Test JVC DLA-X30 : la nouvelle référence des projecteurs 1080p en rapport qualité/prix ?

Le vidéoprojecteur JVC DLA-X30 en test aujourd’hui est le successeur de DLA-X3 testé l’an dernier à la même époque. Ce modèle embarque toujours les fameuses matrices  D-iLA qui font le succès des projecteurs JVC depuis 3 ans. Ce modèle se distingue de ses grands frères DLA-X70 et X90 par l’absence de certification THX, ISF, l’absence d’upscaling 4K par wodulation, et de CMS, mais s’annonce sûrement comme  l’un des meilleurs rapport qualité / prix de l’année dans les projecteurs milieu de gamme (2500 / 4500 euros) puisque son prix indicatif est de 2990 euros, soit 1000 euros de moins que lors du lancement du X3 en 2010.

Même si plusieurs fonctions sont donc absentes, le DLA-X30 s’annonce tout de même plus qu’intéressant avec une luminosité et un contraste annoncé plus performants, des réglages pour la calibration tout de même très complets, toujours cette facilité d’intégration avec le bloc optique entièrement motorisé, une amélioration notable de la gestion et la qualité d’affichage 3D, et toujours l’excellente qualité d’affichage 1080p signée JVC avec un piqué et des noirs légendaires. Ce projecteur répond-il, sur le terrain, à toutes ces attentes et ses promesses ? C’est ce que nous allons découvrir lors de ce test …

Protocole de test :

  • Vidéoprojecteur 1080p 3D JVC DLA-X30 (150 heures de rodage)
  • Lecteur Blu-ray 3D OPPO BDP-93EU
  • HTPC avec 3DTV Play et GeForce GTX 460
  • Salle dédiée de 40 m² avec moquette noire sur les murs
  • Ecran Lumene Movie Palace Premium 300C (3 mètres de base / Gain 1.1 / bords velours noir).
  • Amplificateur Yamaha RX-A3010
  • Enceintes Yamaha Soavo 2 en 7.1
  • Sonde de calibration X-Rite i1Display 2 + Colorimetre HCFR + Luxmètre
  • Divers Benchmark (HQV, Flatpanelsdk), Blu-ray 2D & 3D, MKV 1080p et 3D SBS, DVD

Présentation

Présentation du JVC DLA-X30

Le JVC DLA-X30 affiche toujours cette excellente qualité de construction avec un projecteur robuste et très lourd (plus de 14 kg). Le design ne change pas vraiment, mais il dispose dorénavant d’une robe noire mate, un objectif toujours d’excellente qualité, très solidement incrusté dans le châssis, stable et large. Notez que le bloc optique a été amélioré par rapport à l’an dernier pour proposer ce plus de luminosité annoncée.

On remarquera toujours ces deux bouches d’aération sur le côté pour ventiler parfaitement et en silence ce projecteur avec des mesures de bruits de fonctionnement très basses (environ 30 dB en mode lampe bas, et 35 dB en mode lampe haut). Autant dire qu’en salle dédiée et en visionnant un film comme il se doit, le VP ne s’entend pas du tout, ou quasiment pas en mode lampe haut. En salon, il peut se faire entendre à moins d’1 mètre du VP, et en mode lampe haut,  mais ça reste très discret.

On remarquera également un émetteur IR qui reflète vers l’écran et qui fonctionne très bien, même en dirigeant la télécommande vers l’écran. Dessous le VP 4 pieds avec amortisseur antidérapant en caoutchouc sont réglables pour stabiliser le VP si le sol ou le support n’est pas droit, ou surélever légèrement l’avant ou l’arrière du VP.

À l’arrière, c’est presque identique au X3 de 2010, sauf qu’un port Ethernet fait son apparition pour les mises à jour. En dehors de ça, on retrouve la console de contrôle du VP sans télécommande, deux entrées HDMI 1.4a, une entrée YUV, un port RS232C pour faciliter l’intégration, 1 prise trigger et 1 Remote Control. Enfin, toujours présent le port pour connecter l’émetteur 3D qui est de type VESA 3D, et qui fonctionne également avec l’émetteur RF Optoma (de conception Monster) et donc avec les lunettes 3D RF d’Optoma qui sont moins design que les JVC, mais à mon sens plus confortables, plus lumineuses et plus légères (sauf un léger bruit de fonctionnement).

Les lunettes de JVC justement. Ce sont de nouveaux modèles plus design (PK-AG2B vendues 149 euros), plus légères, rechargeables via USB, mais je trouve les verres un peu trop petits, mais elles sont assez confortables. Le seul vrai reproche concerne les verres qui restent assez sombres comme nous le verront plus loin lors des mesures de luminosité du projecteur en mode 3D. L’émetteur reste le même qu’en 2010, il est très performant, balaye très largement l’écran de projection et permet donc une excellente synchronisation.

Enfin, la télécommande ne change pas, toujours le même design et touches rétroéclairées. Elle est ergonomique, agréable au touché, propose un bouton phosphorescent qui permet d’activer le rétroéclairage des touches dans le noir (ingénieux). On notera tout de même l’arrivée de plusieurs fonctions, comme un bouton « 3D Format » qui permet de switcher rapidement d’un mode 3D à l’autre (SBS, framepacking, Top-&-Bottom), un bouton « 3D Setting » pour accéder aux réglages pour optimiser la 3D, ainsi que des touches pour accéder directement à vos mémorisations de zooms (« Anamo. »), des modes images, et donc à vos différentes calibrations préenregistrées.

Interface & Fonctions

Interface et fonctions du JVC DLA-X30

Découvrons les fonctions et nouveautés que propose ce projecteur DLA-X30 au travers d’un OSD très complet. Mais le premier atout que ce projecteur offre par rapport à la concurrence, c’est une grande facilité d’installation grâce à un zoom, focus et lens-shift motorisés, et là c’est la grande classe, surtout lorsqu’on sort du HD83 d’Optoma qui propose les mêmes fonctions mais manuelles, bien moins précises et moins performantes.

Avec une simple pression sur un bouton de la télécommande, on accède donc à plusieurs mires pour ajuster le focus, le zoom, et déplacer l’image horizontalement (34%) et verticalement (80%) avec une grande liberté. Tout est motorisé et précis avec l’aide de mires quadrillées pour s’aligner parfaitement aux bordures de l’écran. On pourra également profiter d’une correction de trapèzes horizontale et verticale.

