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Test Onkyo TX-NR818 : un ampli puissant et bourré de fonction !

 L’amplificateur Onkyo TX-NR818 est pour moi le modèle le plus intéressant en rapport qualité/prix de la gamme 2012. Un 7.2 est largement suffisant pour 90% des utilisateurs, il propose toute la puissance nécessaire pour animer un grand salon, un traitement vidéo complet avec upscaling 1080p et 4K, des filtres d’amélioration pour le Blu-ray et toutes vidéos, une correction acoustique Audyssey MultEQ XT32 performante avec égalisation du canal de grave, une gestion réseau très complète, une connectique riche, des fonctions en pagaille, bref que demander de plus pour un une expérience home cinéma de très haute volée ?

Cet ampli propose également quelques nouveautés comme le protocole réseau Samba, l’InstaPrevue, des connecteurs HDMI compatibles MHL, de nouveaux services de musique à la demande,et quelques fonctions supplémentaires que j’aborderais lors de ce test. Reste à savoir ce que valent toutes ces fonctions sur le terrain, que ce soit en stabilité, en compatibilité multimédia, en traitement vidéo et audio. J’ai essayé ce NR818  avec un lecteur OPPO BDP-103EU, un ensemble d’enceintes Magnat Quantum et Vector, le tout sur un téléviseur Panasonic VT50 et un LG LM660S. Je vous propose un compte rendu de ces deux semaines en compagnie de cet ampli qui m’a apporté bien des plaisirs d’écoutes.

Protocole de Test :

  • Amplificateur : Onkyo TX-NR818
  • Ampli Intégré ATC SIA2 150 en PreOut
  • Lecteur Blu-ray OPPO BDP-103EU
  • HTPC pour le partage réseau DLNA
  • Enceintes Magnat Quantum 1009
  • TV : Panasonic VT50 et LG LM660S
Présentation

Présentation du Onkyo TX-NR818

L’amplificateur TX-NR818 reprend exactement le même design sobre et classe de l’an dernier. C’est un très bel appareil au châssis rectiligne, mais très réussi, et qui inspire la robustesse avec des panneaux costauds, un châssis renforcé. Une belle bête de 22 kg tout de même contre 18 kg pour le NR809 de 2011.

La façade est  strictement la même, avec un écran digital qui propose un affichage des informations teinté de vert, sympa, mais ça manque souvent d’harmonie avec les autres appareils. On y  trouve pas mal d’informations comme l’affichage des tags, nom des fichiers audio ou radios en cours de lectures, configuration des enceintes, signal audio en entrée et en sortie, signal vidéo en entrée et en sortie et même le chemin des dossiers pour une utilisation hifi sans allumer la TV. Le bouton de volume est toujours cerclé de lumière, mais peut être désactivé pour les amateurs de salle obscure.

Une trappe solide en aluminium épais laisse apparaitre une multitude de boutons de sélection, qui permettent de tout contrôler et régler sans télécommande (intéressant si cette dernière se perd ou se casse). On appréciera les boutons de réglages rapides et très pratiques comme le mode Pure Audio, le réglage de tonalité, le choix des sources, l’utilisation du tuner, l’affichage des infos sur les signaux audio et vidéo reçus, le passage en mode USB ou accès aux fonctions internet. La façade propose également une connectique avec des entrées AUX : un port USB 2.0, une entrée HDMI 1.4a, Optique, et des entrées analogiques stéréo et composite, sans oublier le casque et la prise micro pour la calibration Audyssey.

La connectique est très complète, de qualité standard (pas de connecteur usiné, ni dorés), mais souffre d’une grosse lacune, comme toute la gamme d’Onkyo, même le NR5010, c’est l’absence d’entrée analogique 7.1. En dehors de ça, il y a tout ce qu’il faut. On trouve pas moins de 8 entrées HDMI 1.4, et 2 sorties dont une compatible ARC, et toutes transparentes au Deep Color, 3D, et xvColor. Notez que cette année on profite d’une PreOut 9.2 avec 4 canaux assignables en Surround Back,  Front Wide, ou Front HIgh, mais pas de biamplification en PreOut.

Également présents : une entrée Phono MM, et 7 autres entrées RCA analogiques, 4 entrées et une sortie Composite, 2 entrées et 1 sortie YUV, une interface RS232C réservée aux intégrateurs, 3 entrées Coaxial et 2 Optique, un déport IR, une entrée/sortie IR, 2 Triggers 12v (Zone 2 et 3) pour contrôler la mise sous tension d’un ampli de puissance ou un intégré en PreOut ou multiroom. Pour finir, on trouve deux sorties analogiques Zone 2 et 3 et une entrée PC VGA.

Enfin, avec 11 paires de borniers et les possibilités de connexion avec un ou des amplis de puissance, le NR818 laisse le choix pour de nombreuses configurations d’enceinte les plus complexes. On peut faire opter pour une biamplification (qui est très intéressante sur les Onkyo soit dit en passant), pour une configuration 5.1 + Front High et Front Wide et ainsi profiter des modes DSX ou DTS-Neo:X.

On remarquera également le port Ethernet pour les services réseau, DLNA et mises à jour, un deuxième port USB pour connecter un dongle WiFi  Onkyo UWF-1 par exemple, tout en laissant le port USB avant libre pour les clés USB ou connecter un smartphone (IOS & Android).

