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Test JVC DLA-X500 : la nouvelle génération de vidéoprojecteurs JVC !

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Voici enfin le test tant attendu du vidéoprojecteur JVC DLA-X500, un modèle 1080p, toujours capable d’afficher une simulation d’image 4K par une technologie propriétaire de dernière génération, l’e-Shift 3. Ce modèle qui remplace le DLA-X55 est le plus lumineux du catalogue JVC actuel. Cette nouvelle série pousse les spécifications encore plus loin que la précédente et apporte son lot de nouveautés que je vous présente dans le premier chapitre. Nous verrons s’il s’agit de réelles améliorations, ou si cette nouvelle gamme n’est qu’un simple rafraichissement. Le verdict dans ce test après plusieurs jours d’utilisation …

Outils et protocole de test :

  • Lecteur OPPO BDP-93 modifié utilisé en mode source direct
  • Sonde de mesure Jeti 1211
  • Sonde de mesure Klein K10A
  • Générateur de mires DVG5000
  • Écran 2,6m toile 3Sf
  • Écran 2m toile Cine-Screen classic
  • Le DLA-X500 sera mis en condition sur potence ajustée au mieux face aux écrans.
Présentation

Présentation du JVC DLA-X500

Depuis la génération DLA-X3 les vidéoprojecteurs JVC adoptent le même style de châssis massif d’assez grande taille avec une belle robe noire. En toute logique, le carton de conditionnement est très imposant. À l’ouverture on découvre un dispositif de protection classique, une boite d’accessoires et bien entendu la bête. Parmi les accessoires, on trouvera la notice, la télécommande et un câble d’alimentation IEC de longueur ordinaire, mais pas de lunettes 3D malheureusement. Le packaging est assez rudimentaire en définitive, mais JVC met à notre disposition des outils gratuits à télécharger comme un logiciel de calibrage. Nous reviendrons sur ces outils ultérieurement dans ce test.

Le vidéoprojecteur inspire la robustesse et son châssis imposant permet à JVC l’intégration d’un système de refroidissement par ventilateur avec une grosse section assurant le flux d’air. Il s’agit des grosses ouvertures que l’on peut voir sur les côtés à l’avant et à l’arrière du châssis. Une disposition de cette taille permettra non seulement de garantir les flux d’air nécessaires, mais aussi d’assurer une ventilation silencieuse. Le DLA-X500 ne dispose pas de cache motorisé, il est donc fourni avec un cache amovible classique.

 L'optique une fois découverte.

L’optique une fois découverte.

La connectique est positionnée à l’arrière du DLA-X500, comme l’an dernier. Nous constatons qu’il n’y a plus aucune connexion vidéo analogique, ni YUV ni VGA. Cette disparition est logique compte des évolutions du marché. En effet, il ne subsiste plus aucun système vidéo actuel utilisant uniquement des connexions vidéo analogiques qui disparaissent également sur les lecteurs Blu-ray et amplificateur petit à petit. Pour utiliser des antiquités, il faudra ajouter un convertisseur vidéo analogique vers HDMI (ce genre d’appareils se trouve facilement). Sur la face arrière, on trouvera aussi les touches permettant d’accéder aux différents menus du DLA-X500.

backDans l’ensemble, la finition du DLA-X500 est tout à fait correcte. Il ne s’agit pas du must en la matière, mais la coque noire mate donne déjà un bel effet et une sensation de solidité. Sachez que le DLA-X500 existe aussi en blanc pour ceux qui désirent l’intégrer discrètement dans un intérieur design.

X500blancLa télécommande est toute nouvelle, elle s’adapte aux nouvelles fonctions des DLA-Xx00 et se rapproche de la nouvelle ergonomie des menus des vidéoprojecteurs de cette série. Comme sur la télécommande précédente, les touches sont rétroéclairées. La prise en main est bonne et la nouvelle organisation des touches très appropriée à l’ergonomie des menus du DLA-X500. Malheureusement, les points positifs sont pénalisés par une réponse assez laborieuse de cette télécommande avec le vidéoprojecteur. Alors que sur l’ancienne génération la télécommande et le vidéoprojecteur faisaient preuve de vélocité et exactitude, le DLA-X500 répond avec une petite latence. Je ne sais pas si ce problème vient de la télécommande ou des récepteurs IR du DLA-X500. Cela dit, après un laps de temps d’adaptation on arrive à s’y faire, le DLA-X500 est tout à fait utilisable par sa télécommande fort heureusement

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On trouve également quelques ajustements permettant de customiser l’aspect du menu et le fond d’écran lorsque le vidéoprojecteur ne reçoit pas d’image. Autres possibilités intéressantes, le Trigger et les paramètres réseaux peuvent également se paramétrer. Le DLA-X500 propose aussi une sélection de code de télécommande.

displaysetup

fonction

Un menu INFO permet d’accéder aux informations de base concernant le DLA-X500 et son fonctionnement.

info

Les grandes lignes du JVC DLA-X500 en bref :

  • Vidéoprojecteur Tri-LCD 1080p
  • Contraste natif : 60.000 : 1
  • Contraste dynamique par iris : 600.000 : 1
  • Nouvelles matrices D-ILA 1080p de taille 0,7 pouce avec un espacement interpixel réduit
  • Générateur 4k e-Shift de troisième génération
  • Compatibilité 4k en entrées sur prise HDMI 1.4a : 3840 x 2160 (24, 30 et 60 fps en 4:2:0 et 8 bits) et 4096 x 2160 (24fps uniquement)
  • Nouvelle version du MPC
  • Processeur Clear Black
  • CMD compatible 3D et 4k
  • Lampe NSH avec une durée de vie de 4000 heures (usage en mode normal)
  • Cinq mémoires de zoom
  • Correction de convergence en 1/16e de pixel et sur 106 positions de mémoire
  • Correction de la diaphonie 3D
  • Correction de parallaxe
  • Mode 3D anamorphique
  • Convertisseur 2D => 3D
  • (kit récepteur et lunettes 3D RF en option)
  • Deux entrées HDMI 1.4a
  • Prise RJ45 pour la prise de contrôle et les mises à jour
  • Prise RS-232 pour les prises de contrôle et les mises à jour critiques
  • Prise Trigger 12v
  • Lens Shift motorisé 80% en vertical et 34% en horizontal
  • Optique de rapport 1.4:1 à 2.8:1
  • Application smart phone

X500specQuelques liens utiles :

Colorimétrie & Calibrage

Colorimétrie, outils et calibrage

Le JVC DLA-X500 à beau être le produit d’entrée de gamme JVC nouvelle génération, il n’en demeure pas moins l’un des vidéoprojecteurs les mieux fournis en outils de calibrage. Ce critère est l’une des particularités des vidéoprojecteurs JVC qui ont grandement contribué à leur succès. En effet, depuis très longtemps, JVC est très proche de l’industrie hollywoodienne. À compter de la génération du HD750 et successives, les vidéoprojecteurs JVC n’ont eu de cesse d’améliorer leur potentiel de correction colorimétrique. Sur ce terrain, le DLA-X500 fait donc parti des vidéoprojecteurs les plus complets disponibles sur le marché. Voyons étape par étape ce qu’il nous réserve.

Les outils colorimétriques du JVC DLA-X500

La majeure partie des réglages couleur se trouve dans le premier onglet de l’OSD. Comme tout appareil, le DLA-X500 dispose des ajustements image de base (Contraste, Luminosité, Couleur, Teinte). Asservies aux profils, nous disposons d’une liste de pré-sélections permettant d’accéder aux modes personnels. Il s’agira de choisir le bon profil de GAMUT. Nous trouvons ensuite la sélection de température de couleur, le gamma, et les ajustements du MPC (les réglages du traitement vidéo et le l’e-Shift 3) et du CMD (la compensation de mouvement Clear Motion Drive nouvelle génération).

colorbasic

Cette nouvelle ergonomie permet de centraliser l’intégralité des ajustements par profil, ce qui rend la gestion des mémoires beaucoup plus simple et logique qu’avec les générations précédentes. Tous les ajustements colorimétriques passeront donc par ce premier onglet. Nous y reviendrons en détail durant les explications de calibrage. L’onglet suivant sert à ajuster le mode d’entrée du DLA-X500 avec sa source.

Le dématriçage et l’identification d’espace de couleur sont justes chez les JVC. Il est donc tout à fait possible de le laisser en mode automatique sans craindre d’erreurs. Le niveau d’entrée, quant à lui, peut nécessiter une sélection manuelle. Dans certains cas, on voudra aussi forcer le niveau sur des valeurs spécifiques. Voici les correspondances :

  • Standard = 16-235
  • Enhanced = 0-255
  • Super White = 16-255

Le dernier outil de mise en condition est propre à JVC. Il s’agit d’un ajustement environnemental qui va appliquer une correction à l’image suivant la nature de l’écran de vidéoprojection et des critères de la pièce dans laquelle il se trouve.

environnement1

JVC propose une base de données comportant une liste de toiles d’écran de constructeurs connus et JVC donne un code correspondant à la toile afin de simplifier la correction colorimétrique . Ce code va appliquer une pré-correction au vidéoprojecteur.

screendatabaseLa taille de l’écran et sa distance avec le vidéoprojecteur rentrent en jeu. Le dernier paramètre va permettre de définir la nature des murs avoisinant l’écran de vidéoprojection. Ce paramètre va aussi appliquer une correction qui tient compte de cet élément environnemental. Deux possibilités sont disponibles, soit les murs sont déclarés comme clairs (typiquement salle non dédiée), soit ils sont déclarés comme sombres (typiquement salle dédiée).

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JVC fournit gratuitement un logiciel d’autocalibrage compatible avec le DLA-X500. Ce logiciel est à télécharger sur cette page : http://www3.jvckenwood.com/english/down … nsoft.html Il s’agit d’une bonne initiative, d’autant que le logiciel permet d’effectuer un calibrage complet. Les mires seront alors directement générées par le vidéoprojecteur. Cette intégration permet d’avoir une exactitude absolue sur les valeurs de l’image à mesurer.

Malheureusement,  les seules sondes compatibles sont les Spyder 4 et Spyder Pro.Si ces sondes sont adaptées au calibrage d’un écran plat (sous certaines réserve de la technologie employée), elles ne le sont pas pour calibrer correctement une image projetée sur une toile. Leur usage en vidéoprojection est trop hasardeux pour s’y fier. Par contre, il y a fort à parier que le logiciel Calman 5 de Spectracal intègre à terme les vidéoprojecteurs JVC de la série Xx00. Avec cette solution, on dispose qu’un vaste panel de sondes performantes et adaptées. Ainsi, il sera possible de calibrer automatiquement le DLA-X500 avec précision (compatibilité à prendre au conditionnel, car Spectralcal n’a pas encore officiellement communiqué sur l’ajout du DLA-X500 et suivant).