Menu Image

Le menu principal, dédié à la calibration, est présenté comme avant, avec en premier lieu le choix entre plusieurs modes images, sachant que vous pouvez optimiser chaque mode pour telle ou telle source (lecteur Blu-ray, TV, console de jeux, etc). Ainsi, on retrouve 4 modes (Film, Cinema, Animation, Scene, Naturel, 3D, et 5 modes Utilisateur à customiser comme bon vous semble. Chacun de ces modes propose une calibration différente par défaut, et un diagramme CIE légèrement différent (mais aucun mode ne sera acceptable tel quel, et aucun CIE ne correspond au REC.709. Un gros travail de calibrage doit être fait quelque soit le choix.

MODES IMAGE

MODE CINEMA

MODE FILM

MODE NATUREL

On pourra tout de même se rapprocher plus ou moins d’une calibration acceptable en faisant quelques changements. Ainsi, le menu nous propose la possibilité de régler les paramètres classiques (contraste, luminosité, couleur et teinte sur un axe), mais surtout d’opter pour des températures de couleur (5500K, 6000K, 6500K, 7000K, etc, jusqu’à 9500K), mais aucune ne correspond vraiment aux valeurs indiquées. Cependant, il sera possible de tout régler manuellement (RVB et offset RVB). Il en est de même avec les différentes valeurs de gamma, aucune ne correspond à celles indiquées. On s’aperçoit assez rapidement qu’une sonde et des connaissances en calibration sont nécessaires pour profiter pleinement de la qualité dont ce projecteur est capable d’offrir.

Gamma Normal - Lampe Haut - distance de projection : 5m avec zoom

Gamma B - Lampe Haut - distance de projection : 5m avec zoom

Gamma C - Lampe Haut - distance de projection : 5m avec zoom

 Si aucun mode image, ni référence de température, ni gamma proposés ne sont corrects, en revanche de nombreux outils sont proposés pour parvenir à une calibration très juste. Nous avons par exemple un éditeur de couleurs et offset RVB, un éditeur de gamma avec même la possibilité de corriger le gamma, et les couleurs primaires avec un réglage des IRE par palier de 10%, et même 5% dans le voisinage du noir de 0 à 20 %, en personnalisant le Gamma dans le menu « Avancé ».

Gamma 2,4 - Lampe Haut - distance de projection : 5m avec zoom - Sans correction des IRE

Gamma 2,4 corrigé avec le réglage IRE par tranche de 10% - Lampe Haut - distance de projection : 5m avec zoom

Ce menu Avancé propose également des filtres d’amélioration vidéo gérés par le processeur HQV intégré au DLA-X30. Ce processeur propose un filtre Sharpness, et un pour améliorer les détails (je reviendrais dessus dans le chapitre sur la qualité d’affichage de ce VP).

Ce menu propose le choix entre l’espace colorimétrique « standard » qui est le plus proche du REC.709 (HDTV), « Large 1″ & « Large 2″ (qui affichent tous deux des couleurs plus (trop) saturées.

On trouve aussi la fameuse compensation de mouvement CMD (Clear Motion Drive) avec le choix de la désactiver, des Modes 1, 2, 3 & 4, et un mode NTSC/24p censé afficher la vidéo avec une fréquence compatible avec le framerate d’origine de la vidéo pour ne pas afficher d’effets « caméscope » ou d’artefacts dus à l’interpolation de frames virtuelles pour fluidifier l’image. On pourra d’ailleurs afficher un mode « Démo CMD » pour se rendre compte des différences entre avec et sans CMD.

Enfin, deux paramètres dédiés à l’intensité lumineuse sont proposés avec la possibilité d’ouvrir ou fermer l’iris (avec un réglage de -15 à 0 pour fluctuer la luminosité), et deux modes lampe (Normal & Haut) à opter selon les goûts, mais surtout en fonction de la taille de l’écran et de la distance projecteur/écran, ou de l’affichage 2D ou 3D. En mode Lampe Haut et iris ouvert au maximum, le projecteur apporte une luminosité très puissante qui permet d’exploiter comme il se doit un écran de 3 mètres de base, même en 3D, comme celui utilisé lors de ces tests. La forte luminosité proposée par ce X30 est l’une des grandes améliorations par rapport au X3 !

Menu Signal d’Entrée

Ce menu est dédié à la gestion des transferts HDMI, comme le format image, le Deep Color, le xvColor, le contrôle CEC et la gestion des formats 3D que là aussi profite d’une nette amélioration apportée par JVC depuis le X3.

L’onglet  « HDMI » offre la possibilité de switcher entre « Standard » (16-235), amélioré (0-255), ou « Super Blanc ». On pourra également choisir entre « Auto », « YCbCr 4:4:4 (12 bits) ou 4:2:2 (8 bits) et RVB, et enfin couper ou activer le contrôle CEC pour que les appareils communiquent entre eux ou pas.

On pourra ajuster l’emplacement de l’image (haut/bas/droite/gauche) à l’intérieur du cadre d’affichage (il ne s’agit pas ici de Lens-shift qui se troue dans un autre menu), opter pour un affichage 16:9 ou  4:3, ou même faire un zoom image, régler les bordures du masque.

C’est aussi ici que se trouvent donc les paramétrages 3D, et là il y a du nouveau. On pourra toujours choisir entre un affichage 3D framepacking, Côte à Côte (Side-by-Side ou SBS), et Haut-et-bas (Top&Bottom) ou laisser le projecteur le faire automatiquement.

Une des grosses nouveautés, c’est donc la conversion 2D/3D avec la possibilité de régler la parallaxe, réduire la diaphonie (ghosting) en réduisant la luminosité des couleurs primaires séparément, doser la puissance du relief/profondeur, et enfin optimiser l’affichage des sous-titres en 3D.

Menu « Installation »

Un menu qui fait la grande force des projecteurs JVC puisque tout est automatisé et de la plus belle des façons ! Pour commencer, on retrouve l’excellent contrôle de l’objectif qui propose donc un Lens-Shift motorisé, très précis, qui permet de déplacer l’image sans la déformer avec une grande liberté puisque nous pouvons faire un déplacement de 80% verticalement et 34% horizontalement. Le focus et le zoom sont également automatiques avec un zoom numérique puissant de 2x qui permet de couvrir un écran de 3m de base à seulement 4 m. Autre nouveauté, cette année le X30 propose la possibilité de mémoriser la position de l’objectif que ce soit en Scope (2.35:1) ou en Normal (16:9) avec la possibilité d’éditer trois mémoires de position.