La télécommande ne change malheureusement pas,  avec des touches rétroéclairées, mais qui ne s’allument qu’individuellement lorsqu’on appuie dessus (ce qui ne sert à rien en fait). On trouve toutes les fonctions nécessaires pour contrôler l’ampli de façon assez intuitive ainsi que 4 activités pour programmer des combinaisons, ou la possibilité de contrôler d’autres appareils avec une seule télécommande (pour un contrôle plus abouti que les simples fonctions CEC). Par contre, je regrette qu’il n’y ait toujours pas de possibilité de régler le traitement vidéo depuis une simple touche en pop-up, il faut toujours rentrer dans le menu ce qui prend du temps. Il y a toujours un menu qui s’affiche en surimpression du film en court de lecture, mais seules quelques options sont disponibles (surtout pour des corrections audio).

Caractéristiques technique du TX-NR818 en bref :

  • Amplificateur 7.2 THX Select II Plus
  • Puissance : 7 x 180 w (6 ohms)
  • Dolby TrueHD, DTS-HD MA, Procédé Prologic IIz et DTS Neo:X
  • Scaler Marvell Qdeo pour l’upscaling 1080p et 4K
  • Scaler HQV Vida VDH1900 : upscaling 1080p, posttraitement HD et SD paramétrable
  • Certification ISF pour régler le gamma, colorimétrie, etc
  • Audyssey DSX, Dynamic Volume, Dynamic EQ
  • Correction accoustique automatique : Audyssey MultEQ XT32
  • Circuit PPL pour réduire les erreurs de jitter
  • Technologie Wrat (Wide Range Amplifier Technology).
  • DAC Burr Brown PCM 1690 192 khz / 24 bits & Puce DSP 32 bits
  • Compatible WiFi avec adaptateur USB Optionnel (UWF-1 )
  • Nouvelle interface graphique en couleur
  • Radios internet vTuner, MP3Tunes, AUPEO!, SimFy, Spotify
  • La technologie InstaPrevue permet de prévisualiser les sources connectées en HDMI à l’écran (affichage en surimpression)
  • Connecteur HDMI compatible MHL en façade
  • Lecture USB et UPnP du FLAC, WMA, MP3 HD, OGG Vorbis, WAV, LPCM
  • Certifié DLNA 1.5 et Windows 7 : Radio internet, Network Streaming
  • 8 entrées HDM 1.4a (3D/4K), 2 sorties HDMI 1.4 (ARC), 2 Ports USB, Ethernet, VGA (PC)
  • Sortie pre-out multicanal 9.2 avec canaux assignables (pas d’entrée analogique 7.1)
  • Possibilité de bamplification, Front High et Front Wide ou Zone 3 via les borniers
    Possibilité de contrôler l’ampli depuis un smartphone, ou de connecter un smartphone ou tablette via USB
  • Mode Veille « Standby Hybrid »

Interface

Structure de l’interface et fonctions

Comme sur toute la gamme 2012 de chez Onkyo on découvre une nouvelle interface, un peu plus fun et avec de nouvelles icônes dont l’InstaPrevue. Elle est toujours claire et bien structurée, mais ça manque toujours de créativité ! À part quelques logos en accueil, la structure est entièrement la même, l’égaliseur toujours aussi austère et sans courbes graphiques, pratiquement pas d’illustrations. Bref, elle est un peu plus fun, mais pas de gros changements, ni rien de transcendant. La seule partie qui a donc vraiment changé, c’est celle des services réseau qui sont bien plus nombreux qu’avant.

Petites fenêtre affichées par l’InstaPrevue pour visualiser les lecteurs ou box, ou consoles connectés à l’ampli via HDMI

Assignation d’entrées/Sorties

L’interface est donc présentée en 9 sous-menus, comme d’habitude. Le premier onglet propose les affectations d’entrées/sorties et des auxiliaires. C’est surtout dans cet onglet que l’on va choisir d’envoyer le flux vidéo directement vers le (ou les) diffuseur(s), ou de le retraiter que ce soit avec l’upscaling 1080p (ou 1080/24p) ou 4K grâce au processeur Marvell. Attention, si votre diffuseur est un 1080p, activer l’upscaling 4K n’apportera rien, la vidéo ne sera tout simplement pas affichée puisque les diffuseurs 1080p n’acceptent pas le 4K en entrée, et même certains diffuseurs 4K n’acceptent pas le 4K en entrée comme le ZL2 de Toshiba. Une fonction qui n’a que très peu d’intérêt pour le moment, vu le nombre de diffuseurs 4K sur le marché, mais qui a le mérite d’offrir plus de pérennité à l’ampli. Malheureusement, cet ampli n’est pas compatible 4K Passthrough (une absence très décevante pour cette pérennité justement).

Si vous optez pour le mode 1080p et que votre diffuseur dispose d’une définition 1080p, toutes les vidéos de définitions inférieures seront mises à l’échelle en 1080p via la sortie HDMI. On peut également convertir tous les framerates en 24p (avec le mode 1080/24p), mais déconseille cette fonction, car il est préférable de conserver le framerate d’origine de la vidéo, sinon vous aurez des saccades (sauf sur les DVD US qui intègre un Core 24p), et de toute façon, une vidéo 24p sera lue en 24p, même si on choisi le mode 1080p (et non 1080/24p).

Réglages des enceintes

L’Onkyo NR818 propose plusieurs possibilités de configuration d’enceinte grâce au mode Prologic IIz qui permet d’ajouter des enceintes en hauteur au-dessus des Frontales pour des effets verticaux et pour renforcer l’effet de « bulle » sonore, ou encore l’Audyssey DSX pou placer des enceintes sur le côté des Frontales pour de meilleures transitions entres les Frontales et les surrounds, sans « trou » sonore sur les côtés. Par contre, pour exploiter une configuration maximum de 9 enceintes, il faudra opter pour un ampli de puissance connecté en PreOut. On trouve une PreOut 9.2 avec 4 canaux assignables en Surround Back, Front High ou Front Wide.