Le menu « service » du DLA-X500 est accessible par une combinaison de touches sur la télécommande. Nous ne dévoilerons pas ici cette combinaison pour des raisons de sécurité quant à l’usage des vidéoprojecteurs JVC.

Ce menu est assez intéressant, car il permet de résoudre certains problèmes éventuels. Il dispose d’une inversion droite gauche des images d’un programme 3D. En effet il peut arriver que des lunettes fonctionnent en mode inversé. On y trouvera une option de correction de convergence sommaire, une page « info » plus complète que dans le menu normal. Pour finir, on trouvera le plus intéressant, les fameuses mires générées par le DLA-X500.

Le JVC DLA-X500 dispose également d’une grande sélection de modes gamma. Un premier menu invite à sélectionner un gamma Preset ou l’un des trois gamma customisables. Nous nous intéresserons directement aux possibilités offertes par les modes custom de gamma qui donnent accès à l’ensemble des Presets, ainsi qu’à des modes de correction.

gamma menu 1

gamma menu 2

La correction de gamma peut se faire de plusieurs manières. La première consiste à ajuster par composante la zone sombre et la zone clair du spectre. Cet outil peut aussi servir à affiner l’ajustement de température de couleur, le « greyscale » ayant une incidence sur le gamma et réciproquement.

gammatuning

L’autre méthode fait appel au logiciel de calibrage JVC utilisant une sonde Spyder 4 ou Spyder pro. Passons en revue les gammas disponibles et constatons leurs incidences sur l’image.

Gamma normal, en moyenne mesuré à 2.07. Il s’agit d’un gamma neutre proche du Preset 2.2 :

gamma normal image Gamma normal

Gamma Bright Priority, moyenne mesurée 1.96. Ce gamma sert à mettre l’accent sur les parties claires de l’image :

gamma bright priority image Gamma Bright Priority

Gamma Con Priority, moyenne mesurée 1.96. Ce gamma va mettre l’accent sur le contraste de l’image :

gamma con priority image con Priority

Gamma Grad Priority, moyenne mesurée 2. Ce gamma est le plus linéaire disponible dans le DLA-X500 :

gamma grad priority image Grad Priority

Gamma 1.8, moyenne mesurée 1.68 :

1.8 image Gamma 1,8

Gamma 1.9, moyenne mesurée 1.79 :

1.9 image Gamma 1,9

Gamma 2.0, moyenne mesurée 1.89 :

2.0 image Gamma 2,0

Gamma 2.1, moyenne mesurée 2.01:

2.1 image Gamma 2,1

Gamma 2.2, moyenne mesurée 2.09 :

2.2 image Gamma 2,2

Gamma 2.3, moyenne mesurée 2.19 :

2.3 image Gamma 2,3

Gamma 2.4, moyenne mesurée 2.28 :

2.4 image6 Gamma 2,4

Gamma 2.5, moyenne mesurée 2.38 :

2.5 image Gamma 2,5

Gamma 2.6, , moyenne mesurée 2.46 :

2.6 image Gamma 2,6

En dehors des gammas spécifiques, nous constatons que les gammas classiques sont relativement linéaires. Si leur valeur moyenne ne correspond pas tout à fait à la valeur cible, il sera tout de même possible de se servir des Presets sans pour autant se lancer dans une correction hasardeuse. Le DLA-X500 propose une longue liste de modes de température de couleur. Les Presets sont assez nombreux pour trouver celui qui correspondra à la bonne température de couleur. Nous disposons aussi de trois modes customs qui permettront de créer des températures de couleur personnalisées.

gammatuning

Pour chaque profil Custom, l’utilisateur devra commencer par lier un Preset déjà existant, puis pourra l’ajuster à partir des réglages d’offset et de gain RVB.

customimage

La correction des niveaux des noirs et des zones claires pourra servir à terme pour aider à finaliser la correction et à améliorer la linéarité de l’échelle de gris.

gammatuning

Température 5500K, mesure moyenne 5510k :

5500Kimage 5500K
Température 6000K, mesure moyenne 5925K :

6000Kimage 6000K
Température 6500K, mesure moyenne 6350K :

6500Kimage 6500K
Température 7000K, mesure moyenne 6719K :

7000Kimage 7000K
Température 7500K, mesure moyenne 7125K :

7500Kimage 7500K
Température 8000K, mesure moyenne 7500K :

8000Kimage 8000K
Température 8500K, mesure moyenne 7842K

8500Kimage 8500K
Température 9000K, mesure moyenne 8199 :

9000Kimage 9000K
Température 9500K, mesure moyenne 8524 :

9500Kimage 9500K
Température High Bright, mesure moyenne 7377 :
highbrightimage High Bright

À l’instar des gammas, les températures de couleur affichent des moyennes un peu éloignées des valeurs cibles. Les mesures montrent une régularité appréciable des composantes RGB ce qui laisse présager un calibrage qui se déroulera dans de bonnes conditions.

Il nous reste donc à aborder les gamuts disponibles dans le DLA-X500. Nous traiterons les GAMUTS 3D plus tard dans une partie spécifique du test. La gestion des profils de couleur est directement liée aux différents gamuts proposant une liste de Presets : Cinema, Animation, Natural, Stage, User 1 à 4. Chacun de ces Presets contiendra tous les ajustements colorimétriques. Il sera possible de changer le nom des Presets USER afin de s’y retrouver plus facilement dans le cadre de calibrage précis et personnalisé.

nomprofile

Chaque Preset est lié à la gestion des moteurs de contraste (voir chapitre « Le X500, un générateur de noir »).

user

Chaque Preset permet d’accéder soit à son gamut spécifique, soit au gamut Standard.

gamut select

À partir des Presets USER il est possible d’accéder à tous les gamuts.

gamut list

Gamut Standard :

standard image Standard

Gamut Cinema :

preset cinema Cinema

Gamut Animation :

preset animation Animation

Gamut Natural :

preset natural Natural

Gamut Stage :

stage image Stage

Gamut x.v.Color :

xvcolor image XvColor

Gamut Custom :

custom image Custom

Rendu en image du mode gamut OFF :

off

Maintenant que vous avons entièrement analyser les possibilités du DLA-X500 nous pouvons passer à l’étape de calibrage.

Calibrer le JVC DLA-X500

matosCalibrage

Pour optimiser le DLA-X500 durant ce test, nous avons effectué trois calibrages différents. Le premier servira aux diffusions et aux analyses subjectives. Ce calibrage a été effectué sur un écran à toile transonore tissée de marque 3S France, de 2,6 m de base avec un gain d’environ 0.8. Le deuxième calibrage fut effectué sur un écran à toile pleine Cine-Screen Classic ayant un gain de 1. Cette toile étant la plus neutre, nous l’avons sélectionné afin d’établir les bilans techniques du DLA-X500. Je vous propose de suivre la logique de ce calibrage et d’en tirer les astuces qui vous permettront de calibrer à la perfection le DLA-X500.

ecransprojoplafond

Un dernier calibrage a été effectué sur la 3D. Ce calibrage sera développé dans le chapitre dédié aux performances 3D du DLA-X500. Tous les ajustements et corrections seront effectués exclusivement à partir des outils intégrés au DLA-X500. Les seuls outils extérieurs seront les sondes et le générateur de mire. En premier lieu, il convient d’ajuster la source par rapport aux profils de calibrage, dans notre cas RGB 16-235. La deuxième étape consiste à ajuster les paramètres environnementaux disponibles dans le DLA-X500. Vient ensuite, le choix des Presets qui serviront de base au calibrage. Dans notre contexte, nous avons retenu ces modes :

  • Lampe en mode bas
  • Iris AUTO1, position MANUAL -5
  • Clear Black HIGH
  • Color Temp 6500K
  • Gamma 2.4

Le choix du gamut de base est plus délicat. Nous avons déjà mesuré les CIE (les tableaux représentant l’espace couleur le plus large de chaque gamut), mais en réalité, pour bien choisir son gamut de base, il faut mesurer les saturations intermédiaires. Le logiciel que nous avons utilisé, Chromapure Pro, permet une lecture des saturations à 25%, 50% et 75%. Nous nous servirons des mesures obtenues pour faire le choix du meilleur gamut de base pour notre calibrage.

Ceci est un élément important dans la démarche, car les vidéoprojecteurs à matrices LCOS de type D-iLA ne sont pas linéaires. Ainsi, même si les coordonnées du simple CIE étaient bonnes, les saturations intermédiaires seront toujours en dehors des coordonnées cibles. D’après les études de gamuts, nous pouvons retenir le gamut CUSTOM ou STANDARD. Analysons ces deux gamuts avec plus de précisions.

Mesures précises du gamut CUSTOM

Nous constatons que si le CIE semble assez juste, il en est tout autre pour les saturations en particulier celles des primaires. Si nous utilisons ce gamut comme base de calibrage, alors l’ajustement des saturations va réduire le CIE final et le placer en dessous de l’espace cible. Le triangle du CIE corrigé devient plus petit que le triangle du CIE cible. L’incidence colorimétrique ne serait pas forcément importante, mais cela fait courir le risque de réduire le potentiel lumineux des couleurs ce qui pénaliserait la dynamique de l’image (perte du potentiel de la composante verte).

Mesures précises du gamut STANDARD

Ce gamut est excessif par rapport au CIE cible, cependant les écarts de saturation démontrent une variante plus linéaire que celle du gamut CUSTOM. Nous pouvons alors considérer ce gamut comme base de calibrage. L’ajustement des saturations sera plus régulier et permettra d’arriver plus facilement aux coordonnées cibles. Vu que ce gamut est étendu et dépasse le CIE cible REC709, l’ajustement des saturations ne le réduira pas assez pour que le gamut corrigé se trouve dans un espace plus petit que celui du CIE cible. Ainsi, la dynamique de l’image sera préservée. Voici ce que l’on a obtenu après calibrage :

Échelle de gris

Gamut

cal3jpg

 

 

 

 

 

 

 

Les DeltaE (marge d’erreur) des saturations sont considérablement réduits. Ainsi, ce calibrage va garantir une meilleure cohérence des nuances et des transitions de couleur. Cet élément est le plus important et va assurer l’équilibre tonal de l’image. Les couleurs « chaire » et les prises de vue auront alors un aspect naturel. Le CIE un peu élargi permettra de conserver l’éclat des couleurs vives et permettra d’exploiter au mieux les couleurs saturées. Cette démarche permettra aussi de conserver le rendu visuel tri-dimensionnel de l’image (relief et effet de profondeur).

Gamma

cal4

Le DLA-X500, en sortie de carton, propose déjà quelques Presets correctement indexés sur leur cible. Il sera possible de se contenter de sélectionner ceux qui correspondent le mieux à la norme que l’on veut viser. Cependant, quelques défauts persistent et l’exactitude relative des Presets permettra de calibrer plus facilement et avec un résultat final de grande précision et assure un rendu qualitatif à l’image de très haut niveau.