Léger décalage de moins d'1/4 de pixel

Autre fonction intéressante, l’alignement des trois panneaux LCD (RVB) pour ajuster précisément la superposition des pixels. Malheureusement, le X30 ne permet  que de régler cet alignement au pixel près, et non au 1/16 de pixel près sur le X70R ou X90R. On notera que même en ajustant cet alignement, il restera un décalage d’1/4 de pixel à peu près. Cela ne se voit pas réellement à l’image, mais en étant aligné parfaitement, cela permet une plus grande netteté de l’image, ce que les X70R/X90R devraient permettre…

Grand classique, même sur les VP entrée de gamme, il sera possible d’opter pour une installation au plafond (VP renversé), posé sur un meuble (VP à l’endroit), que ce soit en projection avant ou rétroprojection. Il sera possible de régler les trapèzes horizontaux et verticaux, avec une grande précision, permettant ainsi encore plus de liberté dans le positionnement du VP et faciliter encore plus son intégration dans la pièce de projection.

Le menu propose la possibilité d’opter pour deux modes anamorphiques (étirement vertical V-Strech et déformation horizontale), le choix du type d’écran (en fonction du gain et d ela couleur de l’écran), et le réglage du niveau de noir (utile si vous projetez dans une salle avec des murs blancs qui nécessite des noirs moins denses qu’une salle avec des murs noirs et recouvrement absorbant la luminosité).

Autres menus ….

Je vous passe la description anecdotique des deux derniers menus qui permettent, en vrac, d’activer la communication RS-232C ou LAN, la programmation de l’arrêt du VP, le contrôle trigger, le mode « Haute Altitude », le code de la télécommande pour le CEC, RAZ le compteur de la lampe, ou encore afficher les infos sur le signal HDMI (Définition, framerate, profondeur couleur (en bit), durée de fonctionnement de la lampe, et version du logiciel.

Calibration

Un petit chapitre pour parler de la calibration de ce projecteur, qui s’avère assez complexe. Il est donc assez mal calibré par défaut, mais avec quelques modifs rapides on peut déjà profiter d’un bien meilleur rendu colorimétrique, de l’échelle de gris et en terme de gamma. Je vous propose donc des réglages simples, à faire dans un premier temps pour ceux qui ne disposent pas de sonde, et qui n’ont pas envie de s’aventurer dans une calibration plus complexe.

Pour ceux qui voudront aller plus loin, je vous livre quelques indices pour vous aider, mais avant tout, sachez que pour calibrer un projecteur à la perfection, cela passe par des mesures et une calibration dans le contexte dans lequel est installé votre projecteur. La distance de projection, l’utilisation du zoom ou non, le fait de projeter sur tel ou tel écran, de projeter en salle obscure ou avec des murs blancs, d’utiliser tel ou tel lecteur (même si on peut espérer que plusieurs très bons lecteurs Blu-ray offrent une colorimétrie neutre), tous ces facteurs font varier le gamma, le contraste et la luminosité, l’équilibre des couleurs, et donc la calibration nécessaire.

Réglages simples pour une calibration rapide

Note 1 : attention à bien veiller de (re)sélectionner la température 6500K, car même si celle-ci est affichée dans le menu, l’image affiche une grosse dérive de bleu, alors qu’en entrant dans le menu « Preset » et en (re)sélectionnant le mode 6500K , l’affichage bascule bien en 6500K  (je ne sais pas pour quelle raison, peut-être un bug…). Le problème, c’est qu’il faudra renouveler cette sélection forcée à chaque fois que vous changez de mode et que que vous revenez sur le mode choisie avec « Preset ». Le problème ne se pose pas si vous décidez de customiser un mode de température.

Note 2 :Le mode Preset 6500K n’affiche pas une vraie température de 6500K, mais c’est celui qui s’en rapproche le plus. Pour obtenir une vraie température de 6500K mesurée, il faudra passer par les modes User 1, 2 ou 3 et tout régler manuellement à partir de la température 7000K (car en mode USER le 6500K affiche une dérive bleue importante) mais une sonde est nécessaire.

Note 3 : Le gamma varie en fonction de la distance de projection, de l’utilisation ou non du zoom, de la couleur des murs (blanc ou noir), et du mode lampe (haut ou bas). Pour une calibration rapide, le gamma le plus correct que j’ai relevé en mode lampe bas, c’est la valeur 2.3, et en mode lampe haut c’est 2.4. Pour avoir une ligne de gamma parfaitement plate, c’est possible, mais là aussi il faudra passer par une sonde, et régler les IRE par tranche de 10%.

  • Mode image : Cinéma
  • Contraste : 0
  • Luminosité : 0
  • Couleur : 0
  • Teinte : 0
  • Température de couleur : Preset 6500K
  • Offset RVB : Rouge +2 – Vert : -1 – Bleu : 0
  • Espace Color : standard
  • Gamma : 2.3 (mode lampe bas) ou 2.4 (mode lampe haut)
  • Clear Motion Drive : NTSC/24p
  • Ouverture IRIS : dépend de la distance de projection, du mode lampe et de l’utilisation ou non du zoom en fonction de la taille de l’écran (en mode lampe bas on peut laisser en général ouvert à fond).

Résultats après la calibration « simple ». Ce n’est pas parfait, loin de là, mais c’est déjà beaucoup mieux.

Le CIE reste toujours un peu perfectible, mais il est tout de même pas mal

L'équiilibre RVB est nettement amélioré, mais il reste un écart qui sera visible à l'oeil avec une moyenne Delta E qui dépasse aisément les 3 de moyenne demandé au minimum pour n'avoir pas d'écart visible à l’œil. Ici, nous sommes à un Delta E de 6 à peu près, ce qui est trop important...

Le gamme est par contre pas mal avec une moyenne de 2.27 au lieu des 2.22 recherchés.

Pour aller plus loin dans la calibration du DLA-X30

Même si le projecteur ne propose pas de CMS, et que pour ma part je n’ai pas réussi à avoir un CIE parfaitement aligné sur le CIE REC-709 (HDTV), il est possible de calibrer l’équilibre RVB, le Gamma et la température à la perfection…. en y passant des heures entières !! Pour arriver à un tel résultat, il faudra tout reprendre à 0 et tout régler manuellement avec les corrections des IRE par tranche de 5 et 10%. Un travail très long, pénible, mais qui en vaut la peine.

