50W805B (prix indicatif : 999 €)
  • Lecteur OPPO BDP-105D
  • Câble HDMI HDElite Ultra
  • Sonde X-rite Display Pro
  • Colorimetre HCFR et Chromapure
  • Blu-ray Spears & Munsil (Benchmarks et mires)
  • Benchs Flatpanelshd (Inputlag, rémanence, pixel 1:1, sharpness)
  • Temps passé avec le téléviseur : 10 jours
Présentation

Présentation du Sony KDL-50W805B

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Inutile de revenir en détail sur la présentation de ce téléviseur, ce que Sony fait très bien sur son site officiel, mais pour résumer, je rappelle qu’il s’agit d’une TV apparemment Edge LED avec une dalle AUO PSA, réputée pour la qualité de son contraste (certains ont parlé de Direct LED, mais je le trouve bien fin. Cela ressemble plus a du Edge LED, mais peu importe, le plus important c’est les résultats). Je reviens sur cette technologie de rétroéclairage et ce que cela entraine sur le terrain dans le chapitre image. Le W805B n’est pas compatible TriLuminos comme le haut de gamme chez Sony, et dispose d’une compensation de mouvement Motionflow XR 400 pour une fréquence d’affichage native de 120 Hz et une compatibilité 3D active. Son processeur vidéo X-Reality Pro permet un traitement vidéo et upscaling de très bonne qualité.

IMG_0590Côté design, ça ne change pas chez le constructeur japonais, on est toujours dans le sobre, ce qui plait à certains, comme moi, mais d’autres préfèrent les designs plus modernes comme chez Samsung ou LG. On est tout de même dans une construction très classique, avec un cadre très fin, et surtout une épaisseur vraiment très slim avec une alimentation déportée dans un boitier externe. Le Logo en bas de la dalle se fait plus discret que l’année dernière, mais conserve ce système lumineux qui change de couleur en fonction des utilisations (blanc, ou violet pendant les enregistrements, et bleu lors d’une interaction avec un smartphone, mais on peut également le désactiver fort heureusement).

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Le pied fait vraiment cheap et surtout, n’est pas rotatif, avec une barre en aluminium et du PVC antidérapant aux extrémités. Cela dit, l’assemblage est tout de même bien réalisé, avec un cadre solide, en aluminium épais, bien plaqué, pas de jeu au niveau des jointures, mais un coffre en PVC épais. Bref, une très bonne qualité de fabrication, ce qui n’est pas souvent le cas.

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Autre gros atout de ce téléviseur, tout comme le 65W855A testé récemment, il est équipé d’une dalle semi-mate avec un traitement antireflet d’une efficacité redoutable ! On n’est absolument pas gêné par les reflets, même en plein jour, à moins vraiment d’avoir une fenêtre pile dans l’axe derrière soi. Il n’y a pas absence totale de reflet, mais presque et cela améliore réellement le confort de visionnage. Notez que ce design « Black » permet d’avoir un écran totalement invisible dans le noir, si ce n’est les éventuels reflets sur le pied chromé.

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Côté connectique, c’est du grand classique avec 4 entrées HDMI dont une MHL, une ARC, toutes compatibles 1080/24p, 3D, CEC et Deep Color 36 bits (la dalle offre un traitement 12 bits par couleur interne, mais un affichage 10 bits). On trouve également une antenne satellite (pour le tuner DVB-S2) et une antenne pour les tuners DVB-C et T. En revanche je trouve regrettable qu’il n’y ait pas de double tuner pour permettre les fonctions PIP ou l’enregistrement de deux chaînes, ou enregistrer une autre chaine que celle que l’on regarde. Certains concurrents proposent ça sur leur milieu de gamme cette année.

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Pour le reste, la connectique rassemble, une sortie Optique, une Péritel, une entre YUV Composante doublée d’une entrée RCA, deux ports USB 2.0 (un pour la fonction PVR et Timeshift via USB, et l’autre compatible FAT32, exFAT et NTFS pour connecter un HDD pour lire des médias, un clavier ou une souris), et pour finir un port CI+ pour profiter des chaînes payantes ou bouquets. Pour a connexion au réseau, on trouve un port Ethernet, mais aussi le Wi-Fi, le Wi-Fi Direct, une compatibilité DNA/UPnP et Miracast pour diffuser le contenu d’un Smartphone sur la TV. On pourra donc regretter l’absence d’USB 3.0, de Bluetooth ou de lecteur de cartes SD, mais la possibilité de connecter un caisson de grave sans fil est très intéressante.

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Enfin, un mot sur le packaging assez basique comparé à celui du W855A. Il n’y a que deux paires de lunettes 3D actives fournies, au lieu de 4, et je ne pense pas que ce modèle soit compatible Simulview pour jouer à deux en plein écran. On trouve également qu’une seule télécommande basique, traditionnelle, la même que l’an dernier, donc pas de télécommande fille, ni de nouvelle télécommande comme on pouvait le croire et donc pas de fonction NFC non plus vu que c’est la télécommande fille qui possède la puce NFC. Pas de caméra Skype non plus…