Convergences, position et géométrique :

Tout bon point de départ lors de la pose d’un vidéoprojecteur consiste à le positionner au mieux, face à l’écran. Cet impératif n’est pas toujours réalisable, et même avec les plus grandes précautions du monde il peut arriver que l’on ne soit pas parfaitement aligné dans l’axe de quelques malheureux centimètres. La première chose à faire, c’est de sélectionner la bonne position du vidéoprojecteur et récupérer la main sur les menus.

Le DLA-X500 propose les quatre positions les plus courantes, projection frontale (projecteur à plat), projection frontale sur potence (projecteur retourné), rétro-projection (projecteur derrière un écran translucide) et rétro-projection sur potence.

Positionprojo

Il faut ensuite ajuster la position de l’image sur l’écran à l’aide du Lens Shift. Le Lens Shift du DLA-X500 est entièrement motorisé. Tout se fait par la télécommande, placement optique de l’image, zoom et focus.Il sera aussi possible de mémoriser les ajustements dans une des cinq mémoires disponibles et d’y apposer un nom pour s’y retrouver plus facilement dans le cas d’une utilisation d’un écran 2.35 par exemple.

lenscontrol shift

À partir de cette étape, le gros du travail est fait, mais suivant les installations il faudra aller plus loin. Par exemple, si on utilise un écran au format 2.35 et un dispositif anamorphique. Le DLA-X500 dispose de tout un attirail d’outils permettant de modifier la géométrie de l’image. Nous disposons d’une sélection de ratios assez simples et traditionnels permettant d’afficher l’image en 4/3, 16/9 ou d’agir sur un zoom. Ce zoom ne sera pas actif avec les signaux HD. D’autres ratios sont disponibles pour les formats vidéo informatiques. Un ratio AUTO centre l’image et l’adapte pour remplir toute l’image, JUST affichera l’image telle qu’elle est d’origine et FULL remplira toute l’image sans tenir compte de son ratio d’origine.

ratio

Une autre gestion de ratio sert à utiliser le DLA-X500 dans le cadre d’une vidéo projection au format 2.35 avec l’apport d’un dispositif anamorphique. Le DLA-X500 dispose de deux possibilités.

anamorph

La première consiste à étirer l’image dans le sens vertical. C’est cette option qui conviendra le plus souvent aux dispositifs anamorphiques.

anamorphA

La seconde possibilité consiste à compresser l’image dans le sens horizontal.

anamorphB

L’usage d’un écran 2.35 ne nécessitera pas obligatoirement l’usage d’un dispositif anamorphique ni d’utiliser les étirements proposés par le vidéoprojecteur. En effet, le DLA-X500 possède des mémoires de zoom et de position d’optique avec lesquels il est possible de créer une mémoire zoomée au format 2.35 et de placer les bandes noires horizontales de ce format, hors écran. Une autre mémoire pourra réduire l’image, afin de faire rentrer les formats 1.78 (16/9) dans l’écran 2.35. Il suffira alors de sélectionner la mémoire de zoom correspondante au ratio du film que l’on regarde.

Lorsqu’on utilise un PC avec un format vidéo informatique, donc autre que 1080p, 4k ou UHD, il se peut qu’il y ait des problèmes de synchronisation et que l’image ne soit pas centrée. Cela peut aussi arriver avec des signaux vidéo classiques, mais c’est beaucoup plus rare. Le DLA-X500 permet de corriger le positionnement de l’image.

Parfois, il peut arriver que les bords de l’image aient des défauts ou qu’ils se trouvent en dehors de la toile de l’écran. Dans de tels cas, il faut pouvoir masquer les bords indésirables afin de conserver la qualité perçue de l’image, car cacher des défauts est parfois la seule issue. Le DLA-X500 dispose de masques électroniques qui vont ajouter une bande noire sur les bords de l’image. Le mode le plus intéressant étant le mode Custom qui permet d’ajuster individuellement chaque bord.

mask

Malgré toutes les précautions que l’on va prendre afin de bien positionner notre vidéoprojecteur, il peut arriver que l’image présente des problèmes de trapèzes. Parfois, cette situation est inévitable, car il peut arriver que l’on soit obligé d’imposer au vidéoprojecteur un angle vertical de quelques degrés. Le DLA-X500 propose toujours un empirique correcteur de Keystone. Bien qu’il ne soit pas conseillé de s’en servir, nos tests ont démontré que le dispositif est très au point. En effet, la correction électronique géométrique ne va pas créer d’artefacts ni de formations perceptibles dans l’image.

Le dernier correctif géométrique peut intervenir lorsque le DLA-X500 est utilisé avec un écran courbe. Le Pincushion ne pourra pas s’utiliser conjointement avec le Keystone, car ce dernier invalide son usage. À l’instar du Keystone, le Pincushion ne génère pas d’artefacts, seule une légère déformation de l’image qui sera compensée par la courbure de l’écran.

pincushion

Le DLA-X500 est étudié pour être utilisé presque en toutes circonstances. En tout cas, en utilisation Home Cinéma ce vidéoprojecteur pourra s’intégrer quelque soit les particularités de l’installation, qu’elle utilise un écran 2.35 ou non, courbe ou non, que le vidéoprojecteur soit dans l’axe de l’écran ou non. Une fois ces opérations effectuées la correction des alignements de convergence peut enfin commencer.

Un autre élément distingue un bon vidéoprojecteur à base de trois matrices, c’est sa capacité à gérer les convergences, si par défaut celles-ci n’étaient pas parfaites, ce qui est le cas de ce vidéoprojecteur qui n’est pas parfait. En effet, l’alignement de ses matrices D-iLA montre quelques imperfections. Fort heureusement, nous avons à disposition plusieurs outils de correction de convergence très puissants qui permettent un ajustement très précis. Une petite nouveauté, l’ajustement des convergences est attribuable à deux mémoires séparées.

convergencememory

JVC met à notre disposition plusieurs solutions de corrections. La première consiste à effectuer une correction globale sur l’ensemble de la surface de l’image. Cette option est viable dans le cas où le défaut d’alignement serait homogène sur toute la grille. Dans ce cas nous disposons d’un réglage à l’échelle du pixel et d’un réglage fin ayant une précision de 1/16e de pixel.

convergenceglobal

La deuxième solution permet d’effectuer un réglage par zone et va résoudre les problèmes de convergences irrégulières sur la grille. Cette deuxième solution ne pourra exploiter que le réglage fin.

convergencezone

Voici un exemple de correction qui a eu lieu durant notre test avec des screens de la convergence avant correction, puis après correction.

Le résultat obtenu, par un ajustement fait rapidement, est déjà très satisfaisant. Un point important, après correction fine, c’est à dire purement électronique en 1/16e de pixel, je n’ai pas noté de perte de piqué à l’image ni d’incohérence colorimétrique. La correction de convergence du DLA-X500 se révèle être efficace et parfaitement fonctionnelle.

Traitement Vidéo MPC

Tout sur l’e-Shift3 du JVC DLA-X500

4kL’e-shift est un procédé propriétaire utilisé par JVC en réponse à l’implantation du 4K et de l’ultra HD dans les foyers. Monter en résolution sur un téléviseur n’est plus véritablement un challenge technologique, en témoignent le nombre toujours croissant de nouvelles références qui arrivent sur le marché. Mais, le cas d’un vidéoprojecteur, c’est très différent et des éléments de conception plus complexes rentrent en jeu. Alors que Sony attaque le marché directement avec des produits de résolution native 4096×2160, JVC reste plus prudent bien que la marque propose depuis des années des produits professionnels estampillés 4kx2k.

Pourtant, depuis trois générations de vidéoprojecteurs, JVC annonce des affichages en 3840 x 2160 tout en continuant d’exploiter des matrices natives 1920×1080. Pour y arriver, c’est là qu’entre en jeu le fameux e-Shift. Ce choix est-il judicieux ? Le DLA-X500 étant compatible 4k et UHD en entrée, quelle est l’incidence de ce procédé ?

Tout d’abord qu’est-ce que l’e-Shift ? Il s’agit d’un procédé capable de doubler le nombre de pixel affiché par effet de wobulation. Physiquement, l’e-Shift est un processeur optique se trouvant dans le chemin de lumière des vidéoprojecteurs JVC depuis le DLA-X70. Cet élément supplémentaire est donc totalement intégré au moteur optique du vidéoprojecteur.

Le mode opératoire de l’ensemble du système est scindé en deux étapes principales. Une première étape agit au niveau électronique et va travailler l’image afin qu’elle puisse être exploitée par l’e-shift proprement dire. La deuxième étape est donc « optique » et consiste à réorganiser les trames afin d’obtenir la perception UHD à l’image.

La première étape du processus d’affichage par l’e-Shift est déterminante sur la qualité de l’image que l’on va obtenir au final. Pour arriver à un résultat optimum et contrôlé, JVC utilise toute une batterie de traitements vidéo, le plus important étant un scaling propriétaire JVC. Ce scaling a bien évolué depuis la première génération d’e-Shift. En effet, depuis l’e-Shift2 nous disposons d’une détection dans l’image qui passe de 6×6 pixels à 21×21 pixels. Ainsi, les traitements vidéo gagnent en précision et en exactitude.

eshift1

Voici très exactement ce qui se passe alors. Le processeur MPC (Multiple Pixel Control) va analyser l’image pour la scaler en 3840×2160. À ce moment, nous disposons d’un signal vidéo constitué de trames 3840×2160. Le MPC va alors utiliser ces trames et en déduire deux nouvelles trames 1920×1080 dont la superposition décalée de un demi-pixel permet de retrouver la trame d’origine 3840×2160. Nous nous retrouvons avec l’équivalent de deux signaux vidéo de fréquence identique dont les trames sont imbriquées successivement l’un après l’autre. Un peu comme un signal 3D frame packed.

eshift2

L’e-Shift va alors récupérer et trier les trames pour les afficher avec un décalage de un demi-pixel et ainsi simuler de manière optique la trame 3840×2160 calculée en amont. L’effet va non seulement créer la perception d’une trame UHD mais en plus la superposition alternée des pixels va masquer l’espacement interpixel aussi appelé screendoor.

eshift3

Pour illustrer ce qui se passe, voici une petite démonstration. Supposons l’usage d’un vidéoprojecteur classique avec une résolution 1920×1080 une image va ressembler à ça :

A_before

L’espacement interpixel est alors bien visible. Le Vidéoprojecteur peut afficher au double la fréquence d’origine. Par exemple, le 60 Hz sera affiché en 120 Hz. Si, dans notre exemple, nous déplaçons simplement les trames par un système optique, nous obtiendrions ce genre d’image :

A_diagonal_copy

Comme le MPC est capable de calculer les deux trames logiques composant la nouvelle image nous obtenons ceci :

A_after

L’image qui résulte du système e-Shift soutenu par le MPC aura alors un aspect sans artefacts. Autre illustration :

eshift4

L’e-Shift3 apporte son lot de nouveautés. Tout d’abord, son intégration dans le vidéoprojecteur a changé. Précédemment, nous disposions de plusieurs présélections qu’il fallait attribuer aux différents profils. Nous avions les présélections MPC suivantes : Film, High Resolution, HD, SD, Dynamique, et OFF. Cette intégration limitait le nombre de possibilités au nombre de présélections. L’ergonomie n’était pas optimum et il fallait bien doser les filtres en tenant compte des critères de chaque présélection qui n’était ni neutre ni équivalente.