Note 4 : Les modes de température « Preset » ne permettent pas de retoucher l’équilibre des couleurs primaires (RVB). Il faudra donc passer par un mode USER 1, 2 ou 3 pour les corriger. Par contre, contrairement au mode Preset, la température 6500K bug (du moins sur mon modèle de test) en affichant une grosse dérive bleue, et le faite de la resélectionner ne corrige pas le problème comme sur le mode « Preset ». J’ai donc dû passer par la température 7000K et tout corriger à partir de là.

Note 5 : Si les modes Preset ne permettent pas de corriger le Gain RVB, il est par contre possible de retoucher l’équilibre RVB grâce au courbes IRE Blanc, Rouge, Vert et Bleu dans le réglage du gamma. Cependant, ce sont des courbes, et les extrêmités sont assez difficile à corriger, mais on peut arriver à quelque chose de vraiment très bon.

Pour ma part, j’ai d’abord appliqué les réglages de bases à partir du mode Cinema, choisi une température de 7000K, Gamma 2.4, équilibré le plus possible les couleurs primaires avec les réglages RVB et Offset RVB, puis aligné parfaitement le gamma à l’aide des IRE Blanc en réussissant à avoir une ligne de gamma à 2.2 parfaite ! Les dernières petites retouches RVB ont donc été faites à l’aide des réglages IRE Rouge, puis vert, puis Bleu. Là aussi, il est possible d’avoir un alignement quasi parfait des courbes RVB avec un  Delta E moyen en dessous de 2 !

En prenant compte de tout ce que je viens de vous dire, vous comprendrez qu’il est inutile de vous donner des réglages précis pour la calibration de ce projecteur. Donc voici ce que j’ai pu avoir, sachant que les plus patients et les plus doués pourront faire mieux.

Je n’ai pas réussi à avoir un CIE parfait, mais ça reste très bon.

Le gamma obtenu est parfait, avec une moyenne idéale de 2.2 !

La température est également très bonne, à l’œil c’est parfait on ne remarque pas la tout petite dominante bleue. La température moyenne est très proche des 6500K voulu.

L’équilibre RVB est très bon, perfectible au delà des IRE à 70%, mais les plus patients pourront mieux faire. Pour ma part cela me convient parfaitement.

A propos du contraste, luminosité et profondeur des noirs

En ce qui concerne les mesures de contraste et luminosité, je les ai fait dans les mêmes conditions que les autres VP dont le HD83 d’Optoma pour pouvoir comparer. Les mesures ont donc étaient faites avec le VP à 3m50 de l’écran sur une base d’image de 2mètres, avec et sans zoom.

Les noirs sont tellement profonds qu’il m’a été impossible de les mesurer que ce soit avec la sonde Display One, qu’avec mon luxmètre. J’aurais pu me rapprocher de l’iris, mais cela fausse la comparaison et les conditions de mesure, donc à partir de là, avec des noirs mesurés à 0 lux ou 0 cd/m², le contraste est dit infini. Cependant, à l’oeil on note tout de même un noir qui devrait se rapprocher des 0.01 cd/m², ou des 0.01 lux. Pour rappel, dans ces mêmes conditions, j’avais mesuré des noirs à 0.08 avec l’Optoma en mode lampe bas.

La luminosité est très puissante (mesures après calibration):

  • Calibré / 2D : à 3.5 m avec zoom (image 2m de base) et mode lampe haut  : 148 cd/m² (285 lux) [106 cd/m² avec l'Optoma]
  • Calibré / 2D à 3.5 m avec zoom (image 2m de base) et mode lampe bas : 170 lux
  • Calibré / 2D à 3.5 m sans zoom  et mode lampe bas : 385 lux
  • Calibré 2D à 3.5 m sans zoom  et mode lampe haut : 595 lux
  • Mode 3D – à 3.5 m avec zoom (image 2m de base) et mode lampe haut  : 315 lux (100 lux derrière les lunettes activées – 200 lux derrière les lunettes éteintes …)
  • Mode 3D à 3.5 m sans zoom  et mode lampe haut : 685 lux (275 lux derrière les lunettes activées)

La luminosité est évidemment plus faible sur les bords de l’image qu’au centre, ainsi en mode lampe haut calibré en 2d j’obtiens 265 lux au centre de l’image, et 190 lux sur les bords de l’image.

Avec une telle luminosité et des noirs si profonds, même si je n’ai pas pu le mesurer, on en conclut aisément que le contraste natif est évidemment énorme. Le seul regret vient des lunettes qui restent un peu sombres et réduisent la luminosité de 60%, voire plus. Même si la luminosité du VP en mode 3D permet de compenser, avec un kit RF comme celui d’Optoma et ses lunettes la 3D est bien plus lumineuse. Car je vous rappelle que le kit 3D RF de Monster & BitCaudron est compatible avec le JVC DLA-X30 puisque ce dernier propose le même connecteur VESA 3D que les projecteurs Sony et Optoma.

Qualité d'affichage 2D & 3D

Qualité d’affichage 2D et 3D du JVC DLA-X30

J’ai pu profiter de ce projecteur dans une salle dédiée de plus de 40m² avec des murs noirs pour vraiment retrouver ces noirs d’une profondeur abyssale, que JVC a réussi à conserver malgré ce gain de luminosité. J’irai d’entrée droit au but, il s’agit pour moi d’une qualité HD inédite dans cette gamme de prix. Un travail remarquable de la part de JVC, même si tout n’est pas encore parfait …

Qualité d’affichage : une superbe dynamique !

Le projecteur DLA-X30 garde le même type d’image que le X3 de l’an dernier. Elle est toujours aussi texturée, très typée « cinéma », offre un superbe piqué, mais elle se voit aussi améliorée sur certains points essentiels, notamment un des facteurs les plus importants pour la qualité d’affichage, une dynamique et un contraste intra-image nettement meilleurs tout en conservant une parfaite lisibilité dans les scènes sombres et des nopirs très denses. un véritable exploit ! Je trouve également qu’elle gagne un petit peu en précision, sûrement grâce à ce nouveau bloc optique, et un meilleur alignement des panneaux. Je sors d’un test de l’un des meilleurs projecteurs 3D du moment, le HD33 d’Optoma, qui n’est pas très loin en terme de prix (2700 euros) du DLA-X30 (2990 euros), mais la différence de qualité d’affichage 2D du X30 saute tout de suite aux yeux, c’est tout simplement incomparable.  Il rentre par contre plus en concurrence avec les projecteurs Sony, même si ces derniers débutent légèrement plus chers avec l’entrée de gamme 3D VPL-HW30ES à environ 3200 euros, et proposent une image d’une texture différente.