Configuration des enceintes avec réglage du crossover sur chaque enceinte. Notez le réglage de la phase du Subwoofer, et la possibilité d’activer le Double Bass pour envoyer les basse fréquences filtrées vers le Sub, tout en les conservant tout de même sur les colonnes

Possibilité d’assigner certains canaux surround en Frant High ou Wide, choisir l’impédance, opter pour une biamplification, etc

Autres réglages importants, l’indication de l’impédance 4 ou 6 ohms (6 Ohms étant rétrocompatible 8 Ohms), la biamplification et surtout la correction acoustique Audyssey MultEQ XT32 qui permet une mesure sur 8 points d’écoute. C’est la version la plus complète de chez Audyssey, sauf qu’elle n’est pas compatible Pro pour faire calibrer l’ampli par un professionnel. Elle permet de corriger la réponse en fréquence, l’égalisation des courbes de fréquence sur 7 bandes, le crossover, la distance et le niveau des enceintes, et même l’égalisation du canal de grave sur 5 bandes.

Cependant, il est possible de tout corriger manuellement, il y a un égaliseur 7 bandes assez basique mais qui permet aussi d’égaliser le caisson (pas de facteur Q par contre). On trouve tout un tas de réglages pour optimiser le mode THX, et il y a une fonction intéressante qui permet d’activer le Double Bass : il faut mettre les enceintes Frontale sur larges. Dans ce cas, les graves sont entièrement restitués sur les frontales, mais le crossover est également actif donc les graves sont à la fois reproduits sur les Frontales et le Caisson pour les deux canaux avant. Notez que la biamplification apporte un gain vraiment audible sur cet amplificateur.

Réglages audio

Le sous-menu  « Réglages Audio », vous permettra d’optimiser l’écoute sur chaque type de signal, DTS, Dolby, LPCM. C’est aussi ici que vous pouvez activer les procédés Audyssey Dynamic Volume et Dynamic EQ (également accessible avec l’affichage des options en pop-up sur la lecture d’un film (touche Option de la télécommande)). Il est intéressant de noter que ces procédés ne sont pas accessibles directement depuis la façade de l’ampli, ni de sa télécommande, il faudra les activer et désactiver depuis le menu, cela prend un peu plus de temps ou depuis le menu pop-up, ce qui est bien plus rapide lors du visionnage d’un film, ou de l’écoute d’une musique.

Notez que sans le Dynamic Volume, l’ampli peut paraitre moins puissant, moins dynamique, mais il sera plus nuancé. En revanche, lorsqu’on l’active l’ampli propose une puissance et dynalmique bien meilleur. A vous de choisir ce qui vous convient le mieux : belle nuance ou plus de dynamique ..

Réglage de Source

Le sous-menu « Réglage de source » vous permettra de régler chaque niveau sonore en fonction de l’entrée, choisir le mode Audyssey (Cinéma ou Musique), l’activation de l’Audyssey EQ, mais aussi ajuster la synchronisation. Attention, si votre bande-son n’est pas synchronisée au départ, elle ne sera pas corrigée ici, cela va surtout ajuster les délais en fonction de la distance d’écoute. C’est aussi dans cet onglet qu’on va pouvoir choisir une connexion HDMI pour pour recevoir l’audio d’un lecteur, ou une connexion analogique stéréo (à utiliser si vous avez relié le lecteur à la fois en HDMI pour regarder les films, et en analogique pour écouter de la musique si son circuit analogique en vaut la peine).

Dans cet onglet se trouve le réglage du traitement de l’image. On pourra paramétrer le postprocessing du scaler HQV et l’ISFccc avec une accentuation des contours et réductions de bruits. Je reviens sur ce fameux scaler dans le chapitre « Traitement Vidéo ». L’ISFccc vous permettra de réajuster le gamma, la luminosité et le contraste des couleurs primaires.

Configuration du Matériel

Le menu « Configuration du Matériel », est très important. C’est là que vous allez pouvoir paramétrer la passerelle réseau même si une configuration automatique très fonctionnelle est proposée. On pourra également activer la fameuse fonction ARC pour recevoir le son du téléviseur via le câble HDMI. C’est aussi ici que l’on va pouvoir faire les mises à jour automatiques du logiciel via internet et activer le contrôle des appareils via la fonction RIHD (CEC), et encore entrer l’ID de la télécommande, et enfin l’InstaPrevu pour choisir comment seront affichées les petites fenêtres (en haut, sur le côté droit ou gauche). Tout se fait le plus simplement du monde.

Par contre, malgré la présence d’une Zone 2 et 3, aucun réglage n’est proposé pour l’utilisation multiroom : pas de contrôle de volume, ni de tonalité, ni de crossover (comme sur les amplis Pioneer ou les Yamaha), ni aucun réglage.

Multimédia et réseau

Gestion Réseau et multimédia

La partie multimédia est donc une des évolutions majeures de cet ampli par rapport à la gamme 2011, et reste similaire à celle du TX-NR616 déjà testé en début d’année avec la gestion du protocole Samba en plus (pour faciliter la lecture depuis un NAS) et surtout, la lecture des fichiers audio MLP et TrueHD multicanaux. Les logos et pochettes d’albums sont affichés, ce qui offre une navigation bien plus fun et ergonomique. Il faut savoir que même avec les services de musiques à la demande comme AUPEO! ou Spotify, les jaquettes des titres écoutés ou logos des radios internet sont affichés. Une autre nouveauté intéressante concerne la gestion des systèmes de fichiers NTFS, et une bien meilleure gestion des échantillonnages élevés comme le 192 kHz. Ainsi, j’ai pu connecter mon rack HDD via USB et accéder à toute la musique stockée dessus !