Dorénavant, le MPC est intégré avec une mémoire par profil. Ainsi, nous ne sommes plus limités aux quelques présélections. Nous disposons d’une nouvelle logique qui va adapter le MPC à différents types de signal vidéo en entrée de manière plus précise et plus générique : Auto, 4K, 1080p, 1080i/720p, et 480p. Nous retrouvons les différents ajustements de la version précédente, mais maintenant le réducteur de bruit est intégré au MPC, ce qui permet de centraliser tous les traitements vidéo disponibles dans le DLA-X500 : Enhance, Dynamic Contrast, Smoothing et NR.

Le MPC est donc le nerf de guerre des vidéoprojecteurs JVC bénéficiant de l’e-Shift. Le résultat final de l’image, en terme de précision et de piqué, dépend entièrement de lui, vu qu’il regroupe tous les traitements vidéo du DLA-X500. Au vu des dénominations utilisées par JVC, on peut supposer que l’intégration poursuit une certaine logique et que chaque type de signal en entrée sera traité par défaut comme il se doit. Par extension, nous pourrions supposer que le mode AUTO renvoie logiquement à la pré-sélection correspondante. Par exemple, si on entre en 1080p dans le DLA-X500 le MPC devrait fournir la même image entre le mode Auto et le mode 1080p. Pourtant, en testant les différents modes on constate que le mode Auto est celui qui donne le meilleur piqué visuel quelque soit le signal vidéo en entrée.Voici des captures qui illustrent cette constatation :

MPC OFF

MPC
MPC AUTO

MPCauto
MPC 4K

MPC4k
MPC 1080p

MPC1080p
MPC 1080i/720p

MPC1080i
MPC480p

MPC480p

Le choix du mode de fonctionnement du MPC aura donc son importance. Dans tous les cas, si on désire partir sur une image très piquée le mode Auto sera le meilleur choix disponible. Bien entendu, les performances du MPC sont aussi tributaires de la qualité de la source que l’on utilise. Il est alors indispensable d’ajuster les différents paramètres attribués au MPC.

Le plus important est le Enhance qui sera à doser avec précaution. Il s’agit d’un ajustement des hautes fréquences de l’image, il aura un effet sur la netteté et la dureté de l’image.Son rôle est d’ajuster le piqué perçu et de soutenir la définition de l’image. Si on l’utilise à des valeurs trop élevées nous sommes alors face à un risque d’accentuer le bruit et le grain de l’image. Afin de pallier à ce risque tout en restant dans des valeurs hautes, JVC ajoute un paramètre de Smoothing, nous y reviendrons un peu plus tard. Voici un exemple de gradation du Enhance.

MPCenhance0 MPCenhance50 MPCenhance100

Le Dynamic Contrast est un filtre qui va agir sur les moyennes fréquences de l’image. Il va augmenter le contraste intra-image, accentuer la perception de dynamique et soutenir l’impression de relief et de profondeur.

MPCDC0 MPCDC50 MPCDC100

Le fameux Smoothing est en suivant. Ce filtre agit sur les basses fréquences de l’image et servira a en accentuer la douceur. Il pourra aussi servir de limiteur au Enhance. En fait, ces deux paramètres doivent s’utiliser conjointement.

MPCsmoo0 MPCsmoo50 MPCsmoo100

Le NR ou réducteur de bruit rattaché au MPC est une nouveauté de l’e-Shift3. Il s’agit d’un filtre réducteur de bruit classique qui servira le cas échéant à amoindrir le bruit numérique et adoucir l’image si celle-ci présente trop d’instabilité. Ce filtre est conseillé uniquement en la présence d’un signal vidéo de mauvaise qualité ou si la source délivre une image bruitée et imparfaite. Ce filtre sera salvateur dans ces cas précis, mais destructeur dans le cas d’une très bonne source et d’une image à l’origine de très bonne qualité.

MPCNR0 MPCNR5 MPCNR10

Bien entendu, cette analyse individuelle des filtres du MPC est à simple but illustratif. En pratique, il faut exploiter les trois filtres principaux conjointement afin d’optimiser le rendu de l’image. Le filtre NR étant la roue de secours dans le cas d’une image trop bruitée. Un exemple d’optimisation :

MPCoptimiseMPCDC0

Maintenant que nous savons très précisément comment fonctionne l’e-Shift3, nous pouvons nous poser la question la plus importante, ce système marche-t-il aussi bien qu’en théorie. Avant tout développement, il faut constater à l’image le gain que le système apporte. Bien entendu, l’e-Shift est indissociable au MPC, sinon le rendu devient assez fade et n’apporte plus grand-chose.

Ce système est donc très tributaire de l’électronique qui le soutient, le système optique seul ne suffirait pas. Avec la première génération d’e-Shift nous ne disposions pas d’autant d’outils et le rendu bien que meilleur avec e-Shift n’arrivait au résultat des générations suivantes. Bien utilisé, le gain est perceptible et ayant testé des vidéoprojecteurs 4kx2k natifs je peux vous assurer qu’on arrive à s’en approcher. Attention, je précise bien s’en approcher, car dans l’absolu nous ne sommes pas face à du véritable UHD.

Les tests sur du 4k natif nous diront si le système est véritablement pertinent. Nous pouvons aussi nous poser la question, pourquoi ce système plutôt que de se baser sur une technologie native 4k ou UHD.

Il y a plusieurs analyses. Tout d’abord, à l’heure actuelle les contenus 4k ou UHD ne sont pas légion. Dans l’immédiat, il faut utiliser une solution PC pour pouvoir lire ces formats après les avoir téléchargés. Des portails dématérialisés devraient se mettre en place bientôt, mais pour l’instant rien de bien excitant ni un grand choix de disponible, sans compter le positionnement verrouillé de certains prestataires comme Sony.

Donc d’un point de vu purement commercial s’il est important d’afficher une certaine fonctionnalité 4k ou UHD, réelle ou simulée l’impératif technologique n’est pas encore d’actualité. À cette équation incertaine, nous devons aussi ajouter le fait que le HDMI 2.0 n’est pas encore tout à fait disponible et à l’heure actuelle pas un seul vidéoprojecteur n’est équipé de prises HDMI compatibles avec l’ensemble des spécifications de la version 2.0. C’est avec cette nouvelle spécification HDMI 2.0 qu’il sera possible d’exploiter totalement le 4k et le UHD.

Un autre élément important est celui de la qualité de l’optique utilisée. Si, de nos jours, il est évident que les optiques soient parfaitement au niveau des prérequis nécessaires à la diffusion 1920×1080, cela est moins évident en ce qui concerne le 4k et le UHD. Prenons un exemple concret, les Sony VPL-VW1000/1100ES et VPL-VW500ES. D’un côté, nous avons une machine dont le prix tourne autour des 20.000 €, une sacré somme pour un vidéoprojecteur grand public aussi bien soit il. Dans ce cas, nous avons tout de même un vidéoprojecteur équipé d’une optique très performante qui frise les spécifications nécessaires à la diffusion 4k. Le VPL-VW500ES, le petit frère « économique », coûtera la moitié du prix.

Entre autres des modifications effectuées pour soustraire ces 50% de valeur pécuniaire, Sony a opté pour une optique un peu moins performante. Cette stratégie était obligatoire, car sans cela la baisse de prix constatée n’aurait pas été possible. Cette optique est bien entendu supérieure à ce que le 1080p demanderait, mais elle se place en dessous des nécessités imposées par le 4k. Il en résulte une image moins piquée et moins précise que celle du VPL-VW1000ES.

Dans certaines sphères on parle même de diffusion effective 3k. L’optique est de manière absolue l’élément clé du piqué d’un vidéoprojecteur. Si celle-ci est mauvaise, peu importe le reste de la conception du produit, l’image ne sera pas piquée. Que peut-on conclure de cette réflexion et que peut-on en projeter sur les choix de JVC dans le cas du DLA-X500 ?

Et bien, la chose est en définitive assez simple. Nous savons maintenant que l’e-Shift est en fait la superposition de deux images 1080p synchronisées à fréquence égale et décalées de un demi-pixel en horizontal et en vertical. Cela veut dire que l’e-Shift peut pleinement se satisfaire d’une optique optimisée pour la diffusion 1080p. Il n’est plus alors question d’optique de grande taille et très coûteuse ou ayant des performances partielles n’allant pas au bout des spécifications nécessaires.

L’e-Shift3, une ouverture vers le 4K

La grande nouveauté de l’e-Shift3, c’est une compatibilité 4k24p et UHD24/30/50/60 en entrée sous certaines conditions. Dans un tel cas, l’e-Shift3 n’aura pas à créer la trame 3840×2160. Le système passera directement à l’étape de création des trames 1080p complémentaires qui serviront au processeur optique lors de la superposition vers 3840×2160. Mais, dans ce cas, y a-t-il toujours un gain ? Aurons-nous de l’UHD meilleur que son équivalent 1080p ?

Pour y répondre, le test n’a pas été facile à réaliser, il a fallu utiliser un PC et télécharger des bandes-annonces de mêmes films respectivement en 4k et 1080p. Le matériel à disposition n’a permis de tester que certains signaux : 4k24, UHD24 et UHD30. À ce stade, il est déjà possible d’en tirer des conclusions.

4k24

4k30

Première chose, l’espace de couleur bascule en mode x.v.Color. Cet espace étendu sera plus proche des prérogatives DCI, mais attention le DLA-X500 ne dispose pas de gamut ni de filtre spécifique permettant de parfaitement respecter cette norme. Il faudra tabler sur les DLA-X700 et X900 pour en disposer. La température de couleur par défaut sera 6500K, alors qu’en DCI il convient d’ajuster l’échelle de gris en 6300K. Le PC identifie l’EDID comme pouvant accepter une fréquence maximum de 60 Hz, test non réalisé faute de compatibilité avec le PC utilisé durant ce test.

bureau 4k

Nous avons profité de ce test pour savoir si le DLA-X500 pouvait être utilisé comme diffuseur informatique dans une résolution 4k ou UHD. Très clairement, si le DLA-X500 affiche une image, il est évident qu’il ne pourra pas servir à cet exercice. Bien que l’on puisse lire le texte, il faut deviner l’intitulé de certaines icônes ce qui n’est pas des plus pratique. En comparaison, nous sommes en dessous du rendu d’un VPL-VW500ES, mais attention, car ce dernier n’est pas parfait non plus et du texte à l’échelle 4k ne se lira pas facilement aussi dans le cas su Sony. Cela dit, sur le Sony on peut afficher le bureau en 4K natif avec une qualité bien supérieure.

