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Test Anthem MRX-510 et MRX-710 : deux amplis qui vont droit au but !

MRX710_front_webVoilà deux ans qu’on me demande assez régulièrement pourquoi je n’avais pas testé les amplificateur Anthem sur HDfever. Avec la sortie des nouveaux modèles MRX310, MRX510 et MRX710, c’est l’occasion de rattraper une lacune. Il se trouve que Jacko s’est fait prêter un Anthem MRX 710 par Easylounge, et moi-même un MRX-510 de la part de Passion Home Cinéma. Nous les remercions très chaleureusement pour ces efforts de prêts qui nous permettent aujourd’hui de vous proposer deux un compte rendu très complet après plusieurs semaines passées en compagnie de ces amplificateurs home cinéma un peu à part.

Effectivement, les amplificateurs Anthem se concentrent sur l’essentiel de ce que l’on demande à un amplificateur : proposer une préamplification de qualité avec une excellente correction acoustique et une amplification musclée et puis c’est tout ! Pas de compatibilité DLNA, ni multimédia, ni de services internet, ni d’AirPlay. Cela pourra en étonner certains à l’heure du tout dématérialisé, mais c’est un concept qui intéresse beaucoup de puristes, surtout que de nos jours de nombreux lecteurs Blu-ray proposent déjà ces fonctions. Encore faut-il que le parie soit réussi et ces fameux Anthem se démarquent vraiment du lot pour justifier leur prix élevé et l’absence de fonctionnalités par rapport à la concurrence. La réponse dans notre test et un grand merci à Jacko pour sa participation et son travail !

Présentation

Présentation des Anthem MRX510 et MRX710

Anthem MRX 510

Anthem MRX 510

Si les amplificateurs Anthem ne disposent pas de fonctionnalités réseau ou multimédia, en revanche le packaging a vraiment été soigné par le fabricant. Quel plaisir de recevoir un vrai amplificateur avec tout ce qu’il faut pour une mise en œuvre au top ! En effet, si on se fie aux données techniques, lorsqu’on réceptionne un MRX on s’étonne un peu de la taille du carton !

En ouvrant le carton on se rend vite compte du pourquoi avec ce fameux kit ARC-1M assez imposant, et fourni avec un pied et tous les câbles nécessaires. Que ce soit le MRX510 ou le MRX710, en dehors de la petite différence de poids, on retrouve exactement les mêmes amplis et accessoires, le tout très bien emballé, gage de sécurité lors des transports, avec de bonnes grosses protections en polystyrène.

Le kit ARC subit le même traitement et va contribuer à ajouter une barrière anti-choc supplémentaire. Tout est parfaitement calé, du classique, mais ce n’est malheureusement pas si fréquent que ça chez les constructeurs qui cherchent de plus en plus à faire des économies, même sur l’emballage et les accessoires. À l’ouverture du carton, on se rend vite compte du sérieux du produit que l’on a entre les mains.

MRX710_box

En revanche, en dehors du kit ARC-1M, il n’y a rien d’exceptionnel. On aura un kit antenne pour pouvoir utiliser le tuner, les manuels utilisateur en anglais et en français, un câble d’alimentation IEC, un câble de rallonge USB, une télécommande un peu cheap mais très ergonomique avec une bonne prise en main et évidemment deux piles.

MRX710_accessoires

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La télécommande est très basique, mais a tout de même le gros avantage d’être rétroéclairée, et ça aussi, c’est malheureusement trop rare, donc à souligner ! Elle s’inscrit dans la même logique que l’ergonomie et la conception des nouveaux MRX, une simplicité d’utilisation qui va à l’essentiel. Elle permet d’accéder facilement aux fonctions et menus du MRX710. Certaines fonctions sont exclusivement accessibles par la télécommande. Cette intégration est bien pensée, car il s’agit de fonctions que l’on ajuste en général à la volée durant une écoute, mais attention de ne pas perdre ou casser la télécommande !

Parmi ces fonctions nous trouvons un ajustement des basses par la touche BASS, le niveau des aigus par la touche TREB, la balance droite gauche par la touche BAL et un Trim de niveau par enceinte, touche LEVEL. L’ajustement BASS n’aura pas d’influence sur les ajustements du canal de grave et ne perturbera pas le calibrage du système ni sa correction. C’est un élément très important, car en aucun cas un ajustement de tonalité ne doit perturber la logique de gestion des basses fréquences (crossover et gestion du canal LFE).

La fonction LEVEL ne va pas intervenir sur les niveaux obtenus par le calibrage de l’ARC2, elle est exclusivement faite pour intervenir durant une écoute pour équilibrer la sensation que l’on a durant une écoute précise. Une petite critique quant à l’emplacement du bouton de rétroéclairage qui n’est pas au meilleur endroit. Nous aurions préféré un positionnement plus en retrait à une extrémité ou sur un des flans de la télécommande, ce genre d’emplacement est plus simple à trouver. Ce n’est qu’un simple détail, car avec un peu de pratique on s’y habitue très vite et on trouve aisément ses repères.

Anthem MRX 710

Anthem MRX 710

Pour sa nouvelle génération d’amplificateurs Home Cinéma, Anthem a décidé de changer le design de l’aspect extérieur. L’ancienne façade très lourdement chargée en boutons laisse place à une nouvelle approche épurée et minimaliste avec un superbe revêtement sur le capot qui offre un aspect très classe, du moins à notre goût. La façade est plutôt épaisse et inspire la robustesse avec une surface aluminium brossé.

L’intégration des touches est beaucoup plus sobre et leur nombre revu à la baisse. Ce changement n’aura pas d’incidence sur l’utilisation de l’ampli, bien au contraire. Ces amplificateurs Home Cinéma proposent une intégration thématique des touches en façade, ainsi il sera possible d’accéder à tout très facilement sans aucune limitation. Une ergonomie simple et efficace !

RMX710_headset_jack

La petite trappe cache se baisse, et n’est pas amovibles comme sur certains amplis. Elle renferme la sortie casque et l’entrée HDMI en façade. Une entrée Coaxial ou Optique aurait été également bienvenue… Évidemment, en l’absence de gestion iPad, ou multimédia audio, pas d’entre USB en façade. Cela dit, Anthem propose une entrée USB à l’arrière pour faire els mises à jour. Elle est difficilement accessible, mais bon, ce n’est pas tous les jours que l’on met à jour le firmware. Cependant, signalons tout de même que la ralonge USB, fournie, permet d’avoir le connecteur à disposition, mais ça rajoute du câble… Il s’agit d’une des évolutions de cette nouvelle série MRX. En effet l’ancienne génération se mettait à jour par le port série RS232 ce qui n’était pas très pratique et il fallait pour la plus part des cas ajouter un convertisseur USB/RS232. Bien entendu tous les convertisseurs ne faisaient pas l’affaire ^^

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L’arrière du MRX710 est assez complet pour un amplificateur Home Cinéma intégré, et identique sur le MRX510. À vrai dire, l’absence la plus remarquée et celle d’une entrée analogique 7.1 qui aurait permis d’attaquer directement l’amplification depuis un lecteur universel comme les OPPO ou les Cambridge, surtout pour écouter la musique multicanal, et d’autant plus pour le SA-CD, car les Anthem ne sont pas compatibles DSD. En dehors de cette absence, l’essentiel est présent, et on apprécie surtout la présence d’une PreOut 7.1 qui permet d’utiliser la préamplification des Anthem et donc leur système ARC avec un amplificateur de puissance plus qualitatif que leur amplification intégrée. Cette sortie PreOut 7.1 est configurable. En effet, il est possible de paramétrer les sorties arrière pour piloter la zone 2 ou être utilisé en bi-amplification des enceintes principales. On retrouve la même possibilité sur les borniers d’amplification, la gestion de cette option est asservie aux deux, ce qui est assez logique.

Nous disposons également de 7 entrées HDMI, donc 8 au total en comptabilisant celle en façade et de 2 sorties HDMI compatibles ARC (retour de canal audio). Là aussi, c’est assez rare, beaucoup d’amplis ne proposent qu’une seule sortie ARC, mais au regard de l’instabilité de l’ARC sur les Anthem comme beaucoup d’autres amplis, on déchante vite ! Notez que l’entrée HDMI 1 est la seule qui pourra assurer la compatibilité 4k x 2k Passthrough (sans traitement vidéo donc), nous verrons dans l’analyse technique que cette entrée est pilotée séparément des autres.

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La connectique du tuner est assez classique avec une prise antenne AM et une FM. Viennent ensuite 5 paires de RCA stéréo pour la connexion en analogique, la sortie REC OUT pour effectuer les enregistrements et la sortie ZONE 2. Également présent, 3 entrées Optique, 2 Coaxial, et même 1 sortie Coaxial et Optique pour connecter un DAC externe par exemple. À proximité se trouvent une entrée vidéo composite et deux entrées YUV de quoi assurer l’intégration et la compatibilité d’appareils d’ancienne génération. Les entrées vidéo analogiques seront traitées par le processeur vidéo du MRX710 et transiteront vers les sorties HDMI, avec donc un désentrelacement (1080i/p).

Une mise à la terre est disponible et pourra éventuellement servir en cas de problème d’isolement ou de boucle de masse. Une entrée/sortir IR et un Trigger 12v permettent de faciliter l’intégration du MRX710 et MRX510. encore une bonne nouvelle pour ceux qui désireraient placer un bloc de puissance en PreOut. Une prise série RS232 est disponible et permettra un pilotage complet du MRX710, fonction utile pour une intégration, par exemple Crestron ou AMX.  Pour finir le tour du propriétaire, on trouve la prise réseau RJ45 qui sera utilisée pour mettre en œuvre l’ARC2 et qui peut aussi servir de pilotage IP du MRX710 ou MRX510. Il s’agit donc d’une deuxième alternative pouvant subvenir aux besoins d’une intégration complète dans un système évolué.

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De prime abord, ces deux amplis Home Cinéma ont une conception rationnelle et allant à l’essentiel. Ils ne proposent pas de services supplémentaires comme une compatibilité DLNA pour lire les musiques stockées sur un NAS ou un ordinateur, ni d’accès aux Webradios (peut être ce qui manque el plus), ni aucun service de musique à la demande, ou compatibilité AirPlay, Wi-Fi, bref, rien ! Autant le dire de suite, le traitement vidéo est également « on ne peut plus basique » !

Anthem vise une prestation véritablement centrée vers un objectif bien précis et ne s’encombre pas de fonctions annexes qui de toute façon pourront être assurées par des produits dédiés, en général bien plus performants que les solutions d’appoint proposées par les intégrés Home Cinéma de la concurrence. Cependant, il faut tout de même avouer que l’accès aux Webradios est assez rare sur les lecteurs Blu-ray ou multimédia…

Aperçu de la conception interne des MRX510 et MRX710

Nous avons donc ouvert les deux bêtes afin d’observer la conception de son électronique. Inutile d’en faire un examen minutieux, mais c’est toujours intéressant de comprendre ce qu’à voulu proposer un fabricant et le soin qu’il a apporté à cette conception. On reste assez loin des alimentations et amplifications des amplis les plus huppés comme chez NAD ou Arcam, mais tout de même, c’est déjà beaucoup mieux que la plupart des amplis « grand-public ». Notez qu’en dehors du transformateur et des modules d’amplifications, la conception du MRX510 est identique à celle du MRX710. La seule vraie différence vient de la présence d’un transformateur torique sur ce dernier, contre un transformateur IEC sur le MRX510. En revanche, contrairement à ce que l’on a pu lire, les deux amplis disposent bien d’une alimentation linéaire en charge des sections préampli, ampli de puissance et circuit analogique (seul le circuit numérique est confié à une alimentation à découpage).

Lorsque le capot est enlevé nous constatons une construction multi carte et multi alimentation. En effet les MRX sont constitués de cartes en façade servant à piloter les différentes fonctions et l’afficheur LCD. La carte arrière supérieure est dédiée au processeur, DAC et aux circuits vidéo. Dessous, on trouve la carte de gestion des entrées audio analogique, des connexions audio SPDIF et des entrées vidéo analogique.

La carte du bas contient l’électronique des modules d’amplification et de la sortie préamplificatrice 7.1. D’autres cartes viennent en renfort et assurent le pilotage des entrées et sorties de communication. Quant aux fonctions radio AM/FM, elles sont assurées par un boitier tuner OEM de bonne facture, mais assez ordinaire.

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Une observation plus détaillée va nous permettre de découvrir davantage la philosophie de conception du MRX710. Commençons par les alimentations. Les deux amplis utilisent deux types d’alimentations dédiées à différents aspects de fonctionnement de la machine. Tout d’abord, nous notons la présence d’une alimentation à découpage. Cette alimentation sera dédiée aux différentes fonctions et aux circuits numériques. C’est un cas de figure assez classique. La deuxième alimentation cette fois-ci linéaire (voire photo ci-dessus). Sur le MRX710, elle est soutenue par un gros transformateur torique encapsulé dans une enceinte de blindage afin d’éviter que tout rayonnement ne vienne perturber le bon fonctionnement des électroniques sensibles à ce genre de problèmes comme les DSP et les processeurs vidéo (sur le MRX510 c’est donc un gros transfo IEC de forte capacité).

Ces deux gros transformateurs possèdent deux sorties. Une sortie est piquée sur la carte intermédiaire en charge des entrées analogiques. On y trouve un pont de diode et un régulateur et des condensateurs de petite taille qui assurent le filtrage. La deuxième sortie va se charger de l’amplification et de la sortie préampli.