Services Internet : le plus complet de sa génération !

On récapitule donc tous ces services internet avec Simfy (service de musique à la demande payant, d’origine belge et concurrent de Spotify). Spotify, qui est celui que j’utilise pour sa base de données impressionnante de plusieurs millions de titres. Ce service est payant, 10 euros par mois pour une écoute illimitée, mais la musique reste du streaming compressé, donc loin de ce qu’on peut avoir via UPnP avec ses musiques compressées en Flac lossless.

vTuner, qui est la plus célèbre et indispensable base de données de webradios avec des milliers de stations du mode entier. MP3Tunes, qui est un espace de stockage sur le Cloud, désormais accessible depuis l’ampli pour profiter de sa musique uploadée dessus. Cet espace de stockage est directement lié à la musique à la demande d’Amazon. Je ne lui trouve aucun intérêt, puisque l’avantage de ce service est de pouvoir accéder à sa musique sur le Cloud depuis un mobile, mais à la maison je ne vois pas trop à quoi ça sert, mais bon, certains en auront sûrement usage.

Un compatibilité multimédia Audio très avancée

La comptabilité multimédia audio via USB,  UPnP (DLNA) et Samba reste donc la fonction la plus intéressante avec la lecture audio via USB, puisqu’ainsi on peut profiter d’une vraie qualité audio, surtout que dorénavant les systèmes de fichiers NTFS sont donc gérés, les FLAC 192 kHz aussi et encore plus fort : depuis une récente mise à jour les fichiers MLP et TruHD en 5.1 sont lus (il s’agit souvent de rips de DVD-audio). Par contre, alors qu’il devrait gérer les fichiers DSD issus des S.A.CD ou en téléchargement sur certains sites comme HighResAudio, je n’ai pas réussi à les lire. Le lecteur audio est assez basique, mais propose tout de même l’affichage des tags, le contrôle de la lecture, l’affichage des pochettes intégrées aux dossiers musicaux ou aux fichiers. Il permet également de faire des recherches et naviguer dans les dossiers pendant la lecture d’une musique sans l’interrompre.

De plus, l’affichage digital de l’ampli affiche tout un tas d’informations comme le débit, le codec, les tags, la durée, le N° de plage, et surtout le chemin des dossiers et le nom des morceaux pour utiliser la lecture audio DLNA ou USB TV éteinte. De nombreux formats audio sont reconnus, comme le FLAC, le MP3, le WMA, WMA Lossless, WAV, Ogg Vorbis, AAC, LPCM, ALAC mais avec certaines limites et certains formats sont malheureusement absents.

Les points essentiels à retenir de cette compatibilité DLNA et USB :

  • Lecture des FLAC, le MP3, le WMA, WMA Lossless, WAV, Ogg Vorbis, AAC, LPCM, ALAC mais avec certaines limites via USB et UPnP.
  • Lecture des fichiers audio MLP ou TrueHD 5.1 et 96 ou 192 kHz ! Il s’agit de rips de DVD-Audio (pour le MLP)  ou de fichiers téléchargés légalement sur certains sites comme celui d’Onkyo eMusic. La qualité d’écoute en 5.1 est tout simplement exceptionnelle !
  • Fichiers DSD (DSDiff) : logiquement la lecture des rips de S.A.CD devait être possible, mais à l’heure de ce test mes fichiers DSDiff n’ont pas été reconnus ni via USB, ni via DLNA.
  • L’interface DLNA (Samba/CIFS & UPnP) permet d’afficher les tags, un contrôle de lecture et les pochettes d’albums intégrées aux dossiers musicaux.
  • Le procédé Music Optimizer offre une amélioration très efficace sur l’écoute des radios et fichiers audio lossy (compressés avec pertes) mais ne permet pas de retrouver la même qualité d’origine. Un format de compression sans perte comme le FLAC reste tout de même vivement conseillé.
  • La qualité de décodage des formats audio est d’excellente facture
  • Le MP3, MP3 HD, AAC et WMA lossless et ALAC (.m4a) sont lus sans problème en stéréo 44.1 khz / 16bits
  • Les OGG Vorbis et FLAC stéréo 96 khz, 176.4 khz et 192 khz sont parfaitement lus via USB ou UPnP. Je n’ai pas réussi à lire mes fichiers 88.2 khz / 16 bits par contre et j’ai rencontré quelques soucis avec certains Ogg lus mais sans son…
  • Les fichiers FLAC multicanaux sont lus jusqu’en 96 kHz/ 24 bits, mais downmixés en stéréo
  • Le Wave est lu en 44.1, 48, 88.2 et 96, 176.4, et 192 kHz/ 24 bits via USB et UPnP
  • Pas de lecture des Wave-DTS (rips de CD-DTS), ni de Monkey’s Audio (APE), ni de MusePack, ni de WavPack, ni du DSDiff (sera peut-être corrigé).
  • L’affichage digital permet de naviguer dans les dossiers TV éteinte, affiche les noms des morceaux  et des radios. Il est également possible d’afficher les infos (échantillonnage (Hz), profondeur (Bit), codec, débit, etc).
  • Pas de gestion vidéo, ni photo, ni de liste de lecture m3u.
  • J’ai rencontré de légers crépitements sur la lecture de rares fichiers Flac 192 kHz à très haut débit (plus de 6000 kbps, mais très léger et rare). Ce sera de toute évidence très vite corrigé via firmware.
  • Pas de lecture gapless
Traitement vidéo