La Ligne Rouge avec et sans filtres HQV du JVC

(sur de bons Blu-ray, comme celui-ci, le résultat est pas mal du tout, mais manque légèrement de finnesse comparé a des filtres comme ceux des OPPO ou de l’ampli Yamaha RX-A3010)

Le DLA-X30 affiche une qualité d’image tout simplement grandiose pour peu que la source soit d’une parfaite qualité. J’ai pu découvrir une qualité inédite sur mon Blu-ray de référence, La Ligne Rouge de Terrence Malick. Ce réalisateur propose beaucoup des plans très contrastés, à contre-jour, joue beaucoup avec la luminosité, et le X30 reproduit ces scènes à la perfection ! L’image est très dynamique, offre du relief, de la matière, une profondeur de champ impressionnante qui procure une sensation de « 3D » naturelle très immersive.

Par contre, il souffre des défauts de ses qualités. Une image texturée et un piqué saisissant qui ont tendance à accentuer les bruits vidéos, ou quelques artefacts, dont souffrent quelques films, ou mauvais encodages sur Blu-ray et DVD. Si de superbes Blu-ray offrent une qualité qui permet  d’appliquer les filtres d’accentuation de netteté et détails du processeur HQV, les quelques titres de qualité moyenne, m’ont obligés à réduire ses filtres au minimum  pour ne pas se retrouver avec des arrières plans un peu trop bruités. Malheureusement, le filtre réducteur de bruit du X30 n’est pas très efficace non plus. C’est avec ce genre de projecteur que l’on prend de suite conscience des différences de qualité de tel ou tel traitement vidéo.

La Ligne rouge (passage un peu touché par du bruit) :

  1. Photo 1 : sans filtre d’amélioration et en sortie directe du lecteur Blu-ray OPPO 93EU de stock
  2. Photo 2 : avec filtre HQV du JVC
  3. Photo 3 : avec filtre Sharpness + 5 et légère réduction de bruit (+1) du OPPO

Ainsi, avec l’amplificateur Yamaha RX-A3010, j’ai pu une nouvelle fois me rendre compte de l’efficacité de son traitement vidéo qui m’a permis de corriger quasiment toutes les vidéos en réduisant le bruit sans trop flouter l’image, et de façon très efficace, doser très subtilement l’accentuation des détails et contours (avec des filtres ajustables de 0 à 50, par palier de 1). Avec les lecteurs OPPO, on arrive également à obtenir une image d’une précision et relief redoutable, mais le filtre réducteur de bruit, bien que très efficaces de 0 à +2, peut s’avérer insuffisant face à quelques titres très touchés. C’est aussi sur ce genre de projecteur de qualité que l’on prend toute la dimension de l’apport des tweaks Audiocom sur les lecteurs OPPO. Un mariage tout simplement magique !

Maitre Yoda sans filtre, puis avec Filtres HQV du Yamaha RX-A3010

Fluidité : très bon en 2D, perfectible en 3D

Du côté de la fluidité, pour ma part je n’ai rien à redire en diffusion 2D, puisque je ne suis pas fan de compensation de mouvement. Cependant, j’ai trouvé celle du X30 (Clear Motion Drive : CMD), plutôt efficace avec certains modes. En effet, les deux premiers modes (1 & 2) engendrent un clignotement très rapide de l’image qui est très désagréable et fatigant, mais le mode 3 permet de profiter d’une meilleure fluidité, sans trop afficher d’effet « reportage » contrairement au Mode 4, mais provoque tout de même quelques petits artefacts de mouvement autour des personnages (cependant très légers et largement acceptable). Le seul mode CMD en 24p que je trouve vraiment efficace, fluide et sans artefact, c’est le NTSC/24p.

Par contre, si en 2D je ne préfère pas utilisé d’interpolation d’image, en 3D elle me semble essentielle pour fluidifier l’image, surtout dans les scènes d’action, les balayages de caméras horizontaux, ou les mouvements rapides, et proposer une expérience en relief plus confortable et moins fatigante. Malheureusement, un des défauts de ce X30, qui n’a toujours pas été corrigé depuis le X3,le CMD est non fonctionnel en 3D, alors que beaucoup de projecteurs 3D le proposent dorénavant.

Homogénéité de l’image

Là aussi, contrairement à plusieurs projecteurs testés ces derniers temps, le JVC propose une image très homogène, autant dans la répartition de la luminosité sur toute la surface de l’écran, que sur l’homogénéité des couleurs. Le seul regret que je note, c’est comme je vous le disais dans le chapitre précédent, un alignement des panneaux LCD perfectibles avec un tout léger décalage de moins de 1/4 de pixel, presque invisible sur une image, surtout avec un recul de plus de 3 mètres.

Par contre, même si cela ne se voit presque pas à l’œil, la luminosité est évidemment plus faible sur les bords de l’image qu’au centre, ainsi en mode lampe haut calibré en 2D j’obtiens 265 lux au centre de l’image, et 190 lux sur les bords de l’image.

Mire Grise

Gestion de la 3D : de nouvelles fonctions et outils

La première grosse amélioration en 3D, c’est également ce gain de luminosité, mais le X30 propose également plusieurs réglages et nouvelles fonctions pour proposer une expérience 3D plus abouti.

Ainsi, nous retrouvons la possibilité de gérer les technologies 3D framepacking, Top-&Bottom, et SBS. Ces modes sont automatisés, mais pour que la reconnaissance du SBS ou Top-&-Bottom se fasse, il faut que le flux vidéo contienne des indications de flux (comme le proposent les chaînes 3D de TV qui diffusent en SBS, ou certains formats comme le MKV 3D, ou MK3D. Sans ça, il faudra activer la conversion SBS en framepacking manuellement. La conversion SBS ou même 2D/3D à la volée est malheureusement un peu plus touchées par le ghosting sur ce VP qu’en framepacking, mais il sera possible de corriger un peu le problème…

En effet, dorénavant, le DLA-X30 propose une conversion 2D/3D, un réglage de la parallaxe et des réglages pour réduire le ghosting. La conversion 2D/3D offre un rendu plutôt agréable, mais on ne peut pas parler de révolution. Elle agit surtout sur la profondeur, mais offre peu de relief, et ne fait pas vraiment ressortir les objets en relief. Bref, pour ma part cette fonction est un gadget, amusant quelques temps lorsque l’on découvre la 3D, mais on l’oublie vite.