Il n’a pas été possible de tout observer. Pour ce faire, il aurait été obligatoire de démonter la quasi-intégralité des amplis. N’ayant pas la brochure technique de l’appareil, nous avons préféré ne pas prendre de risque dans cette opération. Cependant, il a été possible de dénicher les deux gros condensateurs en charge de la réserve de puissance des modules d’amplification. Nous n’avons pas vu l’inscription de puissance, mais au vu de la taille, il s’agit de condensateurs assurant une bonne réserve de puissance.

MRX710_LPS_Caps

Les modules d’amplification sont construits sur deux cartes. Une carte à la verticale et une autre en prise directe sur le système de dissipation thermique sur lequel sont fixé les transistors d’amplification.

Les transistors de chaque module d’amplification sont organisés en paire complémentaire. Il s’agit de transistor de marque Sanken, de type bipolaire de référence respective B1647 et D2560. Ces transistors sont conçus pour fonctionner en paire complémentaire, le B1647 est en charge du signal négatif et le D2560 en charge du signal positif. En terme de puissance, ces transistors peuvent pousser à 130 watts, les 120 watts maximums du MRX710 seront assurés sans aucun problème.

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Cette amplification est l’élément qui va générer le plus de chaleur, surtout sur le MRX-710. Pour assurer, une bonne dissipation thermique Anthem a choisi un procédé assez intéressant que l’on retrouve parfois sur du matériel professionnel et que l’on a déjà pu voir chez Cambridge Audio en plus évolué. La dissipation thermique est assurée par un tunnel d’extraction. Ce tunnel en aluminium sert à canaliser la chaleur en son sein.

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La face intérieure asservie aux transistors ajoute des ailettes qui vont accroître le facteur d’absorption calorifique. Une des extrémités du tunnel est ouverte alors que l’autre est pourvue d’un ventilateur de gros diamètre. Ce ventilateur servira à assurer la circulation d’air dans le tunnel et optimiser ainsi l’extraction de chaleur.

Ce système est très efficace, durant nos essais même les plus rudes, même le MRX710 n’est pas devenu trop chaud. En revanche, dès que le ventilateur se met en route, il est assez audible. Pas dérangeant du tout si vous regardez un film avec un bon volume, mais le soir à bas volume c’est une autre histoire ! C’est sûrement l’ampli HC intégré « grand public  » le plus bruyant que l’on est testé jusqu’ici.

MRX710_cooling2

Un des aspects les plus importants de ces deux amplis, c’est le décodage audio et la gestion HDMI. Il est évident qu’un amplificateur Home Cinéma doit fournir un bon décodage et traitement des différents formats audio, mais il lui faut aussi être stable et performant au niveau de la gestion des liaisons HDMI.

MRX710_processor_board

Les MRX510 et MRX710 utilisent plusieurs processeurs. Au cœur de la carte processing se trouve un processeur Analog Devices ADV7850. Tout va transiter par ce processeur qui aura aussi la charge de centraliser et traiter les flux vidéo. Le ADV7850 est capable de gérer jusqu’à quatre entrées HDMI. Pour arriver à regrouper les huit entrées du MRX710, le ADV7850 sera aidé par deux chipsets Analog Devices ADV3002.

Les pistes de la PCB indiquent un montage assez ingénieux. Chaque ADV3002 va centraliser trois entrées HDMI qui seront alors redistribuées à un des quatre ports HDMI du ADV7850. Ainsi, les six entrées HDMI de la N°2 à la N°7 n’utilisent que deux ports du ADV7850. Les entrées analogiques et la prise HDMI en façade sont gérées en amont et reliées à un troisième port HDMI et le port d’entrées analogiques du ADV7850.

Le dernier port HDMI disponible de l’ADV7850 est dédié à l’entrée HDMI 1 compatible 4K x 2K. Le port de sortie HDMI de l’ADV7850 part vers un splitter HDMI installé sous un radiateur de dissipation thermique qui pilotera les deux sorties HDMI. Comme le processeur ADV7850 est équipé en Xpressview la sélection des entrées est rapide et stable ce qui offre un usage très confortable. Le ADV7850 aura aussi la charge d’appliquer tous les processings vidéo, désentrelacements et mise à l’échelle jusqu’à 2160p24.

Il faudra cependant une bonne compatibilité entre appareils et un EDID fiable, car les Anthem MRX ne proposent pratiquement aucune option à ce niveau, aucun traitement vidéo paramétrable, mais plutôt entièrement automatique. Si par malchance les appareils communiquaient mal entre eux certains formats de sortie se retrouveront verrouillés.

Le DSP est un Cirrus Logic CS49834A-CQZ. Il s’agit d’un DSP dual core 32 bits capable de décoder tous les codecs Home Cinéma existants (DTS et Dolby avec leurs versions HD évidemment).

MRX710_DSP

Les MRX n’utilisent pas une architecture multi DAC. Anthem a opté pour l’utilisation d’un seul DAC capable de décoder les huit canaux nécessaires. Le constructeur reste chez Cirrus Logic et intègre un DAC CS42528. Ce DAC travaille en 24 bits jusqu’à une fréquence d’échantillonnage de 192 kHz. La fiche constructeur indique des caractéristiques de hautes performances avec une gamme dynamique annoncée à 114 dB pour un THD+N de -100 dB. Entre les données constructeurs et la réalité il y a souvent de grandes différences, donc nous allons mesurer ce décodage pour en savoir plus (cf chapitre mesures audio).

MRX710_DAC

La carte intermédiaire des entrées et sorties analogiques, numériques et YUV.

Côté sécurité le MRX710 est assez bien fourni, il dispose d’un fusible attenant à l’entrée IEC et de sondes thermiques.

Interface (OSD]

Interface (OSD) des amplis Athem MRX510 et MRX710

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Là aussi, l’interface (OSD) des deux amplificateurs est strictement identique. Comme déjà explicités, les amplificateurs Anthem MRX510 et MRX710 vont droit à l’essentiel. L’interface est donc assez simple, surtout que la correction acoustique ARC se gère depuis un ordinateur et que le processing vidéo est très basique. Cela dit, cette interface est tout de même bien structurée, claire, simple et plutôt agréable visuellement et d’utilisation, même s’il n’y a aucun graphisme qui aurait pu apporter un peu plus de fun.Voyons pas à pas ce qu’Anthem nous propose …

La première page du menu se présente un peu comme un index, très classique sur ce genre d’appareil. Il est possible de sélectionner la fonctionnalité que l’on veut consulter et y aller directement. Le petit indicateur en bas à droite du menu déroulant permet de savoir si il existe d’autres options en bas de page qui ne sont pas affichées. La première page d’entrée nous invite à paramétrer les sorties HDMI du MRX710. Nous trouvons une gestion du DeepColor présentant deux options, un mode Automatique et un mode forcé 8 bits. Chaque sortie est indépendante. Nous verrons plus en détail ces éléments dans la partie test vidéo.

Il est possible de modifier chaque sortie HDMI avec la possibilité de sortir la vidéo via une seule sortie ou les deux en simultanée. Le mode par défaut est Auto, dans ce mode les deux sorties HDMI du MRX710 seront actives. La gestion de l’EDID sera alors dynamique, c’est-à-dire que l’ampli va interroger les deux diffuseurs et gérer automatiquement les compatibilités et faire en sorte que les deux diffuseurs puissent fonctionner en même temps. C’est une approche classique.

Il est possible de sélectionner manuellement la sortie HDMI. Dans ce mode le diffuseur branché à la sortie HDMI sélectionnée va imposer les compatibilités d’EDID indépendamment de l’autre sortie HDMI. Cette possibilité peut permettre de résoudre des problèmes de compatibilité ou de verrouillage si l’un des diffuseurs pose des limites comme l’absence de compatibilité 3D.

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On pourra également opter pour le mode Passthrought ou activer le Processing vidéo en sortie. Nous aborderons cette partie plus loin dans le test avec des mesures du signal vidéo en sortie afin de juger de l’influence et du respect de l’intégrité du circuit vidéo de ces deux amplis Anthem en mode Passthrough.

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La dernière fonction de cette page concerne l’affichage des opérations effectuées sur l’ampli. Il s’agit d’un duplicata des informations affichées sur l’écran LCD du MRX710 ou MRX510. Il est possible de les afficher aussi à l’image ou de supprimer cet affichage. La page suivante est la première étape des paramétrages d’écoute du MRX710.

Voici donc l’une des particularités de cet amplificateur Home Cinéma. Nous disposons de deux profils de configuration, Config 1 et Config 2. Ces deux profils sont totalement autonomes et se retrouve dans tous les paramètres audio du MRX710. Il est alors possible d’envisager deux modes d’écoute bien distincts que l’on pourra différencier suivant l’état de l’environnement d’écoute ou la nature des écoutes audio (Home Cinéma ou hifi par exemple).

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Sur cette page nous trouvons la traditionnelle sélection des enceintes qui permet de valider leur présence et donc d’opter pour une config 7.1, 5.1, 5.1 + biamplification, 4.0, 3.0, 3.1, 2.0, 2.1, bref, tout est possible). Nous pouvons aussi donner un nom à la configuration sélectionnée.

La gestion des enceintes par le MRX710 se fait automatiquement durant le calibrage ARC. Si des enceintes sont absentes alors l’ampli appliquera automatiquement le downmix correspondant. Par exemple si la centrale est manquante, le canal central sera redirigé et remixé sur les enceintes Frontales. Si les enceintes surrounds back sont manquantes alors le MRX710 se servira des enceintes surrounds latérales pour reproduire les signaux des bandes-son 7.1.
Ainsi de suite jusqu’à un extrême dans lequel nous n’aurions que les enceintes frontales, l’ampli fera un downmix stéréo des pistes 5.1, 7.1 ou autres. Ainsi quelque soit le nombre d’enceintes du système l’ampli Anthem est capable de restituer l’ensemble des canaux de la bande-son. En test nous avons noté que ces amplis proposaient un downmix très efficace en conservant toute la cohérence de la bande-son.

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La gestion du Back Amp permet aux MRX710 et MRX510 d’avoir plusieurs modes d’intégration en terme de répartition de son amplification. En effet il est possible de réattribuer les canaux arrière (surround back).

  • Soit le mode est classique en 7.1, dans ce cas les canaux d’amplification arrière seront en charge des surrounds back (arrière). Il est possible de transformer une piste 5.1 en 7.1, évidemment, grâce au mode Prologic IIx.
  • Soit le mode est Zone 2, dans ce cas l’ampli sera utilisé en 5.1 dans sa zone principale et en stéréo dans une deuxième zone, la dite zone 2, sans avoir besoin d’un autre amplificateur stéréo dans l’autre pièce (ce que nécessite la Zone 2 en sorte RCA).
  • Soit le mode sera une bi-amplification des enceintes principales. Ce mode est très intéressant dans le cas d’usage d’enceintes frontales droite et gauche de grande taille gourmandes en puissance. En effet, deux canaux d’amplification sont alors attribués à chaque enceinte Frontale et sur ces amplis, l’apport est conséquent !
  • En revanche, en l’absence de mode Prologic IIz, il n’est pas  possible d’alimenter des enceintes Front High placées en hauteur au-dessus des Frontales comme le proposent beaucoup d’amplis concurrents. Ni d’enceintes Front Wide d’ailleurs (ce qui nécessite un mode DSX). Dommage !

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La page suivante s’intéresse à la gestion des basses, le fameux Bass Management. Sur ces amplis, cet élément est entièrement asservi à la correction ARC, nous y reviendrons plus tard. Le Bass Management est assez performant et offre une souplesse intéressante. Le Crossover de chaque groupe d’enceintes est indépendant et peut s’ajuster par pas de 10 Hz. En clair, il est possible d’opter pour une coupure différente sur les Frontales que sur la Centrale et les Surround. C’est avec l’ARC que ce Bass Managementsera le plus efficace dans sa mise en oeuvre les deux éléments étant totalement intégré.

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La page Listener Position permet d’ajuster les distances des enceintes par rapport au point d’écoute. Il s’agit d’un paramètre indépendant de l’ARC et doit s’ajuster manuellement avant ou après le calibrage. Il ne faut pas oublier cette étape, car le paramètre des distances permet au MRX710 de gérer les retards (délais) des enceintes et d’assurer la cohérence temporelle de l’image sonore dans l’espace d’écoute. A nouveau, nous disposons d’une possibilité de paramétrer indépendamment l’une des deux configurations. Il est possible de sélectionner l’unité de mesure en pied ou en mètre. Malheureusement, la précision restera celle indexée sur le pied, certains appareils du marché permettent d’ajuster les distances des enceintes avec une échelle bien plus précise. Cela dit l’incidence sur les délais calculés est relativement faible.

La page suivante va permettre d’ajuster les niveaux des enceintes. Ce paramètre est automatiquement ajusté par l’ARC. Vous pouvez toutefois les faire manuellement ou les vérifier à l’aide d’un décibel-mètre.

La page suivante traite de la gestion des entrées. Le MRX va utiliser une approche assez particulière. Ici nous n’attribuons pas une entrée simplement et nous ne pouvons pas en masquer non plus comme cela se fait plus traditionnellement. Anthem opte pour une autre approche, l’utilisateur va créer son entrée et la paramétrer entièrement. Il suffit de sélectionner l’option Add Input et de paramétrer les options disponibles à loisir.

Je dois avouer que cette approche est assez géniale. Rien n’est restrictif, car la création d’une nouvelle entrée est indépendante de sa nature, c’est l’utilisateur qui va tout déterminer pas à pas. Il est possible d’attribuer un profil de configuration, ainsi si nous avons plusieurs sources hifi elles pourront être liées à la Config 2 par exemple, à supposer que cette configuration soit optimisée pour la hifi. Il sera possible d’y activer l’ARC ou pas, d’activer le mode pure sans processing (Process Analog Input) et ainsi de suite (notez d’ailleurs que cette année le signal analogique entrant n’est pas numérisé avec ce mode).