Traitement vidéo du TX-NR818

Onkyo a donc décidé de renouveler l’intégration des deux processeurs vidéo : un Marvell pour l’upscaling 4K et un HQV Vida VHD1900 pour l’upscaling 1080p et les filtres d’amélioration de l’image des vidéos et Blu-ray. Un choix que je trouve de plus en plus contestable. Pourquoi avoir opté pour un HQV alors que le Marvell seul permet d’offrir un superbe upscaling 1080p, et des filtres performants et fonctionnels sur la 3D. Je trouve dommage de ne pas avoir essayé d’améliorer l’intégration du Marvell au lieu de continuer de proposer ce HQV. Certes, ce posttraitement propose beaucoup de possibilités, un bel upscaling, la possibilité d’améliorer les détails d’une vidéo HD, l’ISFccc, mais il reste pas mal de lacune…

Présentation du traitement vidéo du NR818

Pour récapituler, nous avons donc un processeur Marvell qui ne sert pas à grand-chose puisqu’il ne s’occupe que de l’upscaling 4K sur le NR5009. Les premiers diffuseurs 4K arrivent, certes, mais rares sont ceux qui pourront en profiter. Bref, cela aura l’avantage de proposer un ampli qui ne sera pas obsolète d’ici tôt.

Le deuxième processeur est un HQV Vida VDH1900 qui propose un upscaling 1080p (ou 1080/24p). Cet upscaling est de très haute volée sur les sources vidéos analogiques (composite ou YUV), propose un désentrelacement très performant, permet de redécouvrir ses DVD avec une nette amélioration de la définition, du piqué, sans afficher de flou pour corriger les artefacts. Cependant, j’ai trouvé que l’upscaling 1080p du Marvell proposé sur le TX-NR616 offrait un peu plus de finesse sur le DVD, les vidéos SD, et le 720p via HDM, plus de détails.

1ere image DVD upscalé par le téléviseur LG LM660S, 2eme image: le même DVD upscalé par le Onkyo TX-NR818

Le HQV permet d’appliquer des filtres pour accentuer les contours sur trois niveaux (faible, moyen et fort). J’aurais préféré plus de niveaux pour doser ces filtres avec plus de finesse (le Yamaha RX-A3020 propose 50 niveaux sur ce filtre !). Car, seul le niveau léger propose une accentuation acceptable sur le Blu-ray, les vidéos HD et 720p, les deux autres sont beaucoup trop accentués et engendrent des doubles contours et une remontée de bruit vidéo trop visible. Sur le DVD et les vidéos SD, ce filtre est un peu trop violent et affiche des jaggies (effet d’escalier sur les obliques), mais sur certains plans comme vous pouvez le voir ci-dessous, le résultat peut être très séduisant ! Un sharpness aurait été idéal pour apporter un peu plus de piqué et de précision.

Comparatif avant/après traitement HQV sur le Blu-ray Avengers avec l’accentuation des contours à +1

(cliquez pour agrandir l’image et comparer)

Par contre, je n’ai pas rencontré de souci de saccades, ou de dérives colorimétriques, le traitement vidéo est tout de même de très bonne facture et apporteront de grandes satisfactions à un grand nombre d’utilisateurs avec de bonnes performances sur les téléviseurs. En vidéoprojection il affiche tout de même un peu plus ses limites. De plus, chose étonnante, alors que le NR616 permettait d’appliquer une accentuation des contours sur les Blu-ray 3D, le traitement vidéo du NR818 n’est pas fonctionnel sur la 3D.

Inutile de souligner que j’ai opté pour le filtre sharpness et l’upscaling du lecteur Oppo BDP-103EU doté d’un processeur Marvell Kyoto G2H et son traitement Qdeo compatible sur la 3D et toutes sources vidéos SD et, HD et 4K. Cependant, le traitement vidéo du NR818 est très intéressant pour traiter un lecteur multimédia, un HTPC ou une Box TV pour améliorer le désentrelacement des chaînes télévisées et la précision de leur image. Les résultats sont très convaincants. Enfin, rajoutons que le ISFccc permet de corriger toute dérive de la part des lecteurs ou des diffuseurs. Elle permet de corriger la teinte, la colorimétrie, le gamma, la saturation, le contraste et luminosité des couleurs primaires, mais nécessitent tout de même une sonde de préférence pour corriger efficacement l’éventuelle dérive du lecteur Blu-ray en source grâce à un Blu-ray de calibration.

Traitement Audio

Qualité audio du TX-NR818

L’amplificateur TX-NR818 conserve l’orientation très home cinéma proposé par le constructeur. Il est vrai que l’expérience musicale n’est pas ce qu’il se fait de mieux actuellement sur ampli AV, mais je dois dire que j’apprécie toujours autant les performances home cinéma délivré par les amplificateurs Onkyo. Plus équilibré que le NR616, plus dynamique et surtout bien plus puissant,  le NR818 offre une grosse assise dans le grave, de la rondeur, de la chaleur, de la finesse dans les aigus et surtout, une des meilleures spatialisations du parc des amplificateurs AV avec Yamaha. Je l’ai donc associé aux enceintes Magnat Quantum qui m’ont permis de tirer la dynamique et le rendement de cet ampli vers le haut.