Par contre, les réglages de parallaxe sont plus intéressants. Ils permettent de réguler l’écartement entre les deux images (gauche & droite) pour afficher une 3D plus agréable à regarder, et permet même de réduire le ghosting (mais aussi la puissance du relief) si ce ghosting est trop présent. Ce réglage se fait en duo avec celui de la puissance du relief, pour avoir un rendu optimum selon ses goûts. Par contre, le réglage de la puissance du relief ne fonctionne qu’avec les formats SBS ou Top&Bottom (pas sur le framepacking du Blu-ray 3D, ni sur toutes vidéos converties en framepacking en sortie de PC).

Enfin, un nouveau réglage plutôt original et intéressant au premier abord, celui de la réduction de la diaphonie (ghosting). Ces réglages agissent directement sur la luminosité du blanc, ou des couleurs primaires, avec la possibilité de tous régler individuellement. Certes, il corrige un petit peu le ghosting, mais ça reste très léger en amélioration, et les réglages diminuent la luminosité de l’image. De plus, on ne pourra pas réduire totalement le ghosting, car il reste présent sur ce X30 (plus ou moins visible en fonction des films et de la puissance de relief qu’ils proposent).

Qualité d’affichage 3D : du mieux, c’est très bon, mais ça reste perfectible

La qualité d’affichage 3D profite évidemment des qualités d’affichage 1080p. On retrouve cette qualité d’image, ce piqué et relief naturel, mais surtout, ce gain de luminosité permet d’offrir une expérience 3D bien plus saisissante. Dans les grandes lignes, elle est un cran au-dessus de ce que propose la 3D sur téléviseur LED, se rapproche de la qualité offerte par les meilleurs Plasma, mais reste encore en retrait par rapport à ce  que proposent les meilleurs DLP 3D comme la nouvelle gamme d’Optoma (HD300X, HD33 et HD83). De toute façon, à part en luminosité et précision de l’image, il sera difficile de faire mieux que ces derniers en 3D.

Le JVC DLA-X30 m’a offert des prestations 3D tout çà fait remarquables, et un ghosting presque invisible, mais tout de même très léger sur quelques scènes. Sur des titres comme Avatar ou Tron qui proposent une 3D mesurée (bien qu’excellente), avec des effets de relief plutôt contenus et très accès sur la profondeur, la qualité de la 3D est vraiment bluffante, très détaillée, lumineuse, offre une superbe immersion. Une sorte de 3D qui se rapproche plus de l’expérience naturelle que de la démonstration comme le proposent des titres comme Samy 3D, IMAX Hubble, ou Animaux & Cie avec des effets de relief surpuissants et sortants.

La photo a été prise derrière les lunettes 3D activée pour n'afficher que l'image droite et elle reflète très bien ce que l'on voit sur le terrain. On remarquera un léger ghosting sur de rares scènes comme celle-ci issue de TRON.

En effet, sur ces titres (comme Samy 3D), le ghosting est un peu plus présent, et même assez visible sur certains passages. En réglant la parallaxe, on peut réduire ce ghosting, mais on perd du coup pas mal d’effets de jaillissement et un peu de luminosité avec le réducteur de diaphonie.

De plus, comme dit dans le chapitre plus haut, la compensation est inactive en 3D, et certaines scènes d’action, ou rapides, ou sur des balayages de caméra, l’expérience 3D devient un peu fatigante et manque de fluidité. Notons également que ce VP est compatible 3DTV Play. Il sera donc possible de jouer aux jeux 3DVision sur PC, mais en 720p / 60 Hz et l’inputlag est assez élevé (mesuré à 80ms sur le DLA-X30, et à 45 ms sur le HD83 d’Optoma, alors que cet inputlag est quasi absent sur des VP comme le HD67n 3D Vision d’Optoma). De manière général, j’ai rencontré des problèmes de gestion 3D sur PC en terme de fluidité, mais je mets ça plus sur les soft qui gèrent mal l’autoframerate 23.976 im/s comme PDVD 11, ou pire TotalMedia Theater 5.

L'inputLag du JVC est mesuré à peu près à 80ms - sur cette capture le chrono est lancé en même temps sur le JVC DLA-X30 et sur un moniteur PC avec un inputlag à 5ms. On remarque un retard du JVC de 80ms sur le moniteur PC.

Relativisons tout de même, car l’expérience 3D sur un tel projecteur reste un grand moment de divertissement, surtout sur une image de 3 mètres de basse qui vous offre un passeport, une fenêtre directe sur l’univers du film. L’immersion est totalement bluffante et la qualité vraiment très bonne !

Conclusion

Conclusion

JVC réussit encore à nous surprendre avec un DLA-X30 qui devient la nouvelle référence et surtout le meilleur rapport qualité/prix dans la famille des projecteurs Full-HD. Il offre vraiment une image Full-HD de grande qualité, propose un contraste record, et une dynamique inégalée. Par contre, il faut tout de même bien maitriser son sujet pour en tirer le meilleur, et on regrettera une calibration par défaut très décevante. Il faudra un travail assez conséquent pour le calibrer aux petits oignons, il nécessite l’association d’un bon lecteur Blu-ray, voire d’un bon scaler externe, ou un bon traitement vidéo embarqué sur un ampli, mais le jeu en vaut la chandelle. Le résultat peut-être tout à fait superbe et de loin ce qu’il se fait de mieux actuellement en affichage 2D 1080p !

Le seul petit regret vient donc de ce CMD non fonctionnel sur la 3D, et de la présence d’un léger ghosting sur certains passages de titres 3D au relief prononcé qui réduit un peu la netteté des arrières plans. En dehors de ça, la 3D est belle, lumineuse, le relief saisissant. Tron, mais aussi Avatar qui sort en Blu-ray 3D début 2012, est tout simplement impressionnant sur ce DLA-X30 !

Notons aussi que ce projecteur propose une qualité de construction irréprochable, et permet une facilité d’intégration et d’installation au top grâce à tous ses réglages motorisés, précis et efficaces. Étant très sensible à la dynamique d’une image, à la texture proposée par ce projecteur, et ravie du mariage OPPO / JVC, ce JVC DLA-X30 est un vrai coup de cÅ“ur pour moi, surtout que son prix est contenu. Un excellent projecteur signé JVC qui mérite ses 3 étoiles pour sa qualité 2D exceptionnelle, mais se contentera de 2 étoiles pour la qualité d’affichage 3D.

Je remercie Univers HighTech pour le prêt du projecteur JVC DLA-X30.