En fait, tout est possible à partir de cet outil et le comportement du MRX510o ou 710 pourra parfaitement s’adapter à la nature de la source. Optimiser un fonctionnement analogique pour une source hifi analogique, s’adapter à une source hifi numérique comme un drive par exemple et bien entendu automatiser et optimiser des traitements audio pour les sources Home Cinéma.

La suppression d’une entrée est intégrale, tout sera perdu c’est pourquoi il y a  une demande de confirmation.

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Le menu suivant permet de gérer les différents volumes en sortie et le mode Mute.

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La gestion du réseau est sommaire, et sans service internet ni compatibilité DLNA. Il est possible de sélectionner un mode de connexion LAN pour être sur le réseau local ou Direct Connect. Cette option sert durant le calibrage ARC. En effet le MRX710 ou MRX510 communique en RJ45 avec le PC utilisé par le logiciel ARC 2. L’option Direct Connect permet une liaison directe, nous y reviendrons dans la partie de ce test dédié à l’ARC. Ce menu permet aussi de paramétrer les Triggers et les récepteurs infrarouges. Ces paramètres sont assez complets et visent surtout une intégration avec des automatismes.

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La gestion de la luminescence de l’afficheur LCD du MRX710.

La configuration générale avec la gestion d’énergie, le contrôle CEC qui est complet (on peut décider de l’extinction commune des appareils, ou pas). Une fonction permet l’usage des liaisons HDMI lorsque le MRX710 est en veille puis on trouve la gestion des fréquences du tuner.

La gestion des sauvegardes du MRX710 : Il faut bien penser à sauvegarder lorsqu’on a fini et valider les paramétrages. Il est possible de charger la dernière sauvegarde, de faire un Reset des configurations d’enceintes uniquement (Reset On the Fly Adjusments) ou de revenir à la configuration d’usine.

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Le dernier menu est réservé à l’information système et la mise à jour par USB (grande nouveauté sur cette gamme, même si en 2014 c’est la moindre des choses et que l’on pourra regretter l’absence de mise à jour via Ethernet).

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Calibration ARC-2

Zoom sur l’ARC-2 (Anthem Room Correction)

L’Anthem Room Correction 2 est un système de correction actif mis au point par Anthem pour leur gamme de processeur et d’amplificateur Home Cinéma. La nouvelle série MRX se voit gratifier de la toute nouvelle génération de l’ARC, l’ARC-2. Cet outil très performant est constitué de deux éléments, un kit de mesure vraiment complet et un logiciel à installer sur un ordinateur. Le kit ARC-1M est fourni en standard avec les appareils de la série MRX avec une boite contenant tous les éléments.

Le kit est très complet, Anthem fournie même un pied micro d’assez bonne facture même si celui-ci n’est pas très haut ni très long une fois le bras développé au maximum, mais ça change clairement de ce la concurrence propose ! Le pied est complété d’une pince micro indispensable pour tenir ce dernier dans la bonne position. On trouve également un câble RJ45 pour brancher l’ordinateur au MRX, un câble USB pour brancher le micro à l’ordinateur et bien évidemment, le micro avec un CD-ROM sur lequel on trouvera le logiciel ARC-2 et le fichier de calibrage du micro.

ARC2_kit

Le micro en question est de bonne facture, il n’a rien à voir avec les petits bidules que l’on trouve d’habitude en OEM avec les autres systèmes d’autocalibrage et de correction. Ce micro est très apparenté à un micro de mesure professionnel, un peu ce que l’on a avec le kit Audyssey Pro (en option payante et uniquement disponible pour les machines compatibles).

ARC_mic2

La liaison et l’alimentation du micro se fait via un câble USB avec une terminaison mini USB. Le micro inclue sa propre alimentation fantôme et la communication en directe par USB à l’ordinateur va permettre non seulement des transferts de mesures plus rapides, mais aussi d’effectuer tous les calculs dans ce dernier sans devoir passer par le MRX qui ne servira que de générateur de bruit durant cette opération.
Les autres systèmes « grands publics » et même l’Audyssey Pro, passent obligatoirement par le processeur ou l’amplificateur Home Cinéma. Cette contrainte est assez désavantageuse, car au mieux elle impliquera un temps de réalisation très long, au pire les calculs des filtres de correction seront limités par la puissance des DSP et ne pourront pas exploiter tout le potentiel du système de correction utilisé. Avec l’ARC-2 ces problèmes n’existent pas, Anthem annonce une durée de calibrage d’environ 10 minutes et il est vrai que nous sommes proches de ce temps pour un calibrage automatique complet.

Mise en œuvre de l’ARC-2 : c’est finalement très simple !

La première étape consiste à installer le logiciel sur un ordinateur. Par contre, une note pour les utilisateurs de Windows XP : il se peut que certaines fonctions ne marchent pas. Dans mon cas, il ne m’a pas été possible de charger un profil de calibrage une fois sauvegardé, en dehors de ce petit problème tout s’est très bien passé et les calibrages ont pu aboutir.

Ne pas oublier de copier le fichier de calibrage du micro dans le répertoire contenant le logiciel ARC-2. Ce fichier est primordial, il est individuel et unique au micro fourni dans le kit ARC-1M. Ce fichier contient les correctifs du micro et permet d’en assurer l’exactitude durant les mesures. Cette démarche est unique pour un kit de calibrage fourni en standard avec un amplificateur Home Cinéma. Pour rencontrer un équivalent, il faut s’orienter vers des produits professionnels, des appareils très haut de gamme ou encore le kit Audyssey Pro.

Lorsque la partie soft est fin prête, il suffit de brancher l’ampli et l’ordinateur au réseau local filaire et de brancher le micro à l’ordinateur. Si’l n’est pas possible d’accéder facilement au réseau et si celui-ci est en Wi-Fi, il faudra connecter l’ampli MRX directement au PC par le câble RJ45. Le manuel donne toutes les indications utiles pour y arriver facilement. Lorsque tout est branché, il ne reste plus qu’à lancer le logiciel ARC-2 !

Mode opératoire de l’ARC-2

L’ARC-2 propose trois types de fonctionnement. Un mode Mesure, une mode Calibrage Automatique et un mode Calibrage Manuel. Le mode Quick Measure est un mode de diagnostic qui va permettre d’avoir une première vision des caractéristiques du système Home Cinéma dans lequel votre ampli est intégré. Entre autres, ce mode peut servir à déterminer les fréquences de coupure que l’on voudra utiliser et avoir un avis sur la réponse en fréquence des enceintes dans la pièce. Son usage est simple, la lecture se fait en temps réel et on peut à loisir passer d’une enceinte à l’autre à la volée.

ARC2quickmeasure

Le mode automatique est celui qui nous intéresse le plus. Le mode manuel peut en découler directement avec l’ajout de la phase de personnalisation des courbes de correction cible. Le logiciel ARC-2 est presque un tutoriel en soi, il suffit de suivre les instructions pas à pas et même un néophyte pourra s’en sortir quitte à s’y reprendre à deux fois. La première étape consiste à valider la présence des enceintes et gérer ou non la bi-amplification des enceintes frontales.

On retrouve aussi la sélection Config 1 ou Config 2 ici nommée Profile#1 et Profile#2. C’est à cette étape que l’on pourra choisir d’effectuer deux configurations ARC suivant l’environnement (salle avec une personne ou salle pleine de spectateurs par exemple) ou suivant la destination de l’usage (Home Cinéma ou hifi avec une gestion différente du Bass Management et du fait deux corrections adaptées). On pourra aussi déterminer le nombre de mesures avec un minima de 5 et un maxima de 10.

ARC01

L’ARC-2 indique les recommandations de positionnement du micro.

ARC02

La vérification du bon appairage micro fichier de correction.

ARC03

Les instructions d’orientation du micro.

Les mesures commencent. L’ARC-2 va passer son Test Tone enceinte par enceinte et informera lorsqu’il faut déplacer le micro. Tout se passe avec une grande facilité.

ARC05

Lorsque le processus de mesure est terminé, l’ARC-2 va indiquer la réponse par enceinte sans Bass Management, avec Bass Management et la courbe cible. Cette courbe cible est une approche très intéressante. En effet l’ARC-2 intègre totalement le Bass Management dans son processus de correction. Ainsi, le filtre de correction par enceinte va en tenir compte et la correction dépendra de la fréquence de coupure que l’on aura choisie. Nous reviendrons plus en détail sur cet élément dans la partie correction manuelle.

ARC measures

L’étape suivante consiste à calculer les filtres. Il ne reste plus qu’à les charger dans le MRX710/510, bouton Upload.

ARC Corrected

Voilà la correction est finie ! N’oubliez pas de sauvegarder votre session ainsi vous pourrez la charger de nouveau et revenir dessus avec éventuellement des modifications par le mode manuel. La correction en mode manuel est une étape que l’on peut entreprendre à tout moment dès que les mesures sont achevées. L’objectif est d’optimiser la gestion des basses sachant que l’ARC-2 intègre entièrement le Bass Management dans son mode opératoire. On peut véritablement l’expérimenter sans inquiétude, car le bouton « Autodetect » permet de repartir sur les paramètres obtenus en mode automatique. Voici un exemple à partir des mesures obtenues sur les BW 803Di.

ARC 2 803 custom1
ARC 2 803 custom2 ARC 2 803 custom3

La courbe cible va dépendre de la fréquence de coupure que l’on aura choisie et cela va directement influencer la réponse de l’enceinte que l’ARC-2 va retenir pour calculer les filtres. Dans cette étape, on pourra aussi changer le nom des Config pour s’y retrouver plus facilement dans les menus du MRX. Un autre exemple de l’éditeur de courbe cible sur des enceintes moins performantes, des Eltax Arcade :

ARC manuel 1

L’ARC-2 propose une section spécifique au caisson de basse. Autre exemple avec les mesures du JBL Tik Sub.

l’ARC-2 dispose de tous les outils nécessaires pour gérer avec précision un caisson de basse. Par exemple, si un caisson est capable de descendre sous les 20 Hz, il est possible de sélectionner la bonne pente de coupure manuellement, voire d’imposer une courbe plane sans coupure. Un autre exemple de mesures et de possibilités de correction sur un REL Quake.

ARC2 manuel sub

Curve Viewer, un outil de diagnostique post mesures

l’ARC-2 ne se contente pas de mesurer, corriger et de gérer le Bass Management. Afin de pouvoir bien comprendre son travail, l’ARC-2 propose aussi un outil de diagnostic à consulter après les mesures et le calcul des filtres. Le Curve Viewer donne une vision intégrale sur ce que l’ARC-2 aura fait dans le système. La lecture des informations se fait par Config et par enceinte.

ARC Curve viewer1

Il est possible de cocher et visionner individuellement toutes les courbes, c’est plus ou moins semblable aux informations disponibles dans l’éditeur de courbe cible. L’outil va tout de même plus loin et propose de visualiser les mesures individuelles. Ainsi, on a la possibilité de savoir si une position va induire des erreurs plus prononcées sur la réponse.

Par analyse, on pourra bien définir les défauts de la pièce dans la zone de mesure et entamer une petite étude de correction passive à l’aide d’un traitement acoustique par panneaux. Cette lecture des mesures par position du micro pourra servir dans un deuxième temps si on souhaite reprendre le calibrage ARC. Par exemple, si un point de mesure affiche une erreur trop importante on pourra recommencer l’exercice en supprimant cette position. Cette démarche permet d’éliminer l’incidence d’un défaut trop important et localisé.

ARC Curve viewer2

Pour finir, le Curve Viewer peut indiquer la forme du filtre par enceinte, ce qui permet aussi de déterminer les bandes de fréquences qui nécessitent le plus de correction. Cette indication peut aussi servir dans le cadre d’un projet de correction acoustique passive.

ARC Curve viewer3

Les forces et les faiblesses de l’ARC-2

De toute évidence, l’ARC-2 est un système de correction et de diagnostic très puissant sans égal chez la concurrence. Il faudrait retenir l’Audyssey Pro qui offre des possibilités de correction un peu plus souple avec un éditeur de courbe plus libre, mais pour lequel il manque la quasi-totalité des outils proposés par l’ARC-2. De plus, le kit Audyssey Pro est en option et nécessite l’achat d’une licence par appareil que l’on va calibrer.

Alors, après usage de l’ARC-2, peut-on dire que ce système est parfait ? Non, car malgré toutes ses qualités il y a quelques limites. Il est possible de contourner ces limites en faisant les bons choix, mais cela ne sera pas toujours de l’avis de son utilisateur.

Commençons par les forces de l’ARC-2. Le système est pensé comme un système professionnel. En effet, la logique veut qu’une correction doit surtout être capable de gérer correctement les basses fréquences, assurer les bonnes fréquences de coupures et intégrer la correction en conséquence.

Sur ce point, l’ARC-2 est un champion. Toute la philosophie des MRX repose sur cette prérogative à tel point que la gestion du Bass Management doit impérativement se faire par l’intermédiaire de l’ARC-2. Si l’on souhaite créer une Config 2 hifi par exemple, il faudra le faire via l’ARC-2 pour gérer au mieux l’intégration du caisson de basse en mode stéréo, voir le supprimer et alors changer le Bass Management des enceintes. Bien entendu si on souhaite créer une entrée hifi purement analogique la problématique ne se pose plus, mais il serait dommage de se priver de l’ARC-2 vu son efficacité de correction et de gestion des basses.