Caractéristiques détaillées
Technologie LCD EDGE LED
Standard TV HDTV 1080p
Définition 1920×1080 pixels
Tuner TNT/câble/Satellite (DVB-T2/S2 & C)
Double Tuner HD Non
Diagonale (en cm) 124
Contraste mesuré (sans artifice) 3700:1 en contraste ANSI après calibration
Angles de vue Bon sur le terrain
Fréquence d’affichage 100/120 Hz avec Motionflow XR400
Ergonomie Très Bonne (pas excellente)
Dalle Semi-Mate (Anti-reflets très efficace)
Manuel intégré au menu oui
Qualité et ergonomie de la télécommande Bonne, sans plus
Télécommande rétroéclairée/universelle Non/Non
Prise Ethernet Oui
Sans Fil Wi-Fi et Wi-Fi Direct, Miracast
Connectiques
HDMI 4 (v1.4 dont 1 ARC & MHL & DVI)
Composante YUV 1
Péritel 1
S-video
Composite
VGA
USB 2 (un REC-USB)
Carte mémoire
Sortie audio analogique 1 (jack 3,5 mm)
Sortie audio numérique 1 (Optique)
RS-232C
Consommation
Consommation en fonctionnement (en Watts) 60 Watt en 2D (après calibrage)
85 Watts en 3D (après réglage)
Consommation en veille (en Watts) 0.25 Watt

Multimédia & Réseau

Compatibilité multimédia et réseau

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Voici donc la seule partie qui offre des nouveautés cette année, l’interface, les fonctions Smart TV, multimédias, et réseau. Pendant plusieurs années, Sony avait conservé une interface inspirée de la PS3 (XMB). En 2013 on trouvait enfin une nouvelle interface, mais apparemment elle n’a pas convaincu et a été remplacée cette année. Je dois dire que cette nouvelle présentation est bien plus fun et conviviale que les deux autres. Sony rattrape un peu son retard face aux portails connectés de LG ou Samsung, même si toutes fonctions de type contrôle vocal ou gestuel ne sont pas encore au programme. Pour ma part, j’avoue que je ne me sers jamais de ce type de fonctions, mais bon, chacun ses utilisations^^ D’autres parts, depuis 2013, la gestion multimédia a été améliorée avec enfin la gestion du DTS (codec DTS 2.0) et un EPG propriétaire plus complet.

Présentation de l’interface

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Une toute nouvelle interface donc. Désormais tout est accessible depuis un menu d’accueil. Inutile de tout décrire, les photos parlent d’elles-mêmes, mais tout est très simple d’utilisation et intuitif. En revanche, je trouve que ça manque encore un peu de réactivité et le pire c’est quand je connecte mon HDD au port USB je rencontre des lenteurs excessives et même des redémarrages du téléviseur ! L’interface est beaucoup plus interactive grâce à de technologies de connexion de type Wi-Fi, Wi-Fi Direct, Bluetooth, MHL, SideView, Screen Mirroring, un manuel d’utilisation en ligne très bien fichu et bien-sûr l’application « Media Remote » qui permet de se passer de ces télécommandes bas de gamme. En revanche, en l’absence de la télécommande nouvelle génération réservée aux modèles plus haut de gamme, pas de NFC.

Comme je le disais, on trouve un nombre incalculable d’applications, de services internet en tout genre, un navigateur internet, le SEN et donc la VOD Sony (Video Unlimited), la Musique à la demande Sony (Music Unlimited), Facebook, Twitter, Skype, Youtube et PlayMemories. Parmi toutes ces applications, on trouve par exemple : du catch-up TV comme M6 Replay, France TV Pluzz, France 24, Euronews, MUBI, INA, Picasa, Muzu.TV, Youtube 1080p, la VOD 3D de Sony, Billabong, AOL, Wired, Epi, Style, Concierge, Dalymotion, uStudio, Golf Link, LiveStrong, VideoDetective, des PodCast, l’excellente chaine du Philarmonique de Berlin avec un DSP qui va avec, NPR, Africa Show, AnyClip, ADC, des dizaines de jeux très basiques, Xtreme Film, Fashion TV, Skype, Facebook, TV Tweet, des chaines nature, pêche, découvertes, de la VOD Viewster et Filmo TV, et des dizaines d’autres applications en tout genre…

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La VOD de Sony présente l’avantage de proposer des vidéos HD pour à peine 1 euro de plus que la VOD SD, mais c’est tout de même 5 € ! Cela reste beaucoup trop cher pour de la location 48 h chrono et en streaming avec les dégradations que l’on connait pour réduire le débit, et la piètre qualité des Bandes sons. La musique illimitée de Sony me semble bien plus intéressante. Les quelques vidéos 3D sont plaisantes 5 minutes, pour ceux qui découvrent la 3D, mais ne présentent aucun intérêt avec une piètre qualité. Déjà qu’avec le Blu-ray 3D ce n’est pas si simple d’avoir une 3D de qualité …

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Au niveau des réglages, on retrouve les mêmes possibilités qu’avant, un capteur de luminosité ambiante qui offre de très bons résultats, mais une image moins dynamique en plein jour, les diverses sélections de modes Scene comme Cinema 1 et 2, Intense, Standard, Expert, Graphiques, Jeu (le mode qui propose l’InputLag le plus faible), Photo, Animation, Sports, etc. Notez que le mode Sport propose plusieurs modes « Son » de façon à optimiser l’ambiance des stades ou les commentaires sportifs. Le mode Jeu est optimisé pour l’utilisation console ou PC afin de réduire l’inputlag pour une meilleure réactivité (mesuré à 15 ms). On trouve aussi un accès rapide aux contenus visualisés récemment, la possibilité d’activer un contrôle parental, un capteur de présence, un capteur de luminosité ambiante (que je déconseille en utilisation Blu-ray d’ailleurs, mais qui est économique et intéressant avec la TNT). La fonction SBM (Super Bit Mapping) est également présente. Je reviens sur les réglages image dans le chapitre consacré.