Ce que j’ai aimé avec le DLA-X30

  • Une qualité HD vraiment exceptionnelle !
  • Une dynamique et contraste intra-image impressionnants
  • Des noirs qui touchent la perfection !
  • La qualité de fabrication, du boitier et de l’optique
  • Les outils de calibrations très performants malgré l’absence de CMS
  • La 3D nette, lumineuse et très immersive
  • La certification 3DTV Play
  • Le Lens Shift , focus et zoom motorisés et précis
  • La qualité de fabrication du projecteur
  • Le silence de fonctionnement
  • Le rapport qualité/prix sans aucun doute !

Ce que je regrette avec le JVC DLA-X30

  • La calibration en sortie de carton à l’ouest
  • Une calibration assez complexe
  • Le Clear Motion Drive non fonctionnel en 3D
  • Encore un peu de ghosting en 3D
  • L’absence de compatibilité 3D 1080p avec le jeu
  • Un filtre réducteur de bruit peu efficace

Les notes, en fonction du prix, pour un projecteur qui propose un profil idéal en salle dédiée.

  •         Qualité de finition / design :
  •         Luminosité :
  •         Profondeur des noirs :
  •         Dynamique de l’image :
  •         Colorimétrie une fois calibré :
  •         Qualité de l’image 1080p :
  •         Fluidité sur les contenus 1080/24p :
  •         Compensation de mouvement en 2D :
  •         Qualité de la 3D 1080p :
  •         Profondeur d’image 3D :
  •         Puissance du relief 3D :
  •         Fluidité avec la 3D :
  •         Expérience jeux 3D :
  •         Réglages, menus, fonctions :
  •         Connectique :
  •         Qualité de l’upscaling DVD:
  •         Qualité des filtres vidéo HQV :
  •         Facilité d’intégration :
  •         Rapport Qualité/Fonctions/Prix : 


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21 Commentaires pour : “Test JVC DLA-X30 : la nouvelle référence des projecteurs 1080p en rapport qualité/prix ?”

  • avatar Jakes dit :

    Bonjour,
    Excellent test!!!
    Y a t’il un grosse différence avec le Sony HW30es,sachant comme vous le dite, que tout le monde ne peut pas calibrer son projecteur?
    J’hésite entre ces 2 modèles…
    Merci encore pour votre travail et Joyeuses Fêtes!

  • avatar denis dit :

    Bonjour Nicolas,

    Je suis comme Jakes, je m’apprête à acheter dans quelques jours mon nouveau video projecteur et j’hésite entre le Sony VPL-HW30ES et le JVC X30.

    Peut-être sont-ils aussi bon mais avec des styles différents ?

    Peux-tu nous aiguiller ?

    Merci.

    Denis.

  • @Jakes@denis

    Bonjour Denis et Jakes,

    Umm, sujet à polémique ! J
    Ce sont tous les deux d’excellents projecteurs, ça c’est certain. Après, les goûts de chacun en matière de rendu vidéo entre en jeu, et là c’est très serré entre ceux qui préfèrent l’image des VP Sony, et ceux qui préfèrent celle de JVC !

    Pour ma part, je dirais que le DLA-X30 proposent un meilleur piqué (un grain plus « cinéma »), plus de relief et un meilleur contraste intra, mais nécessite un posttraitement de qualité en amont.

    Le Sony propose une image plus lisse, qui traite mieux les source de mauvaise qualité, mieux calibré par défaut et une 3D un peu mieux.

    Ma préférence, mais cela n’engage que moi, va aux JVC car avec un lecteur Blu-ray de qualité, un bon post-traitement, et la possibilité de calibrer le VP comme il se doit, on peut avoir une qualité vraiment grandiose ! Du rarement vu avec beaucoup de profondeur, de matière, de dynamique à l’image.

    Par contre, je suis moins bluffé par la 3D du X30, mais ça, après avoir testé des DLP 3D comme les VP Optoma, difficile de prendre une claque en 3D !

  • avatar denis dit :

    @Nicolas Bécuwe

    Merci Nicolas.

    Je penchais un peu aussi pour le JVC.
    La 3D m’amuse mais ce n’est pas encore vraiment un critère de choix pour moi.

    Par contre que faut-il avoir pour le calibrer correctement ?

    Denis.

  • @denis – Pour ma part, j’utilise une sonde Xrite et le Colorimetre HCFR, et déjà cela permet d’avoir de trè bons résultats, avec un soft gratuit.

    Sinon, il y a ChromaPure qui est plus pro, mais il est payant. Lui aussi fonctionne avec une sonde Xrite. Je pense que les sondes Xrite sont très bien, i1 (Eye One) Display 2 ou Pro.

  • avatar Julien dit :

    Salut Nicolas,

    j’ai toujours mon JVC HD350 et la 3D ne m’interesse guère même si j’ai un plasma Pana 55 VT30. La différence entre le HD350 et le X30 est-elle vraiment notable avec une image blu ray en 2D?
    Perso, les projo 4K seront selon moi nécessaires car l’évolution sera notable mais je ne suis pas sur que ça soit le cas entre 2 bons VP 1080p même si plus de 2 ans les sépare!

  • avatar Jakes dit :

    Merci Nicolas Pour ces conseils.
    Il faut reconnaître que le JVC fait l’unanimité dans tous les forums et chez tous les testeurs.
    Demain, je vais chez un pro pour voir et comparer les deux monstres(400kms A.R.mais quand on aime).
    Pour ma part, le Sony a mes préférences pour sa facilité d’utilisation mais qui sait?

  • avatar denis dit :

    @Nicolas Bécuwe
    Super, merci Nicolas.

    Je vais allé m’acheter ça !

  • avatar Christophe dit :

    Merci beaucoup pour ce test , j’ai suivi tout vos conseils et mis en place les quelques paramètres standard que vous avez proposé.
    puis achat de la sonde I1 display pro mais la ça se complique, comment ça marche ?
    je comprend que si on a un pc connecté ça corrige le pc pour s adapter a la couleur de base du projecteur .

    comment fait on pour corriger le projecteur manuellement en utilisant les données de la sonde .
    je ne trouve pas dans le logiciel fourni les graphique que vous présenté , je vois par contre très bien tous les paramétrages possible du projecteur .

    bref il me semble qu’il me manque quelques notions de base comme par exemple comment envoyer des mires de base depuis un dvd et les analyser par la sonde ?

    merci de votre aide et bon réveillon .

  • @Christophe – Bonjour et Bonne année 2012 !

    Pour ma part j’ai utilisé le logiciel Colorimetre de HCFR avec cette sonde, mais ce n’est pas le soft officiel.