Il faut lancer un film pour véritablement évaluer le DLA-X500 dans le cadre d’une diffusion 4k ou UHD native. Nous avons donc passé la bande-annonce d’Elysium et de Interstellar en 4k puis en 1080p. Les vidéos seront lues simplement par VLC sans aucun ajout de filtres. Voici les captures qui résultent de ce test. La première est issue du film 4k et la suivante du film 1080p.

Cliquez pour comparer les screens

La différence ne va pas sauter aux yeux sur toutes les captures comparatives, mais la différence est bien là et le DLA-X500 assure le coup. Bien que sa diffusion UHD soit une simulation par wobulation, le gain d’une image native par rapport à un traitement complet d’une image identique, mais 1080p est bien présent.

Nous ne sommes pas face à une vraie image UHD bien entendu, mais toute fois le DLA-X500 arrive à souligner et mettre en évidence les différences de piqué entre les deux résolutions natives. Il faudra, cependant, assez de recul pour en apprécier pleinement les bienfaits. Trop pès, le travail de l’e-Shift est un peu visible. Si ce vidéoprojecteur fait un travail remarquable sur du 1080p, chose attendue compte tenu de son mode de fonctionnement, la restitution UHD même un peu en retrait d’un 4k ou UHD réel reste de très bonne facture. Le compromis parait plus qu’acceptable compte tenu du prix des concurrents directs. Le DLA-X500 sait donc diffuser du 4k et du UHD suffisamment bien pour profiter du gain apporté par ces résolutions.

Le JVC DLA-X500, un générateur de noir !

La principale attraction des vidéoprojecteurs JVC, depuis des années, c’est leur capacité à faire du noir. Il faut bien reconnaître qu’une belle image dépend beaucoup de la profondeur des noirs et des détails qu’y se trouve dans ces zones de l’image. Le DLA-X500 utilise trois éléments complémentaires afin d’arriver à délivrer des noirs profonds, non bouchés tout en respectant la dynamique de l’image.

Tout d’abord, ce vidéoprojecteur exploite des matrices et un système optique capable d’arriver à des performances de haut niveau. JVC annonce un rapport de contraste de 60.000:1. En condition, nous avons mesuré des scores tournants autour des 40.000:1 après calibrage. Le contraste ANSI est la valeur la plus importante. Elle indique la performance du vidéoprojecteur à reproduire le contraste intra-image, le noir dans l’image, et non  le noir affiché par une mire toute noire, ce qui n’a aucun intérêt pour juger des performances du vidéoprojecteur lors de la diffusion d’un film. Avant calibrage, nous avons mesuré un contraste ANSI de 325:1.

ansi avant cal

Après calibrage, le DLA-X500 perd un peu en performance, mais arrive presque à un score de 300:1. Ce score est certes très loin de performances affichées par les téléviseurs, mais excellent pour un vidéoprojecteur !

ansi post cal

La particularité des vidéoprojecteurs JVC série Xx00 est d’intégrer de nouveaux systèmes. Le premier est un système électronique qui porte le nom de Clear Black. Ce système va intervenir directement sur l’intensité lumineuse de l’image. Il aura pour résultat d’accentuer le contraste intra-image, mais aussi la perception de piqué. Le Clear Black dispose de trois positions :

OFF
clearblackoff

LOW cleanblacklow

HIGH clearblackhigh

La dernière arme dont dispose le DLA-X500, c’est un tout nouveau système d’iris dynamique. JVC annonce une performance pouvant atteindre les 600.000:1 de contraste on/off dynamique. Après calibrage et en situation, nous avons obtenu des mesures oscillantes entre 130 000:1 et 100 000:1. Ce score, bien que très éloigné des spécifications constructeur, est tout de même de très haut niveau.

irismenu

L’iris dynamique dispose de trois positions. Une position AUTO1 va chercher à optimiser le contraste, une position AUTO2 sera dédiée aux gradations de l’image et une position MANUAL pour laquelle l’iris dynamique sera désactivé et restera en position fixe. Le mode MANUAL ajoute une particularité. En effet, le DLA-X500 dispose d’une forte luminosité et suivant les intégrations l’iris en position ouverte laissera passer trop de lumière et nous serons bien au-delà des 14-16 fl préconisés.

Pour y remédier, L’iris du DLA-X500 gardera comme ouverture maximale le paramètre ajusté en mode MANUAL. Par exemple, dans le cadre de notre calibrage sur toile Cine-Screen Classic nous avons positionné l’iris à -5 et la lampe en mode bas afin d’être à 16 fl de puissance lumineuse réfléchie par l’écran. Lorsque nous repassons en mode AUTO, l’ouverture maximale de l’iris sera alors limitée à -5 et ainsi la puissance lumineuse ne dépassera pas les 16 fl que nous avons réglés au préalable. Cette particularité permet de conserver la cohérence de l’image en terme de dynamique et de gamma. En effet, après mesures nous avons constaté que l’iris dynamique du DLA-X500 ne va pas perturber le gamma Preset ou calibré.

Malgré toutes ces éloges, nous devons signaler un défaut dans la conception de cet iris. Alors que durant un film le problème ne se verra pas, nous avons perçu un pompage de lumière assez important dans les génériques de fin. Cela veut dire qu’en usage courant il pourra y avoir un rare pompage du moment qu’une image noire fait la transition avec des éléments et des objets lumineux. Ceci di, l’introduction de Pacific Rim rentrerait dans ce cas de figure et le défaut aurait dû se percevoir, or nous n’avons rien noté. Lors de ce test, seuls les génériques de fin sont touchés. Voici une simulation de ce que l’on observe :

iris1

iris2

iris3

La puissance lumineuse d’un vidéoprojecteur est aussi un indice de performance. Cela va déterminer la taille de l’image que l’on pourra projeter. Nous avons effectué quelques mesures sur l’écran Cine-Screen toile Classic de 194cm de base.

  • Color Temp High Bright / Lamp High / Iris max = > 30,15 fl : 836,5 Lumens
  • Lamp Low / Iris max = > 25,77 fl : 586,6 Lumens
  • Avant calibrage et après calibrage :
  • Color Temp Custom preset 6500K / Lamp Low / Iris -5 => 16 fl : 364 Lumens.

Afin de bien comprendre l’incidence de la position de l’iris sur la luminosité réfléchie par l’écran, je vous propose un tableau indiquant les mesures de FL à toutes les positions d’iris en mode lampe haut et bas.

varfl

Le tableau met en évidence un petit bug dans la gestion de l’iris. En effet, de -7 à -8 la valeur mesurée en lampe haut ou bas augmente alors qu’elle devrait baisser. Le DLA-X500 ne pourra pas prétendre à projeter des images de très grandes tailles, mais suivant son intégration il pourra subvenir à des demandes avoisinant les 3m pour un écran au format 1.78. Sur des tailles plus modestes, le DLA-X500 pourra aisément délivrer une image lumineuse assurant un visionnage confortable même avec la lampe en mode bas.

Performances 2D & 3D

Qualité d’affichage du JVC DLA-X500 en 2D

Pour cette partie du test, nous avons utilisé le lecteur OPPO BDP-93 en mode source direct. Ainsi, seules les performances du vidéoprojecteur seront mises en évidence. Le DLA-X500 sera mis en position de calibrage optimisé REC709, 6500K et gamma cible 2.2. La lampe restera en mode bas, l’Iris en AUTO 1 et Clear Black en position HIGH. La toile utilisée étant la transonore 3 France de 2,6 m de base, l’iris restera en position ouverte maximum pour délivrer 14 fl. Le MPC sera utilisé en mode AUTO avec les paramétrages optimisés présentés précédemment. La liaison se fera par câble HDMI Wireworld et transmetteur convertisseur Lumagen HDMI/RJ45.

After Earth :

Af1

After Earth est un film récent qui bénéficie d’un encodage de bonne facture présentant des couleurs saturées et un travail remarquable dans les scènes sombres qui regorgent de détails. Ce film permet, entre autres, de savoir si le DLA-X500 est assez bien équilibré malgré ses dispositifs visant à accroître et pousser les performances des noirs de manière « artificielle ». Le film ne ment pas et nous constatons avec satisfaction que le calibrage a fait son effet, car sur le point des noirs le DLA-X500 se comporte alors à merveille. Il va permettre la perception du moindre détail en zone sombre et ne bouchera pas les noirs tout en conservant le relief de l’image, ceci est possible surtout grâce au gamma équilibré du DLA-X500.

After Earth, malgré toutes ses qualités, n’est pas un film sans défauts. En effet, certaines scènes démontrent un léger bruit ou du grain. N’ayant vu ce film qu’en Bluray je ne saurai pas dire si ce fait est un choix volontaire de la production ou une conséquence de l’encodage du Bluray. Ce fait permet de noter une légère tendance du DLA-X500 à générer du bruit. Si l’image est plus fine et plus piquée que sur la génération précédente elle est aussi un peu plus bruitée.

Nous avions déjà vu ce phénomène lorsque JVC était passé à sa cinquième génération de panneaux D-ILA sur le DLA-X30. À cette époque, le problème était beaucoup plus prononcé. Je suppose que le passage à cette sixième génération de panneaux de taille 0,7 pouce en est la raison, ou une des raisons en tout cas. Il se peut aussi que le travail de l’électronique associé au MPC comprenne le bruit comme un élément à part entière de la structure de l’image et l’accentue. Il faudra contrôler les DLA-X700 et X900 pour savoir si ces deux modèles présentent aussi cette caractéristique. Il faudra donc se montrer prudent quant à la source et ses ajustements, rester léger sur les filtres de netteté afin d’évident de déjà accentuer le bruit et le marquage du grain en amont du vidéoprojecteur.

Oblivion :

ob2

Oblivion, et son image presque parfaite, démontre alors que le petit problème de bruit rencontré précédemment a quasiment disparu. Il apparaît évident que la source et la qualité du signal vidéo associé au DLA-X500 est un facteur déterminent quant à la qualité de l’image délivrée. C’est une constatation universelle chez JVC, car depuis le tout premier D-ILA que j’ai vu tourner, il y a plus de 15 ans, il fallait déjà utiliser le vidéoprojecteur avec une source de très haute qualité.