EPG propriétaire propulsé par Gracenote et fonction PVR

Bonne nouvelle, cette année Sony propose un EPG propriétaire propulsé par Gracenote. Cela permet de connaitre les programmes sur plusieurs jours et en plus, il est interactif avec la fonction PVR. Cela facilite grandement les possibilités de programmations d’enregistrements. L’EPG permet d’accéder aux infos de chaque programme avec synopsis, photos et informations sur chaque acteur. Une nouvelle fonction permet même de faire des recherches sur des programmes connexes ou tous les films prévus dans le mois avec tel acteur ou tel réalisateur de son choix.

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Quant à la fonction PVR, rien à dire sauf que ça marche parfaitement à partir du moment où vous formatez le HDD avec le système de fichier Sony. Ce dernier n’est pas reconnu sur un PC ou MAC donc tous les enregistrements ne seront lisibles que sur la TV et pas sur un ordinateur ou un lecteur multimédia. Autre regret, surtout pour un téléviseur aussi cher, l’absence de double tuner interdit l’enregistrement d’une chaine que vous ne regardez pas ou les fonctions PAP et PIP (Picture At/In Picture). Enfin, dernière précision, veillez bien à utiliser le port USB du haut, dédié à la fonction PVR, les deux ports USB du bas sont destinés à la lecture multimédia, ou la connexion des périphériques (clavier, souris).

Compatibilité multimédia : enfin des progrès, mais ce n’est pas encore optimum

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Pour commencer, je précise que j’utilise tout simplement le Serveur Windows Media Player pour partager mes médias sur le réseau. Pour rappel, jusqu’en 2012 le lecteur multimédia des téléviseurs Sony forçait un transcodage à la volée des vidéos HD en SD pour optimiser la lecture multimédia via Wi-Fi et surtout, ne gérait pas le codec DTS, ce qui empêchait la lecture de 80% des MKV HD. En, 2013, il y avait pas mal de difficultés pour lire le MKV via USB, mais cette année, tous mes MKV ont été lus sans dégradation via UPnP et USB (FAT32/exFAT/NTFS pris en charge), les MKV 1080p sont lus en 1080p. Les chapitres ne sont toujours pas gérés, l’affichage ne se fait pas en 24p, mais en 60 im/s, cependant la lecture est plutôt fluide. On peut appliquer les mêmes réglages image que sur le Blu-ray, avec le mode Cinéma et activer le Reality Creation pour offrir un très bon rendu et upscaling des vidéos 1080p, 720p et SD. Le Reality Creation améliore la précision des images, la texture, la finesse des dégradés. Et si cela ne suffit pas, on trouve d’autres filtres de post-traitement vidéo comme l’accentuation des contours et des détails, plus trois réducteurs de bruits à l’efficacité moyenne.

J’ai fait l’essentiel de mes tests en lecture UPnP depuis un PC, ou depuis un HDD de 500 Go via USB. Cette gestion est plutôt complète avec gestion des MKV, AVI, WMV, DivX et M2TS jusqu’aux résolutions 1080p avec des codecs audio AC3, DTS, AAC, MP3, WMA, mais pas de DTS-HD ou TrueHD. En fait, toutes les vidéos que j’avais ont été lues sauf quelques AVI encodés avec du DivX 5 (vieux codec qui offre des résultats exécrables, mais très utilisé par les sites de téléchargements illégaux). Autre petite nouveauté depuis mon dernier test, dorénavant les multipistes audio et sous-titres sont gérés, mais toujours pas de customisation, ni de repositionnement des sous-titres. En clair, si vous avez un MKV avec plusieurs pistes audio ou plusieurs types de sous-titres, vous pouvez choisir celui que vous voulez. En fait, les seuls formats que je n’ai pas pu lire sont (sans surprises) les ISO DVD et Blu-ray, ou les BDMV (structures Blu-ray) et structures DVD, les vidéos 3D Full HD et le DivX 5 donc.

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Les flux audio AC3/Dolby Digital sont envoyés en bitstream vers l’ampli si vous optez pour système audio externe, que ce soi via Optique ou ARC. En revanche, le téléviseur ne disposant que du Codec DTS 2.0, toutes les pistes DTS sont envoyées en LPCM 2.0 vers l’ampli, que ce soit via Optique ou HDMI. Du côté de la gestion musicale, les pochettes, les tags et les infos sont affichés, le MP3, WAV, LPCM, WMA, et même le FLAC sont lus via DLNA/UPnP avec des échantillonnages automatiquement downsamplés en 48 kHz ou lus directement en 44.1 kHz. Ainsi, j’ai été très surpris de voir qu’un fichier audio test en DXD (384 kHz/ 24 bits !) avait été lu, mais downsamplé en 48 kHz. Les FLAC 5.1 ne sont pas lus, et notez également que via USB le FLAC n’est pas reconnu. On peut en conclure que le FLAC est transcodé à la volée via DLNA. On pourra également accéder à plusieurs infos sur internet grâce à la fonction Track ID (Gracenote). La lecture musicale est tout de même intéressante et plutôt complète pour un téléviseur, sauf qu’évidemment cela aura bien plus d’intérêt si vous connectez un bon système audio au téléviseur.