    Vous utilisez lequel ? ChromaPure ?

  • avatar Christophe dit :

    merci beaucoup Nicolas pour votre reponse

    j’ai chargé le soft remarquable de HCFR mais ma sonde n’est pas reconnu il s’agit de la I on Display pro dernier modèle et vraiment je ne sais pas comment l’installer ,

    pouvez vous m’aider

    merci d’avance

    @Nicolas Bécuwe -

  • Il faut récupéré le fichier .dll de la Display Pro pour le placer dans le dossier du Colorimetre HCFR (voir dans Programmes sur le PC).

    Pour trouver le .ddl de la I1 Display Pro, je pense qu’il doit être dans un dossier nommé « X-Rite » dans « Programmes » et dans le dossier « Drivers » du dossier « X-Rite ».

  • avatar Gabou dit :

    @Christophe
    J’ai le mm pb que vous .
    Apres achat de la x1 pro on se retrouve avec un fichier ICC dont on ne sait pas quoi faire pour calibrer un VP .
    Par contre pour un ecran ordi la calibration est automatique .
    A mon avis il faut regler un parametre a la fois sur le VP et a nouveau « resonder  » pour voir apprecier l’amelioration ;le travail est tres long et fastidieu .
    Si vous avez la solution …
    christophe .gabou@wanadoo.fr
    Merci d’avance

  • avatar nbuquet dit :

    Bonjour à tous,

    Je teste actuellement mon X30 (moins de 30h) et si en 2D le résultat est assez grandiose, je suis un peu moins enthousiasme sur la partie 3D. En effet je trouve que ce projo souffre énormément du ghosting…
    Sur Samy 3D, c’est bien simple le ghosting est quasiment présent (et pas qu’un peu) dans toutes les scènes…la première avec les palmiers, le van et la pancarte au bord de la route est assez horrible: tous les objet sont dupliqués!!

    Avez-vous le même type de rendu?
    image = cinema
    ouverture = max
    lampe = high
    gamma = normal
    parrallax = centré

    Le parrallax (si on joue avec) va corriger l’avant plan et aggravé l’arrière plan (ou inversement) pour ne finalement par servir à grand chose.

    Y’a t-il d’autre moyen pour faire diminuer ce ghosting, franchement génant…

    Ce qui est étrange, c’est que je n’ai pas lu de feedbacks dans ce sens à propos du X30 et pourtant c’est flagrant sur des titre comme Samy 3D. Y’a que moi qui se plaint de ça?

    Merci!

  • Bonjour,

    Non, vous n’êtes pas le seul, j’en parle dans le test de ce ghosting. Surtout que j’ai testé les DLP 3d 1080p qui offrent une 3D superbe et absolument sans ghosting.

    Par contre, il va diminuer avec le rodage de la lampe. Même si vous laissez le projecteur allumé longtemps, au bout d’un moment le ghosting se réduit. Par contre, je suis assez d’accord que les réglages antighosting ne sont pas très efficaces. On peut même plus le réduire en jouant avec le contraste,le gamma et la luminosité.

  • effectivement il faut sonder le projecteur après chaque correction au niveau des menus image pour arriver à une calibration correcte. C’est sûr que ça peut être très long…

  • avatar nbuquet dit :

    Auteur du commentaire Nicolas BécuweBonjour,

    Non, vous n’êtes pas le seul, j’en parle dans le test de ce ghosting. Surtout que j’ai testé les DLP 3d 1080p qui offrent une 3D superbe et absolument sans ghosting.

    Par contre, il va diminuer avec le rodage de la lampe. Même si vous laissez le projecteur allumé longtemps, au bout d’un moment le ghosting se réduit. Par contre, je suis assez d’accord que les réglages antighosting ne sont pas très efficaces. On peut même plus le réduire en jouant avec le contraste,le gamma et la luminosité.

    Dans le test on peut lire:
    « Le JVC DLA-X30 m’a offert des prestations 3D tout çà fait remarquables, et un ghosting presque invisible, mais tout de même très léger sur quelques scènes »

    C’est là que je ne constate pas du tout la même chose chez moi. Le ghosting est tres present et pas du tout invicible.

    De manière pratique, y’a t-il de paramètres sur lesquels on peut jouer pour faire diminuer ce ghosting? Si lors des démos diverses et si certain X30 ne présente pas de ghosting, c’est qu’il existe des conditions (d’environnement ou de paramétrage) qui minimisent cet effet? Le zoom, ouverture d’iris, lens shift, type de lunettes utilisées? Bref j’essaye d’avoir une approche logique.

  • @nbuquet – Oui, mais je dis aussi :
    « En effet, sur ces titres (comme Samy 3D), le ghosting est un peu plus présent, et même assez visible sur certains passages. »

    Bref, comme je vous disais, je crois qu’il est préférable d’attendre au moins 100 ou 150 heures de rodage de la lampe pour apercevoir du mieux en 3D. Il restera tout de même toujours un peu de ghosting sur certaines scènes.

    Je précise ausi que SAMY 3D est justement le titre Blu-ray 3D l qui engendre le pus de ghosting de tous les titres disponibles actuellement.

    Le fait de régler la puissance de la luminosité et le contraste peu influencer sur le ghosting, il y a aussi un réglage de « Diminution de la Diaphonie » c’est un réglage pour réduire le ghosting, mais je ne le trouve pas super efficace…

  • avatar Gabriel dit :

    @Nicolas Bécuwe@Nicolas Bécuwe

    Salut Nicolas,
    À quand un de tes beaux test bien complet sur le jvc x35?
    Merci pour tout et excellente année 2013.
    À plus
    Gabriel

    Ps: félicitation pour ton bébé !

  • @Gabriel – Salut Gabriel,

    Merci :)

    Pour le test du JVC DLA-X35 et DLA-X55 c’est pour bientôt, début janvier…

    Je te souhaite également d’excellentes fêtes de fin d’année !

    Nicolas

  • avatar Thx428 dit :

    @nbuquet – Je suis exactement dans le même cas que toi. Mais le plus bizarre, c’est que le Ghosting sur un même titre et un même passage peut être absent comme a un autre moment présent ! ??!!! c’est a n’y rien comprendre !
    Je me demande si en effet, il n’y a pas un bug quelque part…
    Comme l’a fait remarqué Nicolas, en laissant le vidéopro bien chauffer, le ghosting diminue sensiblement (presque plus du tout même !) vraiment très curieux la 3D sur ce x30

    Je continue à enquêter…

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