C’est avec ce genre de film que l’e-Shift3 et le MPC démontrent leur potentiel. Ici, la perception de l’image dépasse ce que l’on a l’habitude de voir en 1080p et on s’approche d’un rendu presque UHD. Bien entendu, la simulation e-Shift3 reste une simulation et Oblivion en natif 4k ou UHD diffusé dans ces définitions aura un tout autre rendu, plus détaillé, piqué et avec davantage de relief dans l’image.

Casino Royal

CR1

Il s’agit de la première version Bluray de ce film. Cette version est réputée pour avoir une image légèrement bruitée et un rendu plutôt cinéma argentique. Le DLA-X500 respecte la patine de l’image et ne va pas la dénaturer outre mesure. Le bruit et le grain à l’image n’est pas accentué de manière excessive et conserve cet aspect cinéma « Old-School ».

Monster Academy

MA2

Monster Academy est un film d’animation tout en texture. Le film ne joue pas sur une modélisation détaillée, mais sur un aspect texturé des personnages avec des couleurs vives et parfois assez réalistes pour ce genre de production. Le DLA-X500 ne rencontre pas de difficultés avec ce genre d’image et s’en sort haut la main.

Mononoke Hime (Princesse Mononoké) :

Mo1

Mononoke Hime est dorénavant un classique de l’animation nippone. Cette production des studios Ghibli bénéficie d’un mastering et d’un encodage Bluray irréprochable et permet de tester sans contrainte la capacité du DLA-X500 à reproduire des couleurs en aplat. Le respect des trames de couleurs et des textures à la gouache est irréprochable. Le DLA-X500 donne tout simplement l’impression que nous sommes en présence des celluloïds d’origines de ce film d’animation et non, face à une pellicule. La performance est ici exemplaire !

Les canons de Navarone :

Na1

Les Canons de Navarone est un film classique dont le Bluray présente toutes les caractéristiques des films de cette époque. Grain dans l’image, température de couleur chaude et manque de définition. Le DLA-X500 n’est pas un expert dans ce genre d’exercice et aura tendance à faire ressortir le grain et le bruit vidéo. Malgré tout, la performance est de très bon niveau, il est probable que des réglages vus à la baisse sur le MPC puissent améliorer les résultats avec ce genre de film.

Short Peace :

SP1

Je suppose que peu d’entre vous, chers amis lecteurs, savent de quoi il s’agit. Short Peace est un nouvel exercice collégial de film d’animation nippon. L’instigateur du projet n’est autre que Katsuhiro Otomo, le génial mangaka, réalisateur, Story Boarder et j’en passe à qui l’on doit le fabuleux film et manga AKIRA. Short Peace réunit plusieurs réalisateurs d’animation japonais qui vont réaliser à leur sauce un court métrage.

Otomo en est à sa quatrième expérience dans le genre et je dois dire que cet épisode est pas mal du tout. Je le conseille vivement aux passionnés de l’art de l’animation japonaise à condition d’accepter de regarder le film en pur japonais, car il n’existe malheureusement pas encore de version traduite. Ce Bluray fait parti des meilleures productions d’un point de vu qualitatif. La bande-son est encodée Dolby TrueHD 24 bits 96 kHz, un vrai plaisir pour les oreilles.

C’est surtout l’image qui nous intéresse. Chaque court métrage propose sa signature technique et va exploiter différentes méthodes proposant ainsi un vaste panel de type d’images. Le DLA-X500 démontre sa capacité à projeter du détail et à l’instar d’Oblivion le rendu est à s’y méprendre en vrai 4k. Le dernier plan du dernier court métrage, celui de la vue sur les ruines de Tokyo en est une belle illustration.

Pacific Rim :

PR3

Pacific Rim est un des nouveaux Bluray de démo technique. Image et jeu de lumière complexes, couleurs saturées, ce film bourré d’effets spéciaux est le test phare pour savoir si un vidéoprojecteur est capable de faire du noir tout en conservant la dynamique de l’image. Cet exercice est assez difficile pour les machines disposants d’un iris dynamique. Le DLA-X500 joue aussi sur un contraste natif élevé et d’autres dispositifs permettant d’accentuer la richesse d’une image composée d’éléments à la fois sombre et très lumineux. Le rendu est de tout premier ordre, le DLA-X500 démontre sa force et fait jamais ressentir de manque.

Elysium 4k :

Screen4k3

Nous avons effectué des tests 4k complémentaires à l’aide d’un autre PC. Le PC sera relié en direct sur le DLA-X500 par un câble HDMI Wireworld. Le DLA-X500 laissé par défaut dans son mode de fonctionnement 4k.

Si le gain par rapport à des Blurays exemplaires est ténu, il n’en demeure pas moins présent. La bande-annonce 4k d’Elysium n’est pas ce que l’on peut avoir de mieux en vidéo 4k. Je pense qu’avec une vidéo de meilleure qualité le rendu peut aller encore plus loin. Dans tous les cas, il restera une limite de performance, ce que nous avons identifié durant le visionnage du bureau Windows en UHD avec lequel les textes n’étaient parfaitement lisibles. Au final et malgré les contraintes, le gain demeure bien présent.

Les performances du JVC DLA-X500 en 3D

La gestion de la 3D reste un élément assez complexe. Par delà les performances que l’on peut constater de manière subjective, les performances colorimétriques restent difficiles à évaluer et à corriger. Armés de nos nouvelles sondes de mesures, il a été possible de travailler les profils 3D du DLA-X500. Nous avons pu constater qu’il est possible d’ajuster ce vidéoprojecteur pour en améliorer le rendu durant le visionnage d’un film en 3D. En avant-propos, je vous propose donc de suivre cette analyse et la correction qui en a découlé. Le calibrage se fera sur la toile 3S France de 2,6 m base. Nous avons fait ce choix pour des raisons de confort visuel (plus grande surface de toile). Passons aux analyses des différents profils colorimétriques dédiés à la 3D.

Le profil 3D Cinéma : Mesures sans puis avec les lunettes JVC.

3d cinema image 3D Cinema

3Dcinema lunette

Le profil 3D Vidéo : Mesures sans, puis avec les lunettes JVC.

3d video image 3D Video
3Dvideo lunette

Le profil 3D Animation : Mesures sans, puis avec les lunettes JVC.

3d animatiuon image 3D Animation

3Danimation lunette

Le profil 3D Stage : Mesures sans, puis avec les lunettes JVC.

3d stage image 3D Stage

3Dstage lunette

Le contrôle sans lunette de l’image obtenue avec chaque profil démontre que les modes 3D utilisent des ajustements compensatoires. En effet, leur rendu colorimétrique est trop éloigné des normes. L’apport des mesures avec lunettes ne permettra malheureusement pas d’évaluer précisément de quel ordre sont ces ajustements. Il est tout à fait possible de faire un calibrage sur la 3D, l’ajustement du gamut reste la difficulté qui nécessite l’usage de matériel parfaitement adapté dont nous ne disposons pas. Nous nous sommes donc concentré sur les autres aspects du calibrage : L’échelle de gris et le gamma. En guise de paramétrage de base, nous avons retenu : Gamut 3D Cinéma, Température de couleur 6500K, Gamma 2.4, Lampe bas *, IRIS AUTO1, ouverture maximum.

* Ce paramètre était assez limite et un usage de la lampe en mode haut a permis de gagner en confort visuel et en relief de l’image. Après expérimentation nous sommes repassés en mode lampe bas et nous avons ajouté du Crosstalk cancel. Voici le résultat obtenu après calibrage :

3D cal lunette

 

 

 

 

 

 

 

3Dcal5 3Dcal6

Passons aux ajustements 3D. Le DLA-X500 dispose d’un menu assez complet dédié à la gestion de la 3D. Une première option permet de sélectionner le mode 3D manuellement. Le mode automatique étant très performant il est conseillé de le sélectionner par préférence.

3Dmenu1

Le DLA-X500 propose deux ajustements pour la 3D. Le réglage de parallaxe servira à ajuster les effets de profondeur et de jaillissement. Le paramètre par défaut est déjà bon, il n’est pas conseillé de le manipuler. L’ajustement du crosstalk (diaphonie dont peut résulter le ghosting ou image dédoublée) est plus intéressant. Ce paramètre est assez efficace et surtout son action peut accentuer la luminosité de l’image. Dans notre test, nous l’avons augmenté de 4 points et laissé la lampe en mode bas. L’effet a été immédiat et a permis de gagner en effet de profondeur et de relief. Cette astuce pourra dans certains cas s’appliquer et permettra alors d’utiliser le DLA-X500 de manière silencieuse. Cela permettra aussi d’économiser de la durée de vie sur la lampe.

Nous avons visionné quelques films en 3D notamment Pacific Rim qui propose une 3D excellente. Le rendu 3D du DLA-X500 est très confortable, fluide même sans l’apport du CMD. Bien ajusté et calibré, le DLA-X500 a été capable de délivrer des images de très bonne facture malgré les contraintes liées à la technologie 3D active. Nous n’avons pas noté de problème de ghosting particulier. Compensé par les quelques réglages cités plus haut, le DLA-X500 délivre une 3D très efficace et surtout très démonstrative. Les différents plans se détachent comme il se doit pour affirmer les effets de profondeurs. Les jaillissements sans excès s’affichent sans problèmes et restent cohérents tout en assurant l’immersion recherchée par ces effets.

Les lunettes du kit JVC sont légères et assez confortables, dommage que le kit soit une option. Le DLA-X500 est un vidéoprojecteur très adapté à la 3D, il s’affiche alors comme un produit très polyvalent. En suivant, on trouve un  convertisseur 2D vers 3D à la volée.

3Dmenu2

Disons-le de suite, si cette option peut dépanner, elle n’est pas aussi efficace que cela. Au début on s’amuse un peu avec, pour vite s’en lasser. Déjà que pour avoir une belle expérience 3D avec des contenus 3D natifs de qualité, ce n’est pas simple, alors une conversion 2D/3D à la volée ne sera jamais performante. Quand on sait que les studios mettent plusieurs mois à réaliser ce genre de conversion pour obtenir de bons résultats, on a tout dit. Le convertisseur arrive à donner un résultat, mais l’image perd en définition. De plus, seul l’ajustement de parallaxe est alors disponible ce qui n’est pas suffisant pour améliorer correctement le rendu de la conversion 2D => 3D. Bref, nous ne conseillons pas l’usage de ce circuit de conversion.

Réflexions sur le Clear Motion Drive :

Le Clear Motion Drive (CMD) est le circuit d’interpolation de trame (appelé aussi compensation de mouvements) de JVC, permettant d’obtenir des mouvements plus fluides. Ce système a bien évolué au court du temps, intégration simple puis proposant plus de modes pour finir dans une version simplifiée avec des modes sélectionnés. On trouvera la gestion du CMD dans le premier menu du DLA-X500.