Paramètres multimédias
HbbTV Oui
InputLag 15 ms en mode Jeu, 35 ms avec le Motionflow
DLNA Oui
Lecture USB Oui (exFAT/FAT32/NTFS)
Qualité Widget Très bonne
Mode cadre photo Oui
Services web SEN, Navigateur internet, Youtube, M6Replay, Pluzz France TV, Twitter, VOD 2D & 3D, Facebook, Skype 720p, Musique à la demande, PlayMemories, et des dizaines de services et applications
Compatibilité multimédia: vidéo MPEG1/MPEG2/H.264/DivX Plus HD/AVC HD/MP4/ MKV/TS/WMV HD/MPG/XviD/MPEG1 / MPEG2PS / MPEG2TS / MP4Part10 / MP4Part2 / AVI(XVID) / AVI(MotinJpeg) / MOV/ WEBM / 3GPP
Compatibilité multimédia: audio MP3/LPCM/AC3/Wav/DTS/WMA/Flac
Compatibilité multimédia: image JPEG, PNG, MPO
Gestion des sous-titres et pistes audio multiples Oui/Oui

Qualité d’affichage

Affichage et traitement vidéo

Entrons dans le vif du sujet, avec le plus important, la qualité d’affichage et de traitement vidéo de ce Sony W805B. Petit aparté dur le système de rétroéclairage, annoncé comme du Edge LED par certains et Direct LED par d’autres. Peu importe, le plus important c’est le résultat, mais j’avoue qu’avec la finesse de ce téléviseur, j’ai du mal à croire qu’il s’agisse de Direct LED. Ce qui est sûr, c’est que la dalle est une PSA d’AUO, ce qui est de bon augure pour le contraste. À vrai dire, j’ai vraiment retrouvé les qualités du Sony W855A récemment testé, en un peu moins contrasté, plus homogène, mais sans Local Dimming. À la place Sony propose un Frame Dimming, une sorte de gestion dynamique du rétroéclairage qui permet de baisser la puissance lumineuse dans les scènes sombres pour proposer un noir plus profond. Le souci c’est que cette fonction n’est pas désactivable, mais ne dérègle pas le gamma qui reste parfaitement linéaire. Voyons tout ça …

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Qualité d’affichage 1080p : une image toujours aussi typée cinéma et un Reality Creation toujours aussi plaisant !

Pas de changement de ce côté-là, et ce n’est pas plus mal, car j’adore le X-Reality Pro , donc je vais un peu me répéter, c’est toujours aussi performant avec une image un peu plus typée cinéma que chez Samsung, moins numérique, mais plus sensible au fourmillement et bruit vidéo. Avec sa diagonale de 50″, le 55W805B offre une image vraiment saisissante, très précise, fine, et dotée d’un superbe piqué, d’une belle texture riche en détail, et surtout, une image naturelle lorsque vous désactivez tous les traitements pour visionner le Blu-ray (en revanche, ces traitements sont presque obligatoires avec la TNT). En ça, les post-traitements proposés par les lecteurs Blu-ray comme le Panasonic BDT500 ou les OPPO offrent d’excellents résultats sur ce téléviseur. J’ai beau avoir testé plusieurs téléviseurs UHD, en 50″ je ne ressens pas vraiment de perte de précision en 1080p, contrairement à un téléviseur de 65″. Avec le Blu-ray ou tout bon programme HD de qualité, les images sont absolument magnifiques de définition et de dynamisme. Par contre, avec mes 3,5 mètres de recul, il est clair que je perds grandement en immersion comparé aux TV de 65″.

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Mais bon, ici l’image ne souffre ni de problème de bruit, ni de DSE (effet d’écran sale), l’image est parfaitement limpide. Peut être qu’il manquerait juste un peu de précision dans les mouvements, sûrement dus à cette dalle 100 hz natif, mais rien de très marquant, surtout que la fluidité est exemplaire, y compris en 24p. Certains préfèrent les images hyper précises, au scalpel, aux contours très accentués, comme le proposent souvent les TV Samsung, pour ça, chacun fera son choix en fonction de ses goûts. Pour ma part, j’adore l’image typée cinéma proposée par les TV Sony.

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Quant au traitement Reality Creation, toujours le même constat, il offre d’excellents résultats sur les chaînes de la TNT, du Satellite, des vidéos lues via USB ou DLNA, mais pour ma part je le désactive avec le Blu-ray, préférant le traitement vidéo plus performant de lecteurs comme les OPPO ou les Panasonic de 2012, ou celui de processeurs vidéo comme les Radiance. Cela dit, si vous disposez d’un lecteur Blu-ray sans traitement vidéo, le Reality Creation peut être une très bonne alternative. L’accentuation de la précision des images, le désentrelacement, l’upscaling 1080p sont très bien gérés par ce processeur X-Reality Pro, comme c’était le cas en 2012, puis en 2013, bref, pas de changement et que ce soit avec des contenus 2D ou 3D. Seuls les réducteurs de bruits sont perfectibles, mais ont l’avantage de ne pas flouter l’image comme certains le font pour gommer les imperfections, traces de compressions, artefacts, etc.

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Contraste, angle de vision et homogénéité de la dalle

Comme je le disais, avec une dalle PSA, le contraste est forcément de bonne qualité, mais en l’absence de Local Dimming, on peut s’attendre à quelques limites, mais qu’en est-il du Frame Dimming ? En sortie de carton, je mesure un noir dans les 0,06 cd/m² avec le capteur de luminosité désactivé et 0,04 cd/m² lorsqu’il est activé. On ressent déjà la présence d’une gestion dynamique du rétroéclairage, renforcé en activant ce capteur. Heureusement, après avoir mesuré avec et sans, je constate que le gamma reste parfaitement linéaire. Cependant, on peut observer quelques fluctuations lumineuses.

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En ça, je conseille tout de même de désactiver ce capteur et de calibrer la dalle sur les standard du cinéma. Pour regarder la TNT en salle éclairée, pas de souci, notre œil ne fera pas de différence entre un noir à 0 et un noir à 0,08 cd/m², en revanche, pour ceux qui regardent le Blu-ray en salle obscure, une calibration est vraiment conseillée, autant pour optimiser le contraste que le rendu colorimétrique. Après calibration, je relève un noir à 0,032 cd/m² avec une mire à damier (donc un noir intra-image) mesuré avec un pic lumineux à 120 cd/m² pour rester dans les recommandations ISF (le contraste ANSI est mesuré à 3700:1, et à 5000:1 en contraste séquentiel).