Réglages et correction Acoustique Audyssey MultEQ XT32

Comme pour le NR616, je constate en premier lieu une amélioration de la dynamique sur la gamme Onkyo. Cette amélioration se fait ressentir depuis la gamme 2011, et le NR818 monte encore d’un cran comparé au NR809 de 2011. Notez également que cette année ce modèle propose la correction acoustique automatique Audyssey MultEQ XT32, soit la meilleure version de chez Audyssey avec 8 points de mesures pour affiner et optimiser les corrections en fonction de la disposition de votre zone d’écoute et de l’acoustique de votre pièce. Sachez que le canal de grave est également pris en compte au niveau de l’égalisation. Les résultats obtenus sont très cohérents, pour peu que la procédure soit bien faite. Juste un petit conseil, prenez le temps, optez pour la procédure complète, et surtout, placez votre micro sur un pied ou une surface dure, mais évitez de le poser à même le canapé ou pire sur un coussin.

Outre la calibration Audyssey, un mode « Réglage Audio » propose un grand nombre de modes et réglages pour optimisé l’expérience home cinéma, les mode Prologic IIz, THX ou le DTS-NEO:X. On peut rehausse le niveau de la centrale, les gains, recentrer ou élargir l’image sonore frontale, ainsi que la spatialisation de l’ensemble en fonction de la taille de votre pièce, et de son acoustique, de la position d’écoute et distance qui sépare l’enceinte gauche de celle de droite. De plus, cette année, il est possible de prérégler différents modes d’écoutes pour les appliquer rapidement en fonction de la source lue. Par exemple, un mode pour être réglé avec le Music Optimizer activé, le Dynamic Volume, et Dynamic EQ, alors qu’un autre mode sera réglé avec toutes les améliorations désactivées. Il suffira ensuite de sélectionner l’un ou l’autre rapidement depuis le menu en pop-up pour appliquer tel ou tel mode en fonction de la source en cours de lecture.

On pourra régler le niveau du caisson de grave sur chaque format d’écoute, que ce soit du DTS ou DTS-HD, du TrueHD, ou même du DSD. Ayant remarqué que le caisson était plus ou moins bien réglé en fonction des formats, ce réglage peut s’avérer très utile. On trouve également toutes les configurations pour optimiser l’écoute en modes THX (Music et Movie), là aussi avec une gestion de l’espace entre les deux surrounds back (souvent très variables en fonction des configurations), la compensation d’effets de baffle et offrir plus de détails sur les surrounds.

Ce mode THX est très intéressant sur des enceintes typées home cinéma, il m’a totalement convaincu sur des JAMO D 500 THX par exemple, mais reproduit un son trop mat, qui manque un peu de précision dans le haut du spectre sur des colonnes à bande passante très large comme les Magnat Quantumqui proposent un tweeter haute précision très rapide. Le mode THX offre par contre une belle reproduction des graves / médiums sur des bandes-son de film, plus de rondeur et de percussion.

Qualité du traitement audio du TX-NR818

Je retrouve cette exceptionnelle expérience home cinéma délivré par les amplificateurs Onkyo en général. Faisant parti du haut d egamme du constructeur, le TX-NR818 se distingue du NR616 par un meilleur équilibre, une puissance bien-sure bien plus confortable et une meilleure dynamique. Cet ampli offre une belle précision sur la centrale pour des dialogues clairs, et très soutenus. Les voix graves sont par exemple superbement retranscrites, et si le niveau des dialogues du film venait à être en retrait par rapport au reste de la bande-son, on peut rapidement élever le niveau avec la touche Set-up. Les effets surrounds sont maitrisés à la perfection, offrent beaucoup de présence, de précision et enveloppent parfaitement la scène arrière. Avec Yamaha, je trouve que les amplis Onkyo proposent une des meilleures spatialisations et un effet bulle sonore vraiment immersif.

Le NR818 propose un son très chaleureux, rond, dynamique, avec une assise dans les graves très impressionnante et beaucoup de finesse et de douceurs dans les aigus. Trop chaleureux pour les écoutes musicales, pas aussi dynamique qu’un ampli intégré hifi,  le NR818 n’est absolument pas neutre, ce n’est pas le plus musical de sa catégorie comme les Yamaha, mais son timbre est vraiment très appréciable pour les expériences home cinéma. Et avec un bon lecteur CD ou un DAC connecté en analogique avec le mode Pure Audio, l’utilisation hifi est tout de même très intéressante.

Pour moi, l’expérience home cinéma offert par le TX-NR818, comme tous les amplis AV haut de gamme de chez Onkyo atteint des sommets dans son genre. On aime ou on aime pas son timbre et son impact, mais dans son style il sera difficile de trouver mieux sur un ampli AV. Grosse puissance, dynamisme, des graves démentiels, et une très bonne tenue en puissance comparée à d’autres amplis. On ressent tout de même qu’Onkyo propose de plus en plus de vivacité sur ses amplis comparés aux anciens modèles d’il y a deux ou trois ans. Je peux vous dire qu’avec des films comme The Avengers, ou Tron, on reste totalement scotché au canapé devant une telle démonstration ! Par contre, sur de belles B.O musicales comme ce que propose The Tree of Life, les amplis Yamaha Aventage sont tout de même plus agréables, plus musicaux, mais bon, les Onkyo sont profilés cinéma d’action avant tout et chacun ses attentes.