CMD

En guise de nouveauté le CMD peut s’activer sur la 3D et sur le 4k. Les modes disponibles se déclinent ainsi * :

  • OFF : interpolation CMD désactivée
  • LOW : Ce mode donne un effet plutôt naturel entre image plus fluide et douce et mouvement réaliste. L’impression que l’on a peut rappeler le rendu du PAL mode film dans lequel les 24 images seconde sont re-cadencé en 25 images seconde. Ce mode est le plus approprié pour regarder des films.
  • HIGH : Il s’agit du mode le plus élevé. Dans ce cas, l’image en mouvement sera ultra fluide et pourra avoir un certain effet caméscope. Ce mode pourra convenir aux émissions de TV (or séries filmées en mode film) et pourquoi pas des jeux vidéo.
  • INVERSE TELECINE : Ce mode intéressera ceux qui ont des DVD NTSC ou des Bluray 1080i60 encodés en mode film. L’Inverse Telecine ou IVTC est un mode de réorganisation des trames des vidéos 60i et 60p issues d’un enregistrement d’origine 24p. Il s’agit donc de retrouver la cadence film d’origine qui a été transformée en 60 im/s par procédé de 3:2 pulldown. Notez que dans le cas d’enregistrements en mode vidéo, ce procéder ne marche pas, car la cadence est alors bel et bien 60 images seconde. Sur des programmes en mode film convertis en 60 images secondes ce mode CMD permettra de retrouver la fluidité d’origine 24 im/s et nous débarrassera des micros saccades liées au 3:2 pulldown.

* les commentaires sur l’évaluation du ressenti des modes CMD sont des approches subjectives réservées à l’auteur. Chaque utilisateur aura son propre avis tant les systèmes visant à fluidifier une vidéo affichent des performances sujettes à la subjectivité et l’appréciation personnelle.

Je vous propose de visionner des vidéos tournées avec et sans les modes CMD :

  • CMD OFF :

  • CMD LOW :

  • CMD HIGH :

  • CMD Inverse Telecine :

Conclusion

Conclusion

Nous voilà enfin au terme de ce long test. J’espère que vous avez pris autant de plaisir à le lire que moi à le réaliser. Le DLA-X500 est une excellente surprise, même si tout n’est pas parfait (la perfection n’est toujours pas de ce monde), ce vidéoprojecteur s’inscrit parmi les meilleures références actuellement disponibles.

projoplafond

La colorimétrie de base a été bien améliorée et s’il faut tout de même la retravailler, un néophyte pourra bien s’en sortir en utilisant simplement les Presets disponibles. Très silencieux en mode lampe bas, un peu plus bruyant en mode lampe haut, le DLA-X500 sait se faire oublier durant un film. Sa présence et sa ventilation ne gêneront pas outre mesure. Dans notre environnement de test, le DLA-X500 se trouve à 1 m tout juste de nos têtes. Si le DLA-X500 avait été trop bruyant alors nous nous en serions bien rendu compte.

Une fois bien calibré et les filtres du MPC bien ajustés, le JVC DLA-X500 délivrera une image somptueuse capable de remplir aisément une toile jusqu’à 3m de base. Fort d’un piqué et d’une netteté améliorée ce vidéo projecteur ne va tarir en précision et arrivera malgré sa technologie e-Shift à permettre un visionnage des programmes 4k et UHD tout en profitant du gain apporté par ces nouveaux formats. En 2D le DLA-X500 fait parti des nouveaux champions, mais il place aussi la barre haute sur la 3D avec laquelle il sera capable de faire profiter pleinement de cette technologie. Profondeur de champ, relief et jaillissements seront au rendez-vous ! Nous lui accordons donc 5 étoiles en 2D et 5 étoiles en 3D, mais d’Award Reference pour la 3D perfectible par rapport aux DLP 3D, et le léger bruit vidéo. Cela dit, la 3D est bien meilleure que les années précédente !

Expérience Vidéo - 5 étoilesExpérience 3D - 5 étoiles

Nous remercions très chaleureusement Cinemotion pour le prêt du vidéoprojecteur JVC DLA-X500 en vente chez eux et sur leur boutique en ligne. Ils nous ont laissé tout le temps nécessaire pour évaluer cet appareil dans ses retranchements pour en tirer le meilleur.

  •             Qualité de finition / design :
  •             Luminosité :
  •             Profondeur des noirs :
  •             Dynamique de l’image :
  •             Colorimétrie une fois calibré :
  •             Qualité de l’image 1080p :
  •             Fluidité sur les contenus 1080/24p :
  •             Compensation de mouvement en 2D :
  •             Qualité de la 3D 1080p :
  •             Fluidité avec la 3D :
  •             Réglages, menus, fonctions :
  •             Qualité du traitement vidéo MPC :
  •             Facilité d’intégration :
  •             Rapport Qualité/Fonctions/Prix : 

Ce que j’ai aimé avec le JVC DLA-X500

  • Comme toujours, cette facilité d’intégration avec un Lens Shift motorisé vraiment au top !
  • La qualité de construction du châssis et de l’optique
  • Une colorimétrie facile à mettre en oeuvre
  • Des outils de correction colorimétrique efficaces et précis
  • Une nouvelle ergonomie plus logique et plus pratique
  • Un nouveau MPC pertinent entièrement paramétrable et performant
  • Une image superbe, très détaillée !
  • Une 3D très performante après ajustements
  • La compensation de mouvement fonctionnelle en 3D
  • La fluidité avec les contenus 24p natif excellente !
  • L’e-Shift3 compatible 4k et UHD

Ce que j’aurais aimé avec le JVC DLA-X500

  • Une meilleure télécommande, plus réactive, moins directionnelle
  • Un profil de couleur DCI (disponible sur les DLA-X700 et X900)
  • Un logiciel de calibrage compatible avec une sonde plus performante comme (au moins) la X-Rite i1 Display 3 (les Spyder ne sont pas des sondes dignes des vidéoprojecteurs JVC)
  • Un CMD avec plus d’options, je ne suis toujours pas convaincu par ces systèmes de compensation de mouvement.
  • Une image moins sensible aux bruits vidéos et fourmillements

29 commentaires

  1. avatar
    Jérôme /

    Merci, c’est peut être le test le plus complet que j’ai pu lire sur un video projecteur. A cause de ce test j’aurai surement un casus belli avec madame, je vais avoir du mal à ne pas craquer…

  2. avatar
    coronado /

    Alors la bravo, ça c’est du test!
    Désormais HDfever fait parti de ma TOP list, c’est le seul site francophone à y être. ;)

    Ce superbe test m’appelle quelques remarques:

    La comparaison entre le film 4k et sa version en 1080P est très intéressante mais je crois que vous annoncez que c’est grâce à l’Eshift.
    Il m’apparait que pour le savoir il aurait fallu le comparer avec et sans l’eshift. A mon avis le gain vient plus du master qui est en 4K que de l’eshift.

    Gros merci pour le test de l’Ansi, est-il prévu dans l’avenir d’en faire un avec 15-20% de blanc plus traditionnel pour un film? Même si c’est plus difficile de bien positionner le spectro.

    Dommage que vous n’avez pas utilisé de sonomètre à plusieurs endroits. Cela aurait pu être simple pour comparer avec les autres projecteurs.
    Dommage aussi qu’il n’y a pas de comparaison visuel ou même écrite de la part du testeur pour donner son avis sur tel ou tel critère par rapport à d’autres projecteurs concurrent.
    Vous l’avez fait pour le 4k et c’est très utile pour que nous permettre à nous lecteur de situer la performance.

    Merci pour les images plus grande qui nous permettent de voir par nous même.

    Une seule question: peut-on m’envoyer sur mon mail votre adresse mail pour faire un petit don via paypal?

    Encore bravo.

  3. avatar

    Encore moi, et encore sur la 3D:

    La parallaxe avance ou recule toute la scène, si vous gagnez en jaillissement vous perdez en profondeur, et inversement. Le VP n’invente pas ce qu’il y a derrière les objets, il ne peut donc pas augmenter le relief d’un film.

    Explication simple (parallaxe):
    http://www.lesnumeriques.com/legrandforum/avis/Ecrans-TV-Videoprojecteurs/crosstalk-videos-unique-sujet_6950_19.htm#t156179

    « L’effet a été immédiat et a permis de gagner en effet de profondeur et de relief. »
    En fait, ce que tu as gagné c’est la réduction du Crosstalk (par diminution du rétroéclairage ou/et de la luminosité), et donc la possibilité à ton cerveau de calculer le relief correctement. Le Crosstalk empêche ce calcul, mais en aucun cas tu n’as augmenté le relief du film.

    Relief = Séparation.

    Il y a deux séparations maxi:

    La profondeur d’environ 6,5cm (qui est votre écartement entre les yeux). Sur les films de cinéma, sur mon 55″, les lointains sont en général à 1cm de séparation, j’ai vu 3cm sur certaines très rares scènes…
    Au passage, pourrais-tu me donner la séparation du panneau rouge avec écriture jaune verticale, quand tu affiches avec ton VP stp?
    http://www.mediafire.com/view/p37evp1jrxufepv/3D.png

    Le jaillissement plusieurs dizaines de cm (en fonction de quel angle vous pouvez loucher).
    Moi je tiens à 75cm de séparation à 3 mètres de distance (plus ça devient trop flou)! Ce qui place l’objet à 20cm de moi
    À 1 mètre de distance, je tiens 25cm de séparation soit l’objet à 10cm de moi !!!
    Mais pour cela il faut absolument zéro crosstalk !!! Faisable même en blanc sur noir via les réglages du contraste à zéro de mon 55ES7000.

    Le test du Lapin serait vraiment le bien venu, au pire sur le forum en lien si tu veux pas qu’il soit affiché à tous sur le test. Parce que dire:
    « Nous n’avons pas noté de problème de ghosting particulier. »
    N’est pas très quantitatif…
    Il est « normal » de voir le lapin, aucun système 3D n’est parfait à ce jour, mais moins il apparait mieux c’est, il faut donc absolument ce test, car tester avec un film à faible relief (ils le sont tous excepté les documentaires IMAX 3D) on voit pas trop le Crosstalk, mais il faut aussi penser aux Gamers qui utilisent des séparations extrêmes et où le Crosstalk ruine absolument tout !

    Il peut aussi être intéressant de perdre en qualité d’image, afin de gagner en qualité de Crosstalk (les TV ayant souvent deux modes de réglages séparés 2D et 3D), en effet modifier la luminosité, le contraste, le rétroéclairage et le gamma peuvent améliorer énormément le visionnage du relief.