Les filtres de correction ne sont pas des filtres paramétriques ou graphiques. Anthem ne le précise pas, mais il doit s’agir de filtres FIR. Anthem indique que les filtres sont capables de résoudre les problèmes de phase que la pièce peut induire. Ces filtres se révèlent vraiment efficaces. La correction en automatique est très pertinente, même si l’ARC-2 se présente comme un système complexe, son interface et son exactitude le rendent simple d’usage. Comme le mode automatique est déjà suffisant, un novice s’en sortira.

Le mode manuel séduira les plus expérimentés et poussera certainement les débutants à aller plus loin dans leur démarche tant l’interface est conviviale, logique et ludique. En utilisant l’ARC-2 pour personnaliser le Bass Management l’utilisateur aura l’assurance de conserver toute la cohérence de son système. Côté caisson de basse, il est possible de bien cloisonner la réponse que l’on veut retenir et le gérer à l’instar d’un matériel professionnel. Un tel constat est très élogieux et il difficile d’imaginer que la suite concernera des défauts et des limites, pourtant rien n’est parfait.

  • Une petite critique sur le pied micro : celui-ci est bon, mais de petite taille et il se pourrait que cela pénalise son placement dans certaines circonstances. Cela dit, il s’agit d’un détail.
  • Une limite, celle-ci importante : la correction ne dépasse pas les 5 kHz et il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, Anthem indique que le micro de mesure a une précision limitée et qu’au-delà des 5 kHz il devient directif et perd en exactitude, surtout si les tweeters des enceintes ne sont pas à hauteur d’oreille (hauteur théorique du micro durant les mesures). Autre raison, l’amplitude de correction disponible dans l’ARC-2 ne dépasse pas les 5 kHz il est possible d’ajuster la correction sur des fréquences plus basses, mais impossibles de les remontrer. La conséquence n’est pas forcément problématique à condition d’avoir des enceintes bien équilibrées sur le haut du spectre.

Les mesures de notre test ont été faites sur deux systèmes. Le premier est celui qui sera utilisé pour les écoutes subjectives (merci de consulter cette partie afin de prendre connaissance avec la liste du matériel). Dans ce cas, les enceintes de marque Bowers & Wilkins bénéficient toutes d’une bonne conception et d’une excellente maîtrise du haut du spectre. Mesures, corrections et écoutes démontrent alors que dans ce cas l’incidence de la limite des 5 kHz n’a pas une grande influence.

Une autre batterie de tests a été faite sur un pack d’enceinte bas de gamme Eltax Arcade. L’idée était de savoir si l’ARC-2 pouvait corriger ce système. Les mesures et la courbe de post correction démontrent alors une anomalie au-delà des 5 kHz avec un gain et une irrégularité. À l’écoute, la limite de la correction a un effet fatal, le rendu est très brillant limite agressif, avec des aigus montant et tranchant.

Pondérons cette remarque, car utiliser des Eltax Arcade sur un MRX710 (ou même le MRX510) est un sacrilège et un sabotage volontaire ! Pour faire sonner ces « machins-là » correctement, il faudrait un miracle !  Malgré tout, l’expérience démontre qu’il faudra être méfiant sur les mariages MRX710 et enceinte. L’amplification étant très dynamique il faudra éviter des enceintes montantes ou ayant déjà un caractère très dynamique.

Dernière limite de l’ARC, à mon sens, c’est l’absence d’un éditeur de courbe permettant de faire ce que l’on veut. L’intégration du Bass Management permet de traiter quasi parfaitement le bas des réponses et de gérer intégralement le caisson de basse. C’est déjà énorme par rapport aux concurrents ! Par contre, certains éléments ne sont pas tenus en compte. La limite des 5 kHz ne permettra pas de créer un Roll Off sur les hautes fréquences et Dieu sait qu’en écoute hifi une telle correction peut faire des miracles. Les enceintes ont toutes une coupure entre les médiums et les aigus, c’est le recouvrement entre le haut du médium et le bas du tweeter. Souvent ,ce recouvrement imposé par le filtre de l’enceinte se manifeste comme un petit creux de quelques dB typiquement entre 2 kHz et 3 kHz. Afin de ne pas pénaliser le filtre de l’enceinte et d’éviter de la forcer à reproduire ce qu’elle ne peut pas reproduire, il faut inclure ce creux dans la courbe de correction cible.

Vient aussi la volonté de conserver une certaine signature sonore et d’imposer à la courbe cible une forme qui se rapproche de la réponse en fréquence de l’enceinte. Car, dans l’absolu, on cherche à corriger les défauts, mais pas les particularités de l’enceinte, ni sa signature sonore ! Certes, l’amplitude de correction de l’ARC-2 n’étant pas infinie, une part de la réponse de l’enceinte sera préservée, mais le résultat dépendra des circonstances et ne sera pas maîtrisé par l’utilisateur.

Dans l’ensemble, il faut toute fois relativiser et bien comprendre que l’ARC-2 propose une prestation ultra performante et pertinente. Les possibilités conjuguées avec l’ergonomie de ces amplis MRX font de l’ARC-2 le système de correction intégré le plus abouti du marché.

Traitement vidéo

Traitement Vidéo des Anthem MRX 710 & 510

Comme nous l’avons vu dans l’étude des menus, les MRX710 et MRX510 disposent d’un circuit de traitement vidéo très sommaire, se limitant à une seule sélection : Passthrough ou Processed (c’est dire bypass du processing vidéo, qui est alors inactif, ou processing vidéo actif). Cette intégration simple est assez limitante. En effet il n’est pas possible d’ajuster manuellement les paramètres du circuit vidéo du MRX710 et il n’est pas évident que cela ne pose pas de problèmes de cohérence surtout lorsqu’on cherche à effectuer un calibrage rigoureux de la chaîne vidéo. Nous verrons plus loin que le mode Processed impose à l’utilisateur certaines contraintes.

Matériel de mise en œuvre :

  • Source OPPO BDP-93 modifié utilisé en mode source directe.
  • Diffuseur JVC DLA-X95 calibré REC709 en mode neutre.
  • Sonde de profilage Jeti 1211
  • Sonde de mesure Klein K10A
  • Générateur de mire DVG-5000

Abordons rapidement la gestion du DeepColor. L’ampli propose une gestion simplifiée au strict minimum. Nous disposons d’un mode Auto qui va valider la profondeur des couleurs suivant la compatibilité du diffuseur et suivant le paramétrage de la source. Avec ce mode, la source impose le niveau de la profondeur des couleurs (DeepColor). C’est dire que l’ampli sortira en 10 bits ou en 12 bits suivant le réglage de source et à condition que le diffuseur soit compatible.

L’autre option est un mode forcé en 8 bits qui pourra éventuellement sécuriser et résoudre des problèmes de connexion HDMI si le câble employé ne dispose pas assez de bande passante. La question qu’il faut se poser : le mode Passtrhought est-il vraiment transparent ? Quelques tests de conversions matricielles démontrent que ce mode respecte le mode d’encodage des couleurs. Bien entendu la résolution et la fréquence de sortie correspondront au signal en entrée de l’ampli.

Nous avons donc la correspondance suivante :

  • Source 4:2:2 => Sortie MRX 4:2:2
  • Source 4:4:4 => Sortie MRX 4:4:4
  • Source RGB 16-235 => Sortie MRX RGB 16-235
  • Source RGB 0-255 => Sortie MRX RGB 0-255

Le mode Passthrought permettra donc de rationaliser toute démarche de calibrage de la chaîne vidéo. Les Anthem se montrent alors totalement transparents et neutres. Il faudra cependant s’assurer que les traitements vidéo puissent se faire à la source ou dans le diffuseur. Le mode Processed est une autre approche. En effet, bien que très sommaire, il n’est pas exempt de processing et la neutralité doit se contrôler. Au niveau respect des modes vidéo, nous avons déjà un petit problème. En effet, le mode de sortie ne correspond pas toujours au mode d’entrée.

Après contrôle voici ce qu’il se passe :

  • Source 4:2:2 => Sortie MRX 4:2:2
  • Source 4:4:4 => Sortie MRX 4:4:4
  • Source RGB 16-235 => Sortie MRX 4:4:4
  • Source RGB 0-255 => Sortie MRX 4:4:4

Il y a donc une conversion qui s’opère suivant le mode vidéo en entrée. Cela ne veut pas dire qu’il y a forcément des erreurs et que ces conversions pénaliseraient un calibrage. Afin de vérifier ce paramètre, nous avons mesuré les différents modes vidéo à partir du générateur de mire DVG-5000 en directe sur le vidéoprojecteur du banc d’essais, puis via le MRX710 en mode Passthrought, puis Processed. Nous avons retenu les écarts de mesure pour en déterminer le pourcentage d’erreur. Voici le tableau de vérification de décodage des couleurs des quatre modes vidéo.

MRX710_dematricage

Ces chiffres sont plus que rassurants et sont dans une échelle tout à fait négligeable. Cela veut dire qu’en définitive la conversion imposée par l’ampli n’aura pas d’incidence sur la cohérence colorimétrique du calibrage, le mode Processed est donc tout à fait fonctionnel. Attention cependant au comportement du diffuseur lui-même, car si le MRX710/510 convertie l’encodage des couleurs sans erreur, il n’en sera peut être pas de même sur le diffuseur.

Maintenant nous savons que le processing vidéo interne du MRX710/510, bien que sommaire, est utilisable ; passons à quelques tests de performance. Dans une intégration Home Cinéma, nous avons fréquemment de nombreuses sources et pour faciliter les choses l’utilisateur va centraliser ses sources sur le MRX710 qui sera relié au diffuseur. Tout serait plus simple si l’ensemble des sources disposait de processings internes performants. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas ! Par exemple, une box TV, un récepteur satellite ou TNT ne fera pas grand-chose en dehors de scaler au mieux en 1080i, parfois en 1080p, mais avec une performance relativement médiocre.

L’idée est alors d’appliquer les traitements vidéo dans l’amplificateur Home Cinéma ou dans le diffuseur. A nouveau, il n’est pas évident que le diffuseur soit suffisamment performant et la dernière alternative est alors d’utiliser l’amplificateur Home Cinéma. Tout bon processing vidéo commence par le désentrelacement des sources. Nous avons donc appliqué notre protocole de test expliqué sur ces pages.

Voici les scores que nous obtenons :

DVD PAL Merighi

  • Pendule vidéo lent 576i : 10/10
  • Pendule vidéo rapide 576i : 10/10
  • Pendule vidéo lent 576p : 10/10
  • Pendule vidéo rapide 576p : 10/10
  • Pendule film lent 576i : 10/10
  • Pendule film rapide 576i: 10/10
  • Pendule film lent 567p : 10/10
  • Pendule film rapide 576p : 10/10
  • Texte mixte lent mode vidéo : 10/10
  • Texte mixte lent mode film : 10/10
  • Texte mixte rapide mode vidéo : 10/10
  • Texte mixte rapide mode film: 10/10
  • Roue barre 576i : 10/10
  • Roue barre 576p : 10/10
  • Drapeau lignes rouges et blanches : 10/10
  • Drapeau lignes noires et blanches : 10/10
  • Barres jaunes : 10/10
  • Barres blanches : 10 /10
  • Total = 180/180

HQV DVD NTSC

  • Color Bars: 10/10
  • Jaggies 1 : 5/5
  • Jaggies 2 : 3/5
  • Flag : 10/10
  • Détail : 10/10
  • NR : 10/10
  • NR w/Motion : 10/10
  • Film Détail : 10/10
  • 2:2 : 5/5
  • 2:2:2:4 : 5/5
  • 2:3:3:2 : 5/5
  • 3:2:3:2:2 : 5/5
  • 5:5 : 5/5
  • 6:4 : 5/5
  • 8:7 : 5/5
  • 3:2 : 5/5
  • Mixe texte H : 10/10
  • Mixe texte V : 10/10
  • Total = 128/130
  • Total sans cadences exotiques = 98/100

HQV Blu-ray

  • NR : 25/25
  • résolution vidéo : 20/20
  • jaggies 1 : 20/20
  • jaggies 2 : 20/20
  • résolution mode film : 25/25
  • mode film stadium : 10/10
  • Total = 120/120

C’est assez évident, Les Anthem MRX510 et 710 savent désentrelacer ! Cette performance permet d’envisager l’utilisation de l’ampli comme centralisation vidéo d’un système avec une mise au format au sein de celui-ci. Le scaling est un élément secondaire dans le confort visuel d’une image, mais il n’en demeure pas moins primordial. En effet, si les artefacts d’un mauvais désentrelacement sont rédhibitoires, un mauvais scaling ne rendra pas l’image irregardable, mais si elle est trop floue et mal définie, le rendu sera tout de même très désagréable et trop loin des standards actuels. Effectuons donc un petit test et mettons en concurrence trois images :

Bluray MRX710 mode Passthrough

BR_passtrhough

Bluray MRX710 mode Processed

BR_processed

DVD MRX710 mode Processed

DVD_processed

Notez qu’aucun filtre n’est utilisé, ni sur la source, ni sur le diffuseur. L’image constatée est la résultante du traitement de l’ampli seul. En situation et à l’oeil, on peut déjà constater l’absence d’incidence colorimétrique que nous avons mesurée, c’est une bonne chose. Cela confirme l’exactitude des conversions de profil de couleur faites par le mode Processed du MRX710/510. L’image Bluray en mode Processed démontre un léger gain de détail. A priori, il y a un sharpness par défaut et de valeur assez basse.