Le DSP 32 bits du NR818  est également très efficaces, avec des procédés de spatialisation comme les Prologic IIz et DTS-NEO:X qui offrent une spatialisation 5.1 ou 7.2 (voire plus avec un ampli de puissance) impressionnante à partir d’une source Stéréo ou même 5.1. J’ai pu l’apprécier sur des films comme Christophe Colomb 1492, ou Mission en DTS-HD 2.0, les dialogues étaient reproduits de manière étonnante sur la centrale et la reconstitution des effets surround très intéressante. De même, l’exploitation d’enceintes Wide offre une immersion supplémentaire très agréable, avec un dégradé entre les frontales et les surrounds très propre qui offre un son qui vous entoure totalement sans point de cassure. Je trouve d’ailleurs que l’apport d’enceintes Wide associées au procédé DSX est plus intéressant qu’avec le DTS-Neo:X ou même que des enceintes High pour des effets verticaux, mais cela dépend peut-être de l’agencement et acoustique de la pièce d’écoute. Bien sûr, pour ceux qui peuvent se permettre d’associer à la fois le Prologic IIz + DSX, c’est le top !

Le TX-NR818 associé à un ampli de puissance en PreOut

Je ne sais pas si un ampli de puissance 5.1 est vraiment nécessaire dans un salon, au regard de la puissance largement suffisante que propose cet ampli pour driver la majorité des enceintes et animer la grande majorité des salons les plus grands. Certains exigeants y trouveront sûrement un intérêt, ne serait-ce que pour une salle dédiée, ou pour lui adjoindre un ampli de puissance très haut de gamme comme un Parasound, un Rotel ou autres. On retrouvera bien-sûr la superbe qualité de la préamplfication Onkyo et son timbre en profitant d’une amplification plus puissante, mieux équilibrée, plus dynamique. Mais pour ma part, j’ai surtout voulu associer un ampli en PReOut pour améliorer la musicalité en écoute stéréo.

J’ai donc opté pour un intégré ATC SIA2 150 (2 x 150 Watts / 8 Ohms) connecté eaux PreOut Front de l’ampli. L’intérêt de cette association, c’est de pourvoir sans changer les branchements, exploiter une source de qualité connectée en analogique directement sur l’amplificateur intégré. Pour cela j’ai tout simplement utilisé le DAC HEGEL HD11 connecté en RCA à l’entrée CD de l’Onkyo TX-NR818. Grâce au Mode Pure Audio je bypasse toute la préamplification de l’ampli pour attaquer directement l’intégré avec la qualité analogique du DAC. Résultat, l’écoute musicale est exceptionnelle.

Lors des écoutes home cinéma, les Frontale seront donc toujours amplifiée par l’intégré ATC, mais avec la préamplification du NR818. Cet intégré étant parfaitement droit et neutre, très musical, dynamique et très puissant, il ne dénature pas le timbre de l’ampli et surtout tire tous les autres canaux vers le haut. L’expérience home cinéma n’en est que meilleure.

La gestion du Super Audio CD sur le TX-NR818

Il faut savoir que le TX-NR818 intègre des DACs Burr-Brown PCM1790 qui ne gèrent pas la conversion directe N/A du DSD. Ici, c’est donc le DSP 32 bits qui converti le DSD en PCM avant conversion analogique. On perd donc tout l’intérêt du S.A.CD et son timbre particulier, naturel et très analogique, et on ne verra aucune différence entre un DVD et un S.A.CD. La qualité audio est tout de même excellente, puisque le DSD 5.1 est converti en LPCM 88.4 khz et 5.1, soit de l’audio HD quand même, mais on ne profite pas de la numérisation sur 1 bits et 2.8 Mhz du DSD.

Pour profiter d’une vraie conversion analogique du DSD, il faudra se diriger vers des amplis haut de gamme comme le Sony STR-DA5700ES ou sTR-DA5800ES, le Yamaha RX-A3020 ou le Onkyo TX-NR5010, ou encore le Denon AVR-4520. Cette restitution est plus chaleureuse, et surtout plus naturelle, plus analogique qu’avec une piste PCM et propose une spatialisation unique, une meilleure profondeur, une meilleure spatialisation et localisation des musiciens.

Par contre, l’écoute de S.A.CD sur le TX-NR818 est tout de même très séduisante, tout comme l’est l’écoute de DVD-Audio ou Flac 5.1. Pour ma part j’ai tout de même utilisé le décodage analogique de l’Oppo BDP-103EU qui a fait un grand bond en avant sur la qualité de décodage du S.A.CD. Mais pour profiter du S.A.CD 5.1 en analogique depuis l’OPPO il faut une entrée analogique 5.1 sur l’ampli. C’est donc en partie pour cela que je regrette énormément l’abandon de l’entrée analogique 7.1 sur tous les amplis Onkyo de la gamme 2012, même sur le NR5010 : un gros carton rouge à Onkyo qui n’a pas compris qu’un amplificateur haut de gamme se doit de proposer encore et toujours une connectique analogique complète !

Comme signalé dans la partie multimédia, cet ampli devait être en mesure de lire les fichiers DSD (DSDiff) directement depuis le port USB, mais après maintes tentatives ils ne sont même pas reconnus alors que dans le manuel est bien spécifié : gestion des fichiers audio DSD. Dommage, car d eplus en plus de site de musique à la demande propose des fichiers DSD en téléchargement légal. En espérant une correction de cette lacune via un prochain firmware.