    Tester le Crosstalk facilement:
    http://www.lesnumeriques.com/legrandforum/avis/Ecrans-TV-Videoprojecteurs/crosstalk-videos-unique-sujet_6950_35.htm#t271280

    En tout cas, merci Nico pour ce test excellent (même si il manque encore un peu sur le relief).

  4. avatar

    @Dugom – Merci Dugom ;)

    Le test est de Jacko en fait, mais j’aurais dû lui parler du test du Lapin car c’est le plus intéressant que j’ai essayé (mieux que ces mires bidons utilisées dans certains tests), et c’est vrai qu’il manque ce protocole objectif pour le ghosting.

    Je vais en parler avec lui ;)

  5. avatar

    À pardon, j’ai pas pensé que ça pouvait être de quelqu’un d’autre, mes excuses.

  6. avatar

    @coronado – Merci Coronado ;)

    Le test n’est pas de moi, il est de Jacko, mais je me permet de répondre, : oui, tu as raison, le simple fait que le master soit 4K améliorer déjà l’image, même en « simple » affichage 1080p sans e-Shift. L’e-Shift a également son influence en plus du gain avec le Master 4K.

    Pour l’e-Shift, certains apprécient beaucoup son apport, d’autres le désactivent. Pour ça chacun ses goût. Il faut noter qu’en fonction du recul le rendu peut être plus ou moins appréciable.

  7. avatar

    Bonjour à tous !
    Merci pour les encouragements.

    Pour vous raconter ma petite vie j’ai réalisé ce test étant grippé … je suis d’ailleurs toujours en compagnie du gentil virus …
    Ce test a été fait sur plusieurs jours et totalise … ben je ne sais plus combien d’heures de mesures, calibrages (trois retenu au final, mais de nombreux essais ont été fait), films en 2D, 3D, balancer du 4K etc.

    Pour répondre.
    Le X500 fait parti de ces générations de JVC avec e-Shift.
    C’est le principal attrait du projo, l’utiliser sans serait une perte surtout que l’e-Shift3 est vraiment bien intégré.

    Pour restitué du 4k à partir d’un programme 4k l’e-shift est obligatoirement enclenché.
    J’ai donc pris la décision de faire un comparatif typique de mise en situation et de comparer le 4k et le 1080p avec e-Shift.

    Je discuterai avec Nicolas des choses à ajouter pour le prochain test.

  8. avatar

    Mon commentaire sera t il affiché?

  9. avatar

    Bonjour,
    J’ai une petite question, ici on parle de contraste intra-image à 300:1.
    Dans le test du Sony VPL-VW500ES on parle de contraste à 3650:1.
    Parle t-on du même contraste dans les même condition en intra-image? Ce serait alors une différence énorme.
    Si vous voulez bien m’éclairer ^^.
    Merci

  10. avatar

    Auteur du commentaire Dugom
    Mon commentaire sera t il affiché?

    Ha tient, bizarre, il a disparu 8-O

    Je regarde d’où ça vient ! Désolé

    Edit : c’est bon, toutes mes excuses, un bug :/

  11. avatar
    coronado /

    Don effectué ;) bon courage pour la suite.

    >Flo, 3650:1 sur le sony est un contraste On-OFF, image toute blanche suivie d’une image noire mais prise séparément. Le chiffre est plus gros mais ne représente en aucune manière ce que l’on voit à l’écran lors d’un film.

    EDIT: je rejoint Dugom sur la 3D, et confirme qu’il y a de plus en plus de joueurs sur projos.

  12. avatar

    @coronado
    Oki merci, j’avoue ne pas être pointu du tout sur les vidéoproj… :roll: Il faudrait un jour que je vois ça de mes propres yeux, et dans de bonnes conditions pour comparer à mon Pana ST50, je ne me rend pas compte.
    J’ai peur d’être déçu par rapport à un Plasma Pana… :-? :?:
    Je suis très regardant sur la profondeur des noirs, vivement les écran dépliable OLED de 2M50 de diagonale lol

  13. avatar
    Christophe /

    merci pour ce super test que j’attendais avec impatience et je pense ne pas regretter mon achat, livraison semaine pro en remplacement de mon X30.
    dommage que dans le test on ne parle pas de comparaison ou plutot d’association avec le lumagen radiance 2041. le X500 etant capable de recevoir et d’afficher un signal « 4K » provenant du radiance et donc de ton oppo 93 de test que ce soit en source direct ou qdeo activée pour cumuler l’ensemble des traitements.
    peutetre que tout ceci sera evoqué dans le test du 2041 que nous prepare Nicolas.
    merci pour tout ton travail Jacko et soigne toi bien :wink:

  14. avatar
    coronado /

    >Flo, les jvc ont un noir presque aussi bon qu’un plasma mais le contraste est plus faible par contre. Pour le videoprojecteur il faut une salle noir ou très sombre. Dans un salon clair, ce sera la déception assuré par rapport au plasma.

  15. avatar

    La problématique d’un projo est un peu plus complexe car il faut tenir compte de la toile de l’écran.
    Suivant le choix il sera possible d’avoir une meilleure dynamique de l’image, ou de meilleurs contrastes ou encore d’arriver à optimiser l’image dans un environnement non dédié.
    Cf notre dossier sur les toiles.

  16. avatar
    hot.dogs.mayo /

    bonjour
    je rejoins l avis de certains commentaires sur le fait de jouer sur un VP mais j ai une question plus globale sur la chaine audio / vidéo sur se sujet précis du jeu

    quel serait le décalage de temps entre ces 2 chaines ?

    1) console => ampli (off) => tv
    2) console => ampli (on et dsp) => VP
    sur un minecraft c est pas important mais un fps en multi là par contre ca peut pourrir une soirée

    car en laissant le son de la tv et en mettant mon yam sur le dsp standard il y a un très léger décalage alors qu il en néant en pure direct.
    merci pour un éclaircissement avisé

  17. avatar
    coronado /

    Effectivement, sur projo et même TV LCD, c’est un vrai problème en multi. Il y a bien sur le temps d’adressage des pixels à travers l’électronique qui génère ces délais.
    C’est le cas pour les moniteurs en informatique, d’où des écrans plus ou moins adapté pour les joueurs, sans pour autant égaler l’écran à tube sur, d’ailleurs beaucoup d’autres critères.

    Sur TV et projo on rajoute une couche avec des post traitement plus ou moins désactivable. (compensation de mouvement, contraste, mise à l’échelle etc)
    Un mode jeu est d’ailleurs présent chez certains constructeur qui désactive et optimise certains traitements.

    A mon avis il y à une carte à jouer auprès des testeurs, mais ça prends du temps et le temps c’est… :wink:

  18. avatar

    @coronado : merci pour ton don, c’est très rare les dons en France ! Ça fait plaisir ! :)

  19. avatar

    Un grand merci à Coronado !

  20. avatar

    @coronado – Merci pour ta réponse, de toute façon si j’investis je visionnerai les films uniquement dans le noir. Par contre sujet qui est peu souvent abordé, les noirs sur les plasma sont horribles en mode 3D avec l’augmentation de la luminosité générée… C’est le cas pour tout les support? (Plasma, LCD, Vidéoproj etc…) Visioné un gravity en 3D c’est bien, avec un espace aussi « noir » qu’en 2D ce serait mieux ^^.

  21. avatar
    coronado /

    Merci à vous de nous offrir des bons test, c’est tellement rare dans notre pays ;)

    @Flo: oui les niveaux de noirs montent plus ou moins proportionnellement avec la luminosité sur toutes les technologies et malheureusement presque de manière égale, pas de gagnant.
    Peut être JVC, mais la lampe prend cher en 3D.

  22. avatar
    Flo /

    @coronado – Merci :-D
    Dommage :-?
    OLED mon espoir ce fait attendre :roll:

  23. avatar

    Salut Nicolas,

    Bravo pour ce test, toujours aussi réussi.
    Je suis aussi de la famille depuis quelques jours.
    Je viens juste d’installer mon nouveau X700.

    Je suis particulièrement surpris par le gain apporté par ce modèle comparé au X75.
    C’est une vrai réussite à tous les niveaux, comme cela a été dit.

    Par contre, je noté un problème très gênant pour la projection 3D en VSTRECH (zoom anamorphique A dans le menu).
    J’utilise une lentille pour la proj 2:35 à hauteur constante (que je veux conserver).
    Lorsqu’on bascule en mode anamorphique A en 3D, l’image présente des « distorsions » très bizarres (et très visibles) sur les séquences rapides.
    Un peu comme un problème de synchro avec les lunette 3D.
    Impossible de regarder plus de 2 minutes !!!
    Ce probleme n’apparait pas en Mode Anam. B ou en 2D.
    Je suis très étonné que personne n’en ait parlé depuis la sortie de cette série !
    As-tu constaté ce problème lors de tes tests ?
    Même si tu n’as pas de lentille, il suffit de lire un film en 3D et de basculer dans ce mode pour comprendre.
    En cherchant bien, je suis tombé sur ce lien ou un autre utilisateur en parle :
    http://www.avsforum.com/forum/24-digital-hi-end-projectors-3-000-usd-msrp/1510259-jvc-dla-x500-dla-x700-dla-x900-rs49-rs57-rs67-hdmi-problems-12.html
    (en bas de page)

    PS:
    J’ai encore le firmware 12.10 car je n’ai pas encore le cable USB-Serie qui va bien pour faire les majs.

    Si tua as une maj plus récente, sais-tu si ce bug a été réglé depuis ?
    Ce serait une très bonne nouvelle car c’est très pénalisant (et inadmissible étant donné la sortie de cette série n’est plus très récente)

    Merci à toi,

    Alain.

  24. avatar
    christian /

    Bonjour
    Je possede deja 2 paires de lunettes 3D pour DLP fonctionnent elles avec ce videoprojecteur
    Merci

  25. avatar

    @christian – Bonjour,

    non, ce n’est pas un DLP, c’est un TriLCD avec lunettes 3D RF.

  26. avatar

    Bonsoir Nicolas
    Questions, stp. Si je devais m’acheter un vidéoprojecteur 4K, peut-on obtenir une qualité similaire voir quasi similaire sur un mur blanc nu comparer à une toile spécifique ??
    Et enfin, pourrais-tu me donner quelques références avec des prix raisonnables mais de qualité surtout ?? Bonne continuation !

  27. avatar
    Pierre /

    Dans les jeux il est à la ramasse complète (130ms), c’est un FAUX 4k, le prix demandé, autant se dirriger vers le Sony VW500ES mais bon le prix freine les ardeurs.

  28. avatar
    Bug /

    360w …lol vivement le laser.

  29. avatar
    andre /

    bjr je je voudrais acheter un projecteur jvc x 500 pour remplacer mon optoma dlp mais j ai eu des( lcd ) avec des soucis de pixels mortes le probleme est il resolu ?? merci pour votre reponse cdlt

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