Le comparatif le plus important est sur l’image obtenue sur le DVD. Bien que les différences de piqué, de détail et de densité de l’image soient évidentes, il faut reconnaître que le MRX710/510 a fait du bon travail sur le natif 480i de ce DVD. Le scaling est exempt d’artefacts, il manque certainement un peu de détails et de piqué, mais dans l’absolu le résultat est remarquable. La colorimétrie est différente, cela est lié à la différence des formats. Les plus exigeants d’entre nous pourront envisager l’usage d’un vrai processeur vidéo pour compenser les sources pauvres en processing vidéo, mais cela relève d’un autre débat.

Écoutes

Les Anthem MRX 510 & 710 à l’écoute

Je (Nicolas) commence par vous faire un retour sur mes écoutes avec l’Anthem MRX 510, Jacko prendra le relai pour vous parler de ses écoutes avec le MRX 710 sachant que ces deux amplis sont très proches dans els grandes lignes. Pour ma part, je n’irais pas par quatre chemins, d’un côté l’analyse de la préamplification qui est très bonne, de l’autre l’amplification qui est clairement bien meilleure que tous les intégrés testés comme les Onlyo, Denon , Marantz, Sony et Yamaha. Seul le Pioneer SC-LX87 se défend, meilleur sur certains secteurs (puissance, dynamique), moins bon sur d’autres (tonicité, impact, matière, et timbre plus naturel). Le MRX 510 se compare clairement plus à des amplis HC comme les Cambridge, Arcam ou NAD, avec l’avantage d’un système de calibration bien plus évolué.

IMG_9645

L’Anthem MRX 510 à l’écoute (par Nicolas)

  • Amplificateur de test Anthem MRX 510
  • Source de test Home Cinéma Oppo BDP-105EU Signature
  • Source de test hifi : DAC Teac UD-501
  • Filtrage du courant secteur Oehlbach PowerSocket 908
  • Câbles HDMI Oelbach XXL Carb Connect + Nordost BlueHeaven
  • Câbles d’enceintes MUSE Espace-Musical
  • Câbles de modulation Muse 3 Espace-Musical
  • Enceintes principales Magnat Quantum 1009, 103 ou Monitor Audio Silver 6
  • Enceinte centrale Magnat Quantum 1000
  • Enceintes Surrounds Magnat Quantum 1003 ou Edelstein
  • Caisson de grave Magnat ou Yamaha Soavo

Lorsqu’on écoute le MRX 510, la première chose qui frappe, c’est une tenue dans les graves tout simplement exceptionnelle, et c’est souvent à ça que l’on reconnait une bonne amplification ! Les graves sont très physiques, rapides, fermes, avec de gros impacts. Un tout petit peu lourd avant calibration dans mon salon, les graves se sont montrés bien plus lisibles et précis après la calibration ARC. Je le dis sans détour, je n’ai jamais entendu des graves aussi bien tenus sur un amplificateur intégré « grand public « , y compris les Onkyo TX-NR5009 et Pioneer SC-LX87. Il n’y a que l’ARCAM AVR750 qui m’avait apporté autant d’impact, mais 5000 € l’ampli doté d’une calibration très limitée (certes, plus musical au niveau de la préamplification, avec les premiers watts en Classe A, mais pas forcément plus puissant que le MRX 710).

Cette dynamique et puissance de l’amplification du MRX 510 apporte également (et évidemment) beaucoup aux médiums et aux aigus au niveau de la tenue, de l’attaque de la note, et de l’ampleur. Un autre point m’a particulièrement surpris avec cet ampli, c’est la qualité des dialogues. Tout bonnement superbes ! Les dialogues sont d’une précision et  d’une intelligibilité incroyables. Ils sont soutenus à souhait, ronds, fermes, puissants que ce soit sur les voix masculines, parfaitement tenues, ou les voix féminines avec un bel apport charnel et sensuel. Là aussi, c’est sans conteste les plus beaux dialogues que j’ai pu écouter sur un intégré, toutes marques confondues !

La partie la plus délicate de cette amplification, ce sont les aigus, très ciselés, précis, mais qui peuvent se montrer un peu montant, surtout sur de la musique, surtout en connexion analogique, car la préamplfication de l’Anthem est chaleureuse et douce sur les aigus par défaut (j’entends par là sans correction acoustique ARC), ce qui calme pas mal ces aigus. Ce ne sont pas des aigus aussi musicaux qu’un Denon ou une préamplification hifi, mais très bien pour une écoute home cinéma.

En effet, la préamplification reste pour moi un peu en retrait par rapport aux qualités de l’amplification. C’est une très bonne préamplification en utilisation home cinéma, avec un spatialisation superbe, une des meilleures avec les amplis Yamaha qui restent un poil devant en effet « bulle sonore », mais je trouve tout de même cette spatialisation au-dessus des autres intégrés, et vraiment pas très loin de celle des Yamaha. Elle offre un très bon niveau de détails, de précision et attaque de la note, des silences très purs, avec des performances intrinsèques dignes d’un bon petit DAC au niveau SNR, diaphonie, niveau de bruit, et dynamique comme l’attestent les mesures.

Chaque explosion, coup de feu, tonnerre, apportent un impact physique démentiel ! Cela en est même troublant de réalisme, comme si le coup de feu était dans la même pièce que vous, comme si l’explosion se produisait dans votre jardin, c’est à vous faire sursauter à chaque action ! De plus, le canal de grave est vraiment démoniaque ! Une super qualité, surtout après correction ARC qui permet d’offrir un grave plus ferme et plus lisible, qui ne traine pas, ne bave pas, c’est net, précis et encore une fois ça déménage sévère (dépendant aussi de la qualité du caisson, bien évidemment) ! On peut même dire que ce canal Sub apporte une certaine musicalité dans les graves après correction acoustique. Dommage que le SA-CD ne soit pas géré nativement, car les musiques en 5.1 sont pas mal du tout.

En revanche, si je trouve le timbre très typé cinéma, coloré (pas neutre), assez chaleureux, rond, tonique, avec beaucoup de matière et de densité, la musicalité est en retrait comparé aux meilleurs DACs, préamplifications Hifi, ce qui assez logique, ce n’est pas la vocation d’un ampli HC, mais même face à la préamplification du Denon AVR-4520 qui reste pour moi une référence en terme de musicalité dans le secteur des amplis HC ! L’avantage de cette nouvelle cuvée Anthem, ce que l’on peut opter pour une connexion analogique en bypass, sans numérisation, pour conserver toute la qualité de décodage d’un éventuel DAC connecté en entrée RCA du MRX 510. Avec la qualité de l’amplification, on peut avoir un résultat tout à fait correct pour profiter d’une belle musicalité, même si rien ne remplace un vrai ampli haute fidélité.

Mesures de la préamplification

Comme d’habitude, j’ai mesuré la qualité de la préamplification des amplis Anthem MRX 510/710 qui est exactement la même. Pour mesurer ce décodage, l’ARC est désactivé, et j’envoie un signal de mesures avec divers taux d’échantillonnage (16 bits, 24 bits, 44.1, 48, 96 khz, etc) et je mesure le signal en sortie PreOut 7.1 grâce à une carte son professionnelle M-Audio ou Asus, et le logiciel RMAA en version Pro. Voici les résultats de ces mesures.

Benchmark RMAA PRO en 24 bits

Appareil analysé Anthem MRX 510 / 710
Echantillonnage 24-bit, 48 kHz
Interface
Protocole de test Mesure de la préamplification via PreOut 7.1
RMAA Version 6.2.3 PRO
Filtre 20 Hz – 20 kHz ON
Normalisation de l’amplitude ON
Niveau en sortie -0.5 dB / -0.5 dB
Mode Mono OFF
Calibration de Signal, Hz 1000
Polarité correct/correct

Résultats des mesures

Réponse en Fréquence (de 40 Hz à 15 kHz), dB
+0.01, -0.05
Excellent
Niveau de bruit, dB (Pondéré A)
-105.0
Excellent
Gamme Dynamique, dB (Pondéré A)
104.9
Excellent
THD, %
0.010
Bon
THD + Bruit, dB (Pondéré A)
-77.5
Moyen
Intermodulation de Distorsion (IMD) + Bruit, %
0.0058
Excellent
Diaphonie Stéréo, dB
-96.8
Excellent
IMD à 10 kHz, %
0.0072
Excellent
Performance Générale
Très Bonne

Réponse en Fréquence

fr

From 20 Hz to 20 kHz, dB
-0.14, +0.01
From 40 Hz to 15 kHz, dB
-0.05, +0.01

La réponse en fréquence est tout simplement parfaite, parfaitement linéaire du début à la fin, sur toute la plage de fréquence audible par l’oreille humaine, aucune mise en avant, que ce soit dans les graves ou les aigus, aucune pente descendante ou montante, bref, une des plus belles réponses en fréquence mesurées jusqu’à présent et de loin !

Niveau de Bruit

noise

Left
Right
RMS power, dB
-101.3
-102.5
RMS power (A-weighted), dB
-104.6
-105.4
Peak level, dB FS
-86.4
-87.8
DC offset, %
-0.0
-0.0

Gamme Dynamique

dynamics

Left
Right
Dynamic range, dB
+101.4
+102.7
Dynamic range (A-weighted), dB
+104.6
+105.3
DC offset, %
-0.00
-0.00

La gamme dynamique est de 105 dB Pondéré A, ce qui est une très bonne mesure. C’est représentatif de la capacité à reproduire le moindre micro détails, donc de la richesse de l’image sonore. Rien à dire, c’est parfait pour un ampli home cinéma, et même certains DAC sont pas mieux comme l’Asus STU 3 qui affiche la même mesure. Je signale tout de même que le Denon AVR-4520 va plus loin avec plus de 110 dB et que certains DAC affichent plus de 115 dB de gamme dynamique. Cela dit, on trouve des amplis ou lecteurs avec des gammes dynamiques en-dessous de 95 dB, c’est même la généralité. Cela va de pair avec le niveau de bruit. En général, avec une gamme dynamique de 110 dB, on trouve souvent un niveau de bruit de -110 dB, plus c’est bas, plus les silences sont purs, plus les notes sont détourées, meilleure sera l’aération. Avec un niveau de bruit de -96dB cela reste correct, un niveau de la qualité d’écoute d’un signal 16 bits. On peut donc en déduire que les Anthem ne dispose pas d’un traitement 24 bits hyper performant, mais bon, pour un intégré HC c’est très bien ! Les pics et interférences sont très contenus, souvent signe d’un signal propre et d’un jitter assez bas.

THD + Bruit (-3 dB FS)

thd

Left
Right
THD, %
+0.0093
+0.0113
THD + Noise, %
+0.0094
+0.0114
THD + Noise (A-weighted), %
+0.0120
+0.0147

Malheureusement, comme beaucoup d’intégrés, il est impossible de désactiver l’amplification interne si on ne veut utiliser que la préamplification + un bloc de puissance en PreOut (dommage, car les Denon et Pioneer le permettent). Cela à un impact direct sur le niveau de THD à fort volume. Là où un Denon affiche un THD très léger lorsque l’on désactive son amplification interne (0.0009 %), les Anthem affichent un THD de 0,010 % avec un niveau de sortie de référence (volume à 0 donc). Cela reste correcte, mais pas au top…

Intermodulation de distorsion

imd

Left
Right
IMD + Noise, %
+0.0051
+0.0064
IMD + Noise (A-weighted), %
+0.0038
+0.0050

Diaphonie Stéréo

cross

Left
Right
Crosstalk at 100 Hz, dB
-95
-95
Crosstalk at 1000 Hz, dB
-96
-95
Crosstalk at 10000 Hz, dB
-77
-77

Une des mesures les plus importantes pour moi, car elle est représentative de la spatialisation. La diaphonie est à l’audio ce que le ghosting est à la vidéo 3D : moins il y a de diaphonie stéréo, plus la scène sonore est en relief, profonde et ouverte avec une sensation d’écoute holographique. Moins il y a de diaphonie plus on localise les musiciens et les instruments dans la scène sonore. Sur une écoute stéréo, on est assez en retrait face aux meilleurs lecteurs et dAC qui affiche mois de -110 dB de Diaphonie, contre -97 dB pour l4anthem. En revanche sur un signal multicanal et en utilisation home cinéma, cette spatialisation fait partie des toutes meilleures.

L’Anthem MRX 710 à l’écoute (par Jacko)

Les écoutes du MRX710 ont donc été réalisées et écrites par Jacko (l’occasion d’avoir également deux approches et deux avis différents sur ces amplis très proches, même si le MRX 710 va un peu plus loin niveau puissance et qualité d’alimentation, ils offrent un profil et un timbre quasi-identique). Ces écoutes se feront en trois temps. Nous allons commercer par les écoutes Home Cinéma sur plusieurs films et types de piste audio. Viendront ensuite des écoutes de type hifi. Pour finir, nous allons tester la sortie casque du MRX710.

Matériel de mise en œuvre :

  • Amplificateur de test Anthem MRX710
  • Source de test Home Cinéma Oppo BDP-93 modifié
  • Source de test hifi Oppo BDP-83 SE modifié
  • Filtrage du courant secteur Isotek Nova GII et Titan GII
  • Câbles HDMI Wireworld cuivre OFC plaqué argent
  • Câbles d’enceintes Real Cable cuivre OFC
  • Câbles de modulation Real Cable cuivre OCC
  • Enceintes principales BW 803Di
  • Enceinte centrale BW Signature 8NT
  • Enceintes surrounds BW DM640i
  • Caisson de basse JBL Tik Sub
  • Casque Fostex TH-900

J’ai (Jacko) effectué le test en mode 7.1, car les B&W 803Di sont des enceintes très gourmandes. Afin de ne pas pénaliser les écoutes et pour rester dans une configuration rationnelle J’ai utilisé le mode biamplification offert par le MRX 710. Cette démarche n’est pas liée à des limites de conception du MRX710, nous nous trouvons simplement dans un cas de figure particulier dans lequel les enceintes principales sont ordinairement amplifiées par des appareils capables de délivrer 450 watts.