Autant dire que le confort de visionnage est vraiment très bon en salle obscure, avec de bons noirs, une image dynamique, même si ça reste évidemment assez loin des Plasma Panasonic (25 000:1) ou de l’OLED et son contraste infini. Autre petit regret, le Frame Dimming ne permet pas de proposer des bandes noires aussi noir que le ferait un Local Dimming, mais en contre-partie, l’image est plus homogène. En effet, je ne constate absolument aucun Clouding, ni Blooming, ni DSE, ni banding sur ce modèle de test, m^me si d’éventuels modèles touchés peuvent exister. C’est vraiment très rare sur un LED pour le souligner. Allez, pour être tatillons, je note que l’image est légèrement plus sombre sur les bords, mais rien de bien visible à l’œil.

Clouding

En revanche, l’angle de Vision n’est pas au top. Cela reste très confortable, il faut vraiment être excentré pour subir la perte de contraste et les dérives colorimétriques, mais comparé aux Plasma ou OLED, c’est clair que c’est moins bien. Je dirais que c’est très acceptable dans en deçà des 30° à droite et à gauche. Au-delà, l’image devient assez terne. Notez tout de même que positionner à plus de 30° de l’angle droit, l’inclinaison de l’image sera plus gênante que la perte de contraste elle-même ^^

Fluidité des mouvements avec la TNT et le Blu-ray

Aucun changement comparé au téléviseur 65W855A. Sony propose, pour moi, la meilleure compensation de mouvements du marché des téléviseurs. Le Motionflow est fluide, sans saccades, sans décrochages dans les travellings,  sans artefact de mouvement autour des personnages,  et surtout offre un rendu très naturel avec le Blu-ray 24p sur le mode « Motionflow Net », si ce n’est une perte de luminosité comparée au mode « Standard », plus fluide, mais légèrement moins naturel (effet caméscope légèrement présent, mais rien de bien méchant). En revanche, on ressent tout de même une légère différence avec le Sony W905A de l’an dernier qui embarquait une dalle 200 Hz contre 100 Hz pour le W805B, surtout en 3D d’ailleurs. L’image est un peu moins précise et fluide dans les mouvements, et travellings rapides. Pour ma part, j’adore, je ne suis pas vraiment fan des compensations de mouvement très élevées genre 1000 Hz. Là, c’est vraiment parfait avec le Blu-ray et même avec la TNT. C’est assez rare pour le souligner. Notez également que le mode 24p natif, c’est-à-dire en désactivant totalement le Motionflow, ne souffre d’aucune saccade. C’est évidemment moins fluide dans les mouvements, mais pas de saccades.

On trouve plusieurs modes, plus ou moins fluides, plus ou moins naturels (Net, Net+, Impulsion, Cinema, Standard, Fluide), chacun optera pour celui qu’il préfère en fonction de ses goûts.  Avec la TNT , j’opte pour le mode Motionflow Standard c’est parfait également, très fluide, avec un léger effet « reportage » qui finalement va bien aux émissions et reportages justement, ou documentaires, programmes sportifs et autres. Avec le jeu, comme d’habitude, je conseille le mode Jeu avec le Motionflow désactivé. L’inputlag sera beaucoup plus réduit, avec une réactivité impressionnante sur le jeu. Pour ma part je mesure cet inputlag aux alentours des 15 ms en mode Jeu contre 35 ms avec le mode Cinema ou Standard et le Motionflow activé (ce qui n’est pas très élevé non plus) ! D’excellents résultats !

Qualité du système audio embarqué

Malheureusement, sur ce terrain, rien à voir avec les modèles haut de gamme chez Sony. Aucun effort n’a été fourni sur ce téléviseur pour la qualité audio. Ce n’est pas mauvais, mais très classique, c’est à dire pas mal pour suivre les infos ou quelques émissions, mais pour les films, la musique un système audio externe est fortement conseillé. Les médiums sont corrects, ce qui peut être suffisant pour reproduire des dialogues de façon intelligible, mais la restitution globale est assez caverneuse, dure, souffre de distorsion, et d’absence d’ampleur et de graves.

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Système audio 2 x 8 Watts embarqué sous la dalle

Par contre, il est possible d’appairer un caisson de grave externe sans fil, et ça, ça doit tout de même apporter une bien meilleure qualité au niveau ampleur,  et de soutien au niveau des voix, action, etc.  Bref, on est assez loin de la qualité du Sony W905A, et à des années lumières du Sony X9. Un système audio hifi, home cinéma ou une barre sonore me semble indispensable avec un tel téléviseur. À part ça, on trouve toujours les mêmes réglages avec un égaliseur, la possibilité de booster les voix, plusieurs modes audio dont un mode Football pour atténuer les commentateurs et renforcer l’ambiance des stades, l’égalisation du volume d’une chaine à l’autre, etc. À savoir également, comme déjà précisé en introduction, le bitstream 5.1 via ARC ou la sortie Optique fonctionne sur les pistes Dolby Digital y compris avec les vidéos et la TNT, mais pas sur le DTS qui est décodé en LPCM 2.0.

Expérience 3D :  sans intérêt :(

Malheureusement, je ne vais pas aller très loin dans mes tests 3D. Le Sony W805B propose une expérience stéréoscopique très décevante sur plusieurs critères. Non seulement l’image souffre un eu de ghosting sur certaines scènes, mais encore sur ce point ça reste acceptable, ce sont les scènes sur fond clair qui sont le plus touchées comme le révèle le test du Test du Lapin de notre ami Dugom (merci à lui, c’est un protocole très efficace, qui ne pardonne pas). On pourra se rendre compte que le ghosting est plus présent sur les fond blanc que noir, ce n’est pas tout le temps le cas, des fois c’est l’inverse.