Conclusion

Conclusion

Il est clair que le choix de tel ou tel amplificateur AV dépendra surtout des attentes et des goûts de chacun en matière de timbre, de dynamique,, de puissance, d’association avec telle ou telle enceintes, de fonctionnalités, mais ce qui est sûr c’est que l’Onkyo TX-NR818 est un superbe amplificateur dans son style. Fidèle à la signature sonore Onkyo, il propose un son chaleureux, ronds très doux sur les aigus et une grosse assise dans les graves, une très bonne précision au niveau des dialogues et surtout beaucoup de puissance et de générosité.

Onkyo nous propose un ampli très profilé home cinéma, avec ce qu’il faut de dynamique pour des séances détonantes, renversantes et animées par une excellente spatialisation. Il propose un effet bulle sonore très immersif, même si on n’atteint pas les amplificateurs Yamaha dans ce domaine. Au niveau de la musicalité aussi, il sera un  petit peu en retrait, souffrant justement de cet excès de chaleur et de rondeur, de graves un peu en avant, mais toute personne exigeante en musicalité sait qu’il est sera toujours préférable de s’orienter vers un bon petit intégré hifi. N’exagérons rien, nombre d’utilisateurs prendront un réel plaisir pour écouter ses CD, S.A.CD, Blu-ray de concert ou ses fichiers audio.

D’ailleurs, il s’agit à l’heure actuelle de l’amplificateur le plus fonctionnel du marché. Sa partie multimédia a fait un gros bon en avant sur la lecture des FLAC 192 kHz, mais aussi du ALAC, du WMA Pro, et c’est tout simplement le seul ampli à permettre la lecture des fichiers MLP et TrueHD 5.1 via USB  ! On trouve également de nombreux services de musique à la demande très intéressants, la gestion des protocoles réseau SAMBA/CIFS et UPnP, la possibilité de contrôler l’amplificateur depuis une tablette ou un smartphone.

Le TX-NR818 propose la correction acoustique la plus avancée avec l’Audyssey MultEQ XT32, l’égalisation du canal de grave, la certification et les modes THX, de nombreux procédés de spatialisations avec le DSX, le DTS-NEO:X, le Prologic IIz et de nombreux DSP. Quant à la qualité du traitement vidéo, elle est de très bonne facture avec un désentrelacement de très haute volée, un superbe upscaling 1080p et 4K, un triple réducteur de bruit très efficace et la possibilité d’accentuer le relief, les détails et contours de l’image d’un Blu-ray ou toute autre source vidéo. Je regrette tout de même que ce traitement soit inefficace sur la 3D et que le HQV n’ait pas été mieux intégré que ça avec plus de niveaux d’accentuation des contours ou plusieurs modes mémorisables.

                                                Expérience Audio - 4 étoilesExpérience Vidéo - 4 étoiles

Le TX-NR818 propose pratiquement tout ce dont on est en droit d’attendre d’un amplificateur home cinéma puisant et performant, capable driver des enceintes très exigeantes. Il faudra vraiment être animé de grosses exigences en matière de puissance et traitement audio pour se diriger vers plus haut de gamme. Onkyo signe encore une fois un superbe amplificateur AV 7.2 qui mettra une sacrée ambiance dans votre salon !

Je remercie Univers HighTech pour le prêt de l’ampli Onkyo TX-NR818.

Les notes sont évidemment en fonction de sa catégorie d’ampli AV, et du prix :

  • Qualité audio home cinéma :
  • Qualité audio musicale :
  • Puissance de l’ampli :
  • Upscaling 1080p :
  • Traitement de l’image :
  • Services internet :
  • Gestion multimédia :
  • Gestion du S.A.CD :
  • Connectique :
  • Qualité de finition :
  • Calibration acoustique :
  • Fonctions et réglages :
  • DSP / Spatialisation :
  • Rapport Qualité/Prix :

Ce que j’ai aimé sur le TX-NR818

  • Une superbe expérience home cinéma
  • Un châssis costaud, un design sobre, et classe
  • Une connectique numérique très complète
  • Les procédés DSX, Prologic IIz, et DTS-NEO:X
  • Le MultEQ XT32 très complet et efficace
  • Égaliseur 10 bandes avec gestion du canal de grave
  • Les nombreux services internet
  • La lecture USB et UPnP de qualité avec le FLAC, le MLP et le ALAC
  • Une puissance très confortable, une excellente spatialisation
  • Un mode Pure audio très efficace en connexion analogique
  • La compatibilité smartphone (IOS & Android)
  • L’upscaling 1080p de très bonne qualité
  • Excellent rapport qualité/prix

Ce qui m’a déçu avec le TX-NR818

  • Un son trop chaleureux qui manque de musicalité
  • Pas d’entrée analogique 7.1
  • Des filtres HQV non fonctionnels sur la 3D et aucun mode mémorisable
  • Le Sharpness manque de paliers
  • Les fichiers DSD ne sont pas reconnus (et pourtant annoncés)
  • Le SACD n’est pas décodé directement en analogique
  • La trappe un peu fragile au niveau de l’attache
  • Un OSD qui manque de fun et de graphismes en couleur
  • Pas de service de musique à la demande lossless
  • Pas de compatibilité AirPlay

61 commentaires

  1. avatar
    Mehdi /

    bonjour,

    Ayant acquis ce magnifique ampli, je me lance dans le branchement de mes enceintes (Eltax Monaco). Mais j’hésite entre ce qui est dit ici : la biamplification de cet Onkyo est vraiment un plus.
    D’autres lectures essaient de convaincre que la biamplification crée un problème plus qu’elle n’améliore le son (https://www.youtube.com/watch?v=08Lk8kIMgdA).
    Quel est votre avis ?
    Merci

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