Les 90 watts du MRX710 auraient été trop justes, c’est un constat que nous avons fait lors de notre test du bloc d’amplification stéréo BC Acoustique EX-522. Dans ces conditions, délivrer deux canaux d’amplification de 90 watts par enceinte était préférable et comme le MRX 710 le permet, autant en profiter. La principale caractéristique d’écoute du MRX710 est sa capacité à gérer le multicanal et affirmer l’immersion dans un film.Cela est possible grâce à un décodage bien pensé et un système de correction efficace. L’amplification joue aussi un rôle important. Le MRX710 table surtout sur la dynamique et les détails. L’écoute devient alors analytique, juste ce qu’il faut sans pour autant devenir trop froide, ni « métallique ».

L’immersion est soutenue par la capacité à gérer la séparation des canaux. Le MRX710 opère un travail remarquable qui permet de placer et suivre les différents effets de spatialisation d’une enceinte à l’autre de manière très réaliste et surtout confortable. L’interaction entre les canaux ne semble pas figée comme cela peut parfois se produire. Avec le MRX710 le son bouge et profite d’une scène sonore large et cohérente.

Fort de son Bass-Managment directement lié à la correction ARC, le canal LFE est parfaitement intégré à la bande-son. La correction du caisson permet d’obtenir des basses franches et réduit les problèmes de résonance de la salle. On peut dire que le MRX710 est vraiment fait pour simuler une vraie salle de cinéma, c’est en tout cas l’impression que l’on a durant les écoutes. Pour m’assurer de l’apport de l’ARC de deuxième génération, j’ai effectué des écoutes avec et sans. Bien que la pièce du système de test est un traitement acoustique d’appoint, il est évident que l’ARC-2 apporte un gain très significatif. Ce gain n’est pas limité à la cohérence et la restitution des basses fréquences. Cette correction permet d’avoir plus de clarté dans les dialogues et accentue la perception des détails. L’effet spatial est aussi renforcé et au regard du profit obtenu, j’ai donc effectué toutes les écoutes définitives avec l’ARC-2 activé.

Compte rendu d’écoutes avec divers films

SW3Le premier film de ces écoutes sera Star Wars Épisode III. L’ouverture de ce film est orchestrée par les musiques de John Williams, compositeur célèbre pour son œuvre sur la scène hollywoodienne. Cette introduction est idéale pour tester la précision des décodages et la spatialisation. Le MRX710 démontre qu’une conception allant à l’essentielle permet d’obtenir des résultats excellents. On remarque d’amblé que la bande-son est restituée avec un équilibre exemplaire. Tout est à sa place et les niveaux sont très justes. Les musiques et les effets ne supplantent pas les dialogues qui restent parfaitement intelligibles. La dynamique affirmée du MRX710 donne un relief très immersif qui permet de faire ressortir tous les micros détails de la bande-son. Le moindre cliquetis, pression de bouton, sifflement … tout est là, précis et à sa place. L’interactivité des canaux permet de parfaitement suivre l’action dans l’espace, l’immersion dans le film est assurée avec un brio plus que certain.

obPassons maintenant à Oblivion, un film à la bande-son moins épique, mais tout aussi intéressante. Cette bande-son permet de bien apprécier les effets sonores et la spatialisation dépendante de la gestion des différents canaux. Certaines scènes de ce film nous plongent directement dans l’action en jouant sur l’ensemble des canaux. Des effets sonores passent d’une enceinte à l’autre, la grande difficulté est de conserver la cohérence et de savoir placer exactement là où se trouve le son. Dans ma configuration réduite à cinq canaux, la piste DTS-HD MA, pourtant sur sept canaux, affiche une restitution parfaite à ce niveau. La séparation des canaux et la spatialisation sont une qualité affirmée du MRX710 !

D’autres scènes de ce film sont plus posées et tablent sur des musiques calmes puis soutenues. La précision du MRX710 joue alors un rôle déterminant. L’écoute précise et la dynamique bien dosée permet d’assurer une écoute agréable de ces quelques moments du film.

PacificPacific Rim sera l’occasion de tester en profondeur la capacité de gérer les basses fréquences du MRX710, tant sur la correction des canaux satellites que sur le canal LFE notre système de test ayant ses enceintes coupées à seulement 40Hz y comprit les surrounds. Pacific Rim est un film qui vaut ce qu’il vaut, mais une chose est certaine, ce film n’est pas avare en effet de basse tous azimuts. Non seulement le canal LFE est très sollicité, mais les enceintes elles-mêmes sont en demande. Si les basses sont mal gérées, alors le rendu peut devenir un sacré foutoir ! Si elles ne sont pas assez soutenues, alors la bande-son perdra son principal intérêt et deviendra bien fade. Attention dans un système ayant des enceintes qui coupent haut par exemple 160-200Hz et un caisson de basse de mauvaise qualité de pouvant pas monter aussi haut il n’y aura pas salut. Le trou ne sera pas comblé.

Alors qu’en est-il du rendu de ce film « torture d’enceintes » dans notre système avec le MRX710 ? Une chose est certaine, le MRX710 sait tenir les basses ! Alors que de prime abord notre système semble sur-dimensionné par rapport au MRX710 le rendu sur Pacific Rim étonne. Même à fort niveau, l’amplification pourtant très sollicitée nous ne perdons rien de la bande-son de ce film très grand spectacle (il faut comprendre spectaculairement spectaculaire tablant sur les superlatifs y compris la bande son « too much », mais bien adaptée au visuel « overkill » qui en fait trop). Pour le dire autrement, la bande-son de ce film envoie du lourd et martyrise tout système sonore. Il faut donc du matériel sacrément bien étudié et performant pour s’en sortir dans ces conditions. Alors que les basses hurlent le MRX710 arrive à faire sortir toute l’information de la bande son, car Pacific Rim ajoute par dessus ses basses tonitruantes et très exagérées des effets plus discrets, presque subtiles. Le MRX710 va chercher ces effets perdus au milieu de la bataille et les rend présent et parfaitement intelligibles. Pour un intégré qui affiche « seulement » (mais réellement) 5 x 90 Watt dans notre système il s’agit d’un vrai tour de force.

akiraUn contre exemple pour notre test suivant : Akira et sa sublime piste son DTS-HD 24 bits 192 kHz. Clairement, le gain se fait entendre, preuve que le MRX710 sait apprécier les bandes-son ayant une définition accrue. La dynamique, mais aussi le niveau d’écoute, prennent un sérieux coup de boost !

Pour rappel, cette bande-son est constituée de voix, d’instruments traditionnels japonais et aussi de quelques effets numériques de l’époque (le film fût produit entre 1987 et 1988, date de sa sortie au Japon, cette bande-son est une vraie merveille et une prouesse pour cette époque). Pour bien apprécier cette bande-son, il faut du matériel de qualité et une machine ayant des faiblesses n’arrivera pas à donner le meilleur de celle-ci. Contre toute attente, le MRX710 y arrive et donne un réalisme saisissant à l’enregistrement. Cette surprise est surtout liée à notre système de test, très exigeant en terme de puissance. Sur un système mieux adapté, le résultat serait moins surprenant… Le MRX710 étonne une fois de plus ! D’un point de vu purement musical, Akira utilise beaucoup de percussions, la restitution est sans faille, tendue et franche. Honnêtement je m’attendais à beaucoup moins bon compte tenu du gabarit du MRX710 et des enceintes utilisées dans ce test.

Brazil

Le MRX 710 brille sur des bandes-son modernes utilisant des codecs lossless comme le DTS-HD ou le Dolby HD, mais qu’en est-il des bandes-son encodées avec d’anciens codecs ? Pour finir ce test Home Cinéma, j’ai sélectionné Bazil édition Criterion. La piste son est stéréo, une bonne occasion de tester les différents modes DSP du MRX710. L’encodage étant en DTS-HD MA il a fallu opérer un décodage PCM par le lecteur afin de tester les différents modes DSP du MRX710..

  • AnthemLogic-Cinema : Ajoute une certaine amplitude à l’image sonore et renforce quelque peu la dynamique.
  • AnthemLogic-Music : Permet d’accentuer la perception stéréophonie uniquement.
  • Dolby PLII Movie : Permet de recréer un environnement multicanal de type Dolby à partir des sources stéréo.
  • Dolby PLII Music : Permet de recréer un environnement multicanal avec une scène avant plus ample et donne l’impression d’un canal central plus en largeur.
  • DTS NEO:6-Cinema : S’apparente au Dolby PLII Movie, mais avec une scène avant plus ample, une restitution spatiale plus en largeur et une dynamique légèrement accentuée.
  • DTS NEO:6-Music : Très proche du DTS NEO:6-Cinema avec une dynamique moins accentuée.
  • All Channels : Toutes les enceintes fonctionnent de concert et sortent la même bande-son.

Attention ces modes ne marchent pas avec tous les types de flux audio 2.0 et suivant la nature du codec seule les deux enceintes de la scène avant seront audible.

  • DTS-HD MA 2.0 => rendu 2/0/0
  • DTS-HD HR 2.0 ?
  • DTS 2.0 => Rendu 3/2/1
  • Dolby HD 2.0 ?
  • Dolby Digital Plus 2.0 ?
  • Dolby Digital 2.0 =>  rendu 3/2/1
  • PCM 2.0 => rendu 3/2/1
* signification: enceintes frontales et centrale/enceintes surrounds/caisson de basse
* ? signaux non testés faute de matériel

Le MRX710 sait appliquer du processing et décoder correctement les anciens codecs. Cependant, il y a des limitations de traitement des codecs HD stéréo ! Dommage, ils sont certes rares, mais parfois présents.  Pour compléter les impressions des modes DSP et confirmer la capacité du MRX710 à décoder du simple DTS et Dolby Digital, j’ai visionné quelques extraits de films en DVD. Le test est concluant, bien que les codecs HD permettent de pousser très haut la dynamique et les détails et offrent un gain qualitatif dans l’écoute, les anciens codecs passent vraiment très bien. Le DTS reste une alternative plus fructueuse que le Dolby Digital, c’était déjà le cas sur les processeurs et amplificateurs Home Cinéma d’ancienne génération, mais le rendu affiche une performance excellente tout à fait au niveau de ce qui se fait de mieux. Malgré la petite limitation citée plus haut le MRX710 offrira une prestation qualitativement homogène sans qu’un codec soit laissé pour compte.

Les écoutes hi-fi sur l’Anthem MRX 710

Il est assez rare de trouver un amplificateur intégré Home Cinéma capable de servir aussi bien pour des écoutes hifi. En général, le matériel sort du bon son, mais ne brille pas en performance. Allons droit au but, le MRX710 n’est certes pas du matériel hifi, mais il est possible de s’en sortir et d’obtenir des écoutes agréables. Il propose bien un mode sans traitement numérique dédié hifi, mais dans ce cas on perd l’apport de l’ARC-2 ce qui est bien dommage, car c’est avec son concours que le MRX710 arrive à sortir l’épingle du jeu face à d’autres amplificateurs d’exception, hors gamme « grand public « . Comme le MRX710 propose deux configurations indépendantes, il est possible d’avoir une optimisation pour le Home Cinéma et pour la hifi. Une fois bien paramétré, le MRX710 arrive à restituer de la musique dans de bonnes conditions.

Les disques à l’écoute :

  • The Police, Reggatta de Blanc, SHM-SACD (conversion PCM le MRX 710 n’étant pas compatible DSD)
  • Éric Mongrain, Equilibrium, Blue Spec
  • Massive Attack, Collected, CD
  • Foals, Holy Fire, CD
  • Bill Evans, Interplay, SHM-SACD (conversion PCM le MRX710 n’étant pas compatible DSD)

EM

Nous avons effectué ces écoutes avec diverses connexions. En liaison analogique RCA pour commencer, c’est à dire tributaire des performances du lecteur source et du circuit de numérisation ou analogique du MRX710, puis, en liaison numérique HDMI et Coaxial. Là encore, le test qui en résulte dépend aussi du lecteur source, mais dans ce cas nous avons voulu déterminer si le MRX710 se comportait mieux en utilisant son DAC interne. Test malheureusement impossible à compléter sur le DSD, car nos lecteurs sont verrouillés et les disques SA-CD ne peuvent pas sortir en SPDIF même avec une conversion PCM (et de plus l’Anthem ne gère pas le DSD).

Nous avons obtenu de très bons résultats, le rendu analogique à partir de la liaison RCA étant très tributaire de la qualité de la source. Les essais sur les liaisons HDMI contre Coaxial ont permis d’établir un léger avantage pour cette dernière. En effet, en liaison Coaxial le son obtenu est légèrement plus dynamique et clair qu’en liaison HDMI. Cela dit, le rendu via HDMI était aussi très bon. Il est donc possible de considérer un usage DAC avec le MRX710. Si par chance, votre source Home Cinéma est de bonne facture et capable de servir de transport numérique hifi, alors il ne sera pas forcément nécessaire d’ajouter au système une source hifi reliée en analogique.

Dans l’ensemble nous retrouvons les caractéristiques principales des écoutes réalisées durant les tests Home Cinéma. Le MRX710 délivre un son aux basses soutenues et bien maîtrisées. La dynamique est dosée comme il faut pour assurer une écoute détaillée, sans agressivité. La restitution démontre un bon équilibre tonal sans qu’une partie du spectre ne soit trop en avant. Voici aussi un des avantages de l’ARC-2 : assurer un bon équilibre après correction. La scène sonore est assez large et plutôt cohérente. La stéréophonie est un peu marquée malgré tout suivant les enregistrements. La performance est très respectable pour une machine de cet acabit. Il est fort probable qu’avec l’usage d’enceintes plus adaptées et moins gourmandes le résultat puisse être meilleur à un certain niveau d’écoute. En toute considération le résultat est tout de même très bon.