Mais le pire vient d’autre part ! En effet, l’affichage 3D est étonnamment très sombre, même sans lunettes, bien plus sombre que l’affichage 2D. Pire la définition est sacrément dégradée comme vous pouvez le constater sur les visuels. L’image 2D est nettement supérieure enterre de définition, et même la 3D Passive qui offre pourtant un affichage Line by Line qui dégrade un peu la définition perçue est clairement meilleure en terme de précision d’image que la 3D du W805B ! Ce téléviseur ne doit pas être choisi pour sa compatibilité 3D qui n’est ici qu’une sombre option. J’ai vite arrêté mes tests, que ce soit avec le jeu 3D, les films, ou les photos 3D, ce n’est clairement pas intéressant. Moi je dis, autant ne pas proposer de 3D que cette 3D au rabais si cela aurait permis de gagner quelques euros sur le prix final.

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Image 3D

Niveau gestion 3D, le Sony W805 propose les mêmes fonctions que tous les TV Sony : un mode de conversion 2D/3D, toujours aussi gadget (on s’amuse avec quelques jours, voire quelques semaines, mais on l’abandonne très rapidement), et surtout il gère l’affichage SBS (Côte à Côte) et T&B (Top&Bottom). On trouve aussi des réglages 3D intéressants, comme une optimisation de la luminosité des lunettes, ou encore un réglage de la profondeur. Notez également que pour jouer en 3D depuis un PC, on se heurte toujours à cette limite due au port HDMI 1.4 , c’est à dire, soit de la 3D 1080p/24, soit 720p/60. Comme pour le jeu il faut obligatoirement que la source soit affichée en 60 im/s, l’affichage reste limité au 720p. Un mot sur les lunettes bien plus légères qu’avant, plus confortables. Elles sont pas mal, sauf que le protège nez tombe un peu vite. De plus, elles sont à pile, je préfère les rechargeables.

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Calibration & Réglages

Colorimétrie et Réglages Blu-ray 2D, 3D et TNT

Comme toujours avec les téléviseurs Sony, les réglages de colorimétrie ne sont pas très nombreux, pas de CMS (Color Management System), pas de IRE 10P, pas d’éditeur de gamma, donc ça va vite. En général, les téléviseurs Sony sont assez bien calibrés en sortie de carton, avec un Gamut très juste, la calibration est rapide et on arrive à quelque chose de très bien rapidement, mais il serait temps de passer à un CMS complet, surtout avec l’arrivée des téléviseurs 4K. Bref, voyons ce qu’il en est sur ce téléviseur Sony W805B.

CIE

Comme d’habitude, je vous montre les mesures du mode Cinéma par défaut avec tous les artifices désactivés (contraste dynamique, etc), puisque c’est ce dernier que j’ai choisi pour l’utilisation Blu-ray. On peut se rendre compte que le triangle CIE qui représente le gamut (espace colorimétrique représenté par le triangle blanc) est un peu en dedans (couleurs pas assez saturées), et de toute façon on ne peut pas vraiment le corriger, sauf augmenter un peu la couleur qui permettra de se rapprocher un peu plus du gamut recherché.

Par défaut, comme souvent, le rétroéclairage est positionné trop haut pour visionner un film en salle obscure avec un pic lumineux à plus de 200 cd/m² avec le capteur de luminosité désactivé. Cependant lorsqu’il est activé, le pic lumineux reste constamment aux alentours des 150 cd/m² alors que je recherche une luminosité entre 115 et 120 cd/m² à peu près, selon les recommandations ISF. Le noir est déjà très bas par défaut, relevé à 0.06 cd/m² avec le capteur désactivé et 0,04 cd/m² avec le capteur activé, mais une dominante dans la luminosité du Bleu donne un noir un peu teinté de bleu. En baissant ce rétroéclairage  on ramène le noir à 0.03 cd/m² pour un contraste séquentiel de 5000:1. Ce sont des résultats vraiment très bons pour un Edge LED  (en revanche le Panasonic sT60 reste bien devant avec 25 000:1 en contraste ANSI (intra-image), mais c’est meilleur que le Samsung F8000 et le Sony HX850).

Contraste

Idem pour l’équilibre RVB qui est pas loin de ce que l’on recherche avec une température couleur de 6600K. Pour rappel, on recherche une température de 6500K. Il y a une légère dominante verte qu’il sera très facile à corriger en alignant les courbes RVB sur les 100% pour un Delta E (courbe magenta) située en dessous des 3 de moyenne. Ici, le Delta E par défaut est à 4 à peu près, soit un peu trop haut.

RGB Gama

Le gamma est pas mal par défaut, se rapproche des 2,2 et à l’avantage d’être parfaitement linéaire. Pour un visionnage en salle obscure, on recherche un gamma à 2,4 (2,2 c’est pour un visionnage en salle éclairée).

Réglages utilisation Blu-ray

Pour respecter le plus possible des recommandations ISF, et se rapprocher du standard cinéma en utilisation Blu-ray et en salle obscure, voici les réglages que j’ai appliqués (on cherche une température de 6500K, un blanc D65, un gamma de 2.4). Attention toutefois, comme je le répète souvent, l’essentiel c’est de se faire plaisir et pas forcément de suivre une norme. Certains n’aiment pas les standards cinéma, trouvant les couleurs trop chaudes ou un peu tirant sur le jaune. Pour ma part, je suis habitué à ces réglages, j’adore les images typées cinéma. Bref, chacun fait comme il le sent ;)

  • Mode image : Cinéma 1
  • Rétroéclairage : 4
  • Contraste : 90
  • Luminosité : 49
  • Couleurs : 55
  • Teinte : 0
  • Température : CHAUD 2
  • Netteté : 50 (largement suffisant)
  • Motionflow : au choix, soit le mode standard qui conserve la même luminosité, mais offre un rendu légèrement plus fluide et typée vidéo, soit le Mode Net (c’est le plus naturel sur les contenu 24p à mon goût, chacun fait comme il le sent, mais le mode Cinéma saccade un peu dans les travellings, et les autres affichent un effet un peu caméscope, le Net+ assombrit un peu l’image)
  • Mode film : Auto
  • Correction des noirs : Off (à tendance à boucher les noirs)
  • Amélioration de Contraste : Off (contraste dynamique, à éviter, car ça brûle les blancs)
  • Gamma : -2
  • Limiteur d’intensité : Off
  • Correction Blanc : Off
  • Couleur Naturelle : Off
  • Balance des Blancs :
    • GAIN Rouge : 0
    • GAIN Vert : -4
    • GAIN Bleu : 0
    • Polarisation Rouge : 0
    • Polarisation Vert : 0
    • Polarisation Bleu : -1

Pour le traitement vidéo, si vous avez un OPPO ou un Panasonic BDT500, laissez lui le travail et désactivez le Reality Creation et les améliorations de contours ou de détails, sinon si vous n’avez pas de traitement vidéo sur le lecteur Blu-ray, vous pouvez appliquer ça, mais ce n’est pas une obligation, seulement si vous trouvez l’image trop douce, pas assez nette et pas assez de relief :

Reality Creation

  • Contrôle par zone : on
  • Résolution : +35
  • Réducteur de bruit : 0
  • Lissage des dégradés : bas

Réglages Avancés :

  • Accentuation des contours : Bas
  • Amélioration des détails : Bas

Mesures après calibration

RVB calibré

TempGamma

Réglages TNT

Voici les réglages que j’utilise pour la TNT. Ce sont des réglages subjectifs , il n’y a aucune norme pour la TNT. Pour ma part je privilégie une image un peu plus froide qu’avec le Blu-ray, avec un blanc plus neutre. Surtout, j’use d’artifice pour essayer de rattraper la qualité souvent moyenne proposée par les chaines de la TNT en général. Ce n’est pas simple, car la qualité des programmes change d’une chaine à l’autre ou même d’un programme à l’autre, et il n’y a pas de réglages universels, juste un peu compromis. Encore une fois ce sont mes réglages, chacun ses goûts, vous faites comme vous le sentez ;)

  • Mode image : Standard
  • Rétroéclairage : 6
  • Contraste : 90
  • Luminosité : 50
  • Couleurs : 50
  • Teinte : 0
  • Température : Chaud 1
  • Netteté : 55
  • Tous les filtres réducteurs de bruit sur Auto
  • Reality Creation : Auto
  • Lissage des dégradés : Bas
  • Motionflow : Mode Standard
  • Mode film : Auto
  • Correction des noirs : Bas
  • Amélioration de Contraste : Bas
  • Gamma : 0
  • Limiteur d’intensité : Off
  • Correction Blanc : Off
  • Couleur Naturelle : Bas
  • Balance des Blancs : tout sur 0 (par défaut)
  • Accentuation des contours : Bas
  • Amélioration des détails : Bas
  • Rendu Naturel des tons chair : Oui
Verdict technique TV
Sensibilité du tuner Très Bonne(quelques rares pertes de signal TNT, mais je suis à 10 km de la ville et je passe par le râteau. Cela dit, certaines TV ne perdent pas le signal)
Temps de zap Très Bon (pas excellent)
Chaînes HD privilégiées Oui
Télétexte Oui
Guide électronique des programmes Gracenote : Excellent !
Mode PIP (Picture In Picture) Non
Chaînes payantes via adaptateur CI/CI+/TNT-HD via Satellite Oui/Oui
Qualité des basses Mauvais
Qualité des mediums Moyen
Qualité des aigus Passable
Effet surround Absent
Upscaling des sources SD (TV et Vidéos) Très Bon
Mode 100 Hz Très bon
Compensation de mouvement Excellente
Réducteurs de bruit Bon (pas très puissant, mais ne dégrade pas l’image)
Désentrelacement HD Excellent
Désentrelacement SD Très Bon

Conclusion

Conclusion

Le Sony KDL-50W805B ne révolutionnera pas le genre et s’inscrit dans une continuité de la gamme 2013, c’est même quasiment le même téléviseur que le Sony W6 ou que le Sony W855A, mais en 50″, sans TriLuminos, ni Local Dimming, et avec une toute nouvelle interface. Par contre, il s’agit d’un excellent rapport qualité/prix, car nous avons là un téléviseur de 127 cm de diagonale vendu moins de 1000 € qui offre un très bon contraste, un noir profond (0.03 cd/m² une fois calibré) pour visionner les Blu-ray en salle obscure et une très bonne uniformité (du moins sur le modèle de test) sans Clounding, ni pratiquement pas de banding visible.

Ce contraste offre une image dynamique, mais je regrette simplement l’absence de Local Dimming pour ceux qui l’utilisent, ce qui aurait permis d’offrir des bandes noires vraiment noir lors du visionnage des films en 2.35 et un contraste encore un peu meilleur. De plus, comme tous les ans, on retrouve le traitement vidéo Reality Creation qui offre d’excellents résultats en terme d’amélioration de l’image ou d’upscaling avec tous les contenus (DVD, Blu-ray, TNT HD et SD, Satellite, vidéos MKV, etc). L’image délivrée par ce téléviseur est vraiment superbe, précise, pleine de nuances et de finesse, du très beau spectacle ! À l’heure de la transition vers la 4K, je pense que la définition 1080p est clairement suffisante en 50″.