Les écoutes au casque sur le MRX 710:

MRX710_fostex

La gestion du casque du MRX710 est classique, mais assez bien pensée. Il suffit de le brancher pour que l’amplificateur bascule automatiquement sur cette sortie et coupe le son des enceintes. Le niveau du volume est commun, il n’y aura pas de réglage de niveau indépendant pour le casque. Avec le casque Fostex TH-900, il a fallu remonter immédiatement le volume de plusieurs dB afin de retrouver la même sensation de niveau sonore. J’utilise ce casque sur un amplificateur dédié Teac HA-501, testé sur HDfever.

Bien entendu, le rendu sur le MRX710 est très différent de ce que j’obtiens d’habitude. Les basses sont un peu moins présentes et la dynamique un peu trop mise en avant. Il faudrait certainement tester le MRX710 avec un casque plus courant pour trouver un équilibre et une certaine logique. Toutefois, j’ai écouté moins bon et le MRX710 se place dans la bonne moyenne. Bonne nouvelle, les écoutes de film avec une piste multicanal ont apporté de bons résultats. Dans ce cas, le MRX710 opère un downmix stéréo et centralise tous les canaux. Ainsi, il est possible de regarder un film tard le soir avec le casque en se contentant de le brancher à la prise jack 6,35 mm de l’amplificateur aucun réglage ne sera nécessaire ni sur la source ni sur l’ampli.

Conclusion

Conclusion

Les Anthem MRX 510 et 710 sont des amplificateurs Home Cinéma de premier ordre et  qui vont droit à l’essentiel ! Ils ne s’encombrent pas de fonctions annexes qui n’auraient qu’un intérêt secondaire. Ces amplis se destinent à ceux qui recherchent un ampli doté d’une très bonne amplification, dynamique, puissante et très expressive et fait rare, une correction acoustique de qualité. En effet, on trouve d’excellents intégrés chez Cambridge, NAD ou ARCAM, mais tous pêchent sur la calibration automatique, souvent très limitée, voire carrément absente.

Le but de cette machine est de soutenir au mieux la restitution des bandes-son des films et tout est mis en œuvre par Anthem pour y arriver. Certes, on pourra regretter tout de même l’absence de compatibilité DLNA (mais un bon lecteur Blu-ray ou réseau propose cette fonction), l’accès aux Webradios (ça, c’est plus regrettable) ou encore l’absence de lecture audio via US (mais là aussi, un lecteur fera mieux l’affaire). La fonctionnalité qui manque peut être le plus, c’est l’absence de mise à jour automatique via le réseau, ou encore l’absence de compatibilité Wi-Fi ou AirPlay.

MRX710_front_webLes MRX710/510 mettent à notre disposition un décodage précis, une amplification très efficace et rationnelle dans ses possibilités de gestion des canaux principaux, une intégration et une ergonomie au service de l’utilisateur et surtout un système de correction propriétaire pertinent et performant. Il faudrait vraiment une grosse exigence en terme de puissance ou qualité musicale pour ne pas être satisfait de ces amplis. S’agit il des meilleurs amplificateurs Home Cinéma dans sa gamme de prix ? C’est la question que bon nombre d’entre vous doivent se poser, mais il est bien difficile d’y répondre. Chacun a ses attentes, ses goûts, ses utilisations. Mais, il est clair que dans l’ensemble leur prestation sonore est franchement excellente, même si tout n’est pas parfait .

Il faut bien prendre en considération les éléments qui constituent la signature sonore de cet appareil. Si en Home Cinéma la dynamique des MRX est un atout incontestable, le côté un peu montant peut être moins agréable durant des écoutes musicales en fonction des associations, avec un léger manque d’analyse en 24 bits, et une diaphonie en retrait comparé aux meilleurs DAC ou préamplis hifi. Il sera impératif de faire les bons choix et le mariage avec les enceintes sera primordial. En s’y prenant bien, le résultat peut être exceptionnelle en utilisation HC et très bon en utilisation musicale. Les aficionados de la marque le savent déjà, car l’ancienne génération MRX avait déjà ces caractéristiques d’écoute.

L’ARC-2, comme son prédécesseur, est le système de correction intégré le plus évolué actuellement, et ça c’est sans contestation possible ! Seul l’Audyssey Pro constitue une alternative, mais il est optionnel sur les amples compatibles, et ce n’est pas donné ! La limite de correction ne dépensant pas les 5 kHz est un élément à considérer. Suivant les enceintes, l’incidence sera nulle dans le cas d’enceintes maîtrisant bien le haut du spectre, dans le cas contraire le rendu pourrait être trop clair voir un peu montant et tranchant.

En tout état de cause, on n’envisagera pas l’usage d’un Anthem MRX dans un système utilisant des enceintes défaillantes, surtout que l’ARC corrige la pièce et gère le Bass Management. Son but n’est pas de transformer la réponse en fréquence de l’enceinte dans la pièce, mais bien de corriger les défauts d’acoustique. Ce constat renforce l’idée d’association d’enceinte, à faire sur la base d’une bonne analyse et d’une réflexion aboutie.

Les MRX510 et MRX710 sont clairement des amplificateurs Home Cinéma qui sortent du lot. Alors que la concurrence va centraliser un grand nombre de prestations et accentuer la complexité de l’électronique, Anthem reste proche des fondamentaux. Il en résulte une machine à la conception professionnelle, tant par sa construction que par les outils dont elle dispose. Une chose est certaine, ce sont des amplis qui transcendent une séance home cinéma, capables de mettre sans dessus-dessous votre salon, capable de faire frissonner, étonner, impressionner les auditeurs par des capacités de percussions tonitruantes lors des scènes d’actions, de reproduction des dialogues, de tenue en puissance, de maitrise, et de spatialisation tout simplement superbes ! Vu que la récompense ne porte que sur les performances audio en home cinéma, c’est donc sans hésiter un Award Reference HDfever.

Reference - 5 étoilesNous tenons à remercier très chaleureusement Passion Home Cinema pour le prêt du Anthem MRX 510 en vente chez eux, et la boutique de hifi EasyLounge Store qui nous a prêté le Anthem MRX710 le temps de ce test, disponible sur leur site e-commerce.

Les notes sont évidemment en fonction de sa catégorie d’ampli AV, et du prix :

  •     Qualité audio home cinéma :
  •     Qualité audio musicale :
  •     Puissance de l’ampli :
  •     Upscaling 1080p / 4K :
  •     Traitement de l’image :
  •     Services internet :
  •     Gestion multimédia :
  •     Gestion du S.A.CD :
  •     Connectique :
  •     Qualité de finition :
  •     Calibration acoustique :
  •     Fonctions et réglages :
  •     DSP / Spatialisation :
  •     Rapport Qualité/Prix : 

Ce que nous avons aimé avec les Anthem MRX510 et 710 :

  • Le nouveau look plus sobre, plus classe et épuré
  • Une amplification d’excellente qualité, puissante et dynamique
  • Une ergonomie intuitive et démontrant une grande souplesse
  • Le Kit ARC-1M en standard et l’ergonomie et possibilités de l’ARC-2
  • La reproduction des dialogues : une référence !
  • Les scènes d’action : impacts et sensations physiques au rendez-vous
  • La tenue dans les graves : fermes, rapides, toniques, précis
  • Un superbe canal de grave entièrement géré par l’ARC-2
  • Une des plus belles spatialisations multicanal, très immersive !
  • Une qualité de décodage très bonne, très équilibrée, performante sur tous les critères en utilisation HC
  • Un mode Passthrough vidéo respectueux de la source
  • Le MRX510 est surement le meilleur RQP de cette nouvelle gamme, très proche du MRX710

Ce que nous aurions aimer sur les Anthem MRX 510/710

  • Un micro fonctionnel et précis de 20 Hz à 20 kHz, la limite des 5 kHz peut devenir une limite suivant les enceintes
  • Un éditeur de courbe permettant de véritablement personnaliser la courbe de correction cible
  • Plus d’options sur la gestion vidéo, notamment pour traiter les Box TV et lecteur multimédia
  • Au moins un accès aux Webradios et une mise à jour auto via Ethernet
  • Un décodage un peu plus musical, plus d’analyse, une meilleure gestion du 24 bits (l’amplification est plus musicale que la préamplification)
  • La possibilité de désactiver l’amplification interne en cas d’utilisation desPreOut !
  • Une entrée analogique 7.1 pour connecteur un lecteur comme l’OPPO BDP-105EU/D, ou le Cambridge 752BD
  • Pas de gestion du DSD pour profiter des SA-CD
  • Ventilateur un peu bruyant quand ils se met en route !

149 commentaires

  1. avatar
    Pascal /

    Auteur du commentaire Ju@pascal : on va y aller cool !

    Autant tes premiers messages sont sympas autant la tu vires sectaire.

    Klipsch a un rendu particulier et ce quelque soit l’ampli (après c’est sûrement accentué par certaines électroniques mais je n’ai pas assez de recul).

    Comme tu dis a moi de me faire mes propres avis. Cependant il serait dommage de se priver d’avis comme ceux de Nico ou de jacko qui eux ont eu accès a plein de matos.

    Ne te meprend pas , ne t’inquiete pas je suis on ne peu plus cool et puis pourquoi le serait je pas , en ce qui me concerne je ,’ai pas de soucis et encore moins le tient , disons que tu me rappel moi il y a 27 ans de cela ! :mrgreen:

    Alors retente de t’expliquer les choses , pour evoluer en HC comme en hifi , bien que les exigences ne sont pas tout a fait les memes , il faut apprendre , et ce n’est point une honte , savoir ecouter , apprendre a ce servir de ces propres oreilles qui ne sont pas forcement moins bonnes que celles d’un autre , tu m’suis ! Nous avons chacun une sensibilité propre , une façon diffrente d’ecouter la musique , des styles et types de musiques differentes etc … ce qui plait a l’un ne plaira pas forcement a l’autre !

    Nico et Jacko ont donc leur sensibilité a eux , leurs gouts et styles differents qui n’est probablement les tient , ils ont leurs oreilles a eux qui ne sont pas les tiennes qui ne sont pas forcement moins bonne ou fiable , tu m’suis toujours ?

    Alors moi sectaire ? LOOOL ! Ce n’est pas parce que je ne te dis pas ce qui t’arrange ou ce que tu souhaites entendre que je suis sectaire mon grand , tu comprends ça ? en revanche tu m’as l’air bien borné et ainsi , tu n’apprendras rien , tu n’evoluras pas et te trompera souvent et donc souvent deçu avec les consequences que cela suppose en temps , deception et surtout financierement !

    Au sujet des klipsch que tu possedes , aaah ça c’est sûr qu’ils ont un rendu particulier , c’est mm pire que ça ! a part leur sensibiloté confortable , ils sont tres difficile a marier , a faire bien fonctionner et t’en est bien loin !

    Mon but etait juste de t’eguiller , de te guider pour t’eviter des erreurs d’associations ! je ne suis pas là pour etre sympa jeune homme , donc te laisse pas aller dans ton language stp , tu veux bien , merci !

    mais bon , desolé d’avoir voulu t’aider le plus objectivement possible en t’evitant de foutre de l’argent par les fenetres !

    Considère maintenant que je ne t’ai jamais rien dit et continue a te servir des oreilles , avis des autres pour jeter ton devolue sur un appareil , on verra où ça te menera .

    Allez , bonne chance et courage et pas que , t’en aura besoin , ta compagne aussi :mrgreen:

  2. avatar

    @Pascal – Tu te contre dis sans arrêt Pascal ;)

    Tu es le premier à dire de ne pas écouter les autres et de ne pas se fier aux tests, d’aller écouter par soit même , de se faire son propre avis et tu essaies de lui imposer tes choix de façon totalement sectaire.

    S’il te dis qu’il aime Klipsch et bien c’est son goût. Il n’y a pas qu’Anthem et Paradigm ou Dali dans la vie. Chacun son budget, ses attentes, ses goûts, tu lui as donné ton avis, merci, il en prend compte et après c’est à lui de prendre ou laisser ce qu’on lui donne.

    Donc on va arrêter là cette discussion qui est devenue totalement stérile.

  3. avatar
    Pascal /

    Auteur du commentaire Nicolas Bécuwe@Pascal – Tu te contre dis sans arrêt Pascal ;)

    Tu es le premier à dire de ne pas écouter les autres et de ne pas se fier aux tests, d’aller écouter par soit même , de se faire son propre avis et tu essaies de lui imposer tes choix de façon totalement sectaire.

    S’il te dis qu’il aime Klipsch et bien c’est son goût. Il n’y a pas qu’Anthem et Paradigm ou Dali dans la vie. Chacun son budget, ses attentes, ses goûts, tu lui as donné ton avis, merci, il en prend compte et après c’est à lui de prendre ou laisser ce qu’on lui donne.

    Donc on va arrêter là cette discussion qui est devenue totalement stérile.

    Eeeeh bien , de mieux en mieux ! 8-O

    Je ne vois absolument pas où je me contredit dans tout ce que je dis puisque tout ce que lui propose sous entend d’aller justement les ecouter avant pour faire sa propre experience personnel , moi je lui faisais part de la mienne ni plus ni moins !

    Combien de fois ( il y a longtemps ) où je me suis rendu vite compte qu’entre les test en avis des autres ne correspondait pas à mes attentes lors d’une ecoute personnel ! Les avis et test des autres peuvent donner des indices , une ( petite ) idée de la personnalité d’un appareil ou enceintes etc … quand on est perdu , mais la meilleur solution dans l’absolue est d’aller s’en rendre compte par soi mm , d’aller faire une ecoute avec ses disques preferés , je ne vois rien de sectaire là moi ! En revanche , discuter , conseiller en tout essayer , avec une personne borné et arrogant de surcroit , là effectivement c’est tres compliqué !

    Il a le droit d’aimer ses klipsch , c’est pas là le probleme , et effectivement chacun ses gouts ! le probleme est que l’association avec l’Anthem ne sera pas bon du tout et tu le sais nicolas , tu lui a toi dit il me semble ! et quand il constera par lui meme qu’effectivement que ses klipsch et l’anthem n’est pas bon , il fera quoi ? il vendra son abthem pour un pack nuforce et apres !

    nicolas , tu devrais plutot lui eviter de ne pas foutre son fric par les fenetres vu qu’il part dans tout les sens et en mm temps il demande conseils et quands on lui donne des conseils et indices , il en fait qu’a sa tete pour te traiter de sectaire , et ça c’est normal ! j’ai pourtant ete correct dans mes propos ! ce serait bien qu’il le soit egalement ! donc tu devrais plutot les amener a l’etre nicolas au lieu de les defendre betement ! mais bon en mm temps je te comprend …
    De plus , lui mm dit dans le forum qu’il en a marre , se plaint et sa femme aussi du changement incessant de materiel !

    Mais bon , enfin bref … :( :-?

    Bonne continuation :mrgreen:

  4. avatar
    Pascal /

    ça s’arrange pas ici , une vrai secte dis donc , dans le sens propre du terme ! :mrgreen:

  5. avatar

    @Pascal
    Avant même de conseiller quoi que se soit il faudrait demander à JU sur quels critères il aime ses Klipsch.
    C’est le seul point de départ qui permettra d’identifier ses préférence d’écoute.
    A partir de là on pourra lui conseiller quelques références d’amplis.
    Mais à mon avis on va être hors sujet car effectivement Klipsch + Anthem ça risque d’être trop rendre dedans !
    Il faut tout de même pondérer car suivant la série, une Klipsch peut sortir des critères habituels de la marque.

  6. avatar
    Pascal /

    Il est est Fan de metal notre jeune ami , ça te donne une idée …. :mrgreen:

    Oui Jacko , selon la serie mais de maniere general ce ne sont pas des enceintes des plus facile a domestiquer , a marier , bref a ne pas mettre entre toutes les mains pour en avoir possedé et testé

    avec un anthem mrx , ça risque d’etre caricatural , projeté , fatiguant a la longue surtout sur du metal dans 15 m2 de surcroit !

    Mais j’arrete , puisque je suis … sectaire en voulant aider , aiguiller , conseiller … en suggerant d’aller faire des ecoute , d’etre patient etc … pour lui eviter de jeter son argent par les fenetres et etre frustré et deçu du resultat final !

    Merci :-?

    PS : et on ne sait mm pas sur quel format il ecoute son metal , MP3 ? 8-O

  7. avatar

    Je vais être un peu choquant … en dehors du jazz et de la Pop j’écoute aussi du Hardrock, de la Fusion, de l’Electro, du NuMetal, De l’Industrial et j’ai même eu une période Gothique Rock (la musique mais pas le look).
    Après j’ai pas trop de règles … si j’aime et bien j’aime, quelque soit le genre.

    Si JU aime le son qui envoie du lourd et que le côté projeté des Klipsch (rendement élevé) lui plait peut être qu’il va aimer l’association avec Anthem ?
    Une chose certaine, malgré le rendement élevé des Klipsch, pour en tirer parti il faut tout de même leur donner des watts.
    Pour faire bouger le bas du spectre il faut bien ça car les Klipsch ne sont pas des enceintes à haut rendement à proprement parlé. Rien à voir point de vu conception avec des Avantgarde par exemple.
    C’est à essayer.
    Je sais que personnellement je n’aimerai pas.

  8. avatar
    Pascal /

    Oui Jacko , je me suis dit ça ! il se pourrait bien qu’il aime l’association anthem /klipsch si caricatural et rentre dedans soit il ! je pense plus qu’il s’est habitué ou plutot ses oreilles se sont habitué a cette personnalité sonore .

    En ce qui concerne le type et styles de musique , j’ecoute de tout ou presque , jazz , reggae , pop , rock , cubain , bossa , classique , varieté internationale et Française , africaine etc etc …

    Ce qui est bien avec des styles de musique rentre dedans , enervés , c’est qu’ils permettent de mettre en avant tout les defauts , les limites des elements d’un systeme de maniere flagrante !

    Mais achete t’on un systeme pour UN style de musique ?

    Les Klipsch possedent deja des tweeters , voir meme medium sur certains modele a pavillon avec ce que cela implique ! Oui , pour faire bouger le bas du spectre , puisque souvent il y a rendement confortable , elevé mais pas forcement stable sur toute la plage d’utilisation ! ça peut etre elevé au milieu et en haut et pas en bas !

  9. avatar
    Allegue /

    Yop,
    petite question sur le MRX510, est-il possible de désactiver totalement le moindre traitement vidéo?

  10. avatar

    Oui avec le mode passthrought

  11. avatar
    Allegue /

    Merci Jacko,

    si j’ai compris le test si je ne veux aucun traitement video il faut que je branche mon BDT500 sur l’entrée HDMI1?

  12. avatar

    Toutes les entrées HDMI des MRX peuvent se paramétrer en mode passthrough.

    Tu peux donc choisir celle que tu veux.
    L’entrée HDMI1 est celle qui peut véhiculer le 4k2k.

  13. avatar
    Dizoo /

    Bonjour, est ce que le MRX510 serait capable de driver un casque disposant d’une indépendance de 300Ohms,le Sennheiser HD-800 :?:

    Je n’ai pas trouvé l’indépendance du casque Fostex, que ce soit sur le chapitre des écoutes ici, ou bien encore sur le test de ce casque.

    :wink:

  14. avatar

    Le TH-900 est donné pour une impédance de 25 ohms.

  15. avatar
    Babuzo /

    Bonjour;
    Qu’en vous pensez des configuration suivantes avec anthem mrx 510 pour le home cinéma?:
    Focal chorus 816w

    Qacosutics 2050i
    Paradigm Monitor v7
    B&W serie 600 s2

    quelle pourrait etre la meilleur a votre avis?

  16. avatar

    Salut nico je suis en pleine réflextion j’ai toujours voulu un yamaha serie avantage mais depuis que j’ai lu ton test des antem mon avis a changée .
    Mes question et le mrx 310 est en promo a 1100€ vaut il le coup contre le yamaha 1030 egalement en promo a 790€ comme tu à testé les deux model ou voir le mrx 510 vs le yamaha 3030 ?
    Ce qui me gene c’est que le mrx310 n’est pas 7.1 sinan j hesiterais pas une seul seconde sachant que mes enceinte sont des focal 716v CC700V et 705V et un future SVS PB 1000 ca peut suffire en jus ?
    Pour le 7.1 je ne c’est pas si c’est vraiment utile tout les bluray on t’il vraiment un mixage 7.1
    sa m’évitera deux enceinte focal de plus si c’est que du remixage 7.1 pas natif . Et ma derniere question est ce possible plus tard si je prend le 310 avoir du 7.1 avec preout et un ampli ou preampli de puissance comme j’ai intention de passer sur des emsemble Quantum 1000 dans 3 ans.

  17. avatar

    @lotfi – Salut lofti,

    Si tu veux mon avis, il vaut mieux un bon 5.1 qu’un 7.1 moyen :)

    Pour ma part je suis toujours resté en 5.1 et ça me suffit amplement, surtout que très peu de films sont en 7.1 natif. Mais bon, si tu as les moyens et la place, pourquoi pas …

    Le MRX310 ne propose que des sorties PreOut 5.1. C’est vrai qu’ils auraient pu proposer une sortie PreOut assignable pour utiliser l’amplificiation de l’ampli + les preOut afin d’avoir une solution pour faire du 7.1, mais ce n’est pas le cas.

    Le MRX310 sera bien plus puissant que le Yamaha RX-A1030. Le seul avantage avec le Yamaha, c’est la qualité de sa préamplification et les fonctionnalités réseau très complète, l’AirPlay, etc, etc, mais en terme de qualité d’amplification et de calibration, le MRX-301 va plus loin c’est une certitude !

    Idem entre le MRX510 et le Yamaha 3030. Ce dernier ayant tout de même un autre avantage, c’est son traitement vidéo, mais encore faut-il en avoir besoin …

    Par contre, un Yamaha utilisé en Préamplificateur sur un bloc de puissance de qualité peut donner d’excellents résultats. Mais, là aussi un reproche, l’impossibilité de désactiver l’amplification interne contrairement à Denon, Marantz ou Pioneer qui permettent de vraiment utiliser leurs amplis HC en préamplis.

  18. avatar

    Hello Nicolas,Question:J’ai des colonnes Focal Diamond 918..et j’aimerais savoir à partir de quel Ampli  »Anthem » serais largement suffisante pour les nourrire en terme d’impact etc….en sachant que j’aimerais me prendre le sub « SVS PB-2000″(basse reflex).Mais je ne mettrai rien à l’arrière en surround.

    Merci d’avance pour votre réponse.

  19. avatar
    yass /

    Salut nico j’ai un choix crucial grosse somme à investir qui rejoindra mon ZT60 j’ai toujours adoré yamaha et athem ma toujours attiré car il cité comme référence en terme de qualité prix . j’ai un pack focal 716V CC700 705V ( onkyo 609 qui trop agressive) et un future SVS PB1000 . Ma question qu’a tu préféré entre le mrx 310 et le yamaha 3040 antem je peux le touché a 1200€ et le yamaha RXA 3040 a 1599€ .

  20. avatar

    @yass – Salut,

    Je trouve l’Anthem plus dynamique, même en comparant le MRX-310 au Yamaha RX-A3040. Il donne une sensation de plus de puissance, c’est étonnant je sais :)

    L’ARC est également plus performant que le YPAO mais moins simple à réaliser.

    Apres, le Yamaha offre plus de possibilités de PreOut, de configurations avec plusieurs enceintes, d’association avec des blocs de puissance, et plus de fonctionnalités. Son décodage N/a est un peu plus musical. Il est plus agréable à l’utilisation quotidienne.

    Mais en terme de sensation sonore durant les films, et d’impact, le MRX-310 fait mieux à mon goût. Simple et très efficace.

  21. avatar
    roussel /

    help
    je n arrive pas a configurer avec l arc2. il ne se passe rien. aucun son de l amplificateur ne sort quand je lance l application.
    doit on relier l ampli a l ordinateur avec le cable reseau bleu ou doit on relier l amplificateur a un routeur. mon ordinateur est branche en wifi.
    Jen ai pas l impression que l ordinateur voit le mrx.
    si vous pouvez m aider contactez moi via mail
    phr38@hotmail.fr

  22. avatar
    caytan /

    bonjour a tous

    comment se comporte anthem au niveau effet bulle
    le mrx 510 me plait bien pour aller avec 2rf82+1rc62+2rb51+ 1sub jamo 360
    je recherche surtout de la spatialisation et dynamique
    est ce le bon choix car impossible de faire une écoute
    je suis actuellement en 2.0 sur un Yamaha rn301 ,je voudrai brancher le reste de mon matériel
    l’effet bulle Yamaha revient souvent mais je trouve les alimentations de leurs amplis très limite
    merci pour vos avis

  23. avatar
    fabien /

    @Nicolas Bécuwe
    entre le mrx 510 et le LX88, tu prendrais lequel en HC ?
    (3 enceintes Monitor Audio Apex en front, 2 RXFX en surround et caisson XTZ 10.17).
    Le mRX510 ne sort pas de 4k60fps ?

  24. avatar

    @fabien – Bonjour,

    Le MRX510 sans hésiter :)

    Meilleur rendu, plus chaleureux, plus adapté au cinéma selon moi, une correction ARC bien plus performante, et il sera moins montant sur les aigus des Monitor Audio.

    Sion, pas de compatibilité HDCP 2.2, donc pas de gestion du BR UHD …

  25. avatar
    François /

    A certaines fréquences mon caisson fait vibrer en un point précis qu’il m’est difficile d’aller corriger mécaniquement, mon faux plafond de home cinéma( les rails métalliques vibrent ).
    Pensez vous le système de correction acoustique de cet ampli pourrait arranger ça ?
    A savoir que j’ai un caisson vélodyne et que je l’ai calibré avec son propre micro et que ça améliore mais ça n’est pas suffisant.
    Merci d’avance.

  26. avatar

    @François – Bonjour,
    Cela confirme le test que j’avais fait sur les caissons Velodyne. Ce sont d’excellents caissons, mais leur calibration n’est pas trés efficace et je dirais même que sur certains modèle elle ne corrige pratiquement pas la réponse en fréquence.

    Donc pour moi, oui l’ARC d’Anthem est nettement au-dessus, incomparable, et devrait corriger votre souci.

  27. avatar
    François /

    @Nicolas Bécuwe – Ok, merci beaucoup.

  28. avatar
    François /

    @Nicolas Bécuwe – Le problème c’est que je veux un ampli dolby atmos 11 canaux et je ne crois pas que anthem le fasse aujourd’hui et quand ils le feront il sera très cher ( je veux mettre maximum 2000 euros ).
    Je pense que je vais devoir attendre 2 ans.
    En soi ça n’est pas si grave.

  29. avatar
    Jacko /

    Le MRX1120 le fait et effectivement il fait un peu plus de 2000€

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