IMG_0606

Par contre, ce téléviseur manque un tout petit peu de luminosité. Cela ne me gêne aucunement, car je n’aime pas les images trop pétantes, mais certains pourront le regretter, surtout en 3D car en affichage stéréoscopique le pic lumineux chute considérablement. En parlant de 3D, cela reste le gros défaut de ce téléviseur avec une présence de ghosting, rien de catastrophique, mais surtout une image 3D dégradée avec une définition downscalée, des artefacts, du ringing, bref, n’achetez pas ce téléviseur pour la 3D !

La colorimétrie est déjà très juste en sortie de carton et en mode Cinema, et après calibration, comme souvent chez Sony, on se rapproche de la perfection,mais en l’absence de CMS ou d’éditeur de gamma, ou encore avec un réglage des IRE sur 2P, ce n’est pas parfait comme un téléviseur ISF. Cependant, les couleurs sont belles et parfaitement naturelles. Encore une fois, le Motionflow fait des miracles en terme de fluidité et surtout offre un rendu très naturel avec le Blu-ray et tous contenus 24p. Les images sont fluides, mais souffrent d’un léger manque de précision dans les travellings rapides. Sûrement à cause de cette dalle 100 Hz. Du côté du jeu, je l’ai trouvé parfait, très peu de rémanence, un inputag très réduit (15 ms).

Le Sony KDL-50W805B propose une toute nouvelle interface avec une compatibilité multimédia intéressante (tous mes MKV en DTS ou Dolby 5.1 ont été lus via USB comme DLNA. Il est également bien fourni en fonctionnalités, services internet et applications, technologies sans fil avec le Miracast, le Wi-Fi Direct, mais pas de NFC, ni de Simulview, ni de contrôle gestuel ou vocal et il reste encore un peu en retrait sur le terrain Smart TV ou même multimédia face a des concurrents comme Samsung ou LG. Le plus important est tout de même de la partie, je ne suis pas un grand utilisateur de toutes ses fonctions interactives, mais bon, chacun ses attentes et utilisations.

Expérience Vidéo - 4 étoilesExpérience 3D - 2 étoiles

Avec sa très bonne qualité de construction, son design discret et sobre, son ergonomie, sa qualité d’image, sa fluidité naturelle, sa colorimétrie, son homogénéité et son très bon contraste, le Sony KDL-50W805B représente un excellent rapport qualité/prix. Je lui accorde 4 étoiles en 2D, j’ai longuement hésité avec les étoiles, mais il reste tout de même un ton en dessous des meilleures TV en terme de contraste, dalle 100 Hz au lieu de 200 Hz, et outils de calibration limités. En 3D ce sera 2 étoiles, un peu pour le ghosting, mais surtout pour le manque de luminosité et la définition dégradée. Cela reste tout de même regardable, et je pense que cette 3D plaira tout de même un peu à ceux qui découvrent la stéréoscopie, mais pour les avertis ce n’est pas intéressant dans l’état (espérons un firmware correctif). Enfin, pour finir, sachez que le 42″ n’embarque pas la même dalle, et propose de la 3D passive, donc attention, les résultats ne seront pas identiques à ce modèle 50″.

Les notes sont évidemment en fonction du prix de la TV :

  •     Qualité de la TNT-HD : 
  •     Qualité de la TNT-SD :
  •     Qualité de l’image avec le Blu-ray :
  •     Qualité de la 3D avec le Blu-ray 3D :
  •     Contraste réel intra-image (ANSI) :
  •     Fluidité en 24p :
  •     Motionflow en 2D & 3D :
  •     Colorimétrie après calibration :
  •     Homogénéité de la dalle :
  •     Qualité du système audio embarqué :
  •     Connectiques proposées :
  •     Qualité de fabrication  :
  •     Compatibilité multimédia :
  •     Rapport qualité/prix : 

Ce que j’ai aimé avec le Sony 50W805B

  • La qualité de fabrication et le design sobre
  • Le contraste très bon pour un Edge LED (0.03 cd/m² pour les noirs après calibration)
  • La dalle semi-mate : très peu de reflets
  • La qualité de l’image : texture et précision, typée cinéma
  • Expérience exceptionnelle avec le Blu-ray !
  • Le Reality Creation qui permet d’offrir un très bon rendu avec la TNT
  • Très bon gamma et bon équilibre RVB après calibration
  • Un Gamut juste en sortie de carton
  • Le Motionflow : une référence en 2D comme en 3D, sur la TNT et le 24p
  • Le 24p natif sans saccade : assez rare pour le souligner !
  • Les connectivités filaires et sans fil (Wi-Fi Direct & Miracast)
  • La possibilité de connecter un caisson de grave sans fil
  • L’expérience Jeu très performante en 2D (inputlag très réduit : 15 ms)
  • La nouvelle interface bien meilleure qu’avant
  • L’excellent rapport qualité/prix (moins de 1000 €)

Ce que je regrette sur le Sony 50W805B

  • La 3D de mauvaise qualité (perte de définition, sombre, ghosting)
  • Pas de réglages ISF qui auraient permis d’atteindre la perfection colorimétrique
  • Un pied fixe (pas rotatif)
  • Pas de Local Dimming, ni de TriLuminos
  • La qualité audio très basique
  • Pas de Bluetooth, pas de double Tuner, pas de NFC
  • Peut mieux faire en lecture multimédia en 2014 !

121 commentaires

  1. avatar
    Rafael Costa /

    Merci Nicolas pour cette réponse rapide…Belle astuce